Avoir le nez bouché en permanence d'un côté, respirer par la bouche la nuit, se réveiller la gorge sèche, manquer de souffle pendant le sport : ces gênes du quotidien sont souvent liées à une déviation de la cloison nasale. La septoplastie est l'intervention qui la corrige. Contrairement à la rhinoplastie esthétique, c'est avant tout une chirurgie fonctionnelle, réalisée le plus souvent par un médecin ORL, et généralement prise en charge par l'assurance obligatoire des soins lorsqu'elle est médicalement justifiée. Cette page explique comment reconnaître une déviation gênante, comment se fait le diagnostic, quels traitements essayer d'abord, comment se déroule l'intervention, ce qu'il faut attendre de la récupération, comment fonctionne la prise en charge en Suisse et où se faire soigner dans chacun des 26 cantons.
La cloison nasale sépare les deux fosses nasales ; lorsqu'elle est déviée, elle peut obstruer un côté du nez. La septoplastie la redresse par l'intérieur des narines, sans cicatrice visible et sans changer la forme extérieure du nez. Elle dure en général trente minutes à une heure et demie, souvent en ambulatoire. Le nez reste bouché et croûteux une à deux semaines ; la respiration s'améliore ensuite progressivement. Lorsqu'elle est médicalement justifiée, elle relève de l'assurance de base, avec la franchise et la quote-part habituelles. Si une modification esthétique est souhaitée en même temps, on parle de rhinoseptoplastie ; voir notre page rhinoplastie en Suisse.
La cloison, ou septum, est une paroi verticale qui divise l'intérieur du nez en deux fosses. À l'avant, elle est faite d'une plaque de cartilage souple, le cartilage quadrangulaire ; à l'arrière, de fines lames osseuses, la lame perpendiculaire de l'ethmoïde et le vomer. Elle est recouverte de chaque côté par une muqueuse riche en vaisseaux.
La majorité des adultes ont une cloison légèrement déviée, sans aucune gêne. Une déviation devient un problème lorsqu'elle rétrécit suffisamment une fosse nasale pour gêner le passage de l'air, ou lorsqu'elle favorise d'autres troubles, comme des saignements répétés ou des sinusites.
Pendant l'enfance et l'adolescence, le cartilage et les os de la cloison grandissent à des rythmes différents. La cloison peut se courber, former une crête ou un éperon.
Une chute, un choc au sport, un accident, parfois dans l'enfance et oublié depuis, peuvent fracturer ou déplacer la cloison. Les sports de contact, fréquents en Suisse, comme le hockey ou le football, en sont des causes classiques.
Le passage par les voies naturelles peut parfois déformer la cloison du nouveau-né.
Plus rarement, une intervention précédente sur le nez a laissé une déviation résiduelle.
| Forme | Description | Gêne habituelle |
|---|---|---|
| Déviation en C | La cloison est courbée d'un côté | Obstruction du côté de la convexité |
| Déviation en S | Double courbure, vers un côté puis l'autre | Obstruction des deux côtés, à des hauteurs différentes |
| Éperon | Pointe osseuse ou cartilagineuse qui fait saillie | Obstruction localisée, parfois douleurs ou saignements |
| Crête basse | Épaississement au bas de la cloison | Gêne modérée, parfois sinusites |
| Luxation antérieure | Le bord avant de la cloison sort de sa gouttière | Obstruction de l'entrée d'une narine, visible de l'extérieur |
| Déviation haute | Courbure située près de la valve nasale | Gêne importante même pour une déviation modérée |
La position de la déviation compte autant que son importance. Une petite déviation située à l'avant du nez, au niveau de la valve nasale, le passage le plus étroit, gêne souvent davantage qu'une déviation marquée située plus en arrière, où les fosses nasales sont plus larges.
Les symptômes d'une cloison déviée sont souvent banalisés pendant des années. Les reconnaître est la première étape.
Il est normal que l'on respire un peu mieux d'un côté que de l'autre, alternativement, au cours de la journée : c'est le cycle nasal, lié au gonflement et au dégonflement alternés des muqueuses. Une obstruction qui reste toujours du même côté, quelle que soit l'heure, oriente davantage vers une cause anatomique, comme une déviation.
Un nez bouché n'est pas toujours dû à la cloison. Une rhinite allergique, une rhinite chronique non allergique, des cornets volumineux, des polypes, une valve nasale fragile, une sinusite chronique ou l'abus de sprays décongestionnants peuvent aussi en être responsables, seuls ou associés à une déviation. C'est pourquoi un examen complet par un médecin, idéalement un ORL, est indispensable avant toute décision.
| Indice | Oriente plutôt vers | Commentaire |
|---|---|---|
| Obstruction toujours du même côté | Cause anatomique, dont la déviation | À confirmer par l'examen |
| Obstruction variable selon les saisons | Rhinite allergique | Un traitement médical est souvent efficace |
| Éternuements, démangeaisons, écoulement clair | Rhinite allergique | Bilan allergologique utile |
| Perte d'odorat, écoulement épais | Sinusite chronique, polypes | Bilan ORL, parfois scanner |
| Amélioration en écartant la joue | Valve nasale | Geste spécifique possible |
| Utilisation prolongée de sprays décongestionnants | Rhinite médicamenteuse | Sevrage progressif nécessaire |
Le médecin vous interroge sur la nature de la gêne, son ancienneté, le côté concerné, les variations au cours de la journée et des saisons, le ronflement, le sommeil, les saignements, les infections, les allergies, les traitements essayés et un éventuel traumatisme. Certains médecins utilisent un petit questionnaire standardisé pour mesurer l'importance de la gêne et pouvoir la comparer après traitement.
À l'aide d'un spéculum et d'une lumière, il examine l'avant des fosses nasales, la partie antérieure de la cloison et les cornets.
Une fine optique, rigide ou souple, est introduite dans chaque narine après une pulvérisation anesthésiante et décongestionnante. Elle permet de voir l'ensemble de la cloison, les cornets, l'arrière des fosses nasales et l'entrée des sinus. L'examen est rapide et peu désagréable.
En comparant la respiration avant et après la pulvérisation d'un décongestionnant, le médecin distingue ce qui relève de la muqueuse, qui dégonfle, de ce qui relève de la structure, qui ne change pas.
En écartant doucement la joue près de l'aile du nez, ou en soutenant l'aile de l'intérieur, il évalue le rôle de la valve nasale.
Certains centres mesurent objectivement la résistance nasale ou le débit d'air inspiré, par rhinomanométrie ou débitmétrie. Ces mesures complètent l'examen et peuvent appuyer une demande de prise en charge.
Un scanner n'est pas nécessaire pour une simple déviation. Il est demandé en cas de suspicion de sinusite chronique, de polypes ou avant une chirurgie des sinus associée.
L'examen du nez à l'endoscope, réalisé au cabinet en quelques minutes après une anesthésie locale par spray, permet de voir la cloison, les cornets et l'entrée des sinus. Un scanner des sinus est demandé lorsque l'on suspecte une sinusite chronique, des polypes ou pour planifier une chirurgie plus complète. Pour une déviation isolée et évidente, il n'est pas toujours nécessaire.
Avant de proposer une chirurgie, le médecin vérifie si une part de l'obstruction peut être traitée par des médicaments. C'est souvent le cas lorsque la muqueuse est enflammée, ce qui aggrave l'effet d'une déviation.
Ils nettoient les fosses nasales, éliminent les sécrétions et les allergènes, et améliorent le confort. Ils sont utiles avant comme après une chirurgie.
