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changement de prothèse mammaire suisse

Changement de prothèses mammaires en Suisse : quand et comment

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Les prothèses mammaires ne sont pas conçues pour durer toute la vie. Des années après une augmentation ou une reconstruction, beaucoup de femmes s'interrogent : faut-il changer ses prothèses, pourquoi, quand et comment ? Une coque, une rupture, un déplacement, une poitrine qui a changé avec les grossesses ou le poids, un volume qui ne convient plus, une alerte sanitaire : les raisons sont multiples. Le changement de prothèse, ou révision, est une intervention plus complexe que la pose initiale, car il faut gérer la capsule formée autour de l'implant et les tissus qui ont évolué. Cette page explique les motifs de changement, le bilan, les options, l'intervention, la prise en charge et l'organisation en Suisse. Pour la pose initiale, consultez notre page sur l'augmentation mammaire.

On ne change pas des prothèses à date fixe : on les remplace lorsqu'elles posent un problème ou que vous souhaitez modifier le résultat. Le bilan repose sur l'examen clinique, l'échographie et souvent l'IRM. L'intervention, sous anesthésie générale, dure une à trois heures selon le geste : simple remplacement, retrait de la capsule, changement de plan, lifting associé. La convalescence est proche de celle d'une augmentation. Le traitement de certaines complications peut être pris en charge, le reste est généralement à la charge de la patiente. Repères de budget sur notre page prix du changement de prothèse mammaire.

Qu'est-ce qu'un changement de prothèse mammaire ?

Le changement de prothèse consiste à retirer une ou deux prothèses mammaires en place, à traiter si nécessaire la capsule qui les entoure, puis à poser de nouvelles prothèses, éventuellement d'un autre volume, d'une autre forme ou dans un autre plan. Il peut être associé à d'autres gestes : lifting des seins, lipofilling, réparation des tissus. Lorsque les prothèses sont retirées sans être remplacées, on parle d'explantation.

Les chirurgiens parlent souvent de chirurgie de révision. Elle demande une bonne connaissance des différents types de prothèses, des plans de pose et des complications, et une évaluation précise de l'état des tissus après des années de présence de l'implant.

Les motifs de changement en un coup d'œil

Pourquoi change-t-on des prothèses ?
MotifCe que l'on constateSolution habituelle
CoqueSein dur, rond, parfois douloureuxRetrait de la capsule, nouvelle prothèse, souvent nouveau plan
RuptureSouvent aucun signe, découverte à l'IRMRetrait de la prothèse et du gel, remplacement
Changement de volumeSouhait de plus ou de moinsNouvelle prothèse, parfois lifting
Descente de la poitrineGlande qui glisse devant ou sous la prothèseLifting, repositionnement
DéplacementProthèse trop basse, sur le côté ou au centreResserrement de la loge, changement de plan
OndulationsPlis visibles ou palpablesChangement de plan, lipofilling
Inquiétude ou symptômesAlerte sanitaire, fatigue, douleursBilan, remplacement ou retrait

Quand consulter ?

  • Lors d'un contrôle régulier, tous les un à deux ans, même sans symptôme.
  • Si un sein durcit, se déforme ou devient douloureux.
  • Si un sein gonfle, surtout des années après la pose.
  • Si vous sentez une boule dans le sein ou sous le bras.
  • Si vous apprenez une alerte concernant votre modèle de prothèse.
  • Si le résultat ne vous convient plus et que vous souhaitez le modifier.

Une consultation permet de faire le point, de vous rassurer ou de planifier une révision au bon moment.

Surveiller ou opérer ?

Toutes les situations ne justifient pas une intervention immédiate. Une coque débutante, peu gênante, peut être surveillée. Une rupture intracapsulaire silencieuse peut être programmée sans urgence, après réflexion. Une prothèse texturée sans symptôme se surveille. À l'inverse, une infection, un hématome, un gonflement tardif inexpliqué ou une coque douloureuse imposent d'agir rapidement.

Le chirurgien vous aide à situer votre cas entre ces extrêmes, en tenant compte de votre gêne, de vos inquiétudes et des recommandations actuelles. La décision vous appartient, une fois bien informée.

Les risques d'attendre trop longtemps

Dans certaines situations, attendre n'est pas une bonne idée. Une rupture ancienne peut laisser le gel migrer hors de la capsule et rendre son retrait plus difficile. Une coque qui s'aggrave rend la capsule plus épaisse et plus adhérente. Un gonflement tardif inexpliqué doit être exploré rapidement. Sans tomber dans l'urgence systématique, il est utile de ne pas repousser indéfiniment une révision lorsqu'un problème est identifié.

Quand l'inquiétude pèse

Les informations sur les prothèses mammaires, alertes sanitaires, lymphome, symptômes généraux, peuvent inquiéter les femmes qui en portent, même lorsque tout va bien. Cette inquiétude est légitime et mérite d'être entendue. Un bilan clinique et une imagerie permettent souvent de rassurer. Si l'inquiétude persiste malgré un bilan normal, un changement ou un retrait peut être discuté, en pesant les bénéfices attendus et les risques d'une nouvelle intervention.

S'informer à la bonne source

Les informations sur les prothèses mammaires circulent beaucoup en ligne, avec des témoignages parfois alarmants et des recommandations contradictoires. Privilégiez les sources fiables : Swissmedic pour les alertes, les sociétés de chirurgie plastique, votre chirurgien et votre médecin. Les témoignages sont utiles pour comprendre le vécu d'autres femmes, mais chaque situation est différente et mérite un bilan personnalisé.

Huit situations, huit révisions

  • Anne, 48 ans, prothèses de quinze ans, rupture découverte à l'IRM : remplacement avec retrait de la capsule.
  • Sophie, 39 ans, coque douloureuse d'un côté : capsulectomie, nouvelle prothèse sous le muscle des deux côtés.
  • Claire, 52 ans, souhaite moins de volume : prothèses plus petites et lifting vertical.
  • Nadia, 34 ans, prothèses trop basses après deux grossesses : resserrement de la loge et nouveau pli.
  • Laura, 30 ans, sportive gênée par l'animation : passage des prothèses devant le muscle avec lipofilling.
  • Monique, 60 ans, souhaite une poitrine sans implant : explantation, lifting et lipofilling.
  • Julie, 45 ans, prothèses texturées et inquiétude : remplacement par des prothèses lisses après discussion.
  • Hélène, 55 ans, gonflement tardif d'un sein : ponction, analyse rassurante, révision avec capsulectomie en bloc.

Combien de temps durent les prothèses ?

Les fabricants et les études de suivi montrent qu'une part importante des femmes porteuses de prothèses subit une nouvelle intervention dans les dix à quinze ans qui suivent la pose, pour une raison ou une autre. Cela ne signifie pas que les prothèses s'usent à date fixe : beaucoup restent intactes bien plus longtemps. Mais le risque de rupture et de coque augmente avec les années, et la poitrine elle-même évolue.

Il est donc plus juste de parler d'un suivi à vie que d'une durée de vie. Un contrôle régulier permet de garder des prothèses qui vont bien et d'intervenir au bon moment lorsqu'un problème apparaît.

Idées reçues sur le changement de prothèse

  • « Il faut changer ses prothèses tous les dix ans » : on les change quand il y a une raison.
  • « Une rupture est toujours une urgence » : avec les gels actuels, elle se traite sans précipitation.
  • « Toutes les prothèses texturées doivent être retirées » : une surveillance suffit sans symptôme.
  • « La révision est aussi simple que la pose » : elle est souvent plus complexe.
  • « Le changement est toujours remboursé » : seule une partie des situations est prise en charge.
  • « Après le retrait, la poitrine reste vide » : un lifting et un lipofilling peuvent la remodeler.

Les stades de la coque

Classification habituelle de la coque
StadeCe que l'on observeAttitude
Stade ISein souple, aspect naturelAucune intervention
Stade IISein un peu ferme, aspect normalSurveillance
Stade IIISein ferme, déformation visibleRévision souvent proposée
Stade IVSein dur, déformé, douloureux, parfois froidRévision conseillée

Cette classification, utilisée depuis des décennies, aide à décider s'il faut intervenir. La gêne ressentie par la patiente compte autant que le stade.

Pourquoi une coque se forme-t-elle ?

Les causes de la coque ne sont pas entièrement connues. Plusieurs facteurs sont impliqués : une contamination bactérienne minime de la prothèse lors de la pose, qui entretient une inflammation chronique ; un hématome après l'intervention ; une radiothérapie ; certaines caractéristiques de la prothèse et du plan de pose. Les techniques actuelles, avec une asepsie stricte, l'insertion sans contact et le choix du plan, en ont réduit la fréquence.

Lors d'une révision pour coque, le chirurgien cherche à agir sur ces facteurs : retrait de la capsule pathologique, nouvelle loge, rinçage antiseptique, nouvelle prothèse, parfois changement de plan, pour réduire le risque de récidive.

Rupture intracapsulaire ou extracapsulaire

Lorsqu'une prothèse en silicone se rompt, le gel peut rester à l'intérieur de la capsule fibreuse : on parle de rupture intracapsulaire. C'est la situation la plus fréquente avec les gels cohésifs, souvent silencieuse. Si la capsule elle-même est rompue, le gel peut s'en échapper vers les tissus voisins, parfois jusqu'aux ganglions de l'aisselle : c'est une rupture extracapsulaire, qui peut provoquer des nodules, une inflammation ou une déformation.

L'IRM permet de distinguer ces deux situations et de planifier l'intervention : retrait de la prothèse et de la capsule, et retrait du gel dans les tissus autant que possible.

Les générations de prothèses

Les prothèses en silicone ont évolué en plusieurs générations depuis leur apparition dans les années 1960. Les premières avaient une enveloppe épaisse et un gel visqueux. Dans les années 1970, des enveloppes plus fines et un gel plus liquide ont été utilisés, ce qui favorisait le suintement du gel et les ruptures. À partir des années 1980 et 1990, les enveloppes ont été renforcées, avec des couches barrières, et les gels sont devenus plus cohésifs. Les prothèses actuelles ont un gel qui garde sa forme même en cas de fissure.

Connaître la génération de vos prothèses aide à évaluer le risque de rupture et la nature d'éventuels résidus de gel. Les prothèses très anciennes justifient un contrôle attentif.

Une brève histoire des révisions

Dès les premières décennies de l'augmentation mammaire, les chirurgiens ont été confrontés aux coques, aux ruptures et aux déplacements de prothèses. Les techniques de révision se sont progressivement perfectionnées : retrait de la capsule, changement de plan, resserrement de la loge, utilisation de la graisse et de matrices de renfort. Les épisodes de prothèses défectueuses et de lymphome associé ont aussi conduit à des recommandations plus précises sur la surveillance et le retrait. Aujourd'hui, la chirurgie de révision est une discipline à part entière au sein de la chirurgie plastique.

Les prothèses en sérum physiologique

Les prothèses remplies de sérum physiologique, de l'eau salée, sont moins utilisées en Suisse que les prothèses en silicone, mais certaines femmes en portent. En cas de rupture, la prothèse se dégonfle en quelques jours, ce qui se voit nettement ; le sérum est simplement résorbé par le corps, sans danger. Le changement est généralement plus simple, sans gel à retirer. C'est l'occasion de choisir à nouveau entre sérum et silicone, selon les souhaits et la couverture des tissus. Ces prothèses donnent plus souvent des ondulations visibles chez les femmes minces.

Les prothèses anatomiques

Les prothèses anatomiques, en forme de goutte, doivent rester bien orientées pour donner une forme naturelle. Si elles tournent, le sein se déforme, avec le volume mal placé. Leur surface était souvent fortement texturée, pour les stabiliser, ce qui pose aujourd'hui des questions en lien avec le lymphome rare. Lors d'une révision, beaucoup de femmes passent à des prothèses rondes, à surface lisse ou microtexturée, qui ne craignent pas la rotation et donnent souvent un résultat tout aussi naturel.

Les prothèses de plus de vingt-cinq ans

Les femmes qui portent des prothèses posées il y a plus de vingt-cinq ans ont souvent des modèles de générations anciennes, plus fragiles, parfois sans carte ni compte rendu. Le risque de rupture, de suintement du gel et de capsule calcifiée est plus élevé. Un bilan par IRM est particulièrement utile. Lors de la révision, la capsule est souvent retirée, et le gel éventuellement présent dans les tissus est enlevé autant que possible. Beaucoup de ces femmes, à un âge plus avancé, choisissent de retirer leurs prothèses.

Le gel dans les tissus et les ganglions

Lorsqu'une prothèse ancienne se rompt et que la capsule est elle-même abîmée, ou lorsque le gel suinte à travers l'enveloppe pendant des années, de petites quantités de silicone peuvent migrer dans les tissus du sein ou vers les ganglions de l'aisselle. Le corps réagit en formant de petits nodules autour du gel, appelés siliconomes. Ils sont bénins, parfois palpables ou sensibles, et visibles à l'imagerie.

Lors de la révision, le chirurgien retire les siliconomes accessibles. Il n'est pas toujours possible, ni souhaitable, de retirer tous les ganglions concernés. Ces résidus sont surveillés et rarement problématiques.

Capsule épaissie et calcifiée

Avec les années, en particulier autour de prothèses anciennes, la capsule peut s'épaissir et se charger de calcium, devenant dure et irrégulière. Ces calcifications se voient en mammographie et peuvent rendre l'examen des seins plus difficile. Elles sont une indication fréquente de capsulectomie lors d'une révision. La capsule retirée est analysée au laboratoire.

Changer de volume : plus ou moins

Le volume choisi lors de la première augmentation ne correspond pas toujours aux souhaits des années suivantes. Certaines femmes souhaitent davantage de volume, souvent parce qu'elles avaient choisi prudemment la première fois ou que leur poitrine s'est vidée après des grossesses. D'autres, de plus en plus nombreuses, souhaitent réduire, pour plus de confort au sport, moins de poids sur le dos, une silhouette plus naturelle ou un changement de style de vie.

Augmenter le volume suppose que la peau et la base du sein le permettent ; le chirurgien vérifie que la nouvelle prothèse ne mettra pas les tissus en excès de tension. Réduire le volume, surtout de façon importante, laisse souvent une peau étirée : un lifting peut être nécessaire pour éviter une poitrine vide et tombante.

Prothèses et image de soi au fil du temps

Le rapport à ses prothèses évolue souvent avec les années. Une femme qui avait choisi un volume généreux à vingt-cinq ans peut souhaiter, à quarante-cinq ans, une poitrine plus discrète, plus légère, plus en accord avec son style de vie. D'autres, après des grossesses, souhaitent retrouver un volume perdu. Ces évolutions sont normales. Une révision est l'occasion de réfléchir à ce que vous souhaitez aujourd'hui, plutôt que de reproduire automatiquement le choix d'autrefois.

Réduire le volume : une tendance actuelle

Ces dernières années, de nombreuses femmes demandent à réduire le volume de leurs prothèses, posées parfois vingt ans plus tôt, lorsque les grands volumes étaient à la mode. Les raisons sont variées : inconfort au sport, douleurs de dos, silhouette plus naturelle, poitrine qui a évolué avec l'âge. Une réduction modérée se fait souvent par simple remplacement ; une réduction importante laisse une peau étirée et nécessite souvent un lifting.

Le chirurgien évalue l'élasticité de la peau et la quantité de glande pour proposer la stratégie adaptée : remplacement seul, lifting associé, ou réalisation en deux temps pour laisser la peau se rétracter.

