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obésité en suisse

Obésité en Suisse : comprendre la maladie et la traiter durablement

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L'obésité n'est ni une faiblesse ni une simple question d'esthétique : c'est une maladie chronique, complexe et fréquente, qui concerne une part importante de la population suisse et qui augmente le risque de nombreuses autres maladies. Elle se soigne, mais rarement par un régime isolé. Une prise en charge efficace associe un diagnostic précis, la recherche des causes, l'alimentation, l'activité physique, le sommeil, le soutien psychologique et, de plus en plus, des médicaments dont l'efficacité a profondément changé la donne. La chirurgie reste réservée aux formes sévères qui ne répondent pas suffisamment à ces traitements. Cette page vous aide à comprendre l'obésité, ses causes, ses conséquences, son évaluation et l'ensemble des traitements non chirurgicaux disponibles en Suisse, ainsi que leur prise en charge par l'assurance. Pour la chirurgie, consultez notre guide de la chirurgie de l'obésité.

On parle d'obésité à partir d'un indice de masse corporelle de 30, en tenant compte aussi du tour de taille et des maladies associées. La prise en charge commence chez le médecin de famille par un bilan : causes, médicaments en cause, maladies associées, habitudes, sommeil, vécu psychologique. Le traitement associe des changements alimentaires durables, une activité physique adaptée, un soutien comportemental et, selon la situation, des médicaments. Une perte de poids modeste, de cinq à dix pour cent, améliore déjà nettement la santé. En Suisse, les consultations médicales, la diététique sur prescription et certains programmes et médicaments peuvent être pris en charge par l'assurance de base, sous conditions. Repères de budget sur notre page prix de la prise en charge de l'obésité en Suisse.

Qu'est-ce que l'obésité ?

L'obésité est un excès de masse grasse qui a des conséquences sur la santé. Elle est reconnue comme une maladie chronique par les organisations de santé, car elle résulte de mécanismes biologiques durables de régulation du poids, qu'elle tend à se maintenir et à progresser sans traitement, et qu'elle s'accompagne de complications. On la mesure le plus souvent par l'indice de masse corporelle, complété par le tour de taille et l'évaluation des maladies associées.

Toutes les obésités ne se ressemblent pas : la répartition de la graisse, l'âge de début, les causes, les maladies associées et le vécu varient beaucoup d'une personne à l'autre. C'est pourquoi la prise en charge doit être personnalisée, et pourquoi les approches uniformes, comme les régimes standardisés, échouent souvent à long terme.

Comment le corps régule le poids

Le poids est régulé par un dialogue permanent entre le tube digestif, le tissu graisseux et le cerveau. Après un repas, l'intestin libère des hormones qui signalent la satiété ; à jeun, l'estomac produit une hormone qui stimule la faim. Le tissu graisseux sécrète la leptine, qui informe le cerveau du niveau des réserves. Une région du cerveau, l'hypothalamus, intègre ces signaux pour ajuster l'appétit et la dépense d'énergie. À ce système de base s'ajoutent les circuits du plaisir et de la récompense, sensibles au goût des aliments, aux émotions et à l'environnement.

Chez les personnes obèses, ce système est souvent déréglé : les signaux de satiété sont moins efficaces, le cerveau devient moins sensible à la leptine, et les circuits de la récompense sont davantage sollicités par les aliments très palatables. C'est ce qui rend la perte de poids si difficile à obtenir et à maintenir par la seule volonté.

Une brève histoire de la prise en charge de l'obésité

Pendant longtemps, l'obésité a été considérée comme un simple problème de comportement, traité par des conseils de régime et de volonté. Les régimes très restrictifs, les médicaments coupe-faim aux effets secondaires parfois graves et les recommandations culpabilisantes ont marqué des décennies, avec des résultats décevants à long terme. La découverte de la leptine dans les années 1990 et des hormones intestinales a profondément changé la compréhension de l'obésité comme maladie de la régulation du poids.

Aujourd'hui, l'obésité est reconnue comme une maladie chronique, et sa prise en charge repose sur une approche globale, personnalisée et durable, enrichie par des médicaments nettement plus efficaces et par la chirurgie pour les formes sévères.

La graisse abdominale, la plus à risque

Toutes les graisses n'ont pas le même effet sur la santé. La graisse située autour des organes, dans le ventre, est la plus active : elle libère des substances inflammatoires et des acides gras qui perturbent l'action de l'insuline, favorisent le diabète, l'hypertension, l'excès de graisse dans le foie et les maladies cardiovasculaires. La graisse située sous la peau des hanches et des cuisses est moins dangereuse. C'est pourquoi le tour de taille est un indicateur important, et pourquoi même une perte de poids modeste, qui réduit d'abord la graisse du ventre, améliore nettement la santé.

Obésité et inflammation

L'excès de tissu graisseux s'accompagne d'une inflammation chronique de bas niveau, discrète mais persistante, qui contribue à de nombreuses complications : résistance à l'insuline, maladies cardiovasculaires, excès de graisse dans le foie, certaines douleurs et certains cancers. La perte de poids, l'activité physique et une alimentation riche en légumes, fruits, fibres et bonnes graisses réduisent cette inflammation.

La résistance à l'insuline

Chez beaucoup de personnes obèses, les cellules répondent moins bien à l'insuline, l'hormone qui fait entrer le sucre dans les cellules. Le pancréas compense en produisant davantage d'insuline, ce qui favorise le stockage des graisses et la faim. Avec le temps, il peut s'épuiser, et un diabète de type 2 apparaît. La résistance à l'insuline peut être détectée par des prises de sang. Elle s'améliore avec l'activité physique, la perte de poids, la réduction des sucres rapides et certains médicaments.

Obésité et diabète de type 2

Le diabète de type 2 est la complication la plus fréquente de l'obésité : la grande majorité des personnes atteintes de ce diabète sont en surpoids ou obèses. Le risque augmente avec le poids et surtout avec la graisse abdominale. La bonne nouvelle est que la perte de poids est l'un des traitements les plus efficaces du diabète de type 2 : une perte de dix à quinze pour cent peut, chez certains patients, permettre une rémission, en particulier lorsque le diabète est récent. Les nouveaux médicaments contre l'obésité, initialement développés pour le diabète, agissent sur les deux maladies à la fois.

Un dépistage régulier de la glycémie est recommandé chez toute personne obèse, car le prédiabète et le diabète débutant sont souvent silencieux.

Obésité, cœur et vaisseaux

L'obésité augmente le risque d'hypertension, d'excès de cholestérol, d'infarctus, d'accident vasculaire cérébral, d'insuffisance cardiaque et de troubles du rythme cardiaque. Ce risque est lié directement au tissu graisseux et indirectement au diabète, à l'hypertension et aux apnées du sommeil. La perte de poids, l'activité physique, une alimentation de type méditerranéen et le traitement des facteurs de risque réduisent ce risque. Des études récentes ont montré que certains médicaments contre l'obésité réduisent aussi le risque d'événements cardiovasculaires chez les personnes à risque.

Les apnées du sommeil

Les apnées du sommeil, arrêts répétés de la respiration pendant la nuit, touchent une grande partie des personnes en obésité sévère, souvent sans qu'elles le sachent. Elles provoquent ronflements, réveils fréquents, fatigue, somnolence au volant, maux de tête le matin, troubles de la concentration, et augmentent le risque cardiovasculaire. Leur diagnostic repose sur un enregistrement du sommeil. Le traitement par appareil de ventilation nocturne améliore nettement la qualité de vie, et la perte de poids réduit souvent leur sévérité.

Le foie gras non alcoolique

L'excès de graisse dans le foie, sans lien avec l'alcool, est très fréquent chez les personnes en surpoids ou obèses. Il est souvent découvert par hasard, lors d'une prise de sang ou d'une échographie. Dans la plupart des cas, il reste stable, mais chez certaines personnes il évolue vers une inflammation du foie, puis une fibrose, voire une cirrhose ou un cancer du foie. Il n'existe pas de symptôme au début, d'où l'importance du dépistage.

La perte de poids est le traitement principal : une perte de cinq pour cent réduit la graisse du foie, une perte de dix pour cent peut faire régresser l'inflammation et parfois la fibrose. L'activité physique, la réduction des sucres rapides, des boissons sucrées et de l'alcool y contribuent. Certains médicaments sont étudiés ou utilisés dans cette indication.

Articulations, dos et mobilité

Chaque kilo supplémentaire augmente les contraintes sur les genoux, les hanches et le dos. L'obésité favorise l'arthrose, les douleurs lombaires et les difficultés à marcher, ce qui réduit l'activité physique et crée un cercle vicieux. La perte de poids, même modeste, soulage souvent les douleurs. Des activités portées, comme la natation ou le vélo, et un renforcement musculaire adapté, guidés par un physiothérapeute, permettent de bouger sans aggraver les articulations.

Obésité et cancers

L'obésité est associée à un risque accru de plusieurs cancers : utérus, sein après la ménopause, côlon et rectum, rein, foie, pancréas, œsophage et quelques autres. Les mécanismes impliquent l'inflammation, l'insuline et les hormones produites par le tissu graisseux. Une alimentation équilibrée, l'activité physique et le maintien d'un poids plus favorable réduisent ce risque. Les dépistages recommandés selon l'âge restent indispensables, et peuvent être plus difficiles à réaliser en cas d'obésité sévère ; parlez-en à votre médecin.

Obésité et infections

L'obésité, en particulier sévère, est associée à un risque accru de formes graves de certaines infections respiratoires, comme la grippe ou les infections virales sévères, et à des complications plus fréquentes après une chirurgie. Les vaccinations recommandées par les autorités sont donc particulièrement importantes pour les personnes concernées. Parlez-en avec votre médecin, qui vous indiquera les vaccins adaptés à votre situation.

Peau et obésité

L'obésité peut s'accompagner de problèmes de peau : irritations et infections dans les plis, vergetures, épaississement et coloration foncée de la peau au niveau du cou ou des aisselles, souvent signe de résistance à l'insuline, et cicatrisation plus lente. Une bonne hygiène des plis, des vêtements adaptés et le traitement des infections soulagent. Ces signes s'améliorent souvent avec la perte de poids. Signalez-les à votre médecin, notamment l'assombrissement de la peau, qui peut révéler un trouble du métabolisme du sucre.

Respiration et essoufflement

L'excès de poids comprime le thorax et l'abdomen, réduit les volumes respiratoires et augmente l'effort nécessaire pour respirer, ce qui provoque un essoufflement à l'effort. Dans les formes sévères, il peut entraîner une hypoventilation, avec un manque d'oxygène, surtout la nuit. Un essoufflement important, des maux de tête au réveil ou une somnolence doivent faire consulter. L'activité physique progressive et la perte de poids améliorent la respiration.

Le poids défendu par le corps

Lorsqu'une personne a été obèse pendant longtemps, son corps semble défendre un poids plus élevé, comme un nouveau point d'équilibre. Après une perte de poids, l'organisme réagit : la faim augmente, la satiété diminue, la dépense d'énergie au repos baisse davantage que ce que la perte de poids expliquerait. Ces adaptations peuvent persister des années. Elles expliquent pourquoi la majorité des personnes reprennent une partie du poids perdu après un régime, et pourquoi les traitements qui agissent sur ces mécanismes biologiques, comme certains médicaments ou la chirurgie, sont souvent plus efficaces à long terme.

Des obésités différentes

Quelques profils d'obésité, à titre indicatif
ProfilParticularitésPistes de prise en charge
Obésité abdominaleGraisse autour du ventre, risque métabolique élevéActivité physique, alimentation, dépistage du diabète
Obésité depuis l'enfancePoids élevé de longue date, souvent familialApproche globale, parfois recherche génétique
Prise de poids liée à des médicamentsApparue après un traitementRéévaluation du traitement avec le médecin
Obésité avec frénésie alimentaireCrises de perte de contrôlePrise en charge psychologique spécifique
Obésité après la ménopauseRedistribution vers le ventreActivité physique, alimentation, suivi
Obésité avec apnées du sommeilFatigue, somnolenceTraitement des apnées, perte de poids

Les causes en un coup d'œil

Facteurs qui contribuent à l'obésité
FacteurExemplesCe que l'on peut faire
GénétiqueSensibilité familiale à la prise de poidsAdapter le traitement, sans culpabilité
Environnement alimentaireAliments très transformés, grandes portionsOrganiser ses repas et ses achats
SédentaritéTravail assis, écransBouger régulièrement dans la journée
SommeilManque de sommeil, horaires décalésAméliorer la durée et la régularité
Stress et émotionsManger pour se réconforterSoutien psychologique, autres stratégies
MédicamentsAntidépresseurs, corticoïdes, insulineRéévaluer avec le médecin
Événements de vieGrossesse, ménopause, arrêt du tabac, deuilAccompagnement adapté
MaladiesThyroïde, troubles hormonaux raresDépistage et traitement

Un environnement qui favorise la prise de poids

Notre environnement est devenu particulièrement favorable à la prise de poids : aliments très caloriques et transformés disponibles partout et à toute heure, portions de plus en plus grandes, boissons sucrées, publicité, travail sédentaire, déplacements motorisés, écrans, manque de sommeil et stress chronique. Les personnes génétiquement sensibles à la prise de poids y réagissent plus fortement. Comprendre ce contexte aide à sortir de la culpabilité et à agir sur ce qui est modifiable : organisation des repas, environnement à la maison, activité intégrée dans la journée.

Le rôle de la génétique

Les études de familles et de jumeaux montrent que la génétique explique une part importante des différences de poids entre individus. Des centaines de variations génétiques, chacune avec un effet modeste, influencent l'appétit, la satiété, la préférence pour certains aliments et la répartition des graisses. Plus rarement, une anomalie d'un seul gène provoque une obésité sévère dès la petite enfance, avec une faim intense ; ces formes rares relèvent de centres spécialisés et de traitements spécifiques. Dans la grande majorité des cas, la génétique crée une prédisposition, sur laquelle l'environnement et le mode de vie agissent.

Médicaments qui peuvent faire grossir

Familles de médicaments parfois associées à une prise de poids
FamilleExemples d'usageÀ discuter avec le médecin
Certains antidépresseursDépression, anxiétéAlternatives possibles selon la situation
AntipsychotiquesTroubles psychiatriquesSurveillance et adaptation
Certains antiépileptiquesÉpilepsie, douleurs, humeurChoix de molécules plus neutres
Corticoïdes au long coursMaladies inflammatoiresDose minimale efficace
Insuline et certains antidiabétiquesDiabèteTraitements du diabète favorisant la perte de poids
Certains bêtabloquantsCœur, tensionAlternatives selon l'indication
Certains traitements hormonauxContraception, ménopauseRéévaluation

Ne modifiez jamais un traitement de vous-même. Parlez-en à votre médecin, qui pèsera les bénéfices et les risques et pourra parfois proposer une alternative.

Troubles hormonaux et obésité

Certains troubles hormonaux peuvent favoriser une prise de poids : une thyroïde qui fonctionne au ralenti, un excès de cortisol, rare, un syndrome des ovaires polykystiques chez la femme, un déficit en testostérone chez l'homme, ou des troubles de l'hypophyse. Ils sont recherchés lors du bilan lorsque des signes les évoquent. Leur traitement peut faciliter la perte de poids, mais ils expliquent rarement à eux seuls une obésité importante. À l'inverse, l'obésité elle-même perturbe certaines hormones, comme la testostérone chez l'homme ou l'ovulation chez la femme.

Syndrome des ovaires polykystiques et poids

Le syndrome des ovaires polykystiques, fréquent chez les femmes en âge de procréer, associe souvent des cycles irréguliers, des signes d'excès d'hormones masculines, comme une pilosité ou de l'acné, et une résistance à l'insuline qui favorise la prise de poids, notamment au niveau du ventre. La prise de poids aggrave à son tour les symptômes. Une perte de poids, même de cinq pour cent, améliore souvent la régularité des cycles, la fertilité et les signes hormonaux. La prise en charge associe alimentation, activité physique et, selon les situations, des médicaments, avec un suivi gynécologique et endocrinologique.