Utilisés régulièrement pendant plusieurs semaines, ils réduisent l'inflammation de la muqueuse et le volume des cornets, notamment en cas de rhinite allergique. Leur effet est progressif.
En cas d'allergie, ils soulagent les éternuements, les démangeaisons et l'écoulement, avec un effet plus limité sur l'obstruction.
Ils débouchent le nez rapidement, mais leur utilisation prolongée, au-delà de quelques jours, entraîne une dépendance et un gonflement de rebond, appelé rhinite médicamenteuse. Ils ne sont pas un traitement de fond.
Les bandelettes adhésives ou les petits dispositifs placés dans les narines peuvent améliorer le passage de l'air, notamment la nuit ou au sport, lorsque la valve est en cause.
Si l'obstruction persiste malgré un traitement médical bien conduit pendant plusieurs semaines, et qu'une déviation significative est constatée, la septoplastie devient une option logique. Une étude randomisée de grande ampleur a d'ailleurs montré que, chez des adultes présentant une obstruction gênante liée à une déviation, la septoplastie apportait une amélioration plus importante qu'un traitement médical seul.
La septoplastie se fait le plus souvent sous anesthésie générale. Dans certains cas, notamment pour des corrections limitées, une anesthésie locale avec sédation peut être proposée.
Le chirurgien réalise une incision à l'intérieur d'une narine, sur la muqueuse de la cloison. Aucune incision n'est visible de l'extérieur.
Il décolle délicatement la muqueuse de chaque côté de la cloison, comme on soulève une nappe, pour exposer le cartilage et l'os.
Il retire ou redresse les parties déviées : éperon osseux, crête, portion de cartilage courbée. Il conserve toujours une bande de cartilage en forme de L, le long du dos et à l'avant, qui soutient le nez. Le cartilage retiré peut être redressé et replacé, ou conservé comme greffon si une rhinoplastie est associée.
Il replace la muqueuse sur la cloison redressée et la maintient par des points fins, parfois par des attelles en silicone placées de chaque côté. Les méchages compressifs sont aujourd'hui moins utilisés et, lorsqu'ils le sont, retirés rapidement.
Le chirurgien peut réduire le volume des cornets, traiter la valve nasale ou, dans le cadre d'une chirurgie endoscopique, ouvrir des sinus. Ces gestes se décident lors de la consultation.
| Approche | Principe | Indication |
|---|---|---|
| Septoplastie classique | Correction par une incision dans la narine, sous lumière frontale | La plupart des déviations |
| Septoplastie endoscopique | Correction guidée par une optique | Déviations postérieures, éperons, chirurgie des sinus associée |
| Septoplastie par voie ouverte | Accès par une petite incision sur la columelle | Déviations antérieures complexes, souvent avec rhinoplastie |
| Reconstruction extracorporelle | Cloison retirée, redressée à l'extérieur puis replacée | Déviations très sévères, nez très tordu |
L'intervention dure en général de trente minutes à une heure et demie, davantage avec des gestes associés. Elle se fait souvent en ambulatoire, parfois avec une nuit à l'hôpital ou à la clinique selon l'anesthésie et l'état de santé.
La septoplastie ne laisse pas de marque visible et provoque rarement des ecchymoses autour des yeux, puisque les os du nez ne sont pas déplacés. La gêne vient surtout de l'intérieur : nez bouché, croûtes, sécrétions.
| Période | Ce que l'on ressent | Ce que l'on fait |
|---|---|---|
| J1 à J3 | Nez très bouché, écoulement teinté de sang, maux de tête légers | Repos tête surélevée, respiration par la bouche, boire beaucoup |
| J3 à J7 | Nez encore bouché, croûtes, parfois retrait des attelles | Lavages au sérum, pas de mouchage fort |
| J7 à J14 | Respiration qui commence à se libérer, croûtes qui diminuent | Reprise du travail de bureau pour beaucoup |
| S3 à S6 | Respiration nettement améliorée, muqueuse qui cicatrise | Reprise progressive du sport |
| M2 à M3 | Résultat fonctionnel stable | Contrôle chez l'ORL |
C'est la gêne principale. La muqueuse décollée gonfle, les attelles ou les éventuelles mèches prennent de la place, et des caillots se forment. Ce n'est qu'après quelques jours, et surtout après le retrait des attelles, que l'on commence à respirer par le nez. Il est donc normal de ne pas sentir d'amélioration immédiate.
Pendant deux à trois semaines, des croûtes se forment dans les fosses nasales. Les lavages au sérum physiologique, plusieurs fois par jour, les ramollissent et les éliminent. Il ne faut pas les arracher avec les doigts.
Il faut éviter de se moucher fort pendant environ deux semaines, pour ne pas provoquer de saignement. Pour éternuer, gardez la bouche ouverte.
Un engourdissement des incisives supérieures ou du palais est possible pendant quelques semaines, car de petits nerfs passent près de la base de la cloison. Il disparaît en général spontanément.
Pour un travail de bureau, la reprise est souvent possible après une semaine environ. Un métier physique, exposé à la poussière ou nécessitant des efforts demande plutôt deux semaines. Pour une septoplastie médicalement justifiée, un certificat d'incapacité de travail est établi selon les règles habituelles.
Le sport doux reprend vers la troisième semaine, le sport intense après quatre à six semaines. Les sports de contact attendent davantage. Évitez les variations de pression importantes, comme la plongée, pendant plusieurs semaines, et parlez-en au médecin avant un séjour en haute altitude ou un voyage en avion.
La septoplastie est une intervention courante et sûre. Les complications sont peu fréquentes, mais il est important de les connaître.
Un léger saignement est normal les premiers jours. Un saignement abondant est rare ; il peut nécessiter un nouveau méchage.
Une collection de sang entre la muqueuse et le cartilage peut provoquer une obstruction douloureuse complète. Elle doit être drainée rapidement pour éviter une infection ou une atteinte du cartilage.
Rare, elle se traite par antibiotiques.
Un petit trou peut se former si la muqueuse est déchirée des deux côtés au même endroit. Il peut passer inaperçu ou provoquer croûtes, saignements ou sifflement. Il se traite selon sa taille et la gêne.
Des ponts de cicatrice, appelés synéchies, peuvent se former entre la cloison et les cornets, surtout si ceux-ci ont été opérés. Les attelles contribuent à les prévenir ; elles peuvent être sectionnées simplement si elles gênent.
Une partie de la déviation peut persister ou réapparaître, notamment avec la mémoire du cartilage. Une reprise est parfois nécessaire.
Une résection excessive de cartilage peut, rarement, affaiblir le soutien du nez et provoquer un affaissement du dos. La conservation d'une charpente suffisante en forme de L prévient ce risque.
Une diminution temporaire de l'odorat est fréquente pendant la cicatrisation ; une atteinte durable est exceptionnelle.
Un saignement abondant qui ne cède pas en restant assis tête penchée en avant, une fièvre, une douleur nasale qui augmente avec une obstruction complète, une rougeur ou un gonflement du nez, un écoulement purulent. Contactez l'équipe sans attendre ; en cas d'urgence, appelez le 144.
La majorité des patients opérés d'une déviation significative constatent une nette amélioration de leur respiration nasale, souvent appréciée surtout la nuit et pendant l'effort. Le sommeil peut devenir plus réparateur, la bouche moins sèche au réveil. Les saignements liés à un éperon disparaissent souvent.