Augmenter le volume : précautions

Certaines femmes souhaitent davantage de volume lors de la révision, souvent parce qu'elles avaient choisi prudemment la première fois, ou que leur poitrine s'est vidée. C'est possible si les tissus le permettent : base du sein suffisamment large, peau élastique, couverture correcte. Le chirurgien met en garde contre les volumes excessifs, qui étirent les tissus, augmentent le risque de déplacement, d'ondulations et de nouvelle révision. Un lipofilling peut compléter une prothèse de volume raisonnable.

Changer de forme

Une révision peut aussi viser à modifier la forme de la poitrine : passer d'une forme très ronde et projetée à une forme plus naturelle, ou l'inverse ; corriger une poitrine trop écartée ou trop rapprochée ; améliorer le décolleté. Le choix d'une prothèse de base et de profil différents, l'ajustement de la loge et parfois un lipofilling permettent ces modifications. Montrer des photos de poitrines qui vous plaisent aide le chirurgien à comprendre vos attentes.

Quand la poitrine descend autour des prothèses

Avec les années, les grossesses, les variations de poids et le vieillissement, la glande et la peau peuvent descendre, alors que la prothèse, surtout si elle est sous le muscle, reste plus haute. On voit alors la glande glisser devant la prothèse, avec une aréole qui pointe vers le bas : c'est l'effet cascade. À l'inverse, la prothèse elle-même peut descendre sous le pli, et l'aréole paraît trop haute.

Selon la situation, la correction associe un lifting, un repositionnement de la prothèse, un changement de plan ou une prothèse différente. Voir notre page sur la ptose mammaire et sur le changement de prothèses avec lifting.

Les déplacements de prothèse

  • Prothèse trop basse : le pli s'est abaissé, le bas du sein est trop long et l'aréole paraît trop haute.
  • Prothèse trop latérale : elle glisse vers l'aisselle, surtout en position allongée, et élargit l'écart entre les seins.
  • Prothèse trop médiale : les deux prothèses se rapprochent, parfois jusqu'à former un pont de peau au-dessus du sternum.
  • Rotation : une prothèse anatomique tourne et déforme le sein.

Ces déplacements se corrigent en resserrant la loge par des points internes, en reconstruisant le pli, en changeant de plan ou en choisissant une prothèse adaptée, parfois avec une matrice de renfort.

La double bulle en détail

La double bulle se présente comme un sillon horizontal visible sous le sein, qui sépare deux reliefs. Elle a deux causes principales. Soit la prothèse est descendue sous le pli naturel, qui reste visible comme une marque au-dessus du bas de la prothèse ; soit la glande a glissé devant une prothèse restée haute, ce qui crée un relief au-dessus de la prothèse. La première situation se corrige en reconstruisant le pli et en resserrant la loge ; la seconde, souvent par un lifting ou un changement de plan.

Quand les seins se rejoignent

Lorsque les loges des deux prothèses ont été trop élargies vers le centre, ou que les tissus se sont distendus, les prothèses peuvent se rapprocher au point que la peau se décolle du sternum et forme un pont entre les deux seins. Cette complication, appelée symmastie, est rare. Sa correction consiste à refermer la loge vers le centre par des points internes, souvent avec une prothèse plus petite et parfois une matrice de renfort, et parfois à changer de plan.

Quand le sein bouge à la contraction du muscle

Lorsque la prothèse est placée sous le muscle pectoral, la contraction du muscle peut déformer le sein, le comprimer ou le déplacer vers le haut et le côté. Cette déformation dite d'animation gêne certaines femmes, en particulier les sportives qui travaillent les pectoraux. Elle peut être corrigée en replaçant la prothèse devant le muscle, à condition que les tissus de couverture soient suffisants, éventuellement avec un lipofilling ou une matrice de renfort.

Révision après des grossesses

Les grossesses et l'allaitement modifient souvent une poitrine augmentée : la glande grossit puis diminue, la peau s'étire, et la poitrine peut descendre devant les prothèses ou paraître plus vide. Certaines femmes souhaitent alors une révision : changement de volume, lifting, ou les deux. Il est conseillé d'attendre au moins six mois après le sevrage, le temps que la poitrine se stabilise, et idéalement d'avoir terminé ses projets de grossesse. Une grossesse avec des prothèses ne nécessite aucune précaution particulière.

Grossesse avec des prothèses

Être enceinte avec des prothèses ne pose pas de problème particulier. La poitrine grossit sous l'effet des hormones, la glande se développe devant la prothèse, et l'allaitement est généralement possible, surtout si l'incision avait été faite dans le pli. Le silicone ne passe pas dans le lait. Après le sevrage, la glande diminue, ce qui peut modifier la forme ; une révision n'est envisagée, si nécessaire, qu'au moins six mois plus tard.

Révision après la ménopause

À la ménopause, la glande diminue et la peau perd en élasticité. La prothèse, qui ne change pas, devient plus perceptible, ses bords plus visibles, et la poitrine peut paraître trop ferme en haut et relâchée en bas. Certaines femmes choisissent alors de réduire le volume, d'associer un lifting ou un lipofilling, ou de retirer leurs prothèses. Une mammographie récente est indispensable avant toute révision à cet âge.

Variations de poids et prothèses

Une prise de poids augmente le volume de la glande et de la graisse autour de la prothèse ; une perte de poids importante les diminue et fait paraître la prothèse plus visible, parfois plus basse. Après une perte de poids massive, la poitrine peut devenir très relâchée autour des prothèses, et une révision avec lifting est souvent nécessaire. Il est préférable d'attendre un poids stable avant de planifier une révision.

Sport et révision

Les sportives sont parfois gênées par des prothèses volumineuses ou placées sous le muscle : mouvements de la poitrine pendant la course, déformation à la contraction des pectoraux, inconfort. Une révision peut réduire le volume, changer de plan ou les deux. Après l'intervention, la reprise est progressive : sport doux après trois semaines, sport intense après six semaines, pectoraux plus tard si la prothèse est sous le muscle. Une brassière à fort maintien reste conseillée.

Retrouver le sport après une révision

Après une révision, la reprise du sport suit les mêmes étapes qu'après une augmentation, avec un peu plus de prudence si la loge a été resserrée ou si la prothèse est passée sous le muscle. La marche reprend dès les premiers jours, le vélo et la gymnastique douce vers trois semaines, la course et la natation vers six semaines, la musculation du haut du corps plus tard. Une brassière à fort maintien protège le résultat. Beaucoup de femmes ayant réduit le volume redécouvrent le plaisir de courir sans gêne.

Révision à tout âge

Il n'y a pas d'âge limite pour une révision. Des femmes de soixante-dix ans ou plus font changer ou retirer des prothèses anciennes, souvent pour une coque, une rupture ou une gêne. L'état de santé général, évalué par l'anesthésiste, compte davantage que l'âge. À un âge avancé, beaucoup de femmes choisissent de retirer leurs prothèses plutôt que de les remplacer, parfois avec un lifting simple.

Ondulations et plis visibles

Les ondulations, plis de l'enveloppe de la prothèse visibles ou palpables sous la peau, apparaissent surtout chez les femmes minces, avec des prothèses volumineuses, placées devant le muscle, ou remplies de sérum physiologique. Elles se voient souvent sur les côtés et en bas du sein, ou en se penchant. Les solutions associent un passage sous le muscle pour la partie haute, une prothèse au gel plus cohésif, une réduction du volume, un lipofilling de couverture et parfois une matrice de renfort.

Corriger une asymétrie

Une asymétrie après une augmentation peut avoir plusieurs causes : coque d'un seul côté, déplacement d'une prothèse, asymétrie préexistante du thorax ou des seins, ou évolution différente des deux côtés avec le temps. La révision analyse la cause et la traite : capsulectomie du côté atteint, repositionnement, prothèses de volumes différents, lipofilling ou petit lifting d'un côté. Une symétrie parfaite n'existe pas, mais l'équilibre peut souvent être nettement amélioré.

Révision après des seins tubéreux

Les femmes opérées de seins tubéreux par prothèse seule gardent parfois une forme imparfaite : double contour, base étroite persistante, aréole large. Une révision peut associer la libération de la glande, l'abaissement du pli, la réduction de l'aréole, un changement de prothèse et un lipofilling pour remplir le bas du sein. Ces corrections demandent l'expérience d'un chirurgien habitué aux seins tubéreux.

Alertes sanitaires et prothèses

Plusieurs épisodes ont marqué l'histoire des prothèses mammaires. En 2010, des prothèses d'un fabricant européen se sont révélées remplies d'un gel non conforme, avec un risque de rupture plus élevé ; leur retrait a été recommandé. En 2019, certaines prothèses à surface fortement texturée ont été retirées du marché en raison de leur association avec un lymphome rare ; pour celles déjà posées, les autorités recommandent une surveillance plutôt qu'un retrait préventif.

En Suisse, Swissmedic publie les informations et recommandations. Si vous ne connaissez pas le modèle de vos prothèses, cherchez la carte de prothèse ou le compte rendu, et consultez votre chirurgien en cas de doute.

Le rôle de Swissmedic

En Suisse, Swissmedic est l'autorité chargée de surveiller les dispositifs médicaux, dont les prothèses mammaires. Elle reçoit les déclarations d'incidents graves, évalue les risques, et publie des informations et recommandations lorsque des problèmes sont identifiés avec un modèle. Les professionnels de santé et les fabricants sont tenus de signaler les incidents. En cas de question sur vos prothèses, les informations publiées par Swissmedic et l'avis de votre chirurgien sont les sources de référence.

Traçabilité des prothèses

Chaque prothèse posée en Suisse est identifiée par sa référence et son numéro de lot, inscrits dans le dossier médical et sur la carte remise à la patiente. Cette traçabilité permet de vous contacter en cas d'alerte et facilite les démarches de garantie. Lors d'une révision, les nouvelles prothèses sont tracées de la même façon. Gardez précieusement ces documents, même des années après, et transmettez-les à tout nouveau chirurgien.

Révision après une reconstruction

Après une reconstruction mammaire par prothèse, à la suite d'un cancer, des révisions sont fréquentes : coque, souvent favorisée par la radiothérapie, déplacement, asymétrie avec l'autre sein, ou souhait de modifier le volume. Ces interventions font partie du parcours de reconstruction et sont prises en charge par l'assurance. Elles peuvent associer un changement de prothèse, une capsulectomie, un lipofilling pour améliorer la couverture, ou le passage à une reconstruction par lambeau. Le centre du sein coordonne ces étapes.

Révisions et parcours de reconstruction

Dans un parcours de reconstruction mammaire, les révisions font partie du chemin plutôt que d'être des échecs. Une prothèse posée après une mastectomie peut nécessiter des ajustements : changement de volume, traitement d'une coque favorisée par la radiothérapie, lipofilling pour améliorer la couverture, symétrisation de l'autre sein. Le centre du sein coordonne ces étapes, prises en charge par l'assurance. Certaines femmes choisissent à un moment de passer à une reconstruction par leurs propres tissus, pour ne plus dépendre d'une prothèse.

Prothèses et radiothérapie

Après une radiothérapie, par exemple dans le cadre d'un traitement du cancer du sein, les tissus autour d'une prothèse deviennent plus fermes et moins bien vascularisés, ce qui augmente nettement le risque de coque. Les révisions dans ce contexte sont plus délicates. Le lipofilling, qui améliore la souplesse des tissus irradiés, la matrice de renfort, ou le passage à une reconstruction par lambeau, utilisant des tissus non irradiés, sont des solutions souvent discutées avec l'équipe du centre du sein.

Prothèses texturées : que faire ?

Les prothèses à surface fortement texturée ont été très utilisées pendant plusieurs décennies, notamment pour stabiliser les prothèses anatomiques. Leur association à un lymphome rare a conduit à leur retrait du marché pour certains modèles. Pour les femmes qui en portent, la recommandation actuelle est une surveillance clinique, sans retrait préventif en l'absence de symptôme. Un gonflement tardif, une masse ou une déformation doivent faire consulter rapidement.

Certaines femmes choisissent néanmoins de faire changer leurs prothèses par précaution, pour des prothèses lisses ou microtexturées. Ce choix se discute avec le chirurgien, qui explique les bénéfices et les risques de l'intervention, ainsi que l'intérêt éventuel d'un retrait de la capsule.

Rester informée sur ses prothèses

Il est utile de garder un œil sur les informations concernant les prothèses mammaires, sans s'inquiéter à chaque nouvelle. Les sources fiables sont Swissmedic, votre chirurgien et les sociétés de chirurgie plastique. Si une information concerne votre modèle, prenez rendez-vous pour un contrôle ; la plupart du temps, un examen et une imagerie suffiront à faire le point. Assurez-vous aussi que vos coordonnées sont à jour auprès de votre chirurgien, pour pouvoir être contactée en cas d'alerte.

Symptômes généraux et retrait

Certaines femmes décrivent une fatigue, des douleurs articulaires, des troubles de la concentration ou d'autres symptômes qu'elles attribuent à leurs prothèses. Les études n'ont pas démontré de lien de cause à effet clair, et d'autres causes doivent être recherchées avec le médecin traitant. Ces plaintes méritent d'être prises au sérieux.

Lorsque la patiente le souhaite, un retrait des prothèses, souvent avec la capsule, peut être réalisé, avec ou sans lifting et lipofilling. Il est important d'aborder ce choix avec des attentes réalistes : une partie des femmes rapporte une amélioration, d'autres non.

Douleurs persistantes autour d'une prothèse

Une douleur persistante autour d'une prothèse peut avoir plusieurs causes : coque, tension musculaire liée à une prothèse sous le muscle, irritation d'un nerf, prothèse trop volumineuse, rupture ou inflammation. Elle mérite un examen et une imagerie. Lorsque la cause est identifiée, une révision adaptée, comme un retrait de capsule, un changement de plan ou une réduction de volume, soulage souvent. Dans certains cas, le retrait des prothèses est la solution la plus efficace.

Le bilan avant une révision

Avant toute révision, le chirurgien réalise un bilan complet. Il vous interroge sur la date et le lieu de la pose, le type de prothèses, le plan, les éventuelles complications et interventions passées, vos grossesses, vos variations de poids et ce qui vous gêne aujourd'hui. Il examine les seins debout et allongée, évalue la souplesse, la forme, la position des prothèses, l'épaisseur des tissus, la peau, la position des aréoles et des plis.

Il demande ensuite une imagerie : échographie, souvent IRM, et mammographie selon l'âge. Ce bilan permet de proposer un plan adapté et d'anticiper les gestes nécessaires au bloc.

Pourquoi une seconde consultation

Avant une révision, une seconde consultation est souvent utile : elle permet de revenir sur les résultats de l'imagerie, de choisir définitivement entre les options présentées, de discuter du volume et de la forme des nouvelles prothèses, de relire le consentement et le devis, et de faire le point sur la prise en charge ou la garantie. Vous pouvez venir accompagnée d'une personne de confiance, et préparer vos questions à l'avance.

Ce que le chirurgien évalue

  • L'âge, le type et le plan des prothèses en place.
  • Leur intégrité, d'après l'examen et l'imagerie.
  • L'état de la capsule : souple, épaissie, calcifiée.
  • L'épaisseur des tissus qui couvrent la prothèse.
  • La position des prothèses, des plis et des aréoles.
  • La qualité et l'élasticité de la peau.
  • Vos souhaits : volume, forme, retrait éventuel.
  • Votre santé, votre tabagisme et vos antécédents.

Ces éléments guident le choix entre un simple remplacement, une révision plus complète ou un retrait.