Thyroïde et poids

Une thyroïde qui fonctionne au ralenti, ou hypothyroïdie, peut entraîner fatigue, frilosité, constipation, peau sèche et une prise de poids modérée, souvent liée en partie à une rétention d'eau. Elle se dépiste par une simple prise de sang et se traite par une hormone thyroïdienne de remplacement. Une fois la thyroïde équilibrée, le poids lié à cette cause diminue, mais l'hypothyroïdie explique rarement à elle seule une obésité importante. Les autres causes doivent alors être recherchées.

Excès de cortisol

Rarement, une prise de poids rapide, surtout au niveau du visage, du cou et du ventre, associée à une fragilité de la peau, des vergetures larges et violacées, une faiblesse musculaire et une hypertension, peut révéler un excès de cortisol, appelé syndrome de Cushing. Il peut être lié à un traitement par corticoïdes ou, plus rarement, à une tumeur. Un bilan spécialisé est alors nécessaire. Cette cause est rare, mais elle doit être évoquée devant ces signes.

Sommeil et poids

Le manque de sommeil, les horaires irréguliers et le travail de nuit perturbent les hormones de l'appétit : la faim augmente, la satiété diminue, et l'attirance pour les aliments sucrés et gras se renforce. La fatigue réduit aussi l'envie de bouger. À l'inverse, l'obésité favorise les apnées du sommeil, qui fragmentent les nuits et aggravent la fatigue. Améliorer son sommeil, en visant sept à neuf heures par nuit, des horaires réguliers et un environnement calme, et traiter d'éventuelles apnées font partie de la prise en charge de l'obésité.

Améliorer son sommeil

  • Se coucher et se lever à heures régulières, même le week-end.
  • Viser sept à neuf heures de sommeil par nuit.
  • Éviter les écrans une heure avant le coucher.
  • Limiter la caféine après le milieu de journée et l'alcool le soir.
  • Garder la chambre fraîche, sombre et calme.
  • Éviter les repas copieux juste avant de dormir.
  • Consulter en cas de ronflements importants ou de somnolence dans la journée.

Un meilleur sommeil réduit la faim, les envies de sucre et la fatigue, et facilite l'activité physique.

Stress, émotions et alimentation

Beaucoup de personnes mangent davantage lorsqu'elles sont stressées, tristes, fatiguées ou s'ennuient. La nourriture apaise temporairement les émotions, en sollicitant les circuits du plaisir. Le stress chronique augmente aussi le cortisol, qui favorise le stockage de graisse au niveau du ventre. Identifier ces situations, développer d'autres façons d'y répondre, comme la marche, la respiration, une activité créative ou un échange avec un proche, et se faire accompagner si nécessaire aident à rompre ce cercle.

Gérer le stress

  • Identifier les sources de stress et ce qui est modifiable.
  • Pratiquer une activité physique régulière, efficace contre le stress.
  • Essayer la respiration lente, la relaxation ou la méditation.
  • Préserver des moments de détente et de loisirs.
  • Parler de ses difficultés à des proches ou à un professionnel.
  • Éviter de répondre au stress par la nourriture, en préparant d'autres réponses.

Travail de nuit et horaires décalés

Le travail de nuit et les horaires décalés perturbent les rythmes biologiques, le sommeil et l'organisation des repas, et favorisent la prise de poids, le diabète et les maladies cardiovasculaires. Quelques stratégies aident : prévoir un repas principal avant le service, des collations légères et protéinées pendant la nuit, éviter les distributeurs de sucreries, boire de l'eau, protéger son sommeil de jour dans l'obscurité et le calme, et garder une activité physique. Un diététicien peut aider à construire une organisation adaptée à vos horaires.

Le bilan médical en détail

Le bilan commence par une discussion approfondie : histoire du poids depuis l'enfance, événements qui ont coïncidé avec les prises de poids, régimes essayés, habitudes alimentaires, grignotages et crises éventuelles, activité physique, sommeil, travail, stress, médicaments, consommation d'alcool et de tabac, antécédents familiaux, vécu psychologique et attentes. L'examen clinique mesure le poids, la taille, le tour de taille et la tension, et recherche les signes de maladies associées ou de causes particulières.

Des prises de sang évaluent la glycémie, l'hémoglobine glyquée, les lipides, la fonction du foie et des reins, la thyroïde, et d'autres paramètres selon la situation. Selon les symptômes, un dépistage des apnées du sommeil, une évaluation cardiaque ou une échographie du foie peuvent compléter le bilan.

Le rôle du médecin de famille

Le médecin de famille est au cœur de la prise en charge de l'obésité. Il connaît votre histoire, vos maladies et votre contexte de vie. Il peut aborder le sujet du poids avec bienveillance, réaliser le bilan, traiter les maladies associées, ajuster les médicaments qui font grossir, prescrire des consultations diététiques, de la physiothérapie ou un soutien psychologique, et, selon les conditions, un médicament contre l'obésité. Il oriente vers un spécialiste ou un programme lorsque c'est nécessaire, et assure le suivi à long terme.

Selon votre modèle d'assurance, son passage est aussi nécessaire pour accéder à certains spécialistes et prestations remboursées. N'hésitez pas à prendre l'initiative d'aborder votre poids avec lui.

Quand consulter un spécialiste

  • Obésité sévère, à partir d'un indice de 35, ou complications importantes.
  • Échec des traitements de première ligne bien conduits.
  • Suspicion de cause hormonale ou génétique.
  • Diabète difficile à équilibrer.
  • Discussion d'un traitement médicamenteux complexe ou d'une chirurgie.
  • Obésité de l'enfant ou de l'adolescent qui progresse.

Le spécialiste peut être un endocrinologue, un médecin spécialisé en obésité ou un centre pluridisciplinaire.

Qui fait quoi dans la prise en charge

Les professionnels de la prise en charge de l'obésité
ProfessionnelRôle
Médecin de familleBilan, coordination, traitements, suivi
Endocrinologue ou spécialiste de l'obésitéSituations complexes, médicaments, causes hormonales
Diététicien diplôméAlimentation personnalisée et durable
Psychologue ou psychiatreComportement alimentaire, émotions, estime de soi
PhysiothérapeuteActivité physique adaptée, douleurs
PédiatreSuivi et orientation des enfants
PharmacienConseils sur les médicaments et injections
ChirurgienChirurgie des formes sévères

Une prise en charge coordonnée

L'efficacité de la prise en charge repose souvent sur la coordination entre ces professionnels. Le médecin de famille joue généralement le rôle de chef d'orchestre, en lien avec le diététicien, le psychologue, le physiothérapeute et les spécialistes. Dans les programmes pluridisciplinaires, cette coordination est organisée par l'équipe. N'hésitez pas à demander que les différents intervenants communiquent entre eux, et gardez une trace de vos consultations et résultats.

Le rôle du pharmacien

Le pharmacien peut vous conseiller sur les médicaments qui peuvent favoriser la prise de poids, sur l'utilisation des stylos injectables, la conservation des médicaments et la gestion des effets secondaires. Il peut aussi vous mettre en garde contre les produits amaigrissants sans efficacité prouvée ou dangereux, et vous orienter vers votre médecin si nécessaire. N'hésitez pas à lui poser vos questions.

Parler de son poids avec son médecin

Beaucoup de personnes hésitent à parler de leur poids avec leur médecin, par crainte d'être jugées ou parce que de mauvaises expériences les ont découragées. Pourtant, l'obésité est une maladie qui mérite une prise en charge, et les professionnels sont de plus en plus formés à l'aborder sans jugement. Préparez votre consultation : votre histoire de poids, ce que vous avez essayé, ce qui vous gêne le plus, vos attentes. Si vous ne vous sentez pas écouté, vous avez le droit de demander un autre avis.

Les examens et ce qu'ils apportent

Examens habituels du bilan de l'obésité
ExamenCe qu'il recherche
Glycémie et hémoglobine glyquéePrédiabète, diabète
Bilan lipidiqueCholestérol, triglycérides
Bilan hépatiqueGraisse et inflammation du foie
ThyroïdeThyroïde ralentie
Fonction rénaleAtteinte des reins
Tension artérielleHypertension
Enregistrement du sommeilApnées du sommeil, selon les symptômes
Évaluation psychologiqueTroubles de l'humeur, frénésie alimentaire

Évaluer la gravité au-delà du poids

L'indice de masse corporelle ne dit pas tout de la gravité de l'obésité. Deux personnes avec le même indice peuvent avoir des situations très différentes : l'une sans complication, l'autre avec un diabète, des apnées et des douleurs invalidantes. C'est pourquoi les spécialistes évaluent aussi le retentissement médical, fonctionnel et psychologique de l'obésité, pour adapter l'intensité du traitement. Une obésité avec des complications importantes justifie une prise en charge plus intensive, même si l'indice de masse corporelle n'est pas très élevé.

Fixer des objectifs réalistes

Les objectifs de traitement se fixent avec le médecin, en fonction de la situation. Ils portent sur la santé, comme l'amélioration de la glycémie, de la tension ou du sommeil, sur la qualité de vie et la mobilité, et sur le poids, avec souvent un objectif initial de cinq à dix pour cent de perte. Des objectifs réalistes et progressifs, centrés sur des changements d'habitudes que l'on peut maintenir, sont plus efficaces que la recherche d'un poids idéal difficile à atteindre et à conserver.

Des bénéfices au-delà de la balance

Bénéfices habituels d'une perte de poids modeste (de l'ordre de cinq à dix pour cent)
DomaineBénéfice habituel
GlycémieAmélioration, prévention du diabète
Tension artérielleBaisse
Cholestérol et triglycéridesAmélioration
FoieRéduction de la graisse
Apnées du sommeilDiminution
ArticulationsMoins de douleurs
FertilitéAmélioration des cycles
Moral et énergieAmélioration fréquente

Ces bénéfices montrent qu'il n'est pas nécessaire d'atteindre un poids idéal pour améliorer nettement sa santé.

Suivre d'autres indicateurs

Le poids n'est qu'un indicateur parmi d'autres. Pour mesurer ses progrès, il est utile de suivre aussi le tour de taille, la tension, les analyses sanguines, la condition physique, comme la distance parcourue à pied sans essoufflement, la qualité du sommeil, l'énergie, le moral et la facilité à réaliser les gestes du quotidien. Ces améliorations sont souvent visibles avant une perte de poids importante et sont une source de motivation précieuse.

La bienveillance envers soi-même

Changer des habitudes ancrées depuis des années est difficile. Les écarts, les plateaux et les périodes de découragement font partie du parcours. Se traiter avec bienveillance, comme on le ferait avec un ami, plutôt qu'avec sévérité, aide à persévérer. Les études montrent que la culpabilité et la honte favorisent l'alimentation émotionnelle, alors que l'encouragement soutient les changements durables. Chaque petit pas compte.

Trouver sa motivation profonde

Les motivations pour perdre du poids sont multiples : santé, mobilité, énergie, projet de grossesse, envie de jouer avec ses enfants ou petits-enfants, confiance en soi. Identifier ce qui compte vraiment pour vous, et le garder en tête dans les moments difficiles, aide à persévérer. Les motivations liées à la santé et au bien-être sont souvent plus durables que celles liées uniquement à l'apparence ou à la pression extérieure. Le psychologue ou le médecin peut vous aider à clarifier ces motivations.

Célébrer les petites victoires

  • Une semaine sans boisson sucrée.
  • Une marche quotidienne tenue pendant un mois.
  • Un repas au restaurant bien géré.
  • Un escalier monté sans s'arrêter.
  • Un vêtement qui tombe mieux.
  • Une glycémie ou une tension améliorée.
  • Une nuit de meilleur sommeil.

Ces victoires, souvent invisibles sur la balance, construisent jour après jour une santé meilleure. Les noter et les partager renforce la motivation.

Après une période difficile

Il arrive de traverser une période où les bonnes habitudes s'effritent : stress, maladie, deuil, changement de travail. Le poids peut alors remonter. Plutôt que de tout abandonner, il est utile de reprendre contact avec son médecin ou son diététicien, de revenir à quelques habitudes de base, comme des repas réguliers, de l'eau et de la marche, et de se montrer indulgent envers soi-même. Chaque reprise de bonnes habitudes compte.

Retrouver confiance

Après des années de régimes, de reprises et parfois de jugements, beaucoup de personnes ont perdu confiance en leur capacité à changer. Retrouver cette confiance passe par de petits succès accumulés, un accompagnement bienveillant et une meilleure compréhension de la maladie. Savoir que l'obésité n'est pas une question de volonté, mais une maladie aux mécanismes biologiques puissants, libère souvent d'un poids de culpabilité. Avec les bons outils et le bon soutien, chacun peut améliorer sa santé et sa qualité de vie, quel que soit son point de départ. Il n'est jamais trop tard pour commencer, et chaque pas compte, même le plus modeste. Les professionnels de santé, vos proches et d'autres personnes vivant avec l'obésité peuvent vous accompagner sur ce chemin, avec patience et sans jugement, pour vous aider à avancer à votre rythme vers une meilleure santé et une vie plus sereine.

Les principes d'une alimentation adaptée

Une alimentation adaptée au traitement de l'obésité ne repose pas sur des interdits, mais sur quelques principes durables : des repas réguliers et structurés, des portions adaptées, beaucoup de légumes, des protéines à chaque repas, des féculents de préférence complets en quantité modérée, des fruits, des graisses de bonne qualité, et une réduction des aliments ultra-transformés, des boissons sucrées, des sucreries et de l'alcool. Manger lentement, sans écran, en écoutant ses sensations de faim et de satiété, aide à réguler les quantités.

Ces principes s'adaptent aux goûts, à la culture, au budget et à la vie de chacun. Le diététicien aide à les traduire en repas concrets et à avancer par petites étapes.

L'assiette équilibrée

Répartition indicative d'une assiette équilibrée
Part de l'assietteContenuExemples
La moitiéLégumesSalade, légumes cuits, crudités
Un quartProtéinesPoisson, viande maigre, œufs, tofu, légumineuses
Un quartFéculents de préférence completsPain complet, riz complet, pommes de terre, pâtes
En complémentBonnes graisses, fruit, produit laitierHuile de colza ou d'olive, fruit de saison, yaourt nature

Ce modèle simple aide à composer des repas rassasiants et équilibrés sans compter les calories.

Composer ses repas : quelques idées

Idées de repas équilibrés et rassasiants
RepasExemples
Petit-déjeunerFlocons d'avoine, yaourt nature, fruits frais ; pain complet, œuf, tomate
DéjeunerLégumes, poisson ou légumineuses, riz complet ; salade composée avec poulet et quinoa
CollationFruit et quelques noix ; yaourt nature ; légumes crus
DînerSoupe de légumes, omelette, pain complet ; légumes rôtis, tofu, pommes de terre

Ces exemples s'adaptent à vos goûts, à votre culture et à votre budget. Le diététicien peut vous aider à construire des menus personnalisés.

Les collations utiles

Une collation peut être utile pour éviter une faim excessive entre deux repas espacés, à condition qu'elle soit choisie et non subie. Les meilleures collations associent fibres et protéines : un fruit avec quelques noix, un yaourt nature, des légumes crus avec un peu de fromage frais, une tartine de pain complet. Il est préférable d'éviter les biscuits, les barres sucrées et les viennoiseries, qui rassasient peu et apportent beaucoup de calories.

Réduire les sucres rapides

Les sucres rapides, présents dans les boissons sucrées, les sucreries, les pâtisseries, les biscuits et de nombreux produits industriels, apportent beaucoup de calories, rassasient peu et provoquent des variations de glycémie qui favorisent la faim. Les réduire progressivement, en remplaçant par des fruits, en lisant les étiquettes et en limitant les produits transformés, aide à perdre du poids et améliore la glycémie. Le goût s'habitue progressivement à moins de sucre.