Les résultats sont moins bons lorsque l'obstruction a d'autres causes non traitées : rhinite allergique, cornets volumineux, valve fragile. C'est pourquoi le bilan doit identifier toutes les causes et, si nécessaire, les traiter dans le même temps. Une septoplastie ne guérit pas une allergie, ne supprime pas toujours le ronflement et ne traite pas une apnée du sommeil à elle seule.
| Amélioré souvent | Amélioré parfois | Non traité par la septoplastie seule |
|---|---|---|
| Obstruction d'un côté | Ronflement | Rhinite allergique |
| Respiration à l'effort | Sinusites liées au drainage | Polypes nasaux |
| Bouche sèche au réveil | Tolérance d'un masque de ventilation | Apnée du sommeil d'origine pharyngée |
| Saignements liés à un éperon | Maux de tête liés à un contact | Forme extérieure du nez |
Les études récentes montrent que la septoplastie améliore nettement la respiration nasale et la qualité de vie chez la plupart des patients bien sélectionnés, c'est-à-dire ceux dont la gêne est réellement liée à une déviation de la cloison et chez qui les traitements médicaux n'ont pas suffi. Les résultats sont moins bons lorsque l'obstruction a d'autres causes non traitées, comme une allergie ou une valve nasale étroite, d'où l'importance d'un diagnostic complet avant de décider.
La septoplastie améliore la respiration lorsque la déviation de la cloison en est la cause principale. Elle ne change pas la forme extérieure du nez, ne guérit pas une allergie, ne supprime pas les rhumes et ne garantit pas la disparition du ronflement. Discuter avec l'ORL de ce que l'intervention peut et ne peut pas apporter, en fonction des examens, permet d'aborder l'intervention avec des attentes justes.
La septoplastie occupe une place particulière : contrairement à la plupart des interventions présentées sur ce site, elle est en principe une prestation de l'assurance obligatoire des soins lorsqu'elle traite une obstruction nasale médicalement établie. Voici comment cela fonctionne concrètement.
L'assurance de base prend en charge les prestations efficaces, appropriées et économiques destinées à traiter une maladie. Une obstruction nasale due à une déviation de la cloison, documentée par l'examen et, idéalement, après échec d'un traitement médical, répond à cette définition. L'ORL décrit l'indication dans son dossier et, si nécessaire, dans un rapport à la caisse.
Comme pour toute prestation de l'assurance de base, vous payez votre franchise, si elle n'est pas encore atteinte, puis une quote-part de 10 % des coûts, plafonnée chaque année. En cas d'hospitalisation, une contribution forfaitaire aux frais de séjour s'y ajoute pour chaque jour, selon les règles en vigueur.
La tendance est de réaliser de nombreuses interventions en ambulatoire lorsque c'est médicalement possible, et certaines figurent sur des listes d'interventions à réaliser en principe sans hospitalisation. Votre médecin vous indiquera la forme prévue pour vous, en fonction de votre état de santé et des gestes associés.
Pour une hospitalisation, vous pouvez en principe choisir un hôpital figurant sur la liste d'un canton, même en dehors de votre canton de résidence. L'assurance de base et le canton prennent alors en charge les coûts jusqu'à concurrence du tarif applicable dans votre canton ; une éventuelle différence peut rester à votre charge si vous n'avez pas d'assurance complémentaire couvrant ce cas.
Une assurance complémentaire d'hospitalisation, en division semi-privée ou privée, permet notamment le libre choix du médecin et une chambre à un ou deux lits. Elle peut aussi couvrir certains frais non pris en charge par l'assurance de base, selon les conditions de votre contrat.
Si la déviation résulte d'un accident, l'assurance accident est en principe compétente : l'assurance accident obligatoire de l'employeur pour les personnes salariées, ou l'assurance maladie avec couverture accident pour les autres. Conservez les documents de l'accident, même ancien, et signalez-le à votre médecin.
Si vous souhaitez profiter de l'intervention pour modifier la forme du nez, la part esthétique est facturée séparément et reste à votre charge. Une demande de garantie de prise en charge préalable, qui distingue clairement les deux parts, est alors fortement recommandée.
| Situation | Prise en charge | Part du patient |
|---|---|---|
| Septoplastie pour obstruction documentée | Assurance de base | Franchise, quote-part, contribution hospitalière si hospitalisation |
| Réduction des cornets pour obstruction | Assurance de base | Idem |
| Septoplastie après un accident | Assurance accident en principe | Selon le régime d'assurance accident |
| Chambre privée ou semi-privée | Assurance complémentaire | Selon le contrat |
| Modification esthétique associée | Aucune | Totalité de la part esthétique |
Ces principes sont généraux : les règles exactes dépendent de votre contrat et de votre situation. En cas de doute, demandez une réponse écrite à votre caisse avant l'intervention.
La septoplastie est réalisée principalement par des médecins spécialistes en oto-rhino-laryngologie et chirurgie cervico-faciale, dans les hôpitaux publics comme dans le secteur privé. Contrairement aux interventions purement esthétiques, l'offre est donc répartie dans tout le pays, y compris dans des hôpitaux régionaux.
Genève, Lausanne, Berne, Bâle et Zurich disposent de services d'ORL universitaires, qui prennent en charge l'ensemble des pathologies du nez, y compris les cas complexes, les reprises et les associations avec la chirurgie des sinus.
La plupart des cantons disposent d'un service ou de consultations d'ORL dans leur hôpital cantonal, où les septoplasties courantes sont réalisées. C'est souvent l'option la plus proche pour les patients des cantons de taille moyenne.
De nombreux ORL installés en cabinet consultent, posent l'indication et opèrent dans des cliniques ou des hôpitaux avec lesquels ils collaborent. Ils sont souvent l'interlocuteur le plus accessible pour un premier avis.
Elles accueillent les patients disposant d'une assurance complémentaire, ou ceux qui associent un geste esthétique. Les chirurgiens plasticiens y pratiquent aussi la rhinoseptoplastie.
| Canton | Offre habituelle | Conseil pratique |
|---|---|---|
| Genève | Service ORL universitaire, cabinets, cliniques | Choix large, public et privé |
| Vaud | Service ORL universitaire à Lausanne, hôpitaux régionaux, cabinets | Hôpitaux régionaux pour le nord et l'est du canton |
| Neuchâtel | Hôpital cantonal, cabinets | Offre locale pour les cas courants |
| Jura | Hôpital cantonal, cabinets, Bâle | Cas complexes vers Bâle ou Berne |
| Fribourg | Hôpital cantonal, cabinets | Offre bilingue |
| Valais | Hôpital cantonal, cabinets | Offre en français et en allemand |
| Berne | Service ORL universitaire, hôpitaux régionaux, cabinets | Bienne pour les francophones |
| Soleure | Hôpitaux cantonaux, cabinets | Berne et Bâle proches |
| Bâle-Ville | Service ORL universitaire, cabinets, cliniques | Choix large |
| Bâle-Campagne | Hôpital cantonal, Bâle | Trajets courts |
| Argovie | Hôpitaux cantonaux d'Aarau et de Baden, cabinets | Offre locale solide |
| Zurich | Service ORL universitaire, hôpitaux régionaux, cabinets, cliniques | Le plus grand choix |
| Schaffhouse | Hôpital cantonal, Zurich, Winterthour | Cas complexes vers Zurich |
| Zoug | Hôpital cantonal, cabinets | Zurich et Lucerne proches |
| Schwyz | Hôpitaux régionaux, Lucerne, Zurich | Selon la partie du canton |
| Lucerne | Hôpital cantonal, cabinets | Centre de la Suisse centrale |
| Uri | Hôpital cantonal, Lucerne | Cas complexes vers Lucerne |
| Obwald | Lucerne | Lucerne à vingt minutes |
| Nidwald | Lucerne | Lucerne à quinze minutes |
| Glaris | Hôpital cantonal, Zurich | Cas complexes vers Zurich |
| Saint-Gall | Hôpital cantonal, cabinets | Centre de la Suisse orientale |
| Appenzell Rhodes-Extérieures | Saint-Gall | Saint-Gall tout proche |
| Appenzell Rhodes-Intérieures | Saint-Gall | Saint-Gall à trois quarts d'heure |
| Thurgovie | Hôpitaux cantonaux, Saint-Gall, Winterthour | Offre locale et voisine |
| Grisons | Hôpital cantonal à Coire, Zurich | Distances importantes depuis les vallées |
| Tessin | Hôpitaux cantonaux, cabinets | Consultation en italien |
Parce que la septoplastie est pratiquée dans les hôpitaux cantonaux et régionaux, l'offre est beaucoup plus proche du domicile que pour une chirurgie esthétique. Ce tableau indique, pour 49 villes, où l'on peut en général être pris en charge et le type d'offre disponible. Il ne remplace pas les informations de votre médecin, qui vous orientera selon votre situation.