Préparer ses informations pour un premier avis

  • Photos de face, de profil et de trois quarts, torse nu, à la lumière du jour.
  • Année de pose et lieu de l'intervention.
  • Fabricant, modèle et volume si vous les connaissez.
  • Plan de pose et voie d'abord si vous les connaissez.
  • Ce qui vous gêne ou vous inquiète.
  • Résultats d'imagerie récents, le cas échéant.

Révision : en quoi est-ce différent de la première pose ?

Lors de la première augmentation, le chirurgien travaille dans des tissus vierges, avec une anatomie prévisible. Lors d'une révision, il doit composer avec une capsule, parfois épaissie ou calcifiée, des tissus étirés ou amincis, d'éventuels résidus de gel, une position de prothèse à corriger, et parfois plusieurs interventions antérieures. La planification est plus complexe, l'intervention souvent plus longue, et le résultat dépend en partie de l'état des tissus. C'est pourquoi l'expérience du chirurgien en révision compte particulièrement.

Le gonflement tardif et la ponction

Un gonflement d'un sein apparaissant des années après la pose, souvent en quelques semaines, est généralement dû à une accumulation de liquide autour de la prothèse, appelée sérome tardif. Il doit toujours être exploré : une échographie confirme le liquide, puis une ponction permet de l'analyser au laboratoire, à la recherche notamment d'un lymphome associé aux prothèses. Le plus souvent, l'analyse est rassurante. Selon le résultat, une révision avec retrait de la capsule est proposée.

Quel examen pour quelle question ?

L'imagerie dans le bilan des prothèses
ExamenCe qu'il montreQuand
ÉchographieLiquide autour de la prothèse, plis, certaines ruptures, ganglionsEn première intention, gonflement, douleur
IRMIntégrité de la prothèse, gel hors de l'enveloppe ou de la capsuleSuspicion de rupture, bilan avant révision
MammographieGlande mammaire, dépistage du cancerSelon l'âge et les antécédents
PonctionNature d'un liquide autour de la prothèseGonflement tardif

Retrouver ses documents

  • La carte de prothèse : fabricant, modèle, volume, numéro de lot.
  • Le compte rendu opératoire : plan, voie d'abord, gestes associés.
  • Les comptes rendus d'éventuelles reprises.
  • Les imageries antérieures.
  • Les coordonnées de la clinique et du chirurgien d'origine.

Si vous n'avez plus ces documents, demandez-les à la clinique ou au chirurgien d'origine, qui doivent conserver les dossiers pendant de nombreuses années. Ces informations facilitent la planification et l'activation d'une garantie.

Construire le plan de révision

À partir du bilan, le chirurgien construit un plan : garder ou retirer la capsule, conserver le plan ou en changer, choisir la nouvelle prothèse, associer un lifting ou un lipofilling, ou retirer définitivement les prothèses. Il vous présente souvent plusieurs options, avec leurs avantages, leurs limites, leurs suites et leur coût. Il explique aussi ce qui pourrait changer au bloc selon ce qu'il découvrira. Prenez le temps de comprendre et de choisir.

Connaître son plan de pose

Savoir si vos prothèses sont placées devant ou derrière le muscle aide à comprendre certains problèmes et à planifier la révision. Une prothèse sous le muscle bouge lorsque vous contractez les pectoraux, par exemple en appuyant vos mains l'une contre l'autre devant la poitrine ; une prothèse devant le muscle ne bouge pas. Le compte rendu opératoire le précise. À défaut, l'examen et l'imagerie permettent au chirurgien de le déterminer.

Le calendrier d'une révision

Pour une révision programmée, sans urgence, il faut souvent compter quelques semaines entre la première consultation, l'imagerie, la seconde consultation et l'intervention. Si une demande de prise en charge ou de garantie est nécessaire, ajoutez le délai de réponse. Pour une révision avec lifting en deux temps, le parcours complet peut s'étendre sur six mois à un an. En cas de complication aiguë, comme une infection ou un hématome, l'intervention peut être réalisée en urgence.

Les questions à poser au chirurgien

  • Mes prothèses sont-elles intactes ?
  • Faut-il retirer la capsule, et pourquoi ?
  • Faut-il changer de plan de pose ?
  • Quelle nouvelle prothèse me conseillez-vous ?
  • Faut-il associer un lifting ou un lipofilling ?
  • Quels sont les risques dans mon cas, notamment de récidive ?
  • Combien de révisions réalisez-vous chaque année ?
  • Une garantie du fabricant peut-elle s'appliquer ?

Parler franchement de ses attentes

Lors de la consultation de révision, il est important de dire franchement ce que vous attendez : garder le même résultat avec des prothèses neuves, changer de volume, retrouver une poitrine plus naturelle, ou ne plus avoir de prothèses du tout. Certaines femmes n'osent pas évoquer le retrait, de peur que le chirurgien ne les en dissuade ; d'autres hésitent à demander plus de volume. Un bon chirurgien écoute vos souhaits sans jugement, vous explique ce qui est réalisable avec vos tissus, et vous aide à trouver la solution la plus adaptée. Plus vos attentes sont claires, plus le plan de révision correspondra à ce que vous souhaitez vraiment. N'hésitez pas à noter vos priorités avant le rendez-vous et à venir accompagnée d'une personne de confiance, qui pourra vous aider à poser toutes vos questions et à retenir les explications.

Changer une seule prothèse ?

Lorsque le problème ne touche qu'un côté, comme une rupture ou une coque unilatérale, la question se pose de changer une seule prothèse ou les deux. Changer un seul côté limite l'intervention, mais la prothèse restante a le même âge et le même risque, et il peut être difficile d'obtenir une symétrie parfaite entre une prothèse neuve et une ancienne, surtout si le modèle n'est plus fabriqué. Changer les deux est souvent conseillé, mais pas obligatoire. Le chirurgien vous aide à peser les deux options.

Si votre modèle n'existe plus

Les gammes de prothèses évoluent, et le modèle posé il y a quinze ou vingt ans n'est souvent plus disponible. Le chirurgien choisit alors une prothèse actuelle aux dimensions proches, ou profite de la révision pour adapter le volume et la forme à vos souhaits. Si un seul côté doit être changé, l'absence du même modèle est un argument pour changer les deux prothèses, afin de garder la symétrie.

Les options de révision

Comparer les options
OptionPrincipeQuand
Remplacement simpleNouvelle prothèse dans la même logeRupture sans coque, changement de volume modéré
CapsulotomieIncision de la capsule pour agrandir la logeCapsule un peu serrée
Capsulectomie partielle ou totaleRetrait de tout ou partie de la capsuleCoque, capsule épaissie, gel
Capsulectomie en blocRetrait de la prothèse et de la capsule d'un seul tenantSuspicion d'anomalie, certaines prothèses texturées
Changement de planNouvelle loge devant ou derrière le muscleCoque, ondulations, animation
Lifting associéRemontée de la poitrinePoitrine descendue, réduction de volume
ExplantationRetrait sans remplacementSouhait d'une poitrine sans implant

Les alternatives à une nouvelle prothèse

Une révision n'implique pas forcément de nouvelles prothèses. Selon vos souhaits et votre morphologie, plusieurs alternatives existent : retirer les prothèses et accepter une poitrine plus petite ; retirer les prothèses et réaliser un lifting pour remonter la glande restante ; remplacer le volume par un ou plusieurs lipofillings ; ou associer ces gestes. Chacune a ses avantages et ses limites, que le chirurgien vous présente honnêtement.

Beaucoup de femmes ne savent pas que ces options existent et pensent devoir remplacer leurs prothèses à vie. Les connaître permet de choisir en connaissance de cause.

Capsulotomie et capsulorraphie

La capsulotomie consiste à inciser la capsule pour agrandir la loge, par exemple lorsque la nouvelle prothèse est plus grande ou que la capsule est légèrement serrée. La capsulorraphie, à l'inverse, consiste à resserrer la capsule par des points, pour réduire une loge devenue trop large et corriger un déplacement de la prothèse, vers le bas ou sur les côtés. Ces gestes, moins lourds qu'une capsulectomie, sont utilisés lorsque la capsule est saine.

La capsulectomie en détail

Lorsque la capsule est épaissie, rétractée, calcifiée, contient du gel ou présente une anomalie, le chirurgien la retire. La capsulectomie peut être partielle, en laissant les zones très adhérentes aux côtes, ou totale. Elle demande une dissection soigneuse, prolonge l'intervention et augmente le risque de saignement ; des drains sont souvent posés. Elle crée une loge neuve, aux tissus sains, qui accueille mieux la nouvelle prothèse.

La capsule retirée est envoyée au laboratoire. Le chirurgien adapte l'étendue du retrait au bénéfice attendu : un retrait total n'est pas toujours nécessaire et peut être évité lorsque la capsule est fine et souple.

Pourquoi retirer la capsule en bloc ?

La capsulectomie en bloc consiste à retirer la prothèse et sa capsule d'un seul tenant, sans ouvrir la capsule. Elle est recommandée lorsqu'un lymphome associé aux prothèses est suspecté ou confirmé, pour retirer toutes les cellules anormales. Certaines femmes la demandent par précaution lors d'une explantation, notamment pour des prothèses texturées ou en raison de symptômes généraux. Elle n'est pas toujours possible, par exemple lorsque la capsule est très fine ou très adhérente aux côtes, et augmente la durée et les risques de l'intervention. Le chirurgien discute de son intérêt dans votre cas.

Changer de plan : pour quoi faire ?

Le changement de plan crée une nouvelle loge, dans des tissus qui n'ont jamais été au contact d'une prothèse. Passer devant le muscle peut corriger une déformation à la contraction, faciliter la récupération et donner une forme plus naturelle chez les femmes aux tissus suffisants. Passer derrière le muscle améliore la couverture chez les femmes minces, réduit les ondulations visibles et est souvent proposé après une coque devant le muscle.

Le choix dépend de l'épaisseur des tissus, de l'activité physique, du motif de la révision et de l'expérience du chirurgien.

Les matrices de renfort

Dans les révisions difficiles, avec des tissus très fins, des déplacements répétés ou des coques récidivantes, le chirurgien peut utiliser une matrice, biologique ou synthétique résorbable, placée comme un renfort interne. Elle soutient la prothèse, épaissit la couverture et peut réduire le risque de récidive. Elle augmente le coût et comporte ses propres risques, notamment d'infection ou d'accumulation de liquide. Elle se discute au cas par cas.

Retirer ses prothèses

Certaines femmes choisissent de ne pas remplacer leurs prothèses : souhait d'un corps sans implant, complications répétées, symptômes qu'elles attribuent aux prothèses, ou changement de priorités avec l'âge. L'explantation est toujours possible, avec ou sans retrait de la capsule. Après le retrait, la poitrine paraît souvent vide et relâchée ; un lifting et un lipofilling, dans le même temps ou plus tard, aident à retrouver une forme harmonieuse. Voir notre page sur l'explantation avec lifting.

Le retrait des prothèses en pratique

L'explantation peut se faire avec ou sans retrait de la capsule. Une capsule fine et souple peut être laissée en place, ce qui simplifie l'intervention ; une capsule épaissie, calcifiée, contenant du gel ou liée à une prothèse texturée est souvent retirée, parfois en bloc. Le chirurgien passe généralement par l'ancienne cicatrice. Après le retrait, la poitrine se rétracte progressivement pendant plusieurs mois.

Si la peau est de bonne qualité et la poitrine peu volumineuse, un retrait simple peut suffire. Si la poitrine est relâchée, un lifting est associé, dans le même temps ou quelques mois plus tard. Un lipofilling peut redonner un peu de volume. Le résultat est une poitrine plus petite, mais naturelle et sans implant à surveiller.

Après l'explantation : à quoi s'attendre

Après le retrait de prothèses, surtout volumineuses et anciennes, la poitrine paraît souvent plus petite, plus plate, parfois relâchée, avec un haut de sein vide. Il faut quelques mois pour que la peau se rétracte et que la forme se stabilise. Certaines femmes sont surprises par ce changement, d'autres le vivent comme un soulagement. Discuter à l'avance du résultat probable, en s'appuyant sur des photos de patientes dans une situation proche, aide à se préparer. Un lifting et un lipofilling peuvent nettement améliorer la forme.

Le suivi après une explantation

Après le retrait des prothèses sans remplacement, il n'y a plus de prothèse à surveiller. Le suivi porte sur la cicatrisation, la forme de la poitrine, et, si la capsule a été laissée en place, sur l'absence d'accumulation de liquide dans l'ancienne loge. Le dépistage du cancer du sein se poursuit normalement, sans clichés spécifiques. Signalez l'ancienne présence de prothèses au radiologue, car des résidus de capsule ou de gel peuvent parfois apparaître à l'imagerie.

La vie sans prothèse

Les femmes qui ont choisi le retrait de leurs prothèses décrivent souvent un sentiment de liberté : plus de contrôles d'implant, plus d'inquiétude liée aux alertes, une poitrine plus légère. Certaines doivent s'habituer à une poitrine plus petite. Le dépistage du cancer du sein redevient plus simple, sans clichés spécifiques. Un lifting ou un lipofilling peuvent améliorer la forme si nécessaire.

Choisir la nouvelle prothèse

Le choix de la nouvelle prothèse tient compte de l'expérience de la première : volume trop grand ou trop petit, forme inadaptée, problème lié à la surface. Le chirurgien mesure de nouveau la base du sein et l'épaisseur des tissus, qui ont pu évoluer. Les surfaces lisses ou microtexturées sont aujourd'hui privilégiées. Une prothèse ronde de profil modéré convient à de nombreuses situations ; une forme anatomique se discute dans des cas particuliers.

C'est aussi l'occasion de revenir à un volume plus raisonnable si le premier était excessif, ce qui réduit les contraintes sur les tissus et le risque de nouvelle révision.

Associer un lifting

Lorsque la poitrine est descendue, ou que le volume est réduit, un lifting est souvent associé au changement de prothèse. Il remonte l'aréole, retire l'excès de peau et remodèle la glande autour de la nouvelle prothèse. Cette association est plus complexe qu'un lifting ou une augmentation seuls, avec davantage de cicatrices et un risque un peu plus élevé de troubles de cicatrisation. Elle peut se faire en un temps ou en deux temps, selon l'état des tissus. Voir notre page sur le lifting des seins.

Lifting et prothèse : en un temps ou en deux ?

Lorsqu'un lifting doit être associé au changement de prothèse, deux stratégies existent. En un temps, le chirurgien change la prothèse et réalise le lifting lors de la même intervention : une seule anesthésie, une seule convalescence, mais un geste plus complexe, avec une tension sur les tissus qui augmente un peu le risque de troubles de cicatrisation et rend le résultat moins prévisible. En deux temps, il retire ou change d'abord la prothèse, puis réalise le lifting quelques mois plus tard, une fois les tissus stabilisés.

La seconde stratégie est souvent préférée lorsque le volume est fortement réduit, que la peau est très fine ou que la patiente fume. Voir notre page sur le changement de prothèses avec lifting.

Associer un lipofilling

Le lipofilling complète souvent une révision : il épaissit la couverture de la nouvelle prothèse, masque les bords visibles, améliore le décolleté, ou remplit une poitrine après réduction du volume ou retrait des prothèses. La graisse est prélevée sur le ventre, les hanches ou les cuisses et injectée sous la peau, sans toucher à la prothèse. Il peut être réalisé pendant la révision ou quelques mois plus tard. Voir notre page sur le lipofilling des seins.