Les aliments ultra-transformés

Les aliments ultra-transformés, comme les plats préparés industriels, les biscuits, les snacks salés, les boissons sucrées, certaines céréales du petit-déjeuner ou charcuteries, sont souvent riches en calories, en sucres, en graisses et en sel, et pauvres en fibres. Ils sont conçus pour être très agréables à manger, ce qui favorise une consommation excessive. Les études associent leur consommation élevée à la prise de poids. Les remplacer progressivement par des aliments simples, cuisinés à la maison, est l'une des mesures les plus efficaces.

Fibres et protéines : les alliées de la satiété

Les fibres, présentes dans les légumes, les fruits, les légumineuses et les céréales complètes, et les protéines, présentes dans la viande, le poisson, les œufs, les produits laitiers et les légumineuses, rassasient davantage que les sucres rapides et les graisses. Les inclure à chaque repas aide à contrôler la faim entre les repas et à limiter le grignotage. Les protéines aident aussi à préserver la masse musculaire pendant la perte de poids.

Hydratation et faim

La soif est parfois confondue avec la faim. Boire régulièrement de l'eau tout au long de la journée, environ un litre et demi à deux litres selon la chaleur et l'activité, aide à mieux distinguer les deux sensations et à limiter le grignotage. Un verre d'eau avant le repas peut aussi contribuer à la sensation de satiété. Avoir toujours une bouteille ou une gourde à portée de main facilite cette habitude.

Les légumineuses, des alliées méconnues

Lentilles, pois chiches, haricots secs et pois cassés sont riches en protéines végétales et en fibres, rassasiants, peu coûteux et faciles à conserver. Ils peuvent remplacer une partie de la viande dans les repas, enrichir les soupes et les salades, ou se préparer en purées et en galettes. Leur consommation régulière est associée à une meilleure régulation du poids et de la glycémie. Si elles provoquent des ballonnements, les introduire progressivement et bien les cuire aide.

Les légumes à chaque repas

Les légumes apportent peu de calories, beaucoup de fibres, de vitamines et de minéraux, et augmentent le volume des repas, ce qui favorise la satiété. Viser la moitié de l'assiette en légumes, crus ou cuits, à midi et le soir, est un objectif simple et efficace. Les légumes surgelés nature sont pratiques et aussi nutritifs que les frais. Les soupes de légumes, en entrée, aident à commencer le repas par un aliment rassasiant.

Une approche de la santé globale

Traiter l'obésité, ce n'est pas seulement viser un chiffre sur la balance : c'est prendre soin de sa santé globale. Une alimentation de qualité, une activité physique régulière, un sommeil suffisant, une bonne gestion du stress, des relations sociales soutenantes et un suivi médical régulier améliorent la santé, même lorsque la perte de poids est modeste. Cette approche globale aide aussi à se réconcilier avec son corps et à sortir de la logique des régimes, pour construire un mode de vie durable et agréable. Les professionnels de santé sont là pour vous accompagner dans cette démarche, à chaque étape et à votre rythme.

Manger de saison en Suisse

Les fruits et légumes de saison, souvent produits localement en Suisse, sont plus savoureux, plus nutritifs et généralement moins coûteux. Pommes, poires, carottes, choux, courges et pommes de terre en automne et en hiver ; asperges, salades, fraises et petits pois au printemps ; tomates, courgettes, baies et abricots en été. Varier les produits au fil des saisons rend l'alimentation plus agréable et aide à maintenir de bonnes habitudes sur la durée. Les marchés locaux sont aussi une occasion de marcher et de découvrir de nouveaux aliments, tout en soutenant les producteurs de votre région et en redécouvrant le plaisir de cuisiner des produits simples et savoureux.

Les régimes populaires : ce qu'il faut savoir

Approches alimentaires fréquentes
ApprochePrincipePoints à retenir
Alimentation méditerranéenneLégumes, huile d'olive, poisson, légumineusesBénéfique pour le cœur, facile à maintenir
Réduction des glucidesMoins de sucres et de féculentsEfficace à court terme, à adapter
Jeûne intermittentFenêtre de repas limitéePas supérieur à long terme, pas pour tous
Régimes très hypocaloriquesApports très réduits, substitutsSous surveillance médicale uniquement
Régimes à la modeExclusions strictesReprise fréquente, risque de carences

Le meilleur régime est celui que vous pouvez suivre durablement, sans vous priver de façon excessive. Un diététicien vous aide à le construire.

L'importance du dépistage précoce

Plus l'obésité est prise en charge tôt, plus il est facile d'éviter ses complications et de stabiliser le poids. Chez l'enfant, le suivi de la courbe de corpulence par le pédiatre permet de repérer une évolution défavorable dès les premières années. Chez l'adulte, une prise de poids progressive, une augmentation du tour de taille ou l'apparition d'un prédiabète ou d'une hypertension sont des signaux à prendre au sérieux. Un bilan régulier chez le médecin de famille permet d'agir avant que la maladie ne s'installe durablement.

Les dangers des pertes de poids trop rapides

Les régimes très restrictifs ou les méthodes extrêmes, sans surveillance médicale, peuvent entraîner une perte de poids rapide mais dangereuse : fonte musculaire, carences en vitamines et minéraux, fatigue, chute de cheveux, calculs biliaires, troubles du rythme cardiaque dans les cas extrêmes, et souvent une reprise importante ensuite. Une perte de poids progressive, de l'ordre d'un demi à un kilo par semaine au début, est généralement plus sûre et plus durable. Les régimes très hypocaloriques ne se pratiquent que dans des indications précises, sous surveillance médicale.

L'effet yo-yo

L'alternance de pertes et de reprises de poids, appelée effet yo-yo, est fréquente chez les personnes qui ont enchaîné les régimes. Chaque reprise s'accompagne souvent de quelques kilos supplémentaires, d'une perte de masse musculaire et d'un découragement croissant. Sortir de ce cercle passe par l'abandon des régimes restrictifs au profit de changements durables et progressifs, accompagnés par des professionnels, et, si nécessaire, par des traitements qui agissent sur les mécanismes biologiques de la faim.

Le rôle du diététicien

Le diététicien diplômé est un professionnel de santé formé à la nutrition clinique. Il analyse vos habitudes, vos contraintes et vos préférences, puis vous aide à construire progressivement une alimentation adaptée et durable, sans régime standardisé. Il propose des outils concrets : planification des repas, liste de courses, idées de recettes, gestion des repas à l'extérieur, stratégies contre le grignotage. Sur prescription médicale, ses consultations peuvent être prises en charge par l'assurance de base dans les limites prévues par la réglementation.

Courses et cuisine au quotidien

  • Planifier les repas de la semaine et faire une liste de courses.
  • Ne pas faire les courses en ayant faim.
  • Privilégier les produits frais, simples et de saison.
  • Lire les étiquettes, en particulier la teneur en sucres.
  • Cuisiner en plus grande quantité et congeler des portions.
  • Garder à la maison des en-cas sains : fruits, yaourts, légumes crus.
  • Éviter de stocker les aliments qui déclenchent le grignotage.

Manger à l'extérieur

Les repas au restaurant, à la cantine, chez des amis ou sur le pouce font partie de la vie. Quelques stratégies aident à les intégrer sans renoncer à ses objectifs : regarder le menu à l'avance, choisir des plats simples avec des légumes et une source de protéines, demander la sauce à part, partager une entrée ou un dessert, éviter la corbeille de pain avant le repas, limiter l'alcool, manger lentement et s'arrêter à satiété. Un repas plus copieux de temps en temps ne compromet pas les progrès si les habitudes générales sont bonnes.

Fêtes et vacances

Les fêtes de fin d'année, les anniversaires et les vacances sont des moments de plaisir et de partage, souvent associés à des repas copieux. Plutôt que de chercher à tout contrôler, il est utile de profiter de ces moments en conscience, en savourant les plats choisis, en gardant une activité physique, comme une promenade après le repas, et en reprenant ses habitudes dès le lendemain. Une légère prise de poids pendant ces périodes est fréquente et se corrige facilement si l'on ne se décourage pas.

Voyages et déplacements

Les voyages bousculent les habitudes : repas au restaurant, horaires décalés, moins d'activité ou au contraire beaucoup de marche. Pour rester sur la bonne voie sans se priver : profiter des découvertes culinaires en portions raisonnables, privilégier la marche et les visites à pied, emporter des collations saines pour les trajets, boire de l'eau régulièrement, et reprendre ses habitudes au retour. Si vous suivez un traitement injectable, renseignez-vous sur sa conservation et son transport, et emportez une ordonnance.

Manger équilibré avec un petit budget

Une alimentation équilibrée n'est pas forcément plus chère. Quelques pistes : privilégier les légumes et fruits de saison, les légumineuses, les œufs, les produits laitiers nature, les céréales complètes en vrac ; cuisiner soi-même et en grande quantité ; congeler les restes ; limiter les plats préparés, les boissons sucrées et les snacks, souvent coûteux. Les diététiciens peuvent proposer des menus adaptés à un budget limité.

Cuisiner simplement

Cuisiner soi-même permet de contrôler les ingrédients, les quantités de graisses, de sucres et de sel, et la taille des portions. Il n'est pas nécessaire d'être un grand cuisinier : des recettes simples, comme les légumes rôtis, les soupes, les poêlées, les salades complètes ou les plats mijotés, suffisent. Préparer des repas à l'avance le week-end facilite les semaines chargées. Des ateliers de cuisine sont parfois proposés dans le cadre des programmes de prise en charge.

L'importance des repas réguliers

Sauter des repas conduit souvent à une faim intense plus tard dans la journée, favorisant le grignotage et les excès. Des repas réguliers, pris à heures à peu près fixes, rassasiants et équilibrés, aident à stabiliser l'appétit. Chacun peut trouver son propre rythme, avec trois repas et éventuellement une collation, l'essentiel étant la régularité et la qualité.

Les boissons : un levier simple

Les boissons sucrées, comme les sodas, les jus de fruits, les thés glacés, les boissons énergétiques et certains cafés aromatisés, apportent beaucoup de calories sans rassasier. Les remplacer par de l'eau, plate ou gazeuse, des tisanes ou du café et du thé non sucrés est l'une des mesures les plus simples et les plus efficaces pour réduire les apports. L'alcool, très calorique, stimule aussi l'appétit et diminue la vigilance sur les choix alimentaires ; le limiter aide à perdre du poids. Les boissons édulcorées peuvent aider certaines personnes en transition, mais l'eau reste la meilleure option.

Alcool et poids

L'alcool est très calorique : un verre de vin ou une bière apporte l'équivalent d'une petite collation, sans rassasier. Il stimule aussi l'appétit, réduit la vigilance sur les choix alimentaires et perturbe le sommeil. Il favorise la graisse abdominale et les maladies du foie. Réduire sa consommation, en limitant les jours de consommation et les quantités, aide à perdre du poids et améliore la santé. En cas de difficulté à réduire, un accompagnement spécialisé peut être proposé.

Arrêter de fumer sans prendre trop de poids

L'arrêt du tabac s'accompagne souvent d'une prise de quelques kilos, liée à l'augmentation de l'appétit et à la baisse de la dépense d'énergie. Cette crainte ne doit pas empêcher d'arrêter, car les bénéfices pour la santé sont bien plus importants. Pour limiter la prise de poids : anticiper les envies de grignotage avec des collations saines, augmenter l'activité physique, boire de l'eau, et se faire accompagner, par exemple avec des substituts nicotiniques ou un soutien spécialisé. Votre médecin peut vous aider à combiner arrêt du tabac et gestion du poids.

La taille des portions

Les portions servies au restaurant, dans les produits industriels et parfois à la maison ont nettement augmenté au fil des décennies. Réduire la taille des portions, sans changer forcément les aliments, est une stratégie efficace. Quelques astuces : utiliser des assiettes plus petites, se servir une fois en cuisine plutôt que laisser le plat sur la table, commencer par les légumes, manger lentement et attendre quelques minutes avant de se resservir, partager un plat au restaurant.

Manger lentement et en conscience

Les signaux de satiété mettent une vingtaine de minutes à parvenir au cerveau. Manger rapidement conduit donc souvent à manger davantage que nécessaire. Prendre le temps de mâcher, poser ses couverts entre les bouchées, éviter les écrans pendant les repas et prêter attention au goût et aux sensations aide à mieux percevoir la satiété. Ces gestes simples, pratiqués régulièrement, peuvent réduire les quantités consommées sans sensation de privation.

Écrans et alimentation

Manger devant un écran, télévision, ordinateur ou téléphone, détourne l'attention des sensations de faim et de satiété et conduit souvent à manger davantage, parfois sans s'en rendre compte. Le temps passé devant les écrans réduit aussi l'activité physique et favorise le grignotage, en particulier le soir. Prendre ses repas à table, sans écran, et limiter le temps d'écran de loisir sont des changements simples aux effets réels, pour les adultes comme pour les enfants.

Le rythme des repas

Manger à des heures régulières aide à stabiliser l'appétit et la glycémie. Des repas très tardifs, notamment le soir devant la télévision, favorisent la prise de poids et perturbent le sommeil. Il est souvent utile de prendre un dîner plus léger et plus tôt, et de répartir les apports sur la journée. Chacun peut trouver le rythme qui lui convient, en tenant compte de ses horaires de travail et de ses habitudes familiales.

Les repas en famille

Partager des repas en famille, à table, sans écran, favorise une alimentation plus équilibrée pour tous, en particulier pour les enfants. C'est aussi un moment d'échange qui donne une place positive à la nourriture, loin de la culpabilité ou de la restriction. Associer les enfants à la préparation des repas et aux courses les aide à découvrir de nouveaux aliments et à développer de bonnes habitudes durables.

Réduire le grignotage

Le grignotage entre les repas est fréquent et souvent lié à la faim insuffisamment calmée par des repas trop légers, à l'ennui, au stress, à la fatigue ou à la disponibilité des aliments. Pour le réduire : prendre des repas réguliers et rassasiants, identifier les moments et les émotions qui le déclenchent, éviter de stocker à portée de main les aliments tentants, prévoir des collations saines si une faim réelle apparaît, et trouver d'autres activités dans les moments à risque.

Pourquoi bouger, même sans perdre de poids

L'activité physique apporte des bénéfices majeurs pour la santé, même lorsqu'elle ne s'accompagne pas d'une perte de poids importante : amélioration de la glycémie et de la tension, réduction de la graisse du ventre et du foie, renforcement du cœur et des muscles, meilleure mobilité, meilleur sommeil, réduction du stress et de l'anxiété, amélioration du moral. Elle est aussi l'un des facteurs les plus importants du maintien du poids après une perte. Il n'est jamais trop tard pour commencer, quel que soit le poids de départ.

Commencer progressivement

Une progression possible pour reprendre une activité physique
ÉtapeDuréeExemple
DémarrageDeux à quatre semainesMarche de dix à quinze minutes par jour
ConsolidationUn à deux moisMarche de trente minutes, cinq jours par semaine
DiversificationEnsuiteVélo, natation, aquagym, danse
RenforcementDeux fois par semaineExercices avec poids léger ou élastiques
MaintienDurableAu moins cent cinquante minutes par semaine

Adaptez la progression à votre condition physique et à vos éventuelles douleurs. Un physiothérapeute ou un programme encadré peut vous accompagner.

Bouger au quotidien

  • Prendre les escaliers plutôt que l'ascenseur.
  • Descendre un arrêt plus tôt et marcher.
  • Faire des pauses actives au travail toutes les heures.
  • Marcher pendant les appels téléphoniques.
  • Jardiner, bricoler, faire le ménage activement.
  • Privilégier la marche ou le vélo pour les petits trajets.
  • Limiter le temps assis devant les écrans le soir.