| Ville | Canton | Lieu de prise en charge habituel | Trajet indicatif | Type d'offre |
|---|---|---|---|---|
| Genève | GE | Genève | — | Public et privé |
| Carouge | GE | Genève | 10 à 15 min | Public et privé |
| Nyon | VD | Nyon, Genève ou Lausanne | — | Régional et universitaire |
| Lausanne | VD | Lausanne | — | Public et privé |
| Morges | VD | Morges ou Lausanne | — | Régional et universitaire |
| Vevey | VD | Vevey ou Lausanne | — | Régional |
| Yverdon-les-Bains | VD | Yverdon ou Lausanne | — | Régional |
| Payerne | VD | Payerne ou Lausanne | — | Régional |
| Neuchâtel | NE | Neuchâtel | — | Cantonal et cabinets |
| La Chaux-de-Fonds | NE | La Chaux-de-Fonds ou Neuchâtel | — | Cantonal |
| Delémont | JU | Delémont ou Bâle | — | Cantonal |
| Porrentruy | JU | Delémont ou Bâle | 20 min à 1 h | Cantonal |
| Fribourg | FR | Fribourg | — | Cantonal et cabinets |
| Bulle | FR | Fribourg | 30 min | Cantonal |
| Sion | VS | Sion | — | Cantonal et cabinets |
| Martigny | VS | Martigny ou Sion | — | Cantonal |
| Viège | VS | Viège ou Brigue | — | Cantonal |
| Monthey | VS | Monthey ou Lausanne | — | Cantonal |
| Berne | BE | Berne | — | Universitaire et privé |
| Bienne | BE | Bienne | — | Régional et cabinets |
| Thoune | BE | Thoune ou Berne | — | Régional |
| Interlaken | BE | Interlaken ou Berne | — | Régional |
| Soleure | SO | Soleure | — | Cantonal |
| Olten | SO | Olten | — | Cantonal |
| Bâle | BS | Bâle | — | Universitaire et privé |
| Liestal | BL | Liestal ou Bâle | — | Cantonal |
| Aarau | AG | Aarau | — | Cantonal et cabinets |
| Baden | AG | Baden | — | Cantonal et cabinets |
| Zurich | ZH | Zurich | — | Universitaire et privé |
| Winterthour | ZH | Winterthour | — | Cantonal et cabinets |
| Uster | ZH | Uster ou Zurich | — | Régional |
| Schaffhouse | SH | Schaffhouse | — | Cantonal |
| Zoug | ZG | Zoug | — | Cantonal et cabinets |
| Pfäffikon SZ | SZ | Lachen ou Zurich | 15 à 30 min | Régional |
| Lucerne | LU | Lucerne | — | Cantonal et privé |
| Schwyz | SZ | Schwyz ou Lucerne | — | Régional |
| Altdorf | UR | Altdorf ou Lucerne | — | Cantonal |
| Sarnen | OW | Lucerne | 20 min | Cantonal voisin |
| Stans | NW | Lucerne | 15 min | Cantonal voisin |
| Glaris | GL | Glaris ou Zurich | — | Cantonal |
| Saint-Gall | SG | Saint-Gall | — | Cantonal et cabinets |
| Herisau | AR | Saint-Gall | 10 min | Cantonal voisin |
| Appenzell | AI | Saint-Gall | 45 min | Cantonal voisin |
| Frauenfeld | TG | Frauenfeld | — | Cantonal |
| Coire | GR | Coire | — | Cantonal et cabinets |
| Davos | GR | Coire | 1 h 15 | Cantonal |
| Lugano | TI | Lugano | — | Cantonal et privé |
| Bellinzone | TI | Bellinzone | — | Cantonal |
| Locarno | TI | Locarno ou Lugano | — | Cantonal |
Pour une septoplastie prise en charge par l'assurance de base, le coût est réglé par la caisse et, en cas d'hospitalisation, par le canton, selon les tarifs en vigueur. Votre part dépend de votre franchise et de la quote-part. Pour les gestes non couverts ou les patients qui souhaitent une prise en charge privée, le tableau ci-dessous situe les interventions entre elles, en prenant comme base 100 une septoplastie seule.
| Intervention | Indice relatif | Prise en charge habituelle |
|---|---|---|
| Septoplastie seule | 100 | Assurance de base si indication médicale |
| Septoplastie et réduction des cornets | 120 à 150 | Assurance de base si indication médicale |
| Septoplastie et renforcement de la valve | 140 à 190 | Assurance de base selon justification |
| Septoplastie endoscopique et chirurgie des sinus | 180 à 300 | Assurance de base si indication médicale |
| Rhinoseptoplastie (forme et fonction) | 250 à 400 | Part fonctionnelle couverte, part esthétique à charge |
Pour la part esthétique d'une rhinoseptoplastie, les écarts entre villes sont détaillés sur notre page prix de la septoplastie en Suisse.
Ces profils sont fictifs, inspirés de situations fréquentes en Suisse. Ils montrent comment se construit la décision et comment fonctionne la prise en charge.
Julien respirait mal à gauche depuis toujours et dormait la bouche ouverte. Son médecin de famille l'a adressé à un ORL de l'hôpital cantonal, qui a constaté une déviation en C. Après six semaines de spray de corticoïdes sans amélioration, une septoplastie a été réalisée en ambulatoire, prise en charge par l'assurance de base. Julien a repris le travail au bout d'une semaine.
Sabine souffrait d'un nez bouché surtout au printemps. L'ORL a trouvé une déviation modérée et des cornets volumineux, aggravés par une allergie aux pollens de bouleau. Il a d'abord traité l'allergie. La gêne persistant en dehors de la saison, il a proposé une septoplastie avec réduction des cornets, programmée en automne.
Marco avait reçu un ballon en plein visage. Son nez était légèrement dévié et il respirait mal à droite. L'intervention, consécutive à un accident, a été prise en charge par l'assurance accident de son employeur. Il a repris l'entraînement léger après trois semaines et le contact après trois mois.
Hélène saignait régulièrement du nez du même côté. L'endoscopie a révélé un éperon qui asséchait la muqueuse. Sa septoplastie, courte, a mis fin aux saignements.
Reto, traité pour une apnée du sommeil, ne supportait pas son masque nasal. Son ORL a constaté une déviation importante et une valve fragile. Après une septoplastie avec renforcement de la valve, le masque est devenu bien plus confortable.
Laura respirait mal et souhaitait aussi réduire une bosse. Elle a opté pour une rhinoseptoplastie. Sa caisse a accepté de prendre en charge la part fonctionnelle après une demande de garantie ; la réduction de la bosse est restée à sa charge, facturée séparément.