Révision en un ou deux temps

Dans la plupart des cas, la révision se fait en une seule intervention. Dans certaines situations, une stratégie en deux temps est préférable : par exemple, retirer d'abord une prothèse infectée et attendre la guérison avant d'en poser une nouvelle, ou retirer les prothèses et réaliser un lifting, puis évaluer quelques mois plus tard le besoin de volume. Cette stratégie demande deux interventions, mais donne parfois un résultat plus sûr et plus prévisible.

Se préparer à l'intervention

  • Rassembler la carte de prothèse et les comptes rendus.
  • Réaliser l'imagerie demandée.
  • Arrêter de fumer plusieurs semaines avant et après.
  • Arrêter certains médicaments et compléments sur avis médical.
  • Acheter deux soutiens-gorge de maintien de la taille indiquée.
  • Prévoir des vêtements qui se ferment devant et des oreillers.
  • Organiser l'aide pour les premiers jours, en particulier avec de jeunes enfants.
  • Demander, le cas échéant, l'activation de la garantie du fabricant.

Anticiper les premières semaines

  • Préparez des repas à l'avance ou organisez des livraisons.
  • Placez les objets du quotidien à hauteur de main pour ne pas lever les bras.
  • Prévoyez des vêtements amples qui se ferment devant.
  • Installez un coin de repos avec des oreillers pour dormir surélevée.
  • Organisez la garde des enfants et l'aide pour les courses.
  • Gardez à portée de main le numéro de l'équipe et vos médicaments.

Une convalescence bien préparée est plus sereine, en particulier après une révision complexe avec capsulectomie ou lifting.

Tabac et révision

Le tabac augmente le risque d'infection, de mauvaise cicatrisation, de coque et, en cas de lifting associé, de souffrance de l'aréole. Lors d'une révision, les tissus ont déjà été sollicités, ce qui rend ces risques plus importants encore. Un arrêt complet plusieurs semaines avant et après l'intervention, y compris de la cigarette électronique, est fortement recommandé. C'est aussi l'occasion d'arrêter durablement, pour la santé de la peau et des seins.

Médicaments et maladies à signaler

Signalez tous vos traitements, compléments et plantes. Ceux qui favorisent le saignement, comme l'aspirine ou certains compléments, sont souvent arrêtés quelques jours avant, sur avis médical ; les anticoagulants ne s'arrêtent jamais sans l'avis du prescripteur. Un diabète, une maladie auto-immune, un traitement qui module l'immunité ou une radiothérapie antérieure doivent être signalés, car ils influencent le risque d'infection, de coque et de troubles de cicatrisation.

Le dépistage avec des prothèses

Les prothèses ne dispensent pas du dépistage du cancer du sein. La mammographie se fait avec des clichés spécifiques qui repoussent la prothèse pour mieux voir la glande, complétée si besoin par une échographie. Signalez toujours vos prothèses, leur ancienneté et toute révision au centre de radiologie, et apportez vos examens antérieurs. Une capsule calcifiée peut compliquer la lecture ; c'est l'une des raisons de la retirer lors d'une révision.

Liste de contrôle avant le jour J

  • Carte de prothèse et comptes rendus retrouvés.
  • Imagerie récente : échographie, IRM, mammographie selon l'âge.
  • Réponse de la caisse ou de la garantie si une demande a été faite.
  • Devis signé, consentement lu.
  • Tabac arrêté.
  • Médicaments à arrêter selon les consignes.
  • Soutiens-gorge de maintien.
  • Accompagnant pour le retour et aide à domicile.

Le jour de l'intervention

Vous arrivez à jeun. Le chirurgien réalise les dessins en position debout : position des nouvelles prothèses, du pli, éventuellement du lifting. Après l'anesthésie générale, il ouvre généralement par l'ancienne cicatrice, retire les prothèses, traite la capsule selon le plan, rince la loge, vérifie la symétrie avec des prothèses d'essai stériles, puis pose les nouvelles prothèses. Il réalise les gestes associés et referme, parfois avec des drains.

Au réveil, un soutien-gorge de maintien est en place. Selon l'ampleur du geste, vous rentrez le soir même ou après une nuit. Les anciennes prothèses et la capsule sont conservées ou envoyées au laboratoire et au fabricant si nécessaire.

Que devient la prothèse retirée ?

La prothèse retirée est examinée par le chirurgien, qui note son aspect, la présence d'une rupture et son modèle. Si une garantie est activée, elle est renvoyée au fabricant, qui peut l'analyser. Dans certains cas, notamment en cas de suspicion de complication particulière, elle peut être envoyée pour analyse ou signalée à Swissmedic. Vous pouvez demander à la récupérer, selon les règles de l'établissement et les exigences de la garantie.

Les précautions au bloc

Une révision demande des précautions strictes pour réduire le risque d'infection et de nouvelle coque : désinfection soigneuse de la peau, antibiotiques au moment de l'intervention selon les protocoles, rinçage de la loge avec des solutions antiseptiques, changement de gants avant de manipuler la nouvelle prothèse, insertion par un manchon pour limiter le contact avec la peau. Lorsque la capsule est infectée ou suspecte, des prélèvements sont envoyés au laboratoire.

L'anesthésie

Le changement de prothèse se fait sous anesthésie générale, parfois complétée par un bloc anesthésique autour du thorax qui réduit les douleurs des premières heures. La consultation d'anesthésie évalue votre santé, vos traitements et votre risque de thrombose. Si vous avez déjà eu plusieurs anesthésies, signalez vos expériences, notamment les nausées au réveil, pour qu'elles soient prévenues.

Drains et pansements

Après une capsulectomie ou un changement de plan, des drains sont souvent posés pour évacuer le sang et le liquide produit par les tissus. Ils sont reliés à de petits flacons et retirés après un à quelques jours, selon la quantité de liquide. Les cicatrices sont couvertes de bandelettes ou de colle, sous le soutien-gorge de maintien. La douche est généralement possible après le retrait des drains, selon les consignes.

Les premiers jours

Les premiers jours ressemblent à ceux d'une augmentation : tension sur la poitrine, gêne en levant les bras, fatigue. La douleur est généralement modérée, un peu plus marquée après une capsulectomie ou un passage sous le muscle. Les drains éventuels sont retirés après un à quelques jours. Dormez sur le dos, buste surélevé, portez le soutien-gorge de maintien jour et nuit, marchez régulièrement et évitez les efforts et le port de charges.

La sensibilité après une révision

La sensibilité des aréoles peut être modifiée temporairement après une révision, surtout en cas de lifting, de changement de volume important ou de capsulectomie étendue. Elle revient généralement en quelques mois. Si votre sensibilité était déjà diminuée après la première intervention, une révision peut parfois l'améliorer, parfois la modifier encore. Parlez-en avec le chirurgien si c'est important pour vous.

Douleur et confort

La douleur après une révision est généralement modérée et bien contrôlée par les antidouleurs. Elle est un peu plus marquée après une capsulectomie étendue ou un passage sous le muscle, et moindre après un simple remplacement ou un passage devant le muscle. Beaucoup de femmes opérées pour une coque douloureuse ressentent rapidement un soulagement, la tension chronique ayant disparu. Une douleur qui augmente, surtout d'un seul côté, doit faire appeler l'équipe.

Reprendre le travail

Pour un travail de bureau, la reprise est souvent possible après une semaine pour un simple remplacement, une à deux semaines après une capsulectomie, un changement de plan ou un lifting. Le télétravail permet une reprise plus précoce. Les métiers qui demandent de porter des charges, de lever les bras ou de mobiliser des personnes nécessitent trois à six semaines. Le certificat d'arrêt de travail ne mentionne pas la nature de l'intervention.

Télétravail et reprise

Le télétravail permet souvent de reprendre une activité dès la fin de la première semaine, en position assise, avec l'écran à hauteur des yeux et le clavier proche du corps, pour garder les coudes près du tronc. Faites des pauses régulières pour marcher et ne portez pas de charges. La fatigue des premières semaines est normale, surtout après une révision complexe.

Vie sociale pendant la convalescence

Une révision se voit peu sous les vêtements : le soutien-gorge de maintien est discret sous un haut ample. La plupart des femmes reprennent une vie sociale normale après une à deux semaines. Rien ne vous oblige à préciser la nature de l'intervention ; le certificat d'arrêt de travail ne la mentionne pas.

Reprendre la conduite

La conduite reprend généralement après une à deux semaines, lorsque vous pouvez tourner le volant, regarder par-dessus l'épaule et freiner brusquement sans douleur, et que vous ne prenez plus de médicaments qui provoquent de la somnolence. La ceinture de sécurité peut gêner les premiers temps ; un petit coussin entre la sangle et la poitrine améliore le confort.

Dormir après la révision

Les premières semaines, dormez sur le dos, buste légèrement surélevé, avec le soutien-gorge de maintien. Dormir sur le côté est souvent possible après deux à trois semaines, sur le ventre après quatre à six semaines, plus tard en cas de correction d'un déplacement, pour ne pas solliciter la loge resserrée. Un oreiller sous les bras peut soulager la tension sur la poitrine.

Voyager après la révision

Les trajets courts sont possibles après quelques jours. Pour un long voyage, attendez les premiers contrôles et demandez l'avis du chirurgien, notamment en raison du risque de thrombose. Emportez le soutien-gorge de maintien, vos médicaments et les coordonnées de l'équipe. Les prothèses ne posent aucun problème lors des contrôles de sécurité ni pour l'avion.

Ce que vos proches doivent savoir

Les premiers jours, une aide est utile pour les tâches qui sollicitent les bras : courses, ménage, enfants. Vos proches doivent connaître les signes d'alerte : sein qui gonfle brutalement, fièvre, rougeur, essoufflement. Ils peuvent aussi vous aider à rassembler les documents de vos anciennes prothèses avant l'intervention, une démarche souvent fastidieuse.

En parler à ses proches

Une révision est souvent vécue plus discrètement qu'une première augmentation. Vous n'avez aucune obligation de justifier votre choix. Informer une ou deux personnes de confiance aide toutefois à organiser la convalescence, et leur soutien est précieux si la révision fait suite à une complication ou à une inquiétude.

Si une amie porte des prothèses

Si une amie porte des prothèses depuis longtemps, partagez avec elle quelques conseils simples : faire contrôler ses prothèses régulièrement, même sans symptôme, garder sa carte de prothèse, consulter en cas de durcissement, de déformation ou de gonflement, et ne pas s'affoler à chaque information alarmante. Rappelez-lui qu'un changement de prothèse n'est pas obligatoire à date fixe, et que le retrait est aussi une option.

Les questions qu'on vous posera

  • « Tes prothèses étaient abîmées ? » Parfois oui, parfois je voulais simplement changer.
  • « Il faut les changer souvent ? » Non, seulement quand il y a une raison.
  • « Tu as gardé le même volume ? » J'ai choisi ce qui me convient aujourd'hui.
  • « C'était plus difficile que la première fois ? » Un peu plus long, mais bien supporté.
  • « Tu aurais pu les enlever ? » Oui, c'était une option que j'ai envisagée.

Vivre seule pendant la convalescence

C'est possible, à condition d'être raccompagnée et, idéalement, de ne pas être seule la première nuit, surtout après une capsulectomie ou un lifting. Placez à hauteur de main les objets du quotidien, préparez des repas simples et des vêtements qui se ferment devant, et gardez votre téléphone avec le numéro de l'équipe à portée.

Avec de jeunes enfants

Porter un enfant tire sur les muscles et les cicatrices et peut déplacer une prothèse fraîchement posée, en particulier après une correction de déplacement. Évitez de porter les enfants pendant trois à quatre semaines, davantage si la prothèse est passée sous le muscle ou si la loge a été resserrée. Organisez l'aide à l'avance.

La récupération en repères

Délais habituels après un changement de prothèse
ActivitéSimple remplacementRévision complexe ou lifting associé
Travail de bureauUne semaine environDeux semaines environ
ConduiteUne semaineUne à deux semaines
Sport douxTrois semainesTrois à quatre semaines
Sport intenseSix semainesSix à huit semaines
Soutien-gorge de maintienQuatre à six semainesSix semaines ou plus
Forme définitiveTrois moisSix mois à un an

La patience après une révision

Comme après une augmentation, le résultat d'une révision ne se juge pas dans les premières semaines. Le gonflement, la position encore haute des prothèses, l'asymétrie temporaire et les cicatrices rosées évoluent pendant plusieurs mois. Après un lifting associé, la forme continue de s'affiner jusqu'à un an. Prendre des photos à intervalles réguliers aide à mesurer cette évolution et à garder confiance. Notez aussi vos questions au fil des semaines, pour les poser lors des contrôles et avancer sereinement jusqu'au résultat définitif.

Alimentation et récupération

Une alimentation équilibrée, riche en protéines, en fruits et en légumes, favorise la cicatrisation. Buvez suffisamment et limitez l'alcool pendant la convalescence, qui interfère avec les médicaments et peut augmenter le gonflement. Si vous avez récemment perdu beaucoup de poids, un bilan nutritionnel peut être utile avant une révision avec lifting.

Le suivi après une révision

Après une révision, le suivi est le même qu'après une augmentation : contrôles les premières semaines, puis un contrôle à un an, et ensuite un examen régulier des prothèses, au moins tous les un à deux ans, avec une imagerie en cas de doute. Conservez la nouvelle carte de prothèse avec l'ancienne, ainsi que le compte rendu opératoire et l'analyse de la capsule. Le dépistage du cancer du sein se poursuit selon votre âge, avec des clichés adaptés aux prothèses.

Soyez attentive à tout changement : durcissement, déformation, gonflement tardif, douleur nouvelle, boule sous le bras. Consultez sans attendre si un de ces signes apparaît.

Faire le point chaque année

Un point régulier sur vos prothèses, idéalement chaque année ou tous les deux ans, permet de vérifier leur état, d'évaluer l'évolution de la poitrine et de discuter d'éventuels souhaits de modification. C'est aussi l'occasion de vérifier que votre dépistage est à jour et que votre dossier contient les bonnes informations. Notez la date du prochain contrôle dans votre agenda dès la fin de la consultation.

Surveiller ses prothèses soi-même

  • Observez régulièrement la forme et le volume de vos seins devant un miroir.
  • Palpez-les pour repérer un durcissement, une boule ou une zone sensible.
  • Vérifiez sous les bras l'absence de ganglion.
  • Notez tout changement par rapport à l'habitude, même discret.
  • Consultez si un sein gonfle, durcit, se déforme ou devient douloureux.

Cette auto-surveillance ne remplace pas les contrôles médicaux, mais elle aide à repérer tôt un changement et à consulter au bon moment.

Quand les prothèses vieillissent avec vous

Avec les années, la poitrine qui entoure les prothèses change : la glande diminue, la peau s'affine, le poids varie. Les prothèses, elles, restent identiques, ce qui modifie l'équilibre entre le volume naturel et l'implant. Une poitrine harmonieuse à trente ans peut paraître trop ronde, trop ferme ou au contraire trop basse à cinquante ans. Ce n'est pas une complication, mais une évolution naturelle, qu'une révision peut accompagner si vous le souhaitez.

En parler à son médecin

Votre médecin traitant et votre gynécologue sont des interlocuteurs précieux pour le suivi de vos prothèses. Ils examinent les seins lors des consultations, prescrivent l'imagerie, et peuvent vous orienter vers un chirurgien plasticien si un problème apparaît. Informez-les de vos prothèses, de leur ancienneté et de toute révision, et transmettez-leur les comptes rendus.