Le temps assis, un facteur à part

Au-delà de l'activité physique, le temps passé assis est un facteur de risque en lui-même. Rester assis de longues heures au bureau, en voiture ou devant les écrans est associé à un risque accru de diabète, de maladies cardiovasculaires et de prise de poids, même chez les personnes qui font du sport. Interrompre régulièrement les périodes assises, en se levant toutes les trente à soixante minutes, en marchant quelques minutes ou en travaillant debout par moments, est bénéfique pour la santé et le métabolisme.

Le renforcement musculaire

Le renforcement musculaire est souvent négligé, alors qu'il joue un rôle essentiel : il préserve la masse musculaire pendant la perte de poids, améliore la force, l'équilibre et la posture, augmente la sensibilité à l'insuline et protège les articulations. Il n'est pas nécessaire de fréquenter une salle de sport : des exercices simples, avec le poids du corps, des élastiques ou des bouteilles d'eau, deux à trois fois par semaine, suffisent pour commencer. Un physiothérapeute peut proposer un programme adapté.

Trouver et garder la motivation

  • Choisir une activité qui vous plaît vraiment.
  • Commencer petit et augmenter progressivement.
  • Pratiquer avec un proche ou en groupe.
  • Fixer des objectifs concrets, comme un nombre de pas ou de séances.
  • Noter ses progrès : distance, durée, essoufflement.
  • Varier les activités pour éviter la lassitude.
  • Se féliciter de chaque séance réalisée, sans viser la perfection.

Compter ses pas

Compter ses pas avec un podomètre, une montre ou un téléphone est un moyen simple de mesurer son activité quotidienne et de se fixer des objectifs. Il ne s'agit pas forcément d'atteindre dix mille pas par jour : augmenter progressivement par rapport à son point de départ, par exemple de mille pas par jour chaque semaine, est déjà bénéfique. Beaucoup de personnes trouvent dans ce suivi une source de motivation concrète.

Activité physique adaptée

Pour les personnes en obésité sévère, avec des douleurs articulaires ou des maladies associées, l'activité physique doit être adaptée. Les activités portées, comme la natation, l'aquagym ou le vélo, ménagent les articulations. Des programmes d'activité physique adaptée, encadrés par des physiothérapeutes ou des enseignants spécialisés, existent dans plusieurs régions et peuvent être en partie pris en charge sur prescription. Ils permettent de reprendre confiance dans son corps, en sécurité, à son rythme.

Le plaisir de bouger

L'activité physique est souvent associée, pour les personnes obèses, à de mauvais souvenirs : sport à l'école, moqueries, essoufflement, douleurs. Retrouver le plaisir de bouger passe par le choix d'activités agréables, adaptées à sa condition, pratiquées dans un cadre bienveillant. Danse, marche nordique, aquagym, vélo électrique, jardinage, randonnée douce : les possibilités sont nombreuses. Le but n'est pas la performance, mais le bien-être et la régularité. Beaucoup de personnes découvrent avec surprise que l'activité devient un moment attendu.

Activités dans l'eau

Les activités aquatiques, comme la natation, l'aquagym, l'aquabike ou la marche dans l'eau, sont particulièrement adaptées en cas d'obésité : l'eau porte le corps, réduit les contraintes sur les articulations et permet de bouger avec moins de douleur. Elles améliorent l'endurance, la force et la mobilité. Pour les personnes qui craignent le regard des autres à la piscine, certains centres proposent des cours en petits groupes ou à des horaires calmes.

La marche, une activité idéale

La marche est accessible à presque tous, gratuite, et peut s'intégrer facilement dans le quotidien. Commencer par de courtes promenades, puis augmenter progressivement la durée et le rythme, permet d'améliorer l'endurance, la glycémie, le moral et le sommeil. Marcher en groupe, avec un proche ou un chien, aide à garder la régularité. De bonnes chaussures et un parcours agréable rendent l'activité plus plaisante.

L'approche comportementale

L'approche comportementale aide à modifier durablement les habitudes, en partant de la vie réelle de chaque personne. Elle commence souvent par l'observation : tenir un carnet de ses repas, de ses émotions et des situations qui déclenchent les envies de manger. Puis elle fixe des objectifs concrets et progressifs, comme remplacer les boissons sucrées par de l'eau, ne plus manger devant la télévision ou marcher après le dîner. Elle développe des stratégies face aux situations difficiles, apprend à gérer les écarts sans tout abandonner, et valorise chaque progrès.

Cette approche, pratiquée par des psychologues, des diététiciens ou des médecins formés, en individuel ou en groupe, est l'un des piliers les plus efficaces du traitement de l'obésité.

La frénésie alimentaire

Le trouble de frénésie alimentaire se caractérise par des épisodes réguliers où la personne mange une grande quantité de nourriture en peu de temps, avec une sensation de perte de contrôle, sans comportement compensatoire comme les vomissements, suivis de honte ou de culpabilité. Il est fréquent chez les personnes obèses et souvent méconnu. Il se soigne, notamment par une psychothérapie spécialisée et parfois des médicaments. Sa prise en charge est essentielle avant tout traitement visant la perte de poids, car il en conditionne la réussite.

Faim physique ou faim émotionnelle ?

Distinguer les deux types de faim
Faim physiqueFaim émotionnelle
Apparaît progressivementApparaît brusquement
Peut attendreSemble urgente
Satisfaite par différents alimentsPorte sur des aliments précis, souvent sucrés ou gras
S'arrête avec la satiétéPersiste malgré la satiété
Peu de culpabilité ensuiteSouvent suivie de culpabilité

Apprendre à reconnaître la faim émotionnelle permet de répondre autrement au besoin réel : repos, réconfort, distraction, échange.

La psychothérapie dans le traitement de l'obésité

La psychothérapie peut jouer un rôle central dans le traitement de l'obésité, en particulier en cas de frénésie alimentaire, d'alimentation émotionnelle, de dépression, d'anxiété, de traumatismes passés ou de très faible estime de soi. Les thérapies cognitives et comportementales sont les plus étudiées : elles aident à identifier les pensées et les situations qui conduisent aux comportements alimentaires problématiques, et à développer de nouvelles stratégies. D'autres approches, centrées sur les émotions, l'acceptation ou le corps, peuvent aussi aider.

En Suisse, la psychothérapie pratiquée par des psychologues psychothérapeutes reconnus, sur prescription médicale, peut être prise en charge par l'assurance de base selon les règles en vigueur. Votre médecin peut vous orienter.

Estime de soi et image du corps

Des années de remarques, d'échecs de régimes et de stigmatisation peuvent profondément affecter l'estime de soi et l'image du corps. Beaucoup de personnes obèses évitent certaines situations, comme la plage, le sport, les photos ou les relations, par honte de leur corps. Travailler sur l'estime de soi, indépendamment du poids, est important : cela favorise les changements de comportement, réduit l'alimentation émotionnelle et améliore la qualité de vie, quel que soit le résultat sur la balance.

Tenir un carnet alimentaire

Noter pendant quelques jours ou semaines ce que l'on mange, quand, où, avec qui et dans quel état émotionnel est un outil simple et efficace. Il permet de prendre conscience de ses habitudes, de repérer les grignotages, les boissons sucrées, les repas sautés et les situations à risque. Ce carnet sert de base de discussion avec le diététicien ou le psychologue. Il ne s'agit pas de se juger, mais de mieux se comprendre pour changer ce qui peut l'être.

La force du groupe

Participer à un groupe de patients, dans le cadre d'un programme ou d'une association, apporte un soutien précieux : se sentir compris par des personnes qui vivent la même chose, partager des astuces concrètes, s'encourager mutuellement, et rompre l'isolement. Les études montrent que les approches en groupe sont aussi efficaces que les approches individuelles pour beaucoup de personnes, et parfois plus motivantes. Certains groupes se réunissent en présentiel, d'autres en ligne.

Coaching et applications

Des services de coaching, en personne ou par application, proposent un accompagnement pour l'alimentation, l'activité physique et les habitudes. Certains sont sérieux et fondés sur des approches validées ; d'autres promettent des résultats irréalistes. Ils peuvent compléter une prise en charge médicale, mais ne la remplacent pas, surtout en cas d'obésité sévère ou de maladies associées. Vérifiez les qualifications des intervenants et la base scientifique des méthodes proposées. Ils sont rarement pris en charge par l'assurance de base.

Le soutien de l'entourage

Le soutien des proches facilite grandement les changements d'habitudes : repas partagés équilibrés, activités physiques communes, encouragements, absence de remarques blessantes. Impliquer son partenaire, sa famille ou des amis dans sa démarche, par exemple en les informant de ses objectifs ou en les invitant à une séance avec le diététicien, peut faire une vraie différence. À l'inverse, un entourage qui sabote, même involontairement, rend les efforts plus difficiles ; il est utile d'en parler ouvertement.

Les questions qu'on vous posera

  • « Tu as essayé de faire un régime ? » Oui, souvent ; l'obésité demande une prise en charge plus globale.
  • « C'est quoi ce médicament ? » Un traitement d'une maladie chronique, prescrit et suivi par un médecin.
  • « Pourquoi tu ne fais pas plus de sport ? » L'activité physique fait partie du traitement, à mon rythme.
  • « Tu ne devrais pas manger ça ? » Mes choix alimentaires sont accompagnés par des professionnels.
  • « Comment je peux t'aider ? » Partager des repas équilibrés et des activités, sans remarques sur le poids.

Gérer les écarts sans tout abandonner

Personne ne suit parfaitement ses objectifs tous les jours. Un repas copieux, une période de stress ou des vacances peuvent entraîner des écarts. Le risque est de penser que tout est perdu et d'abandonner. L'approche la plus efficace consiste à accepter l'écart, sans culpabilité excessive, et à reprendre les bonnes habitudes au repas suivant. La régularité sur la durée compte bien plus que la perfection au quotidien.

Médecines complémentaires

Certaines approches complémentaires, comme l'hypnose, la sophrologie, la méditation ou l'acupuncture, peuvent aider à gérer le stress, les envies de manger ou à soutenir la motivation, en complément d'une prise en charge médicale. Leur effet sur le poids seul est limité, et elles ne remplacent pas les traitements dont l'efficacité est démontrée. Méfiez-vous des praticiens qui promettent une perte de poids importante et rapide, ou qui proposent d'arrêter un traitement médical.

Maintenir la perte de poids

Perdre du poids est une étape ; le maintenir en est une autre, souvent plus difficile. Les personnes qui y parviennent partagent généralement quelques habitudes : une activité physique régulière, souvent quotidienne ; des repas structurés, sans grignotage ; une pesée régulière qui permet de réagir rapidement en cas de reprise ; un suivi médical ou diététique maintenu ; et une attention à leur bien-être psychologique. Pour certaines personnes, un traitement médicamenteux au long cours aide à maintenir la perte.

La reprise de quelques kilos n'est pas un échec : c'est un signal pour réajuster, avec l'aide de l'équipe soignante, avant que la reprise ne s'accentue.

Les plateaux de perte de poids

Après quelques semaines ou mois, la perte de poids ralentit souvent, voire s'arrête, malgré des efforts maintenus. Ce plateau est normal : le corps s'adapte en réduisant sa dépense d'énergie, et le poids plus bas nécessite moins de calories. Il ne faut pas se décourager. Réévaluer les apports, augmenter un peu l'activité physique, varier les exercices, améliorer le sommeil, ou discuter d'un traitement avec le médecin permettent souvent de le dépasser. Parfois, il est aussi utile de considérer le maintien du poids atteint comme un succès.

Une maladie à suivre sur le long terme

Comme l'hypertension ou le diabète, l'obésité est une maladie chronique qui nécessite un suivi sur le long terme. Les traitements ne la guérissent pas définitivement : ils la contrôlent, tant qu'ils sont poursuivis. Accepter cette dimension chronique aide à sortir de la logique des régimes successifs, pour s'inscrire dans une prise en charge continue, avec des ajustements au fil du temps, des périodes plus faciles et d'autres plus difficiles, et le soutien durable de professionnels.

Vivre avec l'obésité au long cours

Pour beaucoup de personnes, l'obésité accompagne une grande partie de la vie, avec des périodes de perte, de stabilisation et parfois de reprise. Vivre avec cette maladie chronique, c'est apprendre à la connaître, à repérer les situations à risque, à s'appuyer sur des professionnels et des proches, et à ne pas réduire sa valeur à un chiffre sur la balance. C'est aussi bénéficier des progrès de la médecine, qui offrent aujourd'hui des options plus nombreuses et plus efficaces qu'auparavant.

Les médicaments contre l'obésité

Pendant longtemps, les médicaments contre l'obésité étaient peu efficaces ou mal tolérés. Depuis quelques années, une nouvelle génération de traitements, administrés par injection hebdomadaire, a profondément changé la prise en charge. Ces médicaments imitent ou renforcent l'action d'hormones intestinales qui augmentent la satiété, réduisent la faim, ralentissent la vidange de l'estomac et améliorent la régulation du sucre. Ils permettent chez de nombreux patients une perte de poids importante, parfois proche de celle obtenue avec certaines chirurgies, tant que le traitement est poursuivi.

Ces médicaments ne remplacent pas les changements d'habitudes, mais ils rendent ces changements plus faciles, en réduisant la faim et les envies. Ils s'inscrivent dans une prise en charge globale, prescrite et suivie par un médecin.

Les familles de médicaments

Principales familles de médicaments contre l'obésité (selon les autorisations en vigueur)
FamilleMode d'actionAdministrationPoints d'attention
Analogues des hormones intestinales de satiétéSatiété, réduction de la faimInjection hebdomadaire ou quotidienneEffets digestifs au début, reprise à l'arrêt
Agonistes doubles de nouvelle générationAction sur deux hormones intestinalesInjection hebdomadairePerte de poids importante, effets digestifs
Inhibiteur de l'absorption des graissesRéduit l'absorption des graissesComprimésEffets digestifs, efficacité modeste
Autres associationsAction sur l'appétitComprimésDisponibilité et indications variables

La disponibilité, les indications et les conditions de prise en charge évoluent. Votre médecin vous informe des options actuellement disponibles en Suisse.

Les autres traitements médicamenteux

Outre les nouveaux médicaments injectables, d'autres traitements ont une place plus limitée. Un médicament qui réduit l'absorption des graisses alimentaires permet une perte de poids modeste, avec des effets digestifs gênants si l'alimentation reste grasse. Certaines associations de molécules agissant sur l'appétit existent selon les autorisations. Par ailleurs, chez les personnes diabétiques, certains traitements du diabète favorisent la perte de poids, ce qui oriente le choix du médecin. Les anciens médicaments coupe-faim, retirés en raison d'effets secondaires graves, ne doivent plus être utilisés.

Les médicaments de demain

Plusieurs nouveaux médicaments contre l'obésité sont en développement ou en cours d'autorisation : molécules agissant sur trois hormones à la fois, formes orales des traitements actuels, traitements ciblant d'autres mécanismes de l'appétit ou de la dépense d'énergie. Les premiers résultats sont prometteurs, avec des pertes de poids parfois proches de celles de la chirurgie. Leur place, leur tolérance à long terme, leur coût et leur prise en charge restent à préciser.

Les effets secondaires et précautions

Les effets secondaires les plus fréquents des nouveaux médicaments sont digestifs : nausées, sensation de plénitude, ballonnements, diarrhée ou constipation, parfois vomissements. Ils apparaissent surtout au début et lors des augmentations de dose, puis s'atténuent souvent. Augmenter progressivement la dose, manger lentement, en petites quantités, et éviter les repas gras aident à les limiter. Des effets plus rares, comme une inflammation du pancréas ou des problèmes de vésicule biliaire, sont surveillés. Ces médicaments ne doivent pas être utilisés pendant la grossesse et ont des contre-indications que le médecin vérifie.