Les méchages prolongés sont devenus rares. Des attelles en silicone ou de simples points suffisent souvent.
Elle se fait par l'intérieur et ne modifie pas, en principe, l'apparence extérieure.
Les premiers jours, le nez est très bouché. L'amélioration vient après le retrait des attelles et la cicatrisation.
La septoplastie corrige la structure ; l'allergie doit être traitée à part.
Seule une déviation gênante, non soulagée par un traitement médical, justifie une intervention.
Ils soulagent quelques jours, mais leur usage prolongé aggrave l'obstruction.
Lorsqu'elle est médicalement justifiée, la septoplastie relève de l'assurance de base.
Arrêtez de fumer. Si vous êtes allergique, faites traiter votre allergie. Si vous utilisez des sprays décongestionnants depuis longtemps, entamez un sevrage avec votre médecin. Vérifiez auprès de votre caisse les modalités de prise en charge, notamment si un geste esthétique est associé.
Sur avis médical, suspendez les produits qui favorisent le saignement. Organisez une à deux semaines d'absence et l'accompagnement pour le retour.
Achetez du sérum physiologique, préparez des mouchoirs doux, des oreillers et un humidificateur. Respectez les consignes de jeûne.
La fumée de tabac irrite la muqueuse du nez, ralentit le mouvement des cils qui évacuent le mucus et entretient une inflammation chronique, source de nez bouché et de sinusites. Le vapotage peut aussi assécher la muqueuse. Arrêter de fumer améliore souvent la respiration nasale, réduit les risques de complications après une septoplastie et favorise la cicatrisation. Un arrêt de plusieurs semaines avant et après l'intervention est fortement recommandé.
Le service d'ORL des Hôpitaux universitaires prend en charge l'ensemble des pathologies nasales, y compris les cas complexes. De nombreux ORL installés en ville consultent et opèrent en cliniques. Pour une septoplastie courante, le choix est large, en division commune comme en privé.
Le service d'ORL universitaire de Lausanne côtoie des consultations dans les hôpitaux régionaux du canton, notamment sur la Riviera, à Morges, Nyon, Yverdon ou Payerne. Les patients du nord et de l'est vaudois peuvent souvent être opérés près de chez eux.
Le réseau hospitalier cantonal assure les consultations et interventions courantes ; des ORL exercent aussi en cabinet. Les cas complexes peuvent être orientés vers Lausanne ou Berne.
L'Hôpital du Jura assure une offre de base ; les cas complexes sont souvent adressés à Bâle ou à Berne. Pour une septoplastie courante, une prise en charge dans le canton est souvent possible.
L'hôpital fribourgeois propose une offre bilingue, complétée par des ORL en cabinet. Lausanne et Berne sont proches pour les cas complexes.
L'Hôpital du Valais propose des consultations d'ORL en français et en allemand. Les patients des stations sont souvent opérés en plaine.
Le service d'ORL universitaire de Berne, les hôpitaux régionaux et de nombreux cabinets offrent un large choix ; Bienne propose une offre bilingue.
Les hôpitaux cantonaux de Soleure et d'Olten assurent les interventions courantes ; Berne et Bâle sont proches.
Le service d'ORL universitaire de Bâle et de nombreux cabinets couvrent l'ensemble des besoins.
L'hôpital cantonal et la proximité de Bâle offrent un accès simple.
Les hôpitaux cantonaux d'Aarau et de Baden disposent de services d'ORL ; de nombreux ORL exercent en cabinet.
Le service d'ORL universitaire, les hôpitaux cantonaux et régionaux, de Winterthour à Uster, et de nombreux cabinets offrent le plus grand choix du pays.
L'hôpital cantonal assure les interventions courantes ; Zurich et Winterthour sont proches.
L'hôpital cantonal et des ORL en cabinet assurent une offre locale ; Zurich et Lucerne sont à une demi-heure.
Les hôpitaux régionaux et la proximité de Lucerne et de Zurich offrent plusieurs options.
L'hôpital cantonal de Lucerne est le centre de référence de la Suisse centrale.
L'hôpital cantonal assure une offre de base ; Lucerne prend en charge les cas plus complexes.
Les patients se tournent souvent vers Lucerne, à une vingtaine de minutes.
Lucerne, à un quart d'heure, est le centre habituel.
L'hôpital cantonal assure une offre de base ; Zurich pour les cas complexes.
L'hôpital cantonal de Saint-Gall est le centre de référence de la Suisse orientale, complété par des cabinets.
Saint-Gall, tout proche, prend en charge la plupart des patients.
Saint-Gall, à environ trois quarts d'heure.
Les hôpitaux cantonaux de Frauenfeld et de Münsterlingen, ainsi que Saint-Gall et Winterthour, offrent plusieurs possibilités.
L'hôpital cantonal de Coire est le centre de référence ; depuis les vallées, les distances sont importantes.
Les hôpitaux du réseau cantonal tessinois et des ORL en cabinet proposent des consultations en italien.
En Suisse, une part importante de la population souffre de rhume des foins. Le pollen de noisetier et d'aulne peut apparaître dès la fin de l'hiver, celui du bouleau au printemps, celui des graminées de mai à juillet, celui de l'armoise et de l'ambroisie en fin d'été dans certaines régions. Chez une personne dont la cloison est déviée, l'inflammation allergique gonfle la muqueuse et aggrave nettement l'obstruction.
Une partie importante de la gêne peut disparaître avec un traitement adapté : éviction des allergènes autant que possible, sprays de corticoïdes, antihistaminiques, parfois désensibilisation. Si la gêne persiste en dehors des saisons polliniques, la déviation joue probablement un rôle propre.
Il est préférable d'opérer en dehors de votre saison allergique, pour que la cicatrisation ne soit pas perturbée par des éternuements répétés et une congestion importante.
La septoplastie ne guérit pas l'allergie. Il faudra poursuivre le traitement pendant les saisons à risque, mais la respiration sera en général meilleure qu'avant pendant ces périodes.
Si une allergie est suspectée, des tests cutanés ou sanguins, réalisés par un allergologue ou un ORL, identifient les allergènes en cause et guident le traitement.
Lorsque le nez bouché s'accompagne d'éternuements, de démangeaisons, d'yeux qui coulent ou de symptômes saisonniers, une allergie peut être en cause, seule ou associée à une déviation. Un bilan allergologique, par tests cutanés ou prise de sang, permet de traiter l'allergie de façon ciblée. Corriger la cloison sans traiter une allergie importante donne souvent un résultat décevant ; les deux prises en charge sont complémentaires.
Beaucoup de personnes au nez bouché utilisent depuis des mois, voire des années, des sprays décongestionnants vendus en pharmacie. Ces produits resserrent les vaisseaux de la muqueuse et débouchent le nez en quelques minutes. Mais leur effet s'épuise, et à l'arrêt, la muqueuse gonfle davantage qu'avant : c'est la rhinite médicamenteuse. On augmente alors les doses, et un cercle vicieux s'installe.
Besoin de pulvériser plusieurs fois par jour pour respirer, nez de nouveau bouché peu après, impossibilité de dormir sans le spray.
Il se fait progressivement, souvent en arrêtant d'abord d'un côté, avec l'aide d'un spray de corticoïdes et de lavages. Les premiers jours sont inconfortables, puis la muqueuse retrouve son état normal en quelques semaines.
Le sevrage est souhaitable avant une septoplastie, car il permet d'évaluer la part réelle de la déviation dans l'obstruction et favorise une meilleure cicatrisation.