Les contrôles des premiers mois

  • Une visite après une semaine : cicatrice, absence d'hématome, retrait des drains éventuels.
  • Un contrôle vers six semaines : reprise du sport, choix de la lingerie.
  • Un contrôle à trois mois : position et souplesse des prothèses.
  • Un contrôle à un an : résultat définitif, programmation du suivi régulier.

Ces rendez-vous permettent aussi de poser vos questions et de signaler ce qui vous inquiète.

Juger le résultat

Le résultat d'une révision se juge après trois à six mois, et jusqu'à un an en cas de lifting associé. Comparez des photos prises dans les mêmes conditions avant et après, et regardez au-delà de l'aspect : souplesse, confort, disparition de la douleur ou de l'inquiétude. Si un détail vous gêne encore, parlez-en au chirurgien ; une retouche limitée est souvent possible.

Les documents à conserver

  • La nouvelle carte de prothèse, avec le modèle et le numéro de lot.
  • L'ancienne carte, si vous l'avez.
  • Le compte rendu opératoire de la révision.
  • Le résultat de l'analyse de la capsule ou du liquide.
  • Les imageries avant et après.
  • Les documents de garantie du fabricant.

Ces documents sont indispensables pour le suivi, une éventuelle alerte sanitaire, une garantie ou une future intervention, même chez un autre chirurgien.

Soins de cicatrice et hygiène

La cicatrice d'une révision, souvent l'ancienne cicatrice reprise, cicatrise généralement bien. Après la douche, séchez-la en tamponnant, sans frotter. Une fois la peau fermée, massez-la doucement et appliquez du silicone si le chirurgien le conseille. Protégez-la du soleil pendant au moins un an. Une ancienne cicatrice élargie ou épaisse peut souvent être améliorée lors de la révision, en retirant la partie abîmée.

Le quotidien après la révision

Une fois la convalescence passée, la vie avec les nouvelles prothèses reprend comme avant : sport, voyages, sauna, plongée sont possibles. Beaucoup de femmes opérées pour une coque décrivent le soulagement de retrouver une poitrine souple et indolore. Celles qui ont réduit le volume apprécient souvent une poitrine plus légère et plus confortable. Le suivi régulier des prothèses reste la seule contrainte.

Écouter son ressenti

Au-delà des complications, le ressenti compte : une poitrine qui vous gêne, que vous ne reconnaissez plus ou qui vous inquiète mérite une consultation, même si tout semble normal à l'examen. Un chirurgien attentif prend le temps de comprendre votre gêne et de vous présenter les options, y compris celle de ne rien changer. La décision finale vous appartient.

Une asymétrie après la révision

Les premières semaines, il est fréquent qu'un sein paraisse plus gonflé, plus haut ou plus ferme que l'autre, en particulier si un seul côté a eu une capsulectomie. Cette asymétrie s'atténue généralement en quelques mois, à mesure que le gonflement disparaît et que les prothèses s'installent. Une asymétrie persistante après six mois peut être corrigée par une retouche, parfois un lipofilling ou un ajustement de la loge.

Les retouches

Une retouche est parfois nécessaire après une révision : petite asymétrie, cicatrice élargie, excès de peau au bout d'une cicatrice de lifting, léger déplacement. Elle se discute après six mois à un an, une fois le résultat stabilisé, et se fait souvent sous anesthésie locale ou par un geste limité. Renseignez-vous avant l'intervention sur les conditions d'une retouche.

Lingerie après la révision

Après la période de maintien, faites-vous mesurer, car la taille a souvent changé, surtout si le volume ou la forme ont été modifiés. Les armatures sont autorisées une fois la cicatrice du pli solide et la prothèse stabilisée, en général après six semaines. Si la loge a été resserrée pour corriger un déplacement, un soutien-gorge bien ajusté soutient le résultat pendant les premiers mois. Pour le sport, une brassière à fort maintien reste conseillée.

Vie intime après la révision

La vie intime peut reprendre après deux à trois semaines, en évitant les pressions sur la poitrine pendant environ six semaines, plus longtemps après une correction de déplacement. La sensibilité des aréoles peut être temporairement modifiée, surtout en cas de lifting. Beaucoup de femmes soulagées d'une coque ou d'une inquiétude décrivent une plus grande sérénité dans leur rapport à leur corps.

Les risques d'une révision

Risques du changement de prothèse
RisqueCe qui se passeConduite
HématomeSaignement autour de la nouvelle prothèseAppel immédiat, souvent reprise
InfectionRougeur, fièvre, douleurAntibiotiques, parfois retrait temporaire
Récidive de coqueDurcissement du seinNouvelle révision possible
SéromeLiquide autour de la prothèseSurveillance, ponction
AsymétrieDifférence de forme ou de hauteurRetouche après stabilisation
Troubles de cicatrisationSurtout avec un liftingSoins locaux
Résidus de gelGel impossible à retirer entièrementSurveillance

Limiter le risque de récidive

Après une révision pour coque, le risque de nouvelle coque existe, plus élevé qu'après une première pose. Plusieurs mesures le réduisent : retrait de la capsule pathologique, création d'une loge neuve, souvent dans un autre plan, rinçage antiseptique, technique sans contact pour insérer la prothèse, antibiotiques, prévention de l'hématome par une hémostase soigneuse et des drains. Dans les récidives multiples, une matrice de renfort, un lipofilling ou le retrait définitif des prothèses peuvent être discutés.

Infection autour d'une prothèse

Une infection autour d'une prothèse peut survenir peu après l'intervention ou, plus rarement, des années plus tard, par exemple après une infection à distance. Elle se manifeste par une rougeur, une chaleur, une douleur, parfois de la fièvre et un écoulement. Une infection légère peut parfois être traitée par antibiotiques ; souvent, il faut retirer la prothèse, traiter l'infection, puis attendre plusieurs mois avant d'en poser une nouvelle. Consultez rapidement en cas de signes.

Gonflement après un choc

Un choc important sur la poitrine, lors d'un accident ou d'un sport, peut provoquer un saignement autour de la prothèse, voire endommager l'enveloppe. Un sein qui gonfle, devient douloureux ou change de forme après un choc doit être examiné. Une échographie, et si besoin une IRM, permettent de vérifier l'état de la prothèse. Un hématome important peut nécessiter une intervention pour l'évacuer et prévenir une coque.

Le liquide après une capsulectomie

Après le retrait d'une capsule, une surface importante de tissus est mise à nu, ce qui favorise la production de liquide dans la loge pendant quelques jours. Les drains l'évacuent. Parfois, du liquide s'accumule après leur retrait : c'est un sérome, qui provoque un gonflement et une sensation de lourdeur. Il se résorbe souvent seul ou nécessite une ponction. Un soutien-gorge de maintien bien ajusté et le respect des consignes limitent ce risque.

Liquide et gonflement après la révision

Après une révision, surtout avec capsulectomie, un gonflement modéré est normal pendant quelques semaines. Un gonflement qui augmente après le retrait des drains, avec une sensation de lourdeur ou de clapotis, évoque une accumulation de liquide. Elle se résorbe parfois seule ou nécessite une ponction sous échographie. Signalez-la au chirurgien. Le port du soutien-gorge de maintien et la limitation des mouvements des bras les premières semaines réduisent ce risque.

Les signes qui doivent faire appeler

  • Un sein qui gonfle brutalement, tendu et douloureux.
  • Une fièvre, une rougeur qui s'étend, un écoulement par la cicatrice.
  • Une douleur qui augmente au lieu de diminuer.
  • Après un lifting, une aréole qui devient violacée ou sombre.
  • Un essoufflement, une douleur thoracique, un mollet chaud et gonflé.

En cas d'essoufflement ou de douleur thoracique, appelez le 144. Pour les autres signes, contactez l'équipe sans attendre.

Prévenir la thrombose

Comme toute intervention sous anesthésie générale, une révision comporte un risque de caillot dans les veines des jambes, plus élevé si l'intervention est longue, en cas de pilule, de tabac, de surpoids ou d'antécédents. La prévention associe un lever précoce, la marche, parfois des bas de compression et des injections d'anticoagulant. Signalez vos antécédents à l'anesthésiste.

Journal : une rupture silencieuse

  • Contrôle de routine : examen normal, IRM demandée pour des prothèses de seize ans.
  • L'IRM : rupture intracapsulaire d'un côté, l'autre intacte.
  • La consultation : remplacement des deux prothèses avec retrait de la capsule du côté rompu.
  • Le jour J : une heure et demie, retour à la maison le soir.
  • Une semaine : reprise du travail de bureau.
  • Trois mois : poitrine souple et symétrique, nouvelle carte de prothèse rangée avec l'ancienne.

Journal : une coque douloureuse

  • Depuis un an, sein droit qui durcit et se déforme, douleur au sport.
  • Bilan : coque de stade avancé, prothèse intacte.
  • Intervention : capsulectomie totale, passage sous le muscle, nouvelles prothèses lisses des deux côtés.
  • Première semaine : douleur plus marquée qu'à la première pose, drains retirés à J2.
  • Trois mois : seins souples, plus de douleur.
  • Un an : pas de récidive, contrôle annuel programmé.

Journal : le choix du retrait

  • Vingt ans de prothèses, envie d'un corps sans implant.
  • Consultation : explantation avec lifting, lipofilling proposé dans le même temps.
  • Le jour J : trois heures, une nuit à la clinique.
  • Six semaines : poitrine plus petite mais galbée.
  • Six mois : résorption partielle de la graisse, satisfaite du résultat naturel.

Des attentes réalistes

Une révision améliore la grande majorité des situations : coque traitée, prothèse rompue remplacée, volume ajusté, forme corrigée. Mais les tissus ont vieilli et ont été modifiés par la présence de la prothèse et les interventions passées. Il peut persister une légère asymétrie, une peau plus fine, une sensibilité modifiée, et le risque d'une nouvelle intervention dans le futur reste présent. Les patientes les plus satisfaites sont celles qui ont compris ces éléments avant de décider.

Reprendre confiance

Une complication de prothèse, une coque douloureuse ou une alerte sanitaire peuvent ébranler la confiance dans son corps et dans la chirurgie. Une révision bien menée, avec un chirurgien qui prend le temps d'expliquer et de suivre, aide souvent à retrouver cette confiance. Certaines femmes choisissent à cette occasion de simplifier, avec des prothèses plus petites ou un retrait ; d'autres retrouvent simplement une poitrine qui leur convient. Toutes ces voies sont légitimes.

Ce que disent les études

Les études de suivi à long terme des prothèses mammaires montrent qu'une proportion importante de femmes subit au moins une révision au cours des dix à quinze années suivant la pose, les motifs principaux étant la coque, le changement de volume, la rupture et la descente de la poitrine. Elles montrent aussi que les révisions comportent un risque de complication un peu plus élevé qu'une première pose, et qu'une partie des femmes subit plusieurs révisions. Les volumes raisonnables et les techniques actuelles réduisent ces risques.

Le point de vue des chirurgiens

Les chirurgiens plasticiens insistent sur quelques messages : une prothèse n'est pas un dispositif à vie, mais il ne faut pas la changer sans raison ; le suivi régulier est la meilleure façon de détecter tôt une rupture ou une coque ; une révision demande un bilan complet et de l'expérience ; et les patientes doivent connaître toutes les options, y compris le retrait. Ils rappellent aussi que des volumes raisonnables lors de la première pose réduisent le nombre de révisions au cours de la vie.

Ce que racontent les patientes

Les femmes qui ont fait changer leurs prothèses décrivent souvent le soulagement d'avoir réglé un problème qui les inquiétait depuis longtemps : une coque douloureuse, une rupture découverte par hasard, une poitrine qui ne leur ressemblait plus. Beaucoup apprécient d'avoir pu adapter le volume à leur vie actuelle. Les difficultés évoquées portent sur la recherche des anciens documents, les démarches auprès de l'assurance ou de la garantie, et une convalescence parfois un peu plus longue que lors de la première pose.

Qui paie le changement de prothèse ?

La question de la prise en charge est souvent source de confusion. Une augmentation esthétique est à la charge de la patiente, et le remplacement de prothèses pour un motif esthétique, comme un changement de volume, l'est aussi. Lorsqu'une complication survient, comme une rupture, une infection ou une coque douloureuse, l'assurance obligatoire peut participer au traitement de la complication, selon les circonstances et la décision de la caisse. Les nouvelles prothèses et les gestes esthétiques associés restent en général à la charge de la patiente.

En reconstruction après cancer, ou après une augmentation réalisée pour une malformation prise en charge, le changement de prothèse est pris en charge. Dans tous les cas, demandez au chirurgien d'adresser une demande à votre caisse et attendez une réponse écrite avant l'intervention.

Prise en charge : les situations fréquentes

Prise en charge selon la situation (tendances, décision de la caisse au cas par cas)
SituationPrise en charge habituelle
Changement de volume pour raison esthétiqueÀ la charge de la patiente
Rupture après augmentation esthétiqueTraitement de la complication parfois pris en charge partiellement ; nouvelle prothèse souvent à charge
Coque douloureuse après augmentation esthétiqueVariable selon la caisse et la situation
Infection autour d'une prothèseTraitement de la complication généralement pris en charge
Révision après reconstruction pour cancerPrise en charge
Révision après correction d'une malformation prise en chargeGénéralement prise en charge

Ces tendances ne remplacent pas la décision de votre caisse. Demandez toujours une réponse écrite avant l'intervention, et renseignez-vous aussi sur les garanties du fabricant.

Assurance complémentaire et révision

Une assurance complémentaire hospitalière peut couvrir la division semi-privée ou privée et le libre choix du chirurgien lorsque la révision est prise en charge par l'assurance de base, par exemple en reconstruction. Pour une révision esthétique, elle ne couvre généralement rien. Vérifiez votre contrat et demandez une confirmation écrite.

Votre modèle d'assurance

Si une partie de la révision peut être prise en charge, vérifiez les conditions de votre modèle d'assurance : avec un modèle médecin de famille, réseau de soins ou télémédecine, il faut généralement passer d'abord par votre médecin de premier recours avant de consulter le chirurgien. Sans ce passage, la caisse peut réduire ou refuser le remboursement.

Faire jouer la garantie du fabricant

Les fabricants de prothèses proposent souvent des garanties : remplacement gratuit d'une prothèse rompue, parfois à vie, participation forfaitaire aux frais chirurgicaux pendant quelques années, conditions particulières en cas de coque. Pour en bénéficier, il faut connaître le modèle et le numéro de lot de vos prothèses, parfois les avoir enregistrées après la pose, et que la prothèse retirée soit renvoyée au fabricant. Votre chirurgien peut faire la démarche. Conservez précieusement la carte de prothèse.

La démarche de garantie en pratique

  • Retrouvez le fabricant, le modèle et le numéro de lot de vos prothèses.
  • Vérifiez auprès du chirurgien ou du fabricant si une garantie s'applique et si un enregistrement était nécessaire.
  • Faites constater la rupture ou la coque par l'examen et l'imagerie.
  • Le chirurgien remplit la demande et renvoie la prothèse retirée au fabricant si demandé.
  • Le fabricant fournit la nouvelle prothèse ou verse la participation prévue.

Les délais et conditions varient selon les fabricants. Anticipez ces démarches avant de fixer la date d'intervention.

Complication dans les premiers mois

Si une complication survient dans les semaines ou mois qui suivent une augmentation, comme un hématome, une infection, un déplacement précoce ou une asymétrie importante, contactez d'abord le chirurgien qui a réalisé l'intervention. Il connaît votre situation et prend généralement en charge la reprise, selon des conditions qui devraient figurer dans le devis initial. Une reprise précoce se fait souvent dans des tissus encore souples, sans capsule épaisse.