Un traitement injectable en pratique

Les médicaments injectables contre l'obésité se présentent sous forme de stylos préremplis, faciles à utiliser, avec une aiguille très fine. L'injection se fait sous la peau du ventre, de la cuisse ou du bras, généralement une fois par semaine, le même jour. La dose est augmentée progressivement sur plusieurs semaines pour limiter les effets digestifs. Le médecin ou le pharmacien montre la technique lors de la première prescription. Les stylos se conservent au réfrigérateur avant utilisation, selon les indications du fabricant.

Pendant le traitement, il est conseillé de manger lentement, en petites portions, de s'arrêter dès la satiété, d'éviter les repas très gras et de boire suffisamment. Un apport suffisant en protéines et une activité physique, notamment de renforcement, aident à préserver la masse musculaire.

Le suivi pendant un traitement

Pendant un traitement médicamenteux contre l'obésité, un suivi régulier est nécessaire : évaluation de la perte de poids et de la tolérance, adaptation de la dose, surveillance de certains paramètres sanguins selon les situations, ajustement des autres traitements, notamment ceux du diabète ou de la tension, qui peuvent devoir être réduits avec la perte de poids. Pour la prise en charge par l'assurance, des contrôles à des moments définis sont souvent exigés pour vérifier l'efficacité du traitement.

Que se passe-t-il à l'arrêt ?

À l'arrêt d'un médicament contre l'obésité, la faim revient progressivement, et une reprise d'une partie importante du poids perdu est fréquente dans les mois qui suivent. Les habitudes alimentaires et d'activité physique mises en place pendant le traitement aident à limiter cette reprise. L'arrêt doit être discuté avec le médecin, qui peut proposer une stratégie de transition, un suivi renforcé, une autre option thérapeutique ou, dans certaines situations, une chirurgie.

Combien de temps prendre un traitement

Comme pour l'hypertension ou le diabète, l'obésité est une maladie chronique, et l'arrêt des médicaments s'accompagne souvent d'une reprise de poids, parfois importante. Le traitement est donc généralement envisagé sur une longue durée, avec une réévaluation régulière de son efficacité, de sa tolérance et de son intérêt. Les conditions de prise en charge par l'assurance peuvent toutefois limiter la durée remboursée ; le médecin vous informe des règles en vigueur et discute avec vous de la stratégie à long terme.

Médicaments et assurance en Suisse

En Suisse, certains médicaments contre l'obésité peuvent être pris en charge par l'assurance de base, à des conditions strictes définies par les autorités. Ces conditions portent généralement sur l'indice de masse corporelle, la présence de maladies associées, l'association à des mesures d'alimentation et d'activité physique, une perte de poids minimale après une période définie pour poursuivre le remboursement, et une durée maximale de prise en charge. Elles peuvent aussi préciser quels médecins peuvent prescrire.

Ces règles évoluent régulièrement. Lorsque les conditions ne sont pas remplies, le traitement reste possible, mais à la charge du patient, avec un coût mensuel important. Discutez avec votre médecin de l'intérêt du traitement dans votre situation et des conditions de remboursement en vigueur.

Médicaments ou chirurgie ?

Avec l'arrivée des nouveaux médicaments, la question du choix entre traitement médicamenteux et chirurgie se pose souvent. La chirurgie reste le traitement qui offre la perte de poids la plus importante et la plus durable dans l'obésité sévère, sans traitement quotidien ou hebdomadaire, mais elle est irréversible et nécessite un suivi à vie. Les médicaments sont moins invasifs, mais leur effet dépend de la poursuite du traitement, avec un coût et des conditions de remboursement à considérer. Les deux approches peuvent aussi être combinées. La décision se prend au cas par cas, avec un spécialiste.

Quand envisager l'étape suivante

Lorsque l'obésité est sévère, à partir d'un indice de masse corporelle de 35, et que les traitements non chirurgicaux bien conduits, y compris éventuellement un médicament, n'ont pas permis une amélioration suffisante et durable, la chirurgie peut être envisagée. Ce n'est pas un échec des traitements précédents, mais une étape supplémentaire pour une maladie sévère. Les démarches entreprises, documentées par votre médecin, comptent dans l'évaluation. Voir notre guide de la chirurgie de l'obésité.

Les pièges à éviter

  • Acheter des médicaments sur internet ou sans ordonnance : risque de produits falsifiés.
  • Augmenter les doses trop vite pour perdre du poids plus rapidement.
  • Négliger l'alimentation et l'activité physique en comptant sur le médicament seul.
  • Négliger les protéines, au risque de perdre du muscle.
  • Arrêter brutalement sans en parler au médecin.
  • Utiliser le traitement pendant une grossesse ou un projet de grossesse sans avis médical.

Les programmes pluridisciplinaires

Plusieurs hôpitaux et centres en Suisse proposent des programmes structurés de prise en charge de l'obésité, associant médecins, diététiciens, psychologues et professionnels de l'activité physique. Ils se déroulent en général sur plusieurs mois, en individuel et en groupe, avec des séances sur l'alimentation, le comportement, l'activité physique, le sommeil et la gestion du stress, puis une phase de maintien. Certains programmes sont pris en charge par l'assurance de base selon des conditions définies.

Ces programmes permettent d'aborder l'obésité dans toutes ses dimensions, de bénéficier du soutien d'un groupe et de construire des habitudes durables. Ils constituent aussi une étape documentée du traitement non chirurgical, utile si une chirurgie est envisagée ensuite.

Ce que comprend un programme type

Contenu habituel d'un programme pluridisciplinaire
VoletContenu
MédicalBilan, traitement des maladies associées, médicaments si indiqués
NutritionnelConsultations et ateliers avec un diététicien
PsychologiqueSéances individuelles ou en groupe, gestion des émotions
Activité physiqueSéances encadrées, programme personnalisé
ÉducationSommeil, stress, lecture des étiquettes, cuisine
MaintienSuivi espacé après la phase intensive

L'obésité de l'enfant et de l'adolescent

L'obésité touche aussi les enfants et les adolescents en Suisse. Elle peut entraîner des difficultés scolaires et sociales, des moqueries, une mauvaise estime de soi, et des complications médicales comme une tension élevée, un excès de graisse dans le foie ou un prédiabète. Chez l'enfant, l'objectif n'est généralement pas un régime, mais une stabilisation du poids pendant la croissance, par des changements d'habitudes impliquant toute la famille : repas, activité, sommeil, écrans.

Des programmes pluridisciplinaires spécialisés pour les enfants et adolescents existent dans plusieurs régions et peuvent être pris en charge par l'assurance de base sous conditions. Le pédiatre est le premier interlocuteur. Les nouveaux médicaments peuvent être discutés chez certains adolescents, selon les autorisations en vigueur ; la chirurgie reste exceptionnelle à cet âge.

Les adolescents : une période particulière

L'adolescence est une période délicate pour aborder le poids : changements corporels, construction de l'identité, importance du regard des autres, réseaux sociaux. L'obésité à cet âge peut entraîner moqueries, isolement, décrochage scolaire et troubles de l'humeur. Elle a aussi tendance à persister à l'âge adulte. La prise en charge doit être bienveillante, impliquer l'adolescent dans les décisions, associer la famille sans la culpabiliser, et prévenir l'apparition de troubles du comportement alimentaire. Les programmes spécialisés pour adolescents proposent des approches adaptées, en groupe et en individuel.

L'école et l'environnement de l'enfant

L'environnement scolaire et extrascolaire influence le poids des enfants : repas de cantine, collations, activité physique à l'école, trajets à pied ou à vélo, offre d'activités sportives. Des programmes cantonaux de promotion de la santé encouragent une alimentation équilibrée et le mouvement dans les écoles. Les parents peuvent favoriser les trajets actifs, inscrire l'enfant à une activité qu'il aime, limiter les écrans et veiller au sommeil. Il est important de lutter contre le harcèlement lié au poids, fréquent et très douloureux.

Le rôle du pédiatre

Le pédiatre suit la courbe de corpulence de l'enfant dès les premières années, ce qui permet de repérer précocement une évolution vers l'obésité. Il peut conseiller la famille, rechercher des causes particulières, dépister les complications et orienter vers un programme spécialisé. Une intervention précoce, avant l'adolescence, est souvent plus efficace et permet d'éviter que l'obésité ne s'installe durablement.

Le rôle de la famille

Les habitudes familiales influencent fortement le poids des enfants et des adultes. Changer ensemble, plutôt que d'imposer des règles à une seule personne, est plus efficace et évite la stigmatisation : repas partagés, aliments sains disponibles à la maison, activités physiques en famille, limitation des écrans pour tous, horaires de sommeil réguliers. Les parents jouent un rôle de modèle. Il est important d'éviter les remarques sur le poids et de valoriser les efforts et la santé plutôt que l'apparence.

Les parents, premiers modèles

Les enfants apprennent beaucoup en observant leurs parents : ce qu'ils mangent, comment ils bougent, leur rapport à leur corps. Des parents qui prennent soin de leur alimentation, bougent régulièrement et parlent du corps avec bienveillance transmettent des habitudes protectrices. À l'inverse, les régimes répétés des parents ou les remarques sur le poids peuvent favoriser chez l'enfant un rapport compliqué à la nourriture. Prendre soin de sa propre santé est donc aussi un cadeau pour toute la famille.

Parler du poids avec un enfant

Aborder le poids avec un enfant demande du tact. Il est préférable de parler de santé, d'énergie, de plaisir de bouger et de bien manger, plutôt que de poids ou d'apparence, et de ne jamais faire de remarques blessantes ou de comparaisons. Les changements doivent concerner toute la famille, pour que l'enfant ne se sente pas visé. Le pédiatre ou un psychologue peut conseiller les parents sur la manière d'en parler.

Harcèlement lié au poids

Les enfants et adolescents en surpoids ou obèses sont fréquemment victimes de moqueries et de harcèlement, à l'école ou sur les réseaux sociaux. Ce harcèlement peut avoir des conséquences graves sur le moral, la scolarité et le rapport à la nourriture. Il est important d'écouter l'enfant, de le soutenir, d'alerter l'établissement scolaire et, si nécessaire, de consulter un professionnel. Personne ne mérite d'être harcelé à cause de son poids.

Les femmes et l'obésité

Chez les femmes, certaines périodes de vie sont particulièrement propices à la prise de poids : la puberté, les grossesses, la période qui suit l'accouchement, la contraception hormonale chez certaines, et la ménopause. Le syndrome des ovaires polykystiques, fréquent, est souvent associé à une prise de poids et à une résistance à l'insuline. L'obésité peut aussi perturber les cycles et la fertilité. La prise en charge tient compte de ces étapes, avec un accompagnement adapté à chaque moment, notamment pendant et après la grossesse.

Ménopause et poids

Autour de la ménopause, beaucoup de femmes constatent une prise de poids et surtout une redistribution de la graisse vers le ventre, liée à la baisse des œstrogènes, à la diminution de la masse musculaire avec l'âge et parfois à une baisse de l'activité. Cette graisse abdominale augmente le risque cardiovasculaire et de diabète. Une alimentation adaptée, riche en protéines et en fibres, une activité physique incluant du renforcement musculaire, un bon sommeil et, selon les situations, un traitement médical aident à limiter ces changements.

Les hommes et l'obésité

Chez les hommes, l'obésité se manifeste souvent par une graisse abdominale, associée à un risque élevé de diabète, de maladies cardiovasculaires et d'apnées du sommeil. Elle peut aussi diminuer la testostérone, avec fatigue, baisse de la libido et de la fertilité, ce qui peut à son tour favoriser la prise de poids. Les hommes consultent souvent plus tard que les femmes pour leur poids. Parler de son poids avec son médecin, même en l'absence de symptômes, permet une prise en charge précoce.

Après 65 ans

Chez les personnes âgées, l'obésité pose des questions particulières : la perte de masse musculaire liée à l'âge peut être masquée par la graisse, et une perte de poids mal conduite peut aggraver la fragilité. L'objectif est souvent moins la perte de poids que la préservation de la force, de l'autonomie et de la mobilité, et le contrôle des maladies associées. Un apport suffisant en protéines, une activité physique adaptée incluant du renforcement musculaire et un suivi médical sont essentiels.

Retraite et poids

Le passage à la retraite modifie le rythme de vie : moins de déplacements, repas plus libres, parfois une baisse de l'activité physique et une prise de poids. C'est aussi une occasion de prendre du temps pour soi : cuisiner, marcher, rejoindre un club de sport ou de randonnée, jardiner. Préserver la masse musculaire devient une priorité avec l'âge, par un apport suffisant en protéines et des exercices de renforcement adaptés. Un bilan chez le médecin au moment de la retraite permet de faire le point.

Obésité et handicap

Les personnes en situation de handicap, physique ou mental, sont plus exposées à l'obésité, en raison de difficultés à pratiquer une activité physique, de certains médicaments, de troubles de l'alimentation ou de contraintes de vie. La prise en charge doit être adaptée à leurs capacités et à leur environnement, avec l'implication des proches et des professionnels qui les accompagnent. Des activités physiques adaptées et un suivi diététique personnalisé peuvent apporter des bénéfices importants.

Maladies psychiatriques et poids

Les personnes vivant avec une maladie psychiatrique, comme la schizophrénie, les troubles bipolaires ou la dépression sévère, ont un risque accru d'obésité, lié à la maladie elle-même, au mode de vie et à certains traitements. Un suivi du poids et des paramètres métaboliques est recommandé dès le début des traitements à risque. Des stratégies adaptées, alimentation, activité, parfois changement de traitement ou médicament contre l'obésité, sont discutées avec le psychiatre et le médecin de famille.

Grossesse et obésité

L'obésité avant la grossesse augmente certains risques : diabète gestationnel, hypertension et prééclampsie, complications de l'accouchement, et certains risques pour le bébé. Une perte de poids avant la conception, même modeste, améliore la fertilité et réduit ces risques. Pendant la grossesse, les régimes restrictifs et les médicaments contre l'obésité sont déconseillés ; l'objectif est une prise de poids raisonnable, adaptée au poids de départ, avec une alimentation équilibrée et une activité physique adaptée. Un suivi nutritionnel pendant et après la grossesse aide à éviter que les kilos pris ne s'installent durablement.

Après l'accouchement

La période qui suit l'accouchement est souvent difficile pour s'occuper de soi : fatigue, manque de sommeil, nouvelles priorités. Elle est pourtant importante pour éviter une prise de poids durable. L'allaitement peut aider certaines femmes, une reprise progressive de l'activité physique, adaptée à la récupération du périnée, et une alimentation régulière sont recommandées. Il est utile d'en parler à la sage-femme ou au médecin, qui peuvent proposer un accompagnement.

Stigmatisation et préjugés

Les personnes obèses sont souvent la cible de préjugés : paresse, manque de volonté, laisser-aller. Ces idées fausses se retrouvent dans la société, au travail, dans les médias et parfois même chez les soignants. Elles ont des conséquences réelles : honte, isolement, renoncement aux soins, discrimination à l'embauche, et paradoxalement prise de poids supplémentaire, car le stress de la stigmatisation favorise les comportements alimentaires émotionnels. Reconnaître l'obésité comme une maladie et être soigné par des professionnels bienveillants sont essentiels pour une prise en charge efficace.

Changer les mots

Les mots utilisés pour parler de l'obésité ont une importance. Les professionnels sont de plus en plus attentifs à parler de « personne vivant avec une obésité » plutôt que de définir la personne par son poids, et à éviter les termes stigmatisants. Ce changement de langage reflète la reconnaissance de l'obésité comme une maladie, et contribue à des soins plus respectueux. Vous avez le droit de demander à être soigné sans jugement.