Les cornets inférieurs, sur la paroi latérale de chaque fosse nasale, sont recouverts d'une muqueuse riche en vaisseaux qui gonfle et dégonfle. Lorsqu'ils sont volumineux en permanence, par une allergie, une irritation chronique ou une compensation du côté opposé à une déviation, ils contribuent à l'obstruction.
Leur réduction peut se faire de plusieurs façons : par radiofréquence ou par d'autres techniques qui réduisent le tissu sous la muqueuse en la préservant, par une résection partielle de l'os du cornet, ou par un déplacement latéral du cornet. Le principe moderne est de réduire le volume tout en conservant la muqueuse, indispensable pour réchauffer et humidifier l'air. Une réduction excessive exposerait à une sécheresse nasale gênante. L'ORL décide du geste après l'examen, souvent en même temps que la septoplastie.
Chez certaines personnes, le cornet moyen, l'une des lamelles osseuses à l'intérieur du nez, contient une cavité d'air qui le fait gonfler. Cette particularité anatomique, visible au scanner, peut contribuer à l'obstruction nasale ou gêner le drainage des sinus. Elle est souvent associée à une déviation de la cloison du côté opposé. Lorsqu'elle est gênante, l'ORL peut réduire ce cornet par voie endoscopique, pendant la même intervention que la septoplastie.
La valve nasale interne est le passage le plus étroit des fosses nasales. Une déviation de la cloison située à ce niveau gêne beaucoup, mais la valve peut aussi être étroite ou se collaber à l'inspiration en raison de la faiblesse des cartilages latéraux, notamment avec l'âge ou après une rhinoplastie. Un test simple, qui consiste à écarter doucement la joue près de l'aile du nez, donne une première indication. Si la valve est en cause, la septoplastie seule peut ne pas suffire : l'ORL ou le chirurgien peut proposer de la renforcer par des greffons de cartilage, souvent prélevés sur la cloison elle-même, placés le long de la cloison ou dans l'aile du nez.
Les bandelettes adhésives posées sur le nez et les petits dilatateurs placés dans les narines ouvrent mécaniquement la valve nasale. Elles peuvent améliorer le confort la nuit ou pendant le sport, et aider à juger si une chirurgie de la valve serait utile. Elles n'agissent pas sur une déviation de la cloison située plus en profondeur. Si elles soulagent nettement, parlez-en à l'ORL : c'est une information utile pour le diagnostic.
La nuit, l'obstruction nasale est souvent plus gênante que le jour : en position allongée, la muqueuse gonfle davantage, et l'on bascule vers une respiration buccale. Les conséquences sont fréquentes : bouche et gorge sèches au réveil, sommeil fragmenté, ronflement, sensation de fatigue.
Il naît de la vibration des tissus de la gorge, notamment du voile du palais. Le nez bouché y contribue en favorisant la respiration par la bouche et en augmentant l'effort inspiratoire. Une septoplastie améliore le ronflement chez certains patients, mais pas chez tous. L'ORL peut évaluer la part du nez et celle de la gorge.
Il s'agit de pauses respiratoires répétées pendant le sommeil, souvent signalées par l'entourage, avec une somnolence diurne. Elle relève d'un bilan du sommeil, réalisé dans un centre spécialisé ou à domicile, et d'un traitement spécifique, souvent un appareil de ventilation. La septoplastie ne guérit pas l'apnée, mais une bonne respiration nasale facilite l'utilisation d'un masque nasal.
Chez l'enfant, un ronflement important avec respiration buccale est plus souvent lié aux végétations ou aux amygdales qu'à la cloison. Un avis ORL est utile.
Dormir la tête un peu surélevée, humidifier la chambre, faire des lavages au sérum le soir et traiter une éventuelle allergie améliorent souvent le confort nocturne en attendant une décision.
Le ronflement est souvent la première raison pour laquelle un partenaire pousse à consulter. Une septoplastie peut réduire un ronflement lié au nez bouché, mais elle ne règle pas toujours un ronflement qui vient de la gorge ou du voile du palais. Un examen complet, parfois un enregistrement du sommeil, permet de savoir quelle part revient au nez. Il est utile d'en parler à deux avant l'intervention pour ajuster les attentes.
La Suisse compte beaucoup de sportifs d'endurance, de montagnards et de plongeurs en lac. Pour eux, la respiration nasale a une importance particulière.
À l'effort intense, tout le monde respire par la bouche. Mais à intensité modérée, une bonne respiration nasale filtre, réchauffe et humidifie l'air, ce qui est particulièrement utile par temps froid. Beaucoup de coureurs, cyclistes et skieurs de fond opérés d'une déviation décrivent une respiration plus confortable.
L'air de montagne est froid et sec. Un nez qui fonctionne bien le réchauffe et l'humidifie. Après une septoplastie, la muqueuse en cicatrisation supporte mal l'air sec : il est prudent d'attendre quelques semaines avant un séjour en haute altitude et de bien humidifier le nez.
Les variations de pression sollicitent les sinus et les oreilles. Une obstruction nasale peut compliquer l'équilibrage. Après une septoplastie, la plongée est déconseillée pendant plusieurs semaines, et l'accord de l'ORL est nécessaire avant de reprendre.
Les joueurs de hockey, de football, de rugby ou les pratiquants de sports de combat sont exposés aux traumatismes du nez. Après une septoplastie, ils attendent en général plusieurs semaines avant le contact, et une protection peut être discutée.
Beaucoup de sportifs d'endurance, coureurs, cyclistes ou skieurs de fond, découvrent après une septoplastie qu'ils respirent plus facilement par le nez à l'effort modéré. Respirer par le nez réchauffe et humidifie l'air, ce qui est particulièrement appréciable par temps froid. La reprise de l'entraînement doit rester progressive pendant le premier mois, en évitant les efforts maximaux qui augmentent la pression dans le nez.
Les enfants se cognent souvent le nez. La plupart des chocs sont sans conséquence, mais certains signes doivent faire consulter rapidement : un nez qui reste bouché d'un côté ou des deux après le choc, une douleur importante, un gonflement de la cloison visible à l'entrée des narines, une déformation du nez. Un hématome de la cloison, s'il passe inaperçu, peut s'infecter et détruire le cartilage, avec une déformation du nez pendant la croissance. Il doit être drainé rapidement.
En dehors de ces urgences, on évite d'opérer la cloison d'un enfant, car elle participe à la croissance du nez. Si une déviation gêne fortement la respiration, une chirurgie limitée et prudente peut être discutée par un ORL pédiatrique. Le plus souvent, on attend la fin de la croissance.
En Suisse, l'assurance de base est proposée sous plusieurs modèles, qui ne changent pas les prestations couvertes, mais les règles d'accès aux spécialistes.
| Modèle | Accès à l'ORL | À savoir |
|---|---|---|
| Standard | Accès direct au spécialiste | Libre choix, prime en général plus élevée |
| Médecin de famille | Passage par le médecin de famille | Il délivre l'orientation vers l'ORL |
| Réseau de soins | Passage par le cabinet du réseau | Orientation vers un ORL partenaire ou autorisé |
| Télémédecine | Appel préalable au service de conseil | Orientation selon les recommandations |
Si vous ne respectez pas les règles de votre modèle, la caisse peut refuser de prendre en charge une consultation. En cas de doute, renseignez-vous avant de prendre rendez-vous chez l'ORL.