Une révision la première année

Il arrive qu'une révision soit nécessaire dès la première année après une augmentation : prothèse mal positionnée, asymétrie marquée, volume qui ne convient pas, hématome ou infection. Dans ce cas, contactez d'abord le chirurgien qui a réalisé l'intervention. Pour une correction de forme ou de volume, il est souvent conseillé d'attendre six mois à un an, le temps que les tissus se stabilisent. Les complications aiguës, en revanche, se traitent sans attendre. Les conditions financières d'une reprise précoce devraient figurer dans le devis initial.

Canton par canton

Les chirurgiens plasticiens pratiquent les changements de prothèses dans la plupart des cantons. Pour un simple remplacement, un chirurgien proche de chez vous convient souvent. Pour une révision complexe, comme une coque récidivante, une rupture ancienne avec gel dans les tissus ou une correction de déplacement, il peut être utile de consulter un chirurgien qui en pratique régulièrement, souvent dans une grande ville ou un hôpital universitaire. En Suisse romande, Genève et Lausanne concentrent l'offre ; en Suisse alémanique, Zurich, Bâle et Berne ; au Tessin, Lugano.

Comparateur : 30 villes suisses

Changement de prothèse : expérience des révisions et écart de prix (tendances indicatives)
VilleCantonRévisionsÉcart avec Genève
GenèveGEChirurgiens habitués aux révisionsComparaison de base
LausanneVDChirurgiens habitués aux révisionsMoins cher d'environ 5 à 10 %
NyonVDRévisions simples, cas complexes en ville voisineMoins cher d'environ 5 à 10 %
VeveyVDRévisions simples, cas complexes en ville voisineMoins cher d'environ 5 à 15 %
MontreuxVDChirurgiens habitués aux révisionsMoins cher d'environ 5 à 15 %
Yverdon-les-BainsVDRévisions simples, cas complexes en ville voisineMoins cher d'environ 10 à 15 %
NeuchâtelNEChirurgiens habitués aux révisionsMoins cher d'environ 10 à 20 %
La Chaux-de-FondsNERévisions simples, cas complexes en ville voisineMoins cher d'environ 10 à 20 %
DelémontJURévisions simples, cas complexes en ville voisineMoins cher d'environ 10 à 20 %
FribourgFRChirurgiens habitués aux révisionsMoins cher d'environ 10 à 20 %
BulleFRRévisions simples, cas complexes en ville voisineMoins cher d'environ 10 à 20 %
SionVSChirurgiens habitués aux révisionsMoins cher d'environ 10 à 20 %
MartignyVSRévisions simples, cas complexes en ville voisineMoins cher d'environ 10 à 15 %
BerneBEChirurgiens habitués aux révisionsMoins cher d'environ 10 à 15 %
BienneBEChirurgiens habitués aux révisionsMoins cher d'environ 10 à 15 %
ThouneBERévisions simples, cas complexes en ville voisineMoins cher d'environ 10 à 15 %
SoleureSORévisions simples, cas complexes en ville voisineMoins cher d'environ 10 à 15 %
BâleBSChirurgiens habitués aux révisionsMoins cher d'environ 5 à 15 %
AarauAGChirurgiens habitués aux révisionsMoins cher d'environ 5 à 15 %
BadenAGChirurgiens habitués aux révisionsMoins cher d'environ 0 à 10 %
ZurichZHChirurgiens habitués aux révisionsMoins cher d'environ 0 à 5 %
WinterthourZHChirurgiens habitués aux révisionsMoins cher d'environ 0 à 10 %
ZougZGChirurgiens habitués aux révisionsMoins cher d'environ 0 à 10 %
LucerneLUChirurgiens habitués aux révisionsMoins cher d'environ 10 à 15 %
Saint-GallSGChirurgiens habitués aux révisionsMoins cher d'environ 15 à 20 %
FrauenfeldTGRévisions simples, cas complexes en ville voisineMoins cher d'environ 5 à 15 %
CoireGRChirurgiens habitués aux révisionsMoins cher d'environ 5 à 20 %
LuganoTIChirurgiens habitués aux révisionsMoins cher d'environ 10 à 15 %
BellinzoneTIRévisions simples, cas complexes en ville voisineMoins cher d'environ 10 à 15 %
LocarnoTIRévisions simples, cas complexes en ville voisineMoins cher d'environ 10 à 15 %

Ces écarts concernent les révisions esthétiques à la charge de la patiente. Le détail figure sur notre page prix du changement de prothèse.

Huit grandes villes comparées

La chirurgie de révision dans les grandes villes (tendances)
VilleOffre privéeHôpital universitaire ou cantonal
GenèveTrès largeHôpitaux universitaires
LausanneTrès largeCentre hospitalier universitaire
BerneLargeHôpital universitaire
BâleLargeHôpital universitaire
ZurichTrès largeHôpital universitaire
LucerneLargeHôpital cantonal
Saint-GallBonneHôpital cantonal
LuganoBonneHôpital régional

Habiter loin d'un spécialiste

Pour un simple remplacement, un chirurgien proche de chez vous convient généralement. Pour une révision complexe, il peut valoir la peine de se déplacer vers un chirurgien très expérimenté. Regroupez les rendez-vous, demandez un premier avis sur photos et documents, prévoyez une nuit sur place si nécessaire, et voyez quels contrôles peuvent se faire près de chez vous. L'imagerie de suivi peut être réalisée dans votre région.

Retourner chez le chirurgien d'origine

Revenir chez le chirurgien qui a posé les prothèses présente des avantages : il connaît votre dossier, le modèle et le plan, et peut parfois proposer des conditions particulières en cas de complication précoce. Mais vous êtes libre de consulter un autre chirurgien, par exemple si vous avez déménagé, si vous souhaitez un regard différent, ou si la révision est complexe. Dans ce cas, demandez une copie de votre dossier.

Le prix relatif d'une révision

Prix relatif (base 100 : augmentation par prothèses)
InterventionIndice relatifCommentaire
Remplacement simple90 à 110Même loge, nouvelles prothèses
Remplacement avec capsulectomie120 à 150Coque ou rupture
Changement de plan120 à 160Nouvelle loge
Changement avec lifting150 à 190Poitrine descendue
Explantation simple60 à 90Sans remplacement
Explantation avec lifting et lipofilling130 à 180Poitrine sans implant

Ces indices sont cohérents avec ceux de notre page sur l'augmentation mammaire.

Choisir son chirurgien

  • Titre de spécialiste en chirurgie plastique, reconstructive et esthétique, vérifiable sur MedReg.
  • Expérience régulière de la chirurgie de révision, y compris des cas complexes.
  • Bilan complet avant de proposer un geste.
  • Présentation honnête des options, y compris le retrait sans remplacement.
  • Explication claire de la prise en charge et des garanties.
  • Photos de résultats de révisions à distance.

Une révision complexe mérite un chirurgien qui en pratique souvent ; n'hésitez pas à lui demander combien de révisions il réalise chaque année.

Ce qui rassure avant une révision

Les patientes citent souvent les mêmes éléments rassurants : un bilan d'imagerie clair, un chirurgien qui explique ce qu'il fera selon ce qu'il découvrira au bloc, la présentation honnête de toutes les options, un devis détaillé, et un numéro joignable après l'intervention. Savoir que la prothèse et la capsule seront analysées et que le suivi est organisé contribue aussi à la sérénité.

Pourquoi l'expérience compte particulièrement

Une révision demande des décisions que l'on ne rencontre pas lors d'une première pose : jusqu'où retirer la capsule, comment gérer des tissus amincis, comment corriger un pli déplacé, comment éviter une récidive de coque, quand préférer deux temps. Un chirurgien qui réalise régulièrement des révisions a développé ces réflexes et sait adapter son geste à ce qu'il découvre au bloc. N'hésitez pas à lui demander son expérience et à voir des résultats de révisions comparables à la vôtre.

Le second avis

Un second avis est particulièrement utile en chirurgie de révision : les options sont nombreuses, et deux chirurgiens peuvent proposer des stratégies différentes, par exemple garder ou retirer la capsule, changer de plan ou non, associer un lifting. Apportez votre imagerie, vos documents et vos questions. Comparez les raisonnements, pas seulement les devis.

Lire des photos de révisions

Pour juger de l'expérience d'un chirurgien en révision, demandez à voir des photos avant et après de situations proches de la vôtre : coque, rupture, réduction de volume, explantation avec lifting. Les photos doivent être prises dans les mêmes conditions et à distance de l'intervention, idéalement après six mois à un an. Méfiez-vous des photos prises juste après l'opération ou dans des conditions différentes.

Comparer plusieurs propositions

En chirurgie de révision, deux chirurgiens peuvent proposer des stratégies différentes pour une même situation : l'un garde la capsule, l'autre la retire ; l'un change de plan, l'autre non ; l'un propose un lifting, l'autre un lipofilling. Comparez les raisonnements, les risques expliqués, les résultats montrés, le nombre d'interventions prévues et le coût total, plutôt que le seul prix. Demandez à chacun pourquoi il ne propose pas l'option de l'autre.

Le consentement éclairé

Avant l'intervention, vous recevez une information écrite sur le geste prévu, les alternatives, les risques propres à une révision, dont la récidive de coque et les résidus de gel, et les suites. Elle précise aussi ce qui pourrait changer au bloc selon l'état de la capsule et des tissus. Lisez-la chez vous et posez vos questions.

Lire un devis de révision

Ce que doit préciser le devis
ÉlémentÀ vérifier
Geste principalRemplacement, capsulectomie, changement de plan
Nouvelles prothèsesModèle, volume, surface, garantie
Gestes associésLifting, lipofilling, matrice
Analyse au laboratoireCapsule, liquide
Anesthésie et cliniqueDurée, nuit éventuelle
Participation de la garantieMontant déduit ou non
Contrôles et retoucheNombre inclus, conditions

Le budget au-delà du devis

Au prix de l'intervention s'ajoutent l'imagerie, parfois une IRM non prise en charge, les soutiens-gorge de maintien, les médicaments, les éventuels jours de congé non payés et les trajets. Une participation de la garantie du fabricant ou de l'assurance pour la partie liée à une complication peut réduire le coût. Raisonnez aussi sur le long terme : de nouvelles prothèses demandent un suivi, et une nouvelle révision dans le futur reste possible.

Acompte, report et annulation

Un acompte est souvent demandé à la réservation de la date, notamment parce que les nouvelles prothèses sont commandées. Renseignez-vous sur les conditions de report et d'annulation, et sur la façon dont une éventuelle participation de la garantie ou de l'assurance sera déduite. Faites tout confirmer par écrit.

Choisir le bon moment

Sauf complication qui impose d'agir vite, comme une infection ou un hématome, la révision peut être programmée au moment qui vous convient. Évitez les périodes de grossesse et d'allaitement, attendez au moins six mois après le sevrage, et choisissez une période où vous pourrez vous reposer et éviter les efforts pendant quelques semaines. Pour une rupture silencieuse, quelques mois d'attente ne posent généralement pas de problème.

Consulter dans sa langue

Pour comprendre des options parfois complexes, il est important de consulter dans une langue que l'on maîtrise. En Suisse romande, tout se déroule en français. Dans les grandes villes alémaniques, de nombreux chirurgiens reçoivent en français ou en anglais ; au Tessin, en italien. Demandez un compte rendu écrit des options proposées.

Décider en cinq étapes

  • 1. Identifier ce qui vous gêne ou vous inquiète.
  • 2. Faire un bilan complet, avec imagerie.
  • 3. Comprendre les options : remplacement, capsulectomie, changement de plan, lifting, retrait.
  • 4. Vérifier la prise en charge possible et les garanties.
  • 5. Choisir un chirurgien expérimenté et le bon moment.

Les erreurs à éviter

  • Changer des prothèses qui vont bien uniquement parce qu'elles ont dix ans.
  • Négliger un gonflement tardif ou une déformation.
  • Perdre la carte de prothèse et les comptes rendus.
  • Choisir un volume encore plus grand sans vérifier l'état des tissus.
  • Réduire fortement le volume sans envisager un lifting.
  • Fixer la date avant d'avoir la réponse de la caisse ou de la garantie.
  • Continuer à fumer.

Le parcours type

  • Constat d'un problème ou contrôle de routine.
  • Consultation et bilan clinique.
  • Imagerie : échographie, IRM, mammographie selon l'âge.
  • Plan de révision et devis, demande de prise en charge ou de garantie si nécessaire.
  • Préparation : arrêt du tabac, organisation.
  • Intervention, souvent en ambulatoire ou avec une nuit.
  • Contrôles la première année, puis suivi régulier des prothèses.

Ce qu'une révision ne fait pas

  • Elle ne rend pas les prothèses éternelles.
  • Elle ne supprime pas tout risque de nouvelle coque.
  • Elle ne retire pas toujours tout le gel d'une rupture ancienne.
  • Elle ne rend pas aux tissus leur qualité d'origine.
  • Elle ne dispense pas du dépistage du cancer du sein.

Glossaire

  • Révision : nouvelle intervention sur des prothèses en place.
  • Capsule : membrane fibreuse formée autour de la prothèse.
  • Coque : épaississement et rétraction de la capsule.
  • Capsulectomie : retrait de la capsule.
  • Capsulotomie : incision de la capsule.
  • Capsulorraphie : resserrement de la capsule.
  • Rupture intracapsulaire : gel contenu dans la capsule.
  • Rupture extracapsulaire : gel sorti de la capsule.
  • Siliconome : nodule formé autour du gel migré.
  • Explantation : retrait sans remplacement.

Repères en chiffres

Le changement de prothèse en quelques repères
RepèreValeur habituelle
Durée de l'interventionUne à trois heures
HospitalisationAmbulatoire ou une nuit
Reprise du travail de bureauUne à deux semaines
Soutien-gorge de maintienQuatre à six semaines
Sport intenseSix à huit semaines
Forme définitiveTrois mois à un an
Contrôle des prothèsesTous les un à deux ans

L'essentiel à retenir

  • On change des prothèses quand il y a une raison, pas à date fixe.
  • Le bilan repose sur l'examen et l'imagerie, souvent l'IRM.
  • La révision peut inclure le retrait de la capsule, un changement de plan, un lifting ou un lipofilling.
  • Le retrait sans remplacement est toujours possible.
  • La prise en charge dépend du motif ; les garanties des fabricants peuvent aider.
  • Un suivi régulier reste nécessaire après chaque révision.

Une décision qui vous appartient

Garder, changer ou retirer ses prothèses est une décision personnelle, qui doit tenir compte de votre santé, de vos inquiétudes, de vos souhaits esthétiques et de votre projet de vie. Un bilan complet et l'avis d'un chirurgien expérimenté permettent de décider sereinement, sans précipitation lorsque la situation le permet. Il n'y a pas de bonne réponse unique : seulement la réponse qui vous convient, aujourd'hui.

Un dernier conseil

Si vous portez des prothèses, la meilleure attitude est celle d'une vigilance sereine : ni inquiétude permanente, ni oubli complet. Gardez vos documents, faites contrôler vos prothèses régulièrement, consultez sans attendre si quelque chose change, et rappelez-vous que plusieurs options existent le jour où une révision sera nécessaire ou souhaitée : remplacement, modification du volume, lifting, lipofilling ou retrait. Un chirurgien expérimenté vous aidera à choisir celle qui vous convient, au moment qui vous convient le mieux, sans aucune précipitation ni pression extérieure.