Obésité et vie professionnelle

L'obésité peut avoir des conséquences sur la vie professionnelle : fatigue, douleurs, limitations physiques, absences liées aux maladies associées, mais aussi discriminations à l'embauche ou dans l'évolution de carrière. Certaines conditions de travail, comme les horaires décalés, le stress, la sédentarité ou les repas pris sur le pouce, favorisent la prise de poids. Aménager son quotidien professionnel, en préparant ses repas, en bougeant pendant les pauses et en gérant le stress, aide. En cas de discrimination, des conseils juridiques ou syndicaux peuvent être utiles.

Relations et vie sociale

L'obésité peut affecter les relations : peur du regard des autres, évitement de certaines activités, difficultés dans la vie amoureuse ou intime, sentiment d'isolement. Le soutien de proches bienveillants est précieux pendant la prise en charge. Il est utile de leur expliquer ce qui vous aide, comme partager une activité physique ou des repas équilibrés, et ce qui vous blesse, comme les remarques sur le poids ou l'insistance pour reprendre d'un plat. Les groupes de patients offrent aussi un espace d'échange sans jugement.

Santé mentale et obésité

L'obésité et la santé mentale s'influencent mutuellement : la dépression, l'anxiété, les traumatismes et certains médicaments psychiatriques peuvent favoriser la prise de poids, tandis que l'obésité, la stigmatisation et les limitations physiques peuvent fragiliser le moral et l'estime de soi. Prendre en compte les deux dimensions améliore les résultats. N'hésitez pas à parler de votre moral à votre médecin ; un soutien psychologique fait partie intégrante de la prise en charge.

Ce que prend en charge l'assurance

Prise en charge habituelle par l'assurance de base (selon les règles en vigueur)
PrestationPrise en charge
Consultations médicales et examensOui, franchise et quote-part
Consultations diététiques sur prescriptionOui, dans les limites prévues
Physiothérapie sur prescriptionSelon l'indication
Psychothérapie sur prescriptionSelon les règles en vigueur
Programmes pluridisciplinaires reconnusCertains, sous conditions
Médicaments contre l'obésitéCertains, sous conditions strictes
Chirurgie de l'obésitéSous conditions, dans des centres reconnus
Abonnements de sport, coachingNon, parfois complémentaire

Les conditions changent régulièrement ; vérifiez auprès de votre médecin et de votre caisse.

Votre modèle d'assurance

Selon votre modèle d'assurance de base, médecin de famille, réseau de soins ou télémédecine, il peut être nécessaire de passer d'abord par votre médecin de premier recours pour consulter un spécialiste, un diététicien, un physiothérapeute ou un psychologue et être remboursé. Les prestations comme la diététique, la physiothérapie ou la psychothérapie nécessitent en outre une prescription médicale. Vérifiez les conditions de votre contrat au début de votre démarche.

Franchise et quote-part

Les prestations prises en charge par l'assurance de base sont soumises à la franchise annuelle choisie, puis à une quote-part de dix pour cent jusqu'à un plafond annuel. Une prise en charge active de l'obésité, avec consultations, examens, diététique et éventuellement médicaments, peut représenter des frais réguliers. Le choix de la franchise peut être réfléchi en fonction des soins prévus pour l'année suivante.

Assurances complémentaires

Certaines assurances complémentaires participent à des prestations non couvertes par l'assurance de base : abonnements de fitness, cours de sport, coaching, programmes de perte de poids non reconnus, médecines complémentaires, ou une partie de médicaments non remboursés. Les conditions et plafonds varient beaucoup. Lisez votre contrat et demandez une confirmation écrite avant d'engager des frais.

Les coûts à prévoir

Même avec une bonne prise en charge par l'assurance, certains frais restent souvent à la charge du patient : franchise et quote-part, abonnements sportifs, équipement, certains compléments, médicaments hors conditions de remboursement, programmes non reconnus. Il est utile d'en discuter avec son médecin pour privilégier les prestations efficaces et remboursées, et éviter les dépenses inutiles dans des produits ou méthodes sans preuve d'efficacité.

Le prix relatif

Prix relatif hors prise en charge (base 100 : un mois de traitement par un médicament injectable récent)
PrestationIndice relatifCommentaire
Consultation diététique15 à 25Par séance
Consultation de psychologie20 à 35Par séance
Programme pluridisciplinaire de plusieurs mois300 à 800Souvent pris en charge en partie
Mois de médicament injectable récent100Référence
Abonnement de fitness, un mois10 à 30Selon la salle
Séance d'activité physique adaptée10 à 25En groupe

Ces indices sont indicatifs. Le détail figure sur notre page prix de la prise en charge de l'obésité.

Comparateur : 20 villes suisses

Prise en charge de l'obésité : accès et écart de prix hors assurance (tendances indicatives)
VilleCantonOffreÉcart avec Genève
GenèveGEMédecins, diététiciens, programmesBase
LausanneVDMédecins, diététiciens, programmesEnviron 0 à 10 % de moins
YverdonVDMédecins, diététiciens, programmesEnviron 5 à 10 % de moins
NeuchâtelNEMédecins, diététiciens, programmesEnviron 5 à 15 % de moins
FribourgFRMédecins, diététiciens, programmesEnviron 5 à 15 % de moins
SionVSMédecins, diététiciens, programmesEnviron 5 à 15 % de moins
DelémontJUMédecins, diététiciens, programmesEnviron 5 à 15 % de moins
BerneBEMédecins, diététiciens, programmesEnviron 5 à 10 % de moins
BienneBEMédecins, diététiciens, programmesEnviron 5 à 15 % de moins
BâleBSMédecins, diététiciens, programmesEnviron 0 à 10 % de moins
AarauAGMédecins, diététiciens, programmesEnviron 5 à 15 % de moins
ZurichZHMédecins, diététiciens, programmesEnviron 0 à 5 % de moins
WinterthourZHMédecins, diététiciens, programmesEnviron 0 à 10 % de moins
ZougZGMédecins, diététiciens, programmesEnviron 0 à 10 % de moins
LucerneLUMédecins, diététiciens, programmesEnviron 5 à 15 % de moins
Saint-GallSGMédecins, diététiciens, programmesEnviron 5 à 15 % de moins
CoireGRMédecins, diététiciens, programmesEnviron 5 à 15 % de moins
LuganoTIMédecins, diététiciens, programmesEnviron 5 à 15 % de moins
BellinzoneTIMédecins, diététiciens, programmesEnviron 5 à 15 % de moins
SchaffhouseSHMédecins, diététiciens, programmesEnviron 5 à 15 % de moins

Où se faire soigner en Suisse

La prise en charge de l'obésité commence chez le médecin de famille, présent partout. Les consultations spécialisées et les programmes pluridisciplinaires sont proposés par les hôpitaux universitaires de Genève, Lausanne, Berne, Bâle et Zurich, par de nombreux hôpitaux cantonaux, comme à Neuchâtel, Fribourg, Sion, Aarau, Lucerne, Saint-Gall, Coire ou au Tessin, et par des centres et cabinets spécialisés. Les diététiciens diplômés et les physiothérapeutes sont répartis dans toutes les régions. Pour les enfants, des programmes spécifiques existent dans plusieurs cantons.

Se faire soigner dans sa langue

Comprendre les explications médicales, les conseils diététiques et les modalités de traitement est essentiel pour une prise en charge réussie. En Suisse romande, tout se déroule en français. Dans les grandes villes alémaniques, de nombreux médecins, diététiciens et centres reçoivent en français ou en anglais ; au Tessin, en italien. N'hésitez pas à demander des documents écrits dans une langue que vous maîtrisez.

Habiter loin d'un centre

La prise en charge de base de l'obésité est accessible partout, auprès du médecin de famille, des diététiciens et des physiothérapeutes. Pour les programmes spécialisés et les consultations d'endocrinologie, il peut être nécessaire de se déplacer vers une ville plus grande. Certaines consultations, comme le suivi diététique ou psychologique, peuvent se faire par vidéo. Renseignez-vous sur les possibilités dans votre région.

Demander un second avis

Un second avis peut être utile si vous avez l'impression de ne pas être entendu, si les traitements ne donnent pas de résultats, si vous hésitez entre médicament et chirurgie, ou si une cause particulière est suspectée. Un spécialiste de l'obésité ou un centre pluridisciplinaire peut apporter un regard complémentaire. Apportez vos examens et le récit de vos démarches précédentes.

Garder une trace de son parcours

  • Les résultats des bilans sanguins successifs.
  • Les comptes rendus des consultations spécialisées.
  • Les attestations de suivi diététique et de programmes.
  • La liste des traitements essayés et leurs effets.
  • L'évolution du poids et du tour de taille.
  • Les décisions d'assurance.

Ces documents sont utiles pour le suivi, pour une demande de remboursement d'un médicament ou si une chirurgie est envisagée plus tard.

L'obésité, un enjeu de santé publique en Suisse

En Suisse, une part importante de la population adulte est en surpoids, et une proportion significative est obèse, avec des différences selon l'âge, le sexe, la région et le niveau de formation. Chez les enfants, le surpoids concerne une part non négligeable des élèves, avec une stabilisation observée dans certaines régions grâce aux programmes de prévention. L'obésité et ses complications représentent un coût important pour le système de santé.

Les autorités fédérales et cantonales, ainsi que des fondations et associations, mènent des programmes de promotion d'une alimentation équilibrée et de l'activité physique, en particulier auprès des enfants et des familles. La prévention, le dépistage précoce et l'accès à une prise en charge adaptée sont les piliers de cette politique.

Prévenir la prise de poids

Prévenir la prise de poids est plus facile que de traiter une obésité installée. Quelques habitudes protègent à tout âge : une alimentation majoritairement simple et peu transformée, de l'eau comme boisson principale, une activité physique quotidienne, un sommeil suffisant, une gestion du stress, et une attention aux périodes à risque, comme les grossesses, l'arrêt du tabac, un changement de travail, la ménopause ou la retraite. Se peser de temps en temps permet de réagir tôt à une prise de poids.

Obésité et inégalités

L'obésité touche davantage les personnes aux revenus modestes ou au niveau de formation plus faible, en raison du coût et de l'accessibilité des aliments sains, des conditions de travail, du stress, du temps disponible et de l'environnement de vie. Ces inégalités se retrouvent dans l'accès aux soins et aux traitements non remboursés. Les programmes de santé publique et la prise en charge par l'assurance de base visent à réduire ces écarts. N'hésitez pas à demander à votre médecin quelles prestations peuvent être remboursées dans votre situation.

Sept situations, sept prises en charge

  • Laure, 38 ans, indice 32, prise de poids après deux grossesses : suivi diététique et marche quotidienne, moins huit pour cent en un an.
  • Pierre, 52 ans, indice 34, diabète : médicament injectable pris en charge sous conditions, diabète nettement amélioré.
  • Sofia, 29 ans, indice 37, crises de frénésie alimentaire : psychothérapie spécialisée d'abord, puis programme pluridisciplinaire.
  • Marc, 45 ans, indice 31, apnées du sommeil : appareil de nuit, activité physique, perte de sept kilos.
  • Nina, 14 ans, obésité depuis l'enfance : programme familial pour adolescents.
  • Jean, 68 ans, indice 33, arthrose : activité physique adaptée en piscine, protéines, maintien de la force.
  • Claire, 41 ans, indice 42, échecs répétés : programme puis chirurgie de l'obésité.

Idées reçues sur l'obésité

  • « Il suffit de manger moins et de bouger plus » : l'obésité est une maladie complexe, avec des mécanismes biologiques puissants.
  • « Les personnes obèses manquent de volonté » : la génétique, les hormones et l'environnement jouent un rôle majeur.
  • « Un bon régime règle le problème » : la reprise est fréquente sans prise en charge globale.
  • « Les médicaments sont une solution de facilité » : ils traitent une maladie, comme pour l'hypertension.
  • « Perdre peu de poids ne sert à rien » : cinq à dix pour cent améliorent déjà la santé.
  • « L'obésité, c'est une question esthétique » : c'est d'abord une question de santé.

S'informer de façon fiable

Les informations sur la perte de poids abondent sur internet et les réseaux sociaux : régimes miracles, compléments, témoignages spectaculaires, médicaments achetés sans ordonnance. Beaucoup sont inexactes ou dangereuses. Privilégiez les informations de votre médecin, des diététiciens diplômés, des hôpitaux et des autorités de santé. Méfiez-vous de toute promesse de perte de poids rapide et sans effort.

Journal : une perte de poids progressive

  • Consultation chez le médecin de famille, bilan sanguin : prédiabète.
  • Six consultations avec une diététicienne sur prescription.
  • Remplacement des boissons sucrées par de l'eau, repas réguliers.
  • Marche de trente minutes chaque jour, puis aquagym.
  • Six mois : moins six kilos, glycémie normalisée.
  • Un an : moins neuf kilos, maintien des nouvelles habitudes.

Journal : un traitement médicamenteux

  • Indice 36, hypertension, échecs de plusieurs régimes.
  • Bilan, discussion des options avec l'endocrinologue.
  • Médicament injectable hebdomadaire, conditions de prise en charge vérifiées.
  • Nausées les premières semaines, puis amélioration.
  • Six mois : moins quatorze pour cent du poids, tension améliorée.
  • Suivi régulier, accompagnement diététique et activité physique.

Journal : un programme de groupe

  • Inscription à un programme pluridisciplinaire à l'hôpital cantonal.
  • Séances hebdomadaires : diététique, psychologie, activité physique.
  • Rencontres avec d'autres participants, échanges d'astuces.
  • Découverte du lien entre stress et grignotage.
  • Fin du programme : moins dix kilos, meilleure confiance en soi.
  • Suivi de maintien tous les trois mois.

Journal : une prise en charge à la ménopause

  • À 52 ans, prise de huit kilos en trois ans, surtout au ventre.
  • Bilan chez la gynécologue et le médecin de famille : cholestérol élevé.
  • Consultations diététiques : plus de protéines et de légumes, moins de grignotage le soir.
  • Inscription à un cours de renforcement musculaire deux fois par semaine.
  • Amélioration du sommeil grâce à un traitement adapté des bouffées de chaleur.
  • Un an plus tard : moins six kilos, tour de taille réduit, cholestérol amélioré.

Journal : un adolescent et sa famille

  • Léo, 13 ans, poids en hausse depuis l'enfance, moqueries au collège.
  • Le pédiatre propose un programme pour adolescents et familles.
  • Séances en groupe pour Léo, ateliers pour les parents.
  • La famille remplace les sodas par de l'eau, partage plus de repas.
  • Léo découvre le basket et s'inscrit dans un club.
  • Un an plus tard : poids stabilisé, confiance retrouvée, croissance poursuivie.

Journal : vu par un proche

  • Mon mari a souvent essayé des régimes, avec des reprises à chaque fois.
  • Le médecin lui a expliqué que l'obésité était une maladie ; il s'est senti soulagé.
  • Nous avons changé nos courses et cuisinons plus ensemble.
  • Nous marchons chaque soir après le dîner.
  • Il suit un traitement médicamenteux, avec quelques nausées au début.
  • Aujourd'hui, il a plus d'énergie, et nous profitons ensemble de nos randonnées.

Glossaire

  • Indice de masse corporelle : poids divisé par la taille au carré.
  • Tour de taille : mesure de la graisse abdominale.
  • Satiété : sensation d'avoir assez mangé.
  • Leptine : hormone produite par la graisse, qui informe le cerveau des réserves.
  • Frénésie alimentaire : épisodes de perte de contrôle sur la nourriture.
  • Aliments ultra-transformés : produits industriels riches en additifs, sucres, graisses et sel.
  • Activité physique adaptée : activité encadrée tenant compte de l'état de santé.
  • Programme pluridisciplinaire : prise en charge associant plusieurs professionnels.