Pour une hospitalisation, la loi permet en principe de choisir un hôpital figurant sur la liste hospitalière d'un canton, y compris hors de votre canton de résidence. Le canton de résidence et l'assurance de base prennent en charge les coûts au maximum selon le tarif applicable dans votre canton. Si l'hôpital choisi est plus cher, la différence peut rester à votre charge, sauf si une assurance complémentaire la couvre, ou si le choix d'un hôpital hors canton est médicalement justifié, par exemple en cas d'urgence ou de prestation non disponible dans votre canton. Pour une intervention ambulatoire, d'autres règles tarifaires s'appliquent ; votre caisse peut vous renseigner.
Une déviation consécutive à un accident relève en principe de l'assurance accident. Pour les personnes salariées travaillant au moins un certain nombre d'heures par semaine, c'est l'assurance accident de l'employeur qui couvre aussi les accidents non professionnels. Pour les autres, comme les enfants, les étudiants ou les retraités, c'est la couverture accident incluse dans l'assurance maladie. Il est important de déclarer l'accident, même s'il est ancien, et de conserver les documents qui l'attestent : certificats, rapports, photos. Si l'accident remonte à de nombreuses années, la prise en charge peut être discutée ; votre médecin et votre assureur vous renseigneront.
Beaucoup de patients qui consultent pour un nez bouché se demandent s'ils doivent profiter de l'intervention pour modifier aussi la forme de leur nez. Il n'y a pas de bonne ou de mauvaise réponse, mais quelques repères aident.
Si votre nez vous convient et que seule la respiration vous gêne, la septoplastie seule est l'intervention la plus simple, la plus courte, avec la récupération la plus rapide, et elle est en principe prise en charge par l'assurance de base.
Si votre nez est visiblement dévié, si une bosse ou une pointe vous gêne depuis longtemps, ou si la valve nasale doit être renforcée par des gestes qui touchent la structure externe, associer les deux dans une seule intervention évite une seconde anesthésie et une seconde convalescence.
Une rhinoseptoplastie est plus longue, s'accompagne souvent d'ecchymoses et d'une attelle externe, et le résultat esthétique demande un an pour se révéler. La part esthétique est facturée à part et reste à votre charge.
Pour une septoplastie seule, un ORL est l'interlocuteur naturel. Pour une rhinoseptoplastie, un ORL formé à la chirurgie de la face ou un chirurgien plasticien expérimenté en rhinoplastie. Voir notre page rhinoplastie en Suisse.
Les sinus sont des cavités remplies d'air creusées dans les os de la face, qui s'ouvrent dans les fosses nasales par de petits orifices. Une sinusite chronique, avec congestion, écoulement épais, douleurs de la face et parfois perte d'odorat pendant plus de trois mois, relève d'un bilan ORL avec endoscopie et souvent scanner.
Une déviation importante peut rétrécir la région où s'ouvrent les sinus, gêner leur drainage et favoriser les infections. Elle peut aussi empêcher l'accès aux sinus lors d'une chirurgie endoscopique.
Lorsqu'un traitement médical prolongé ne suffit pas, l'ORL peut élargir les orifices des sinus par voie endoscopique, par l'intérieur du nez, sans incision externe. La septoplastie est souvent réalisée dans le même temps.
Les polypes nasaux, excroissances bénignes de la muqueuse, relèvent d'une prise en charge spécifique, médicale et parfois chirurgicale. Ils sont souvent associés à de l'asthme et à une perte d'odorat.
La chirurgie des sinus médicalement justifiée relève de l'assurance de base, comme la septoplastie.
Les polypes sont des excroissances bénignes de la muqueuse des sinus et du nez, souvent associées à une inflammation chronique, à l'asthme ou à une intolérance à certains anti-inflammatoires. Ils provoquent un nez bouché des deux côtés, une perte de l'odorat et des écoulements. Ils ne se corrigent pas par une septoplastie : leur traitement repose d'abord sur des sprays à base de cortisone, parfois des traitements plus spécifiques, et sur une chirurgie endoscopique des sinus si nécessaire. Une déviation de la cloison peut être corrigée dans le même temps lorsqu'elle contribue à la gêne.
Une perforation est un trou qui traverse la cloison de part en part. Elle peut résulter d'une chirurgie, mais aussi d'autres causes : abus de sprays décongestionnants, consommation de cocaïne, cautérisations répétées pour des saignements, certaines maladies inflammatoires, traumatisme.
Une petite perforation peut ne donner aucun symptôme. D'autres provoquent des croûtes, des saignements, une sensation de nez sec ou bouché, ou un sifflement en respirant, surtout si elles sont petites et situées à l'avant.
Les lavages, les pommades grasses et l'humidification limitent les croûtes. Un bouton en silicone peut être placé pour obturer le trou.
Lorsque la gêne est importante, une fermeture chirurgicale peut être proposée, par des lambeaux de muqueuse et parfois une greffe. C'est une intervention délicate, réalisée par des ORL qui en ont l'habitude.
Lors d'une septoplastie, le chirurgien prévient la perforation en décollant la muqueuse avec soin et en évitant les déchirures face à face des deux côtés. L'arrêt du tabac et le respect des soins postopératoires contribuent aussi à la prévention.
Chez une minorité de patients, la gêne persiste ou réapparaît après une septoplastie. Les causes les plus fréquentes sont une déviation résiduelle, notamment très antérieure ou très haute, des adhérences entre la cloison et les cornets, une valve nasale restée étroite, des cornets volumineux non traités ou une perforation gênante. L'ORL réalise alors un nouvel examen endoscopique pour identifier la cause. Une reprise est souvent plus ciblée que la première intervention. Elle se discute après la cicatrisation complète, en général plusieurs mois après la première intervention.
Vous arrivez à jeun, accompagné. L'anesthésiste vous revoit, le chirurgien répond à vos dernières questions et vous signez le consentement.
Sous anesthésie, le chirurgien réalise la correction par l'intérieur d'une narine. Une compresse placée au fond de la gorge protège les voies respiratoires du sang. L'intervention dure généralement moins de deux heures.
Vous vous réveillez le nez bouché, avec une petite compresse sous les narines pour recueillir un léger écoulement. La gorge peut être un peu irritée.
Après une période de surveillance, vous rentrez le jour même ou le lendemain, avec vos consignes, vos ordonnances et, si nécessaire, un certificat d'incapacité de travail.
Si vous attrapez un rhume, une grippe ou une sinusite dans les jours qui précèdent la septoplastie, prévenez l'équipe. Une infection active des voies respiratoires augmente les risques liés à l'anesthésie et à la cicatrisation ; l'intervention est souvent reportée de quelques semaines. Ce report est sans conséquence pour le résultat.
De même, une poussée d'allergie importante ou une crise d'asthme récente doivent être signalées, afin que l'équipe juge s'il vaut mieux décaler la date. Mieux vaut opérer un nez calme : la cicatrisation est plus rapide et le confort des premiers jours bien meilleur. Prévenez l'équipe dès les premiers symptômes, pour libérer la date et en convenir d'une nouvelle ; demandez à l'avance les conditions de report prévues par l'établissement, pour éviter toute surprise.
Nez bouché, respiration par la bouche, léger écoulement teinté de sang, parfois un mal de tête. Repos tête surélevée, boissons fréquentes, compresses fraîches sur le front si cela soulage.
Le gonflement de la muqueuse atteint son maximum. Les sécrétions s'épaississent. On commence les lavages doux au sérum selon les consignes. Le sommeil est souvent perturbé par la respiration buccale.
La gêne diminue. On se sent mieux, mais le nez reste bouché tant que les attelles sont en place. Courtes promenades au calme.
Retrait des attelles au cabinet ou à l'hôpital. La respiration se libère nettement, même si des croûtes et un gonflement persistent quelques semaines.