Le message à retenir

Des prothèses mammaires qui vont bien peuvent rester en place, sous surveillance. Celles qui posent un problème, ou qui ne correspondent plus à vos souhaits, peuvent être changées ou retirées, au moyen d'une chirurgie de révision bien planifiée. Gardez vos documents, faites contrôler vos prothèses régulièrement, consultez sans attendre en cas de changement, et choisissez un chirurgien expérimenté pour toute révision.

Après la révision : un nouveau départ

Une fois la révision réalisée et la convalescence terminée, beaucoup de femmes décrivent un nouveau départ : une poitrine de nouveau souple et confortable, un volume adapté à leur vie actuelle, ou la sérénité d'avoir réglé une inquiétude. Le suivi régulier des nouvelles prothèses, ou le dépistage habituel après une explantation, devient alors la seule contrainte. Garder ses documents, faire ses contrôles et consulter en cas de changement permettent de profiter durablement du résultat.

Comment nous vous accompagnons

Medespoir Suisse vous aide à faire le point sur vos prothèses, à comprendre les options et à trouver un chirurgien plasticien expérimenté en révision, dans votre région et votre langue. Un premier avis sur photos et informations sur vos prothèses permet d'orienter le bilan.

Obtenir un premier avis

Un premier avis, à partir de photos, de l'année de pose, du type de prothèses si vous le connaissez et de ce qui vous gêne, permet d'orienter le bilan et de savoir si une consultation rapide est nécessaire. Il ne remplace pas l'examen et l'imagerie. Medespoir Suisse peut vous aider à obtenir ce premier avis et à trouver un chirurgien expérimenté en révision, gratuitement et sans engagement.

Pour conclure

Changer ses prothèses mammaires n'est ni une obligation à date fixe, ni une intervention anodine. C'est une chirurgie de révision, qui demande un bilan précis, un chirurgien expérimenté et une réflexion sur vos souhaits actuels, qui ont pu évoluer depuis la première intervention. Bien préparée, elle traite efficacement les complications et permet d'adapter la poitrine à votre corps et à votre vie d'aujourd'hui. Pour aller plus loin, consultez nos pages sur l'augmentation mammaire et l'explantation avec lifting.

Pour aller plus loin

Le budget

Les écarts de prix entre villes et cantons, la décomposition du devis et les leviers d'économie sont détaillés sur notre page Changement de prothèses mammaires : prix en Suisse.

Interventions proches

Interventions combinées

Nos guides

100 questions sur le changement de prothèse mammaire

Les réponses aux questions les plus fréquentes sur le changement de prothèses mammaires en Suisse.

Quand changer ses prothèses

Faut-il changer ses prothèses tous les dix ans ? Non. Il n'existe pas de date de péremption fixe. Des prothèses qui vont bien, sans symptôme et avec un examen normal, peuvent rester en place. On les change lorsqu'un problème apparaît, comme une coque ou une rupture, ou lorsque vous souhaitez modifier le résultat. Le risque de complication augmente toutefois avec les années, d'où l'intérêt d'un suivi régulier.

Quels sont les principaux motifs de changement ? Les plus fréquents sont la coque, la rupture de l'enveloppe, le souhait de changer de volume, la descente de la poitrine autour des prothèses, le déplacement d'un implant, les ondulations visibles, l'asymétrie, et l'inquiétude liée à une alerte sanitaire ou à des symptômes généraux. Plusieurs motifs coexistent souvent.

Mes prothèses ont vingt ans : dois-je les changer ? Pas forcément, mais des prothèses de cet âge méritent un contrôle attentif, car le risque de rupture silencieuse augmente avec le temps, en particulier pour les anciennes générations. Un examen clinique et une IRM permettent de vérifier leur état. Si elles sont intactes et que le résultat vous convient, vous pouvez décider de les garder sous surveillance.

Comment savoir si ma prothèse est rompue ? Une rupture est souvent silencieuse. Elle peut parfois se manifester par un changement de forme ou de volume, un durcissement, une douleur, de petites boules ou un ganglion sous le bras. L'examen de référence pour la confirmer est l'IRM ; l'échographie est aussi utile. Consultez si vous constatez un changement.

Une prothèse rompue est-elle dangereuse ? Avec les gels cohésifs actuels, une rupture n'est généralement pas une urgence : le gel reste le plus souvent contenu dans la capsule. Il est toutefois recommandé de retirer la prothèse dans un délai raisonnable, car le gel peut migrer hors de la capsule avec le temps et provoquer des nodules ou une inflammation. Les anciennes prothèses, notamment certaines prothèses défectueuses retirées du marché, justifient une attention particulière.

Qu'est-ce que la coque ? C'est l'épaississement et la rétraction de la capsule naturelle qui entoure toute prothèse. Le sein devient ferme, puis dur, parfois déformé, rond et haut, et peut devenir douloureux. Les chirurgiens la classent en stades selon sa gravité. Les stades avancés justifient souvent un changement de prothèse avec retrait de la capsule.

La coque peut-elle se traiter sans chirurgie ? Non, aucun traitement médical ne fait disparaître une coque installée. Les massages ou certains médicaments ont été proposés sans efficacité démontrée. Une coque gênante se traite chirurgicalement, par le retrait de la capsule et le changement de la prothèse.

Changer de volume est-il un motif valable ? Oui, c'est même l'un des motifs les plus fréquents. Certaines femmes souhaitent plus de volume, d'autres moins, souvent après des grossesses, un changement de poids ou simplement avec le temps. Réduire le volume peut nécessiter un lifting si la peau a été étirée.

Ma poitrine est tombée autour de mes prothèses : que faire ? Avec le temps, la glande et la peau peuvent descendre devant la prothèse, créant parfois un double contour. La correction associe souvent un lifting au changement ou au repositionnement de la prothèse. Voir notre page sur le changement de prothèses avec lifting.

Qu'est-ce qu'une double bulle ? C'est un double contour visible sous le sein, lorsque la prothèse descend sous le pli naturel ou que la glande glisse devant une prothèse restée haute. Sa correction dépend de sa cause : repositionnement du pli, changement de plan, lifting.

Les ondulations visibles justifient-elles un changement ? Si elles vous gênent, oui. Les plis ou ondulations d'une prothèse visibles sous la peau peuvent être corrigés par un changement de plan, une prothèse différente, un lipofilling de couverture ou, dans certains cas, un renfort interne.

Une prothèse peut-elle se déplacer ? Oui. Elle peut descendre trop bas, glisser vers l'aisselle ou vers le centre, ou tourner s'il s'agit d'une prothèse anatomique. Ces déplacements se corrigent par une révision, en resserrant la loge, en changeant de plan ou de modèle.

Faut-il changer ses prothèses en cas d'alerte sanitaire ? Cela dépend de l'alerte. Pour certaines prothèses défectueuses, comme celles d'un fabricant frauduleux retirées du marché en 2010, le retrait était recommandé. Pour les prothèses texturées associées au lymphome rare, les autorités ne recommandent pas de retrait préventif sans symptôme, mais une surveillance. Suivez les recommandations de Swissmedic et de votre chirurgien.

Les prothèses texturées doivent-elles être retirées ? Non, pas systématiquement. Le lymphome associé à ces prothèses est rare, et les autorités ne recommandent pas de les retirer à titre préventif chez une femme sans symptôme. Un suivi est conseillé, et tout gonflement tardif d'un sein doit faire consulter. Certaines femmes choisissent néanmoins de les changer par précaution, après discussion avec le chirurgien.

Les symptômes généraux justifient-ils un retrait ? Certaines femmes décrivent une fatigue, des douleurs ou d'autres symptômes qu'elles attribuent à leurs prothèses. Le lien n'est pas démontré, mais ces plaintes doivent être évaluées sérieusement, en recherchant d'autres causes. Si la patiente le souhaite, un retrait avec ou sans remplacement peut être proposé, après une information honnête.

Peut-on garder ses prothèses toute sa vie ? Certaines femmes gardent leurs prothèses plusieurs décennies sans problème. Mais la probabilité d'une intervention de révision au cours de la vie est élevée. Un suivi régulier permet de garder des prothèses tant qu'elles vont bien et d'intervenir au bon moment.

Une grossesse impose-t-elle un changement ? Non. Une grossesse ne nécessite pas de changer les prothèses. Elle peut toutefois modifier la poitrine, et certaines femmes souhaitent ensuite une révision pour corriger une descente ou modifier le volume, en général six mois après le sevrage.

La ménopause modifie-t-elle le résultat ? Souvent. La glande diminue, la peau se relâche, et la prothèse peut devenir plus perceptible ou paraître plus basse. C'est une période où certaines femmes choisissent de réduire le volume, d'ajouter un lifting ou de retirer leurs prothèses.

Une seule prothèse peut-elle être changée ? Oui, si le problème ne touche qu'un côté. Mais il est souvent conseillé de changer les deux, pour garder la symétrie et parce que l'autre prothèse a le même âge. La décision se prend avec le chirurgien.

Combien de temps durent les nouvelles prothèses ? Les prothèses actuelles sont plus durables que les anciennes générations, mais aucune n'est éternelle. On ne peut pas prévoir exactement leur durée de vie ; un suivi régulier reste nécessaire après chaque changement.

Mes seins sont devenus durs : est-ce une coque ? Un durcissement progressif d'un ou des deux seins, avec une forme plus ronde et plus haute, évoque souvent une coque. D'autres causes existent, comme une rupture ou une accumulation de liquide. Un examen et une échographie permettent de faire la différence.

Une coque peut-elle n'apparaître que d'un côté ? Oui, c'est fréquent. Elle crée alors une asymétrie de forme et de fermeté entre les deux seins. Le chirurgien décide avec vous s'il faut traiter un seul côté ou les deux.

Un sein qui gonfle des années après la pose est-il grave ? Un gonflement tardif, souvent dû à une accumulation de liquide autour de la prothèse, doit toujours être exploré par échographie et ponction. Le plus souvent, la cause est bénigne, mais il faut écarter un lymphome rare associé aux prothèses.

Les anciennes prothèses défectueuses doivent-elles être retirées ? Pour les prothèses défectueuses retirées du marché il y a une quinzaine d'années, en raison d'un gel non conforme, le retrait a été recommandé, car elles se rompent plus souvent et le gel peut être irritant. Si vous en portez encore, consultez sans attendre.

Une prothèse peut-elle se retourner ? Une prothèse ronde peut tourner sans conséquence. Une prothèse anatomique qui tourne déforme le sein, avec un volume mal placé. La correction passe par une révision, parfois avec un changement pour une prothèse ronde.

Pourquoi mes prothèses se voient-elles plus avec l'âge ? Avec le temps, la glande et la graisse diminuent et la peau s'affine, en particulier après la ménopause ou une perte de poids. La couverture de la prothèse devient plus mince et ses bords plus visibles. Un lipofilling, un changement de plan ou une prothèse plus petite peuvent améliorer l'aspect.

Les prothèses gênent-elles le sport avec l'âge ? Des prothèses volumineuses peuvent devenir plus gênantes avec les années, en particulier pour la course. Certaines femmes choisissent de réduire le volume pour plus de confort. Les prothèses placées sous le muscle peuvent aussi bouger lors des exercices des pectoraux.

Faut-il un contrôle même sans symptôme ? Oui. Un contrôle clinique régulier, au moins tous les un à deux ans, et une imagerie en cas de doute permettent de détecter une rupture silencieuse ou une coque débutante. Ce suivi s'ajoute au dépistage habituel du cancer du sein.

Peut-on changer de chirurgien pour la révision ? Oui, vous êtes libre de choisir. Apportez le compte rendu opératoire, la carte de prothèse et vos examens. Le nouveau chirurgien peut aussi contacter le chirurgien d'origine pour obtenir des informations.

Une révision peut-elle corriger un premier résultat raté ? Souvent oui. Une prothèse mal positionnée, un volume inadapté, une asymétrie ou une forme insatisfaisante peuvent être améliorés par une révision bien planifiée. Les possibilités dépendent de l'état des tissus.

Le bilan avant l'intervention

Quels examens faut-il avant un changement ? Un examen clinique, une échographie et souvent une IRM pour vérifier l'état des prothèses et rechercher une rupture ou du gel hors de la capsule. Selon l'âge, une mammographie fait partie du bilan. En cas de liquide autour de la prothèse, une ponction avec analyse est réalisée.

Pourquoi une IRM ? L'IRM est l'examen le plus précis pour vérifier l'intégrité d'une prothèse en silicone et localiser du gel sorti de l'enveloppe ou de la capsule. Elle aide le chirurgien à planifier l'intervention, notamment le retrait de la capsule.

Faut-il connaître le modèle de ses prothèses ? C'est très utile. La carte de prothèse ou le compte rendu opératoire indiquent le fabricant, le modèle, le volume, la surface et le plan de pose. Si vous ne les avez plus, demandez-les à la clinique ou au chirurgien d'origine. Sans ces informations, le chirurgien s'adapte, mais la planification est moins précise.

Que faire si je n'ai plus aucun document ? Le chirurgien peut souvent déduire le type de prothèse et le plan de pose par l'examen et l'imagerie. Pendant l'intervention, la prothèse retirée révèle sa marque et son modèle. Contactez tout de même la clinique d'origine, qui conserve parfois le dossier pendant de nombreuses années.

Faut-il analyser la capsule ? Lorsque la capsule est retirée, elle est généralement envoyée au laboratoire, en particulier en cas d'épaississement, de liquide ou de prothèses texturées, pour rechercher une anomalie. Cette analyse est presque toujours normale.

Faut-il une consultation chez un autre chirurgien que celui d'origine ? Pas forcément. Le chirurgien d'origine connaît votre dossier, ce qui est un avantage. Mais vous pouvez consulter un autre chirurgien, en particulier si vous avez déménagé, si vous souhaitez un second avis ou si la révision est complexe. Apportez tous vos documents.

Le chirurgien peut-il prévoir exactement le geste ? Il établit un plan précis, mais certains éléments ne se découvrent qu'au bloc : épaisseur de la capsule, état exact de la prothèse, quantité de gel à retirer. Il vous explique les options possibles et ce qu'il fera selon ce qu'il trouvera.

Les prothèses en sérum physiologique se changent-elles différemment ? Une prothèse en sérum physiologique rompue se dégonfle visiblement, sans danger, le sérum étant résorbé par le corps. Le changement est en général plus simple, sans gel à retirer. Il peut être l'occasion de passer à une prothèse en silicone si vous le souhaitez.

Les prothèses anciennes contiennent-elles un gel différent ? Oui. Les prothèses des premières générations avaient une enveloppe plus fine et un gel plus liquide, qui pouvait suinter à travers l'enveloppe ou se répandre en cas de rupture. Les prothèses actuelles ont une enveloppe renforcée et un gel cohésif. C'est une raison de contrôler attentivement des prothèses très anciennes.

Peut-on poser les nouvelles prothèses dans la même loge ? Si la loge et la capsule sont saines et que la nouvelle prothèse a des dimensions proches, c'est possible. Si la prothèse change de taille, de forme ou de plan, ou si la capsule est pathologique, le chirurgien modifie ou crée une nouvelle loge.

Le changement améliore-t-il une coque douloureuse ? Dans la grande majorité des cas, oui. Le retrait de la capsule épaissie et le remplacement de la prothèse soulagent la douleur et redonnent de la souplesse au sein. Une récidive reste possible, ce que le chirurgien vous explique.