Le parcours type de prise en charge

  • Consultation chez le médecin de famille, discussion du poids et des attentes.
  • Bilan : examens sanguins, tension, tour de taille, recherche des complications.
  • Plan de traitement : alimentation, activité physique, sommeil, soutien.
  • Consultations diététiques sur prescription.
  • Si nécessaire : soutien psychologique, physiothérapie, programme de groupe.
  • Réévaluation après quelques mois.
  • Selon les résultats : médicament, programme spécialisé, ou orientation vers la chirurgie.
  • Suivi régulier sur le long terme.

Chaque parcours est personnalisé et évolue au fil du temps.

Les questions à poser à son médecin

  • Mon poids a-t-il déjà des conséquences sur ma santé ?
  • Quels examens faut-il faire ?
  • Un de mes médicaments peut-il favoriser la prise de poids ?
  • Quel objectif de perte de poids est réaliste pour moi ?
  • Pouvez-vous me prescrire des consultations diététiques ?
  • Un soutien psychologique serait-il utile ?
  • Un médicament contre l'obésité est-il indiqué, et serait-il remboursé ?
  • Existe-t-il un programme près de chez moi ?

Agir en cinq étapes

  • 1. En parler à son médecin, sans attendre les complications.
  • 2. Réaliser un bilan complet.
  • 3. Fixer des objectifs réalistes, centrés sur la santé.
  • 4. Construire un plan avec les professionnels adaptés.
  • 5. Maintenir le suivi et ajuster le traitement dans le temps.

Les erreurs à éviter

  • Enchaîner les régimes restrictifs.
  • Viser une perte de poids trop rapide.
  • Se décourager après un plateau ou un écart.
  • Négliger le sommeil et le stress.
  • Acheter des produits miracles ou des médicaments sur internet.
  • Arrêter un médicament de soi-même.
  • Rester seul face à la maladie.

Repères en chiffres

L'obésité en quelques repères
RepèreValeur
Seuil d'obésitéIndice de 30
Seuil d'obésité sévèreIndice de 35
Perte de poids qui améliore la santéCinq à dix pour cent
Activité physique recommandéeAu moins cent cinquante minutes par semaine
Durée de sommeil conseilléeSept à neuf heures
Perte moyenne avec les médicaments récentsDe l'ordre de dix à vingt pour cent, variable

L'essentiel à retenir

  • L'obésité est une maladie chronique aux causes multiples.
  • Une perte de poids modeste améliore déjà la santé.
  • La prise en charge associe alimentation, activité physique, sommeil et soutien psychologique.
  • Les nouveaux médicaments permettent une perte de poids importante, tant qu'ils sont poursuivis.
  • Des programmes pluridisciplinaires existent pour adultes et enfants.
  • La chirurgie est réservée aux formes sévères qui ne répondent pas assez aux autres traitements.
  • L'assurance de base prend en charge une partie importante des soins, sous conditions.

Ce que disent les études

Les études montrent que les interventions combinant alimentation, activité physique et soutien comportemental permettent en moyenne une perte de poids modeste mais significative, de l'ordre de cinq à dix pour cent, avec des bénéfices nets sur la santé, en particulier sur la prévention du diabète. Elles montrent aussi que la reprise est fréquente sans suivi prolongé. Les grands essais sur les nouveaux médicaments ont montré des pertes de poids beaucoup plus importantes, et, pour certains, une réduction des événements cardiovasculaires chez les personnes à risque, avec une reprise à l'arrêt. La chirurgie reste le traitement le plus efficace à long terme pour l'obésité sévère.

Les pistes de la recherche

La recherche sur l'obésité progresse rapidement : nouveaux médicaments agissant sur plusieurs hormones à la fois, traitements par voie orale, meilleure compréhension des mécanismes cérébraux de l'appétit, rôle du microbiote intestinal, médecine de précision pour adapter le traitement au profil de chaque patient, et stratégies de prévention dès l'enfance. Ces avancées laissent espérer des traitements encore plus efficaces et mieux tolérés dans les années à venir.

Ce que racontent les patients

Beaucoup de patients racontent un long parcours de régimes successifs, de pertes et de reprises, accompagné de culpabilité et de jugements. Ils décrivent souvent un tournant lorsqu'un médecin leur a expliqué que l'obésité était une maladie, et non un échec personnel. Ceux qui ont trouvé une prise en charge adaptée, qu'il s'agisse d'un suivi diététique, d'un programme de groupe, d'un médicament ou d'une chirurgie, évoquent un soulagement, une meilleure santé et une énergie retrouvée. Tous soulignent l'importance d'être écouté sans jugement.

Le point de vue des médecins

Les spécialistes de l'obésité insistent sur quelques messages : l'obésité est une maladie chronique, pas un manque de volonté ; une perte de poids modeste a déjà des bénéfices importants ; le traitement doit être global, personnalisé et durable ; les nouveaux médicaments ont changé la donne, mais ne remplacent pas les changements d'habitudes ; et la stigmatisation est un obstacle majeur aux soins. Ils encouragent les patients à parler de leur poids sans honte et à chercher une prise en charge adaptée.

Une démarche qui vous appartient

Décider de prendre en charge son obésité, choisir les approches qui vous conviennent, fixer vos objectifs, avancer à votre rythme : ces choix vous appartiennent, éclairés par les professionnels de santé. Il n'existe pas de solution unique, mais un ensemble d'outils à combiner selon votre situation, vos préférences et votre vie. L'essentiel est de ne pas rester seul et de considérer chaque progrès comme une victoire.

Le message à retenir

L'obésité est une maladie chronique fréquente, aux causes multiples, qui se soigne. Une prise en charge globale, associant alimentation, activité physique, sommeil, soutien psychologique et, si nécessaire, médicaments ou chirurgie, permet d'améliorer durablement la santé et la qualité de vie. En Suisse, une part importante de ces soins peut être prise en charge par l'assurance de base. Le premier pas est souvent le plus simple : en parler à son médecin.

Conseils de patients

  • « Parlez de votre poids à votre médecin, sans attendre. »
  • « Fixez-vous de petits objectifs, et célébrez-les. »
  • « Trouvez une activité qui vous fait plaisir. »
  • « Ne restez pas seul : un groupe ou un proche aide beaucoup. »
  • « Un écart n'est pas un échec : reprenez au repas suivant. »
  • « Prenez soin de votre sommeil. »
  • « Méfiez-vous des solutions miracles. »

Le bilan d'une prise en charge réussie

Une prise en charge réussie ne se mesure pas seulement au nombre de kilos perdus. Elle se reconnaît à une santé améliorée, des maladies associées mieux contrôlées, une meilleure condition physique, un sommeil plus réparateur, un rapport plus apaisé à la nourriture et à son corps, des habitudes durables et un suivi maintenu dans le temps. C'est vers ces objectifs que les professionnels de santé vous accompagnent, à votre rythme.

Comment nous vous accompagnons

Medespoir Suisse vous aide à comprendre les options de traitement de l'obésité, à préparer vos questions et à trouver un médecin, un programme ou un centre spécialisé dans votre région et votre langue. Décrivez-nous votre situation en toute confidentialité ; nous vous orientons gratuitement et sans engagement.

Faire le premier pas

Si votre poids vous préoccupe ou affecte votre santé, prenez rendez-vous avec votre médecin de famille pour en parler. Préparez votre histoire de poids, vos questions et vos attentes. Medespoir Suisse peut aussi vous aider à trouver un médecin, un programme ou un centre spécialisé dans votre région et votre langue, de façon confidentielle, gratuite et sans engagement.

Des raisons d'espérer

La compréhension de l'obésité et les possibilités de traitement ont considérablement progressé ces dernières années. Les médicaments récents, les programmes pluridisciplinaires, les approches comportementales et, pour les formes sévères, la chirurgie offrent aujourd'hui des solutions efficaces à de nombreuses personnes qui avaient perdu espoir après des années de régimes. Avec une prise en charge adaptée et bienveillante, il est possible d'améliorer durablement sa santé et sa qualité de vie.

Pour conclure

L'obésité est une maladie chronique qui se soigne, à condition d'être prise en charge dans sa globalité, avec bienveillance et sur la durée. Alimentation adaptée, activité physique, sommeil, soutien psychologique, médicaments et, pour les formes sévères, chirurgie : les options sont nombreuses et se combinent selon chaque situation. Le premier pas est souvent une consultation chez son médecin de famille. Pour aller plus loin, consultez notre guide de la chirurgie de l'obésité, et nos pages sur la sleeve et le bypass.

Un dernier conseil

Si vous ne deviez retenir qu'une chose de ce guide : vous n'êtes pas seul, et l'obésité n'est pas une fatalité. Prenez rendez-vous avec votre médecin de famille, parlez-lui franchement de votre poids, de vos difficultés et de vos attentes, et construisez ensemble un plan adapté à votre vie. Avancez par petites étapes, entourez-vous de personnes bienveillantes, et n'hésitez pas à demander de l'aide à chaque fois que c'est nécessaire. Les traitements actuels, plus nombreux et plus efficaces que jamais, permettent à de nombreuses personnes d'améliorer durablement leur santé, leur énergie et leur qualité de vie, et ce chemin est ouvert à vous aussi, dès aujourd'hui, avec le soutien de professionnels attentifs et de vos proches, pas à pas, durablement et sereinement.

Pour aller plus loin

Le budget

Les écarts de prix entre villes et cantons, la décomposition du devis et les leviers d'économie sont détaillés sur notre page Obésité : solutions chirurgicales : prix en Suisse.

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Nos guides

100 questions sur l'obésité et ses traitements

Les réponses aux questions les plus fréquentes sur l'obésité et sa prise en charge en Suisse.

Comprendre l'obésité

À partir de quand parle-t-on d'obésité ? À partir d'un indice de masse corporelle de 30. Entre 25 et 30, on parle de surpoids. Le tour de taille, les maladies associées et le retentissement sur la vie quotidienne complètent l'évaluation.

Comment mesurer son tour de taille ? Debout, à mi-distance entre le bas des côtes et le haut du bassin, à la fin d'une expiration normale. Un tour de taille élevé signale une graisse abdominale associée à un risque accru de diabète et de maladies cardiovasculaires.

L'obésité est-elle une maladie ? Oui. Elle est reconnue comme une maladie chronique, liée à des mécanismes biologiques de régulation du poids, avec des complications et une tendance à se maintenir sans traitement.

Pourquoi certaines personnes grossissent-elles plus que d'autres ? En raison d'une combinaison de facteurs : génétique, hormones de l'appétit, environnement alimentaire, sédentarité, sommeil, stress, médicaments, événements de vie. À environnement égal, certaines personnes sont beaucoup plus sensibles à la prise de poids.

L'obésité est-elle seulement liée à ce que l'on mange ? Non. L'alimentation joue un rôle, mais l'activité physique, le sommeil, le stress, la génétique, certains médicaments, des troubles hormonaux et l'environnement interviennent aussi.

Pourquoi est-il si difficile de maintenir une perte de poids ? Après une perte de poids, le corps augmente la faim et diminue sa dépense d'énergie, comme s'il cherchait à retrouver son poids antérieur. Ce mécanisme explique la reprise fréquente après les régimes.

Le métabolisme lent existe-t-il ? Les différences de dépense énergétique au repos entre personnes existent, mais elles sont souvent moins importantes qu'on ne le pense. Les mécanismes de l'appétit et l'adaptation après un régime jouent un rôle plus important.

Les troubles de la thyroïde font-ils grossir ? Une thyroïde qui fonctionne au ralenti peut favoriser une prise de poids modérée, mais elle est rarement la cause principale d'une obésité. Un dosage sanguin permet de la dépister.

Les médicaments peuvent-ils faire grossir ? Oui, certains antidépresseurs, antipsychotiques, antiépileptiques, corticoïdes, l'insuline ou certains traitements hormonaux. Ne les arrêtez jamais sans avis ; le médecin peut parfois proposer une alternative.

L'arrêt du tabac fait-il grossir ? Souvent de quelques kilos, mais les bénéfices de l'arrêt pour la santé dépassent largement ceux d'éviter cette prise de poids. Un accompagnement peut la limiter.

La ménopause fait-elle grossir ? Elle favorise une redistribution de la graisse vers le ventre et parfois une prise de poids, en lien avec les changements hormonaux, l'âge et le mode de vie.

Le stress fait-il grossir ? Le stress chronique peut favoriser la prise de poids, par ses effets hormonaux et par les comportements alimentaires qu'il induit, comme manger pour se réconforter.

Le manque de sommeil fait-il grossir ? Oui, un sommeil insuffisant perturbe les hormones de la faim et de la satiété, augmente l'appétit pour les aliments sucrés et gras et favorise la prise de poids.

Les grossesses peuvent-elles favoriser l'obésité ? Une prise de poids importante pendant la grossesse, et qui n'est pas perdue ensuite, peut contribuer à une obésité, surtout lorsqu'elle se répète. Un suivi nutritionnel pendant et après la grossesse aide à la limiter.

L'obésité de l'enfant persiste-t-elle à l'âge adulte ? Souvent, en particulier lorsqu'elle est importante et persiste à l'adolescence. Une prise en charge précoce, impliquant la famille, améliore les chances de stabiliser le poids.

La génétique condamne-t-elle à l'obésité ? Non. Elle augmente la sensibilité à la prise de poids, mais l'environnement, le mode de vie et les traitements permettent d'agir efficacement.

Conséquences sur la santé

Quelles maladies l'obésité favorise-t-elle ? Le diabète de type 2, l'hypertension, les maladies cardiovasculaires, les apnées du sommeil, l'excès de graisse dans le foie, l'arthrose, le reflux, certains cancers, l'infertilité, des troubles de l'humeur et une diminution de la qualité de vie.

Une perte de poids modeste est-elle utile ? Oui. Perdre cinq à dix pour cent de son poids améliore déjà la tension, la glycémie, les lipides, les apnées du sommeil et les douleurs articulaires.

L'obésité réduit-elle l'espérance de vie ? L'obésité sévère est associée à une réduction de l'espérance de vie, principalement par les maladies cardiovasculaires, le diabète et certains cancers. Le traitement réduit ces risques.

Peut-on être obèse et en bonne santé ? Certaines personnes obèses n'ont pas encore de complications, mais leur risque d'en développer avec le temps reste plus élevé. Un suivi régulier est conseillé.

L'obésité affecte-t-elle le moral ? Souvent. La stigmatisation, les limitations physiques et les échecs répétés des régimes peuvent favoriser l'anxiété, la dépression et une mauvaise estime de soi. Un soutien psychologique peut aider.

L'obésité affecte-t-elle la fertilité ? Oui, chez la femme par des troubles de l'ovulation, et chez l'homme par une baisse de la testostérone et de la qualité du sperme. Une perte de poids améliore souvent la fertilité.

L'obésité augmente-t-elle le risque de cancer ? Oui, pour plusieurs cancers, notamment de l'utérus, du sein après la ménopause, du côlon, du rein, du foie et de l'œsophage. La perte de poids et l'activité physique peuvent réduire ce risque.

Les articulations souffrent-elles du poids ? Oui, le poids augmente les contraintes sur les genoux, les hanches et le dos, favorisant l'arthrose et les douleurs. Une perte de poids, même modeste, les soulage souvent.

Le foie est-il touché ? Souvent, par un excès de graisse qui peut évoluer vers une inflammation et une fibrose. La perte de poids est le traitement principal de cette maladie du foie.

Bilan et diagnostic

Qui consulter en premier ? Le médecin de famille, qui peut réaliser le bilan, traiter les maladies associées, prescrire une prise en charge diététique et orienter vers un spécialiste ou un programme si nécessaire.

En quoi consiste le bilan ? Histoire du poids, habitudes alimentaires, activité physique, sommeil, médicaments, vécu psychologique, examen clinique, tour de taille, tension, et prises de sang pour la glycémie, les lipides, le foie, la thyroïde et d'autres paramètres selon la situation.