Peut-on faire un changement sous anesthésie locale ? Rarement. Un changement de prothèse, surtout avec capsulectomie, se fait sous anesthésie générale. Seules certaines petites retouches peuvent être réalisées sous anesthésie locale.

Le changement de prothèse laisse-t-il de nouvelles cicatrices ? En général non, l'ancienne cicatrice est réutilisée et souvent améliorée. De nouvelles cicatrices apparaissent seulement si un lifting est associé ou si une voie d'abord différente est nécessaire.

Combien de changements peut-on faire au cours de la vie ? Il n'y a pas de limite fixe, mais chaque intervention modifie un peu les tissus. Après plusieurs révisions, la peau peut s'amincir et les résultats devenir moins prévisibles. Choisir des volumes raisonnables limite le nombre de révisions nécessaires.

Faut-il changer les deux prothèses si une seule est rompue ? Ce n'est pas obligatoire, mais c'est souvent conseillé : l'autre prothèse a le même âge et le même risque, et changer les deux permet de garder la symétrie de volume et de forme. La décision se prend avec le chirurgien.

Le changement de prothèse est-il douloureux à long terme ? Non. Après la convalescence, la poitrine redevient confortable. Les douleurs liées à une coque disparaissent généralement après le retrait de la capsule.

Peut-on garder une prothèse rompue ? Certaines femmes choisissent de ne pas opérer immédiatement une rupture silencieuse, notamment avec les gels cohésifs. Il est toutefois recommandé de la faire retirer dans un délai raisonnable, après discussion avec le chirurgien, pour éviter la migration du gel hors de la capsule.

Les options

Quelles sont les options lors d'un changement ? Remplacer simplement la prothèse par une nouvelle, retirer partiellement ou totalement la capsule, changer de plan de pose, modifier le volume ou la forme, associer un lifting ou un lipofilling, ou retirer définitivement les prothèses. Le chirurgien combine ces options selon votre situation.

Qu'est-ce qu'une capsulectomie ? C'est le retrait de la capsule fibreuse formée autour de la prothèse. Elle peut être partielle ou totale. Elle est indiquée en cas de coque, de rupture avec gel dans la capsule, de capsule épaissie ou calcifiée, ou de suspicion d'anomalie. Elle rend l'intervention un peu plus longue et peut augmenter le saignement.

La capsule doit-elle toujours être retirée ? Non. Une capsule fine et souple, sans coque ni gel, peut être laissée en place ou simplement incisée pour agrandir la loge. Le retrait total est réservé aux situations qui le justifient. Le chirurgien choisit selon l'état de la capsule et les recommandations actuelles.

Qu'est-ce qu'une capsulectomie en bloc ? C'est le retrait de la prothèse et de sa capsule d'un seul tenant, sans ouvrir la capsule. Elle est recommandée notamment en cas de suspicion de lymphome associé aux prothèses. Elle n'est pas toujours possible ni nécessaire ; elle se discute selon la situation.

Pourquoi changer de plan de pose ? Passer d'une position devant le muscle à une position derrière, ou l'inverse, peut traiter une coque, réduire les ondulations visibles, corriger une déformation à la contraction du muscle ou améliorer la couverture. Le nouveau plan offre aussi des tissus neufs, ce qui réduit le risque de récidive de coque.

Peut-on réduire le volume lors du changement ? Oui. Passer à une prothèse plus petite allège la poitrine et réduit les contraintes sur les tissus. Si la peau a été étirée par une grande prothèse, un lifting est souvent nécessaire pour éviter une poitrine vide et tombante.

Peut-on augmenter le volume ? Oui, si la peau et les tissus le permettent. Le chirurgien vérifie la largeur de la base du sein et l'épaisseur des tissus, car un volume trop important augmente le risque de complications futures.

Peut-on passer à des prothèses d'une autre forme ? Oui, par exemple d'une prothèse anatomique à une ronde, ou d'une surface texturée à une surface lisse. Le chirurgien adapte la loge à la nouvelle prothèse, parfois en la resserrant par des points internes.

Le lifting est-il souvent associé ? Assez souvent, surtout lorsque la poitrine est descendue ou que le volume est réduit. Il remonte l'aréole et retire l'excès de peau. Voir notre page sur le changement de prothèses avec lifting.

Le lipofilling peut-il compléter le changement ? Oui, pour couvrir les bords de la nouvelle prothèse, améliorer le décolleté ou remplir une poitrine après réduction du volume. Voir notre page sur le lipofilling des seins.

Peut-on retirer les prothèses sans les remplacer ? Oui, c'est l'explantation. Après le retrait, la poitrine peut paraître vide ou relâchée ; un lifting et un lipofilling peuvent lui redonner forme. Voir notre page sur l'explantation avec lifting.

Qu'est-ce qu'une matrice de renfort ? Dans certaines révisions complexes, avec des tissus très fins ou des récidives de coque ou de déplacement, le chirurgien peut placer une matrice biologique ou synthétique pour renforcer la couverture ou soutenir la prothèse. Elle augmente le coût et se discute au cas par cas.

Combien de temps faut-il attendre avant de changer une prothèse récente ? Pour une correction de forme ou de volume après une augmentation récente, il est conseillé d'attendre au moins six mois à un an, le temps que les tissus se stabilisent. Une complication comme un hématome, une infection ou un déplacement précoce peut nécessiter une intervention plus rapide.

Peut-on changer ses prothèses pendant la grossesse ? Non. Les interventions esthétiques ne sont pas réalisées pendant la grossesse et l'allaitement. Attendez au moins six mois après le sevrage, sauf urgence médicale.

Quels gestes peuvent être associés au changement ? Un lifting, un lipofilling, un resserrement de la loge, un abaissement ou une remontée du pli, une correction des aréoles, ou une liposuccion d'une autre zone. Le chirurgien construit un plan global selon vos souhaits et l'état des tissus.

Peut-on passer d'une prothèse à une poitrine naturelle progressivement ? Oui. Certaines femmes réduisent d'abord le volume de leurs prothèses, puis les retirent plus tard en les remplaçant par un lipofilling. D'autres retirent les prothèses et réalisent un lipofilling dans le même temps ou quelques mois après.

Le changement de plan est-il douloureux ? Passer devant le muscle est généralement moins douloureux. Passer derrière le muscle provoque une douleur plus marquée les premiers jours, comme lors d'une première pose sous le muscle.

L'intervention et la récupération

Combien de temps dure un changement de prothèse ? De une heure pour un simple remplacement à trois heures ou plus en cas de capsulectomie totale, de changement de plan ou de lifting associé. L'intervention se fait sous anesthésie générale.

Faut-il être hospitalisée ? Souvent en ambulatoire pour un simple remplacement ; une nuit peut être nécessaire en cas de capsulectomie importante, de lifting associé ou de drains.

Réutilise-t-on l'ancienne cicatrice ? Généralement oui, le plus souvent la cicatrice du pli sous le sein. Si la pose initiale avait été faite par l'aisselle ou l'aréole, le chirurgien peut préférer une voie par le pli pour mieux contrôler la capsule et la nouvelle prothèse.

La convalescence est-elle plus longue qu'une augmentation ? Elle est comparable pour un simple remplacement, un peu plus longue en cas de capsulectomie, de changement de plan vers l'arrière du muscle ou de lifting associé. La reprise du travail de bureau est souvent possible après une à deux semaines.

Faut-il des drains ? Ils sont souvent utilisés après une capsulectomie, qui laisse une surface plus large susceptible de saigner ou de produire du liquide. Ils sont retirés après un à quelques jours.

Combien de temps porter un soutien-gorge de maintien ? En général quatre à six semaines, jour et nuit au début, comme après une augmentation, parfois plus longtemps après un changement de plan ou une correction de déplacement.

Quand reprendre le sport ? La marche dès les premiers jours, le sport doux après trois semaines, le sport intense après six semaines environ, davantage pour les pectoraux si la prothèse est passée sous le muscle.

Quand voit-on le résultat définitif ? Après trois à six mois, une fois le gonflement disparu et la prothèse stabilisée. Si un lifting est associé, la forme continue d'évoluer jusqu'à un an.

La douleur est-elle importante ? Elle est généralement modérée, comparable à celle d'une augmentation, un peu plus marquée en cas de capsulectomie ou de passage sous le muscle. Beaucoup de femmes souffrant d'une coque douloureuse sont soulagées après l'intervention.

Peut-on dormir sur le ventre ? Après quatre à six semaines en général. Dormez d'abord sur le dos, buste légèrement surélevé.

Risques

Les risques sont-ils plus élevés que pour une première pose ? Un peu, car les tissus ont été modifiés par la première intervention, la capsule et le temps. Les risques principaux sont l'hématome, l'infection, la récidive de coque, l'asymétrie, les troubles de la sensibilité et les problèmes de cicatrisation, notamment en cas de lifting associé.

La coque peut-elle récidiver ? Oui, une récidive est possible, surtout si les causes initiales persistent. Le retrait de la capsule, le changement de plan, une prothèse de surface adaptée et des précautions strictes d'asepsie réduisent ce risque.

La capsulectomie est-elle risquée ? Elle est plus longue et peut provoquer davantage de saignement, notamment lorsque la capsule adhère aux côtes ou au muscle. Rarement, une lésion de la plèvre peut survenir lors du retrait d'une capsule très adhérente. Le chirurgien adapte l'étendue du retrait au bénéfice attendu.

Le gel peut-il rester dans les tissus ? En cas de rupture ancienne, du gel peut avoir migré dans les tissus ou les ganglions de l'aisselle. Le chirurgien en retire le maximum, mais il est parfois impossible de tout enlever sans abîmer les tissus. Ces résidus sont généralement bien tolérés et surveillés.

Quels signes doivent faire appeler ? Un sein qui gonfle brutalement et devient douloureux, de la fièvre, une rougeur qui s'étend, un écoulement par la cicatrice, une aréole qui change de couleur après un lifting, ou un essoufflement, une douleur thoracique ou un mollet gonflé.

Le risque d'infection est-il plus élevé ? Légèrement, notamment en cas de capsulectomie ou de matrice de renfort. Les précautions d'asepsie, les antibiotiques et parfois des drains réduisent ce risque. Une infection autour d'une prothèse peut nécessiter son retrait temporaire.

La sensibilité peut-elle diminuer ? Une modification de la sensibilité de l'aréole est possible, surtout en cas de lifting ou de prothèse plus volumineuse. Elle revient souvent en quelques mois.

Le résultat est-il garanti ? Aucun chirurgien ne peut garantir un résultat. Une révision améliore la grande majorité des situations, mais il peut persister une légère asymétrie ou une imperfection, liée à l'état des tissus après des années de prothèse.

Que faire avant l'intervention ? Arrêter de fumer, faire les examens demandés, arrêter certains médicaments sur avis médical, acheter des soutiens-gorge de maintien, préparer la maison et organiser l'aide pour les premiers jours.

Peut-on reprendre le travail rapidement ? Pour un travail de bureau, souvent après une semaine pour un simple remplacement, une à deux semaines en cas de capsulectomie ou de lifting. Les métiers physiques demandent trois à six semaines.

Quand peut-on conduire ? Généralement après une à deux semaines, lorsque les mouvements du volant et la ceinture ne sont plus douloureux et que vous ne prenez plus d'antidouleurs qui provoquent de la somnolence.

Faut-il prévenir son gynécologue ? Oui, pour qu'il en tienne compte lors des examens et du dépistage. Transmettez-lui le compte rendu opératoire, la nouvelle carte de prothèse et l'analyse de la capsule si elle a été faite.

Faut-il conserver l'ancienne prothèse ? La prothèse retirée est souvent conservée ou envoyée au fabricant si une garantie est activée. Vous pouvez demander à la récupérer selon les règles de l'établissement. Notez en tout cas son modèle et son état.

La nouvelle carte de prothèse est-elle importante ? Oui. Conservez-la avec l'ancienne, ainsi que le compte rendu opératoire. Ces documents sont indispensables pour le suivi, une éventuelle alerte sanitaire ou une future intervention.

Le lymphome associé aux prothèses est-il fréquent ? Non, il est rare. Il concerne surtout les prothèses à surface fortement texturée et se manifeste généralement par un gonflement tardif d'un sein. Diagnostiqué tôt, il se guérit dans la grande majorité des cas par le retrait de la prothèse et de toute la capsule.

Que faire en cas de doute sur mes prothèses ? Consultez votre chirurgien ou un chirurgien plasticien, même sans symptôme important. Un examen clinique et, si besoin, une imagerie permettent de faire le point et de décider s'il faut agir ou simplement surveiller.

Prise en charge et organisation en Suisse

Le changement de prothèse est-il remboursé ? Une augmentation esthétique et son changement sont en principe à la charge de la patiente. Le traitement de certaines complications, comme une rupture, une infection ou une coque douloureuse, peut toutefois faire l'objet d'une prise en charge partielle par l'assurance, au cas par cas ; la nouvelle prothèse esthétique reste généralement à votre charge. En reconstruction après cancer, le changement est pris en charge. Demandez une décision écrite à votre caisse avant l'intervention.

Les garanties des fabricants couvrent-elles le changement ? Certaines garanties prévoient le remplacement gratuit de la prothèse rompue, parfois une participation aux frais chirurgicaux pendant un certain nombre d'années. Les conditions varient ; votre chirurgien peut faire la démarche si vous avez les références de vos prothèses.

Combien coûte un changement de prothèse ? Le prix dépend du geste : simple remplacement, capsulectomie, changement de plan, lifting, lipofilling, matrice de renfort. Nous l'exprimons en indices relatifs sur notre page de prix. Comparez des devis qui précisent clairement chaque geste.

Que doit préciser le devis ? Le geste prévu, le retrait de la capsule ou non, le plan de pose, les nouvelles prothèses avec leur modèle et leur garantie, les gestes associés, l'anesthésie, la clinique, l'analyse de la capsule, les contrôles et les conditions de retouche.

Où faire changer ses prothèses en Suisse ? Des chirurgiens plasticiens pratiquent la chirurgie de révision dans la plupart des villes : Genève, Lausanne, Berne, Bâle, Zurich, Lucerne, Saint-Gall, Lugano et de nombreuses villes moyennes. Pour les révisions complexes, choisissez un chirurgien qui en pratique régulièrement.

Comment choisir son chirurgien ? Choisissez un chirurgien titulaire du titre de spécialiste en chirurgie plastique, reconstructive et esthétique, expérimenté en chirurgie de révision, qui réalise un bilan complet, vous explique les options et leurs limites, et vous montre des résultats de révisions.

Peut-on consulter en français en Suisse alémanique ? Dans les grandes villes, de nombreux chirurgiens parlent français ou anglais. Précisez-le à la prise de rendez-vous.

Faut-il un second avis ? C'est utile pour une révision complexe, si les propositions de plusieurs chirurgiens diffèrent beaucoup, ou si vous hésitez entre remplacement et retrait. Apportez votre imagerie et vos documents.

Mes prothèses ont été posées dans un autre pays : que faire ? Rassemblez autant d'informations que possible sur l'intervention et les prothèses. Un chirurgien en Suisse peut réaliser le bilan et la révision, en s'adaptant si les références manquent. Les éventuelles garanties dépendent du fabricant.

Medespoir peut-il m'orienter ? Oui. Indiquez l'année de pose, le type de prothèses si vous le connaissez et ce qui vous gêne, avec une photo de face et de profil. Un chirurgien plasticien vous donne un premier avis, et nous vous orientons vers des praticiens expérimentés en révision dans votre région et votre langue. Gratuit et sans engagement.

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