Faut-il voir un endocrinologue ? Pas toujours. Un endocrinologue ou un spécialiste de l'obésité est utile en cas d'obésité sévère, de suspicion de cause hormonale, de diabète difficile à équilibrer ou d'échec des traitements de première ligne.

Faut-il dépister les apnées du sommeil ? Oui, en cas de ronflements, de pauses respiratoires constatées par l'entourage, de somnolence dans la journée ou de fatigue au réveil. Un enregistrement du sommeil confirme le diagnostic.

Faut-il rechercher un trouble du comportement alimentaire ? Oui, notamment les crises de frénésie alimentaire, fréquentes chez les personnes obèses. Leur prise en charge spécifique améliore les résultats du traitement.

La composition corporelle est-elle mesurée ? Certains centres mesurent la proportion de graisse et de muscle, par impédancemétrie ou d'autres méthodes. C'est un complément utile pour suivre l'évolution au-delà du poids.

Faut-il faire un bilan cardiaque ? Selon l'âge, les symptômes et les facteurs de risque, un électrocardiogramme ou d'autres examens peuvent être proposés, notamment avant un programme d'activité physique intense.

Le bilan est-il remboursé ? Les consultations et examens médicaux du bilan sont pris en charge par l'assurance de base, sous réserve de la franchise et de la quote-part.

Alimentation

Quel régime est le meilleur ? Aucun régime unique n'est supérieur à tous les autres à long terme. Le meilleur est celui que l'on peut maintenir durablement, équilibré, adapté à ses goûts, à sa culture et à sa santé, idéalement construit avec un diététicien.

Les régimes très restrictifs sont-ils efficaces ? Ils peuvent faire perdre du poids rapidement, mais la reprise est fréquente, et ils peuvent entraîner des carences et une perte musculaire. Ils ne se pratiquent que sous surveillance médicale, dans des indications précises.

Faut-il compter les calories ? Cela peut aider certaines personnes à prendre conscience de leurs apports, mais ce n'est pas indispensable. Des repères simples, comme la taille des portions, la composition des assiettes et la régularité des repas, suffisent souvent.

Le jeûne intermittent est-il utile ? Il peut aider certaines personnes à réduire leurs apports, mais ses résultats à long terme ne semblent pas supérieurs à ceux d'autres approches. Il ne convient pas à tous, notamment en cas de diabète traité ou de trouble alimentaire.

Faut-il supprimer les glucides ? Une réduction des sucres rapides et des aliments transformés est bénéfique. La suppression totale des glucides n'est pas nécessaire et peut être difficile à maintenir. Les céréales complètes, les légumineuses et les fruits restent utiles.

Les boissons sucrées comptent-elles beaucoup ? Oui, elles apportent beaucoup de calories sans rassasier. Les remplacer par de l'eau est l'une des mesures les plus simples et efficaces.

Le grignotage est-il un problème ? Souvent, car il augmente les apports sans que l'on s'en rende compte. Des repas réguliers et suffisamment rassasiants aident à le limiter.

Le diététicien est-il remboursé ? Les consultations diététiques sur prescription médicale peuvent être prises en charge par l'assurance de base, dans les limites et conditions fixées par la réglementation, notamment en cas d'obésité et de maladies associées.

Peut-on manger au restaurant en suivant un traitement ? Oui, en choisissant des plats simples, en privilégiant les légumes et les protéines, en partageant ou en réduisant les portions, et en limitant les sauces, l'alcool et les desserts.

L'alcool fait-il grossir ? Oui, il apporte beaucoup de calories, stimule l'appétit et réduit le contrôle des choix alimentaires. Le limiter aide à perdre du poids.

Activité physique

Le sport suffit-il pour perdre du poids ? Rarement à lui seul, car il faut beaucoup d'activité pour dépenser l'énergie d'un repas. En revanche, il est essentiel pour la santé, le maintien du poids, la masse musculaire et le moral.

Quelle activité choisir ? Celle que vous aimez et pouvez pratiquer régulièrement : marche, vélo, natation, aquagym, danse, renforcement musculaire. L'important est la régularité.

Combien d'activité faut-il ? Les recommandations conseillent au moins cent cinquante minutes d'activité modérée par semaine, et davantage pour maintenir une perte de poids, en commençant progressivement.

L'activité physique est-elle possible avec des douleurs articulaires ? Oui, en choisissant des activités qui ménagent les articulations, comme la natation, l'aquagym ou le vélo, et en se faisant accompagner par un physiothérapeute si nécessaire.

Le renforcement musculaire est-il utile ? Oui, il préserve la masse musculaire pendant la perte de poids, améliore la force, la posture et le métabolisme du sucre.

La physiothérapie est-elle remboursée ? Sur prescription médicale, des séances de physiothérapie peuvent être prises en charge pour certaines indications, par exemple des douleurs articulaires ou une réadaptation.

Faut-il un programme encadré ? Un programme encadré, avec un physiothérapeute, un coach ou en groupe, aide beaucoup de personnes à démarrer et à maintenir l'activité physique.

Les écrans favorisent-ils le poids ? Le temps passé assis devant les écrans réduit l'activité et favorise le grignotage. Le limiter et bouger régulièrement dans la journée est bénéfique.

Soutien psychologique et comportemental

Pourquoi un soutien psychologique ? Parce que le rapport à la nourriture, les émotions, le stress, l'image du corps et les échecs passés jouent souvent un rôle important. Un accompagnement aide à changer durablement les habitudes et à se libérer de la culpabilité.

Qu'est-ce que la thérapie comportementale ? C'est une approche qui aide à identifier les situations qui déclenchent les comportements alimentaires problématiques et à développer d'autres réponses, avec des objectifs concrets et progressifs.

Qu'est-ce qu'une crise de frénésie alimentaire ? C'est la consommation d'une grande quantité de nourriture en peu de temps, avec une sensation de perte de contrôle, suivie souvent de honte. Ce trouble est fréquent et se soigne.

La psychothérapie est-elle remboursée ? La psychothérapie pratiquée par des psychologues psychothérapeutes reconnus sur prescription médicale peut être prise en charge par l'assurance de base selon les règles en vigueur. Renseignez-vous auprès de votre caisse.

Le manger en pleine conscience aide-t-il ? Manger lentement, sans écran, en prêtant attention aux sensations de faim et de satiété, aide beaucoup de personnes à mieux réguler leurs apports.

Les groupes de soutien sont-ils utiles ? Oui, échanger avec d'autres personnes qui vivent la même situation aide à rompre l'isolement, partager des astuces et maintenir la motivation.

Faut-il fixer un objectif de poids ? Mieux vaut fixer des objectifs réalistes et progressifs, centrés sur la santé et les habitudes, plutôt qu'un poids idéal difficile à atteindre.

Médicaments

Existe-t-il des médicaments contre l'obésité ? Oui. Plusieurs médicaments sont autorisés en Suisse. Les plus récents, administrés par injection, agissent sur les hormones de la satiété et permettent une perte de poids importante chez de nombreux patients.

Comment agissent les nouveaux médicaments ? Ils imitent des hormones intestinales qui augmentent la satiété, ralentissent la vidange de l'estomac et agissent sur les centres de l'appétit dans le cerveau. Ils améliorent aussi souvent la glycémie.

Quelle perte de poids peut-on attendre ? Selon le médicament et la personne, une perte moyenne de l'ordre de dix à vingt pour cent du poids a été observée dans les études avec les plus récents, avec de fortes variations individuelles.

Quels sont les effets secondaires ? Surtout digestifs : nausées, ballonnements, diarrhée ou constipation, souvent au début et lors des augmentations de dose. D'autres effets plus rares existent ; le médecin vous en informe.

Faut-il prendre ces médicaments à vie ? À l'arrêt, une reprise de poids est fréquente. Le traitement est donc souvent envisagé sur la durée, comme pour d'autres maladies chroniques, en réévaluant régulièrement son intérêt.

Les médicaments sont-ils remboursés ? Certains médicaments contre l'obésité peuvent être pris en charge par l'assurance de base sous conditions strictes, fixées par les autorités, concernant notamment l'indice de masse corporelle, les maladies associées, la durée et l'accompagnement. Les conditions évoluent ; vérifiez-les avec votre médecin.

Qui peut prescrire ces médicaments ? Le médecin de famille ou un spécialiste, selon les conditions de prise en charge, qui peuvent exiger une prescription par certains médecins et un suivi défini.

Les médicaments remplacent-ils les changements de mode de vie ? Non, ils les complètent. Les meilleurs résultats s'obtiennent en associant médicament, alimentation adaptée, activité physique et soutien.

Peut-on acheter ces médicaments sur internet ? C'est fortement déconseillé : des produits falsifiés ou dangereux circulent. Ces médicaments doivent être prescrits et suivis par un médecin et délivrés en pharmacie.

Ces médicaments conviennent-ils à tout le monde ? Non, ils ont des contre-indications et ne conviennent pas pendant la grossesse ou l'allaitement. Le médecin évalue leur intérêt et leurs risques dans votre situation.

Les médicaments sont-ils utiles après une chirurgie ? Oui, ils peuvent aider en cas de perte de poids insuffisante ou de reprise après une chirurgie de l'obésité, sur avis médical.

Prise en charge en Suisse

L'assurance de base prend-elle en charge le traitement de l'obésité ? Les consultations médicales, les examens, la diététique sur prescription dans certaines limites, certains programmes et, sous conditions, certains médicaments et la chirurgie peuvent être pris en charge. Les conditions varient selon les prestations.

Existe-t-il des programmes structurés ? Oui, des programmes pluridisciplinaires sont proposés par des hôpitaux et centres spécialisés, pour les adultes et pour les enfants et adolescents. Certains sont pris en charge par l'assurance de base.

Les enfants obèses ont-ils une prise en charge spécifique ? Oui, des programmes pluridisciplinaires adaptés aux enfants et adolescents, impliquant la famille, existent dans plusieurs régions et peuvent être pris en charge sous conditions.

Quand envisager la chirurgie ? En cas d'obésité sévère, à partir d'un indice de masse corporelle de 35, lorsque les traitements non chirurgicaux bien conduits n'ont pas suffi. Voir notre guide de la chirurgie de l'obésité.

Medespoir peut-il m'orienter ? Oui. Indiquez votre taille, votre poids, vos maladies associées et les démarches déjà entreprises. Nous vous orientons vers un médecin ou un programme spécialisé dans votre région et votre langue. Gratuit, confidentiel et sans engagement.

Combien de temps dure un programme ? Souvent plusieurs mois, avec des séances régulières, puis un suivi de maintien. La durée dépend du programme et des besoins.

Faut-il un médecin de famille pour être remboursé ? Selon votre modèle d'assurance, le passage par votre médecin de premier recours peut être nécessaire avant de consulter un spécialiste ou de suivre un programme.

Les assurances complémentaires couvrent-elles plus ? Certaines participent aux frais de programmes, de coaching, d'abonnements sportifs ou de médecines complémentaires. Les conditions varient selon les contrats.

Peut-on perdre du poids après 60 ans ? Oui, et c'est souvent bénéfique, à condition de préserver la masse musculaire par un apport suffisant en protéines et une activité physique, notamment de renforcement. Un suivi médical est conseillé.

Faut-il se peser souvent ? Une pesée hebdomadaire, à la même heure, aide beaucoup de personnes à suivre leur évolution sans se focaliser sur les variations quotidiennes, qui sont normales.

Pourquoi le poids stagne-t-il après quelques semaines ? Le corps s'adapte à la perte de poids en réduisant sa dépense d'énergie. Les plateaux sont normaux ; ajuster les apports, l'activité et parfois le traitement permet de les dépasser.

Les compléments brûle-graisses sont-ils efficaces ? Aucun complément vendu librement n'a démontré d'efficacité significative et durable, et certains peuvent être dangereux. Méfiez-vous des promesses commerciales.

Les médecines complémentaires aident-elles ? Certaines approches, comme la relaxation ou l'hypnose, peuvent aider à gérer le stress ou les envies de manger, en complément du traitement. Leur effet sur le poids seul est limité.

Combien de poids faut-il perdre ? Une perte de cinq à dix pour cent améliore déjà la santé. L'objectif se fixe avec le médecin, en fonction des maladies associées, de la situation et des souhaits du patient.

Peut-on perdre du poids en mangeant de tout ? Oui, en ajustant les quantités, la fréquence et la composition des repas. Aucun aliment n'est interdit, mais certains sont à consommer plus rarement.

Le petit-déjeuner est-il indispensable ? Pas forcément. Certaines personnes s'en passent sans difficulté, d'autres évitent ainsi le grignotage de la matinée. L'important est la régularité et la qualité de l'ensemble des repas.

Faut-il manger moins de graisses ? Il vaut mieux privilégier les bonnes graisses, comme l'huile d'olive ou de colza, les noix et les poissons gras, et limiter les graisses des aliments transformés, des fritures et des charcuteries.

Les produits allégés aident-ils ? Pas toujours : ils peuvent contenir d'autres ingrédients ajoutés et donner une fausse impression de liberté. Mieux vaut privilégier des aliments simples et peu transformés.

L'eau aide-t-elle à perdre du poids ? Boire de l'eau à la place des boissons sucrées réduit les apports. Boire suffisamment aide aussi à distinguer la soif de la faim.

Comment éviter de reprendre du poids ? En maintenant les nouvelles habitudes, une activité physique régulière, un suivi médical, une pesée régulière et, si nécessaire, un traitement médicamenteux sur la durée.

La perte de poids rapide est-elle dangereuse ? Une perte trop rapide sans surveillance peut entraîner une perte musculaire, des carences, des calculs biliaires et une reprise importante. Une perte progressive est généralement préférable.

Peut-on suivre un traitement pendant la grossesse ? Les régimes restrictifs et les médicaments contre l'obésité sont déconseillés pendant la grossesse. Un suivi nutritionnel adapté, visant une prise de poids raisonnable, est recommandé.

Les enfants doivent-ils faire un régime ? Non, pas au sens restrictif. Chez l'enfant, on vise une stabilisation du poids pendant la croissance, par des changements d'habitudes de toute la famille, avec un accompagnement spécialisé.

Les parents peuvent-ils aider leur enfant ? Oui, en adoptant de bonnes habitudes pour toute la famille, sans stigmatiser l'enfant, en favorisant l'activité physique, le sommeil et des repas partagés.

Le travail de nuit favorise-t-il l'obésité ? Oui, les horaires décalés perturbent le sommeil, les rythmes biologiques et les repas. Des stratégies adaptées, avec l'aide d'un diététicien, peuvent limiter ces effets.

Peut-on traiter l'obésité à distance ? Certaines consultations, comme le suivi diététique ou psychologique, peuvent se faire par vidéo. Le bilan et l'examen médical nécessitent des consultations en présence.

Où trouver un spécialiste de l'obésité en Suisse ? Dans les hôpitaux universitaires et cantonaux, des centres et cabinets spécialisés, et auprès de médecins de famille formés. Votre médecin peut vous orienter.

Peut-on être suivi en français en Suisse alémanique ? Dans les grandes villes, de nombreux médecins et centres reçoivent en français ou en anglais. Précisez-le lors de la prise de rendez-vous.

Combien coûte une prise en charge ? Une grande partie est prise en charge par l'assurance de base selon les règles habituelles. Nous exprimons les prestations hors prise en charge en indices relatifs sur notre page de prix.

Les applications de suivi sont-elles utiles ? Elles peuvent aider à suivre l'alimentation, l'activité et le poids. Elles ne remplacent pas un accompagnement professionnel, surtout en cas d'obésité sévère.

Faut-il parler de son poids à son médecin même s'il ne le fait pas ? Oui, n'hésitez pas à aborder le sujet : l'obésité est une maladie qui mérite d'être traitée, et votre médecin peut vous proposer un accompagnement adapté.

Faire le point

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