Les premières nuits, la respiration par la bouche assèche la gorge et peut perturber le sommeil. Dormir la tête surélevée par deux oreillers, garder un verre d'eau près du lit, humidifier la chambre et appliquer un baume sur les lèvres rendent les nuits plus confortables. Un léger saignement sur l'oreiller est fréquent ; une protection de taie évite de s'en inquiéter. Le sommeil s'améliore nettement dès le retrait des attelles.
Après une septoplastie, l'ordonnance comprend généralement des antidouleurs simples, des solutions de lavage du nez et parfois une pommade nasale ou un spray. Les anti-inflammatoires de type aspirine sont souvent évités les premiers jours, car ils favorisent le saignement. Ne prenez pas de sprays décongestionnants sans avis médical. Si vous suivez un traitement de fond, par exemple pour une allergie, demandez quand le reprendre.
Pendant les deux premières semaines, il faut éviter de se moucher fort, ce qui pourrait provoquer un saignement ou déplacer la cloison en cours de cicatrisation. Pour éternuer, gardez la bouche ouverte afin de laisser l'air sortir par la bouche plutôt que par le nez. Une toux persistante doit être signalée, car elle peut augmenter la pression dans le nez. Les lavages doux au sérum physiologique remplacent le mouchage pendant cette période.
| Période | Respiration | Soins |
|---|---|---|
| Semaines 2 à 3 | S'améliore, croûtes encore présentes | Lavages plusieurs fois par jour |
| Semaines 4 à 6 | Nettement améliorée | Lavages espacés, reprise du sport |
| Mois 2 à 3 | Stable | Contrôle éventuel |
| Au-delà | Résultat durable | Traiter une allergie éventuelle en saison |
Après une septoplastie, beaucoup de patients sont surpris d'avoir le nez encore bouché pendant deux à trois semaines. La muqueuse est gonflée, des croûtes se forment, et les attelles éventuelles occupent de la place. Ce n'est pas un échec : la respiration s'améliore progressivement à mesure que la muqueuse cicatrise. Les lavages au sérum physiologique sont le meilleur moyen d'accélérer cette phase. Si l'obstruction persiste au-delà de trois mois, un contrôle permet d'en rechercher la cause.
Pendant la cicatrisation, des croûtes se forment sur la muqueuse et peuvent provoquer une sensation de nez encombré, voire une odeur désagréable. C'est fréquent et transitoire. Des lavages réguliers, une pommade nasale si elle a été prescrite et une bonne hydratation de la pièce limitent ce phénomène. Ne retirez pas les croûtes avec les doigts ; elles se détachent seules. Une odeur forte avec fièvre ou écoulement purulent doit faire consulter.
La respiration buccale assèche : buvez beaucoup. Les plats tièdes et mous sont plus agréables les premiers jours. Évitez l'alcool, qui favorise le saignement.
Deux oreillers ou un coussin incliné limitent le gonflement. Un humidificateur dans la chambre et un baume pour les lèvres améliorent le confort.
Douches tièdes plutôt que très chaudes, pour ne pas favoriser le saignement. Évitez les saunas et les bains chauds pendant deux semaines.
Évitez de porter des charges lourdes et de vous pencher en avant pendant une à deux semaines.
Possibles dès le lendemain, en restant assis confortablement.
Après une septoplastie, la muqueuse et les attelles éventuelles rendent les variations de pression inconfortables les premières semaines. Les séjours en haute altitude et la plongée sous-marine sont à éviter jusqu'à la cicatrisation complète et l'accord de l'ORL, en général après quatre à six semaines. Une fois guéri, un nez qui respire mieux facilite souvent l'équilibrage des pressions, notamment pour les plongeurs.
Il n'est pas possible de conduire le jour de l'intervention, en raison de l'anesthésie. La conduite peut reprendre après quelques jours, lorsque vous ne prenez plus d'antidouleurs qui provoquent de la somnolence et que vous vous sentez en forme. Prévoyez un accompagnant pour le retour à domicile.
Votre médecin de famille est souvent le point de départ du parcours. Il recueille vos symptômes, essaie un premier traitement, comme les lavages et un spray de corticoïdes, recherche une allergie, et vous oriente vers un ORL lorsque la gêne persiste. Selon votre modèle d'assurance, son orientation peut être nécessaire pour la prise en charge de la consultation spécialisée. Après l'intervention, il peut assurer un suivi de proximité, prolonger un certificat d'incapacité de travail si nécessaire et vous recevoir en cas de doute.
Pour une septoplastie médicalement justifiée, le médecin établit un certificat d'incapacité de travail pour la durée nécessaire, souvent une à deux semaines selon votre métier. Ce certificat permet à votre employeur et, le cas échéant, à votre assurance perte de gain de prendre en charge votre absence selon les règles de votre contrat de travail. Si une part esthétique est associée, l'incapacité liée à cette part ne relève en principe pas de la même logique ; votre médecin vous indiquera ce qu'il peut attester. Informez votre employeur de la date de l'intervention à l'avance, sans obligation de préciser la nature de l'opération.
| Ville | Service ORL universitaire ou cantonal | ORL en cabinet | Langue |
|---|---|---|---|
| Genève | Universitaire | Nombreux | Français |
| Lausanne | Universitaire | Nombreux | Français |
| Berne | Universitaire | Nombreux | Allemand, français à Bienne |
| Bâle | Universitaire | Nombreux | Allemand |
| Zurich | Universitaire | Très nombreux | Allemand |
| Lucerne | Cantonal | Plusieurs | Allemand |
| Saint-Gall | Cantonal | Plusieurs | Allemand |
| Lugano | Cantonal | Plusieurs | Italien |
Pour une septoplastie prise en charge par l'assurance de base, les tarifs ne varient pas selon la logique du marché privé : ils suivent les tarifs conventionnels. C'est pourquoi ce tableau ne mentionne pas d'écart de prix.
Après la fin de la croissance, vers seize à dix-huit ans, une septoplastie peut être réalisée si la gêne est importante. Avant, on privilégie les traitements médicaux. Les jeunes sportifs, souvent concernés par des traumatismes, sont fréquemment opérés à cet âge.
C'est l'âge où beaucoup de déviations gênantes sont prises en charge, souvent après des années de nez bouché banalisé. La récupération est rapide.
La gêne peut s'accentuer avec l'apparition d'une rhinite, d'une sinusite ou d'un affaissement de la valve. Le bilan doit identifier toutes ces causes.
Avec l'âge, la pointe du nez s'affaisse et les cartilages latéraux s'affaiblissent, ce qui rétrécit les valves. Une septoplastie peut être associée à un soutien de la pointe et de la valve. L'anesthésie et la gestion des traitements, notamment anticoagulants, demandent une attention particulière.
Certaines professions exposent le nez à des irritants : poussières de bois ou de farine, produits chimiques, vapeurs, air sec et climatisé. Les boulangers, menuisiers, coiffeurs, agriculteurs, personnels de nettoyage ou travailleurs de l'industrie peuvent présenter une rhinite d'irritation qui aggrave une déviation. Une protection respiratoire adaptée et des lavages réguliers sont utiles. Après une septoplastie, ces métiers demandent souvent un arrêt un peu plus long, le temps que la muqueuse cicatrise. Si une rhinite est liée à l'activité professionnelle, parlez-en à votre médecin : elle peut relever d'une prise en charge spécifique.
La respiration nasale et la résonance des fosses nasales comptent pour les chanteurs, les musiciens à vent, les comédiens et les enseignants. Une obstruction peut gêner la respiration entre les phrases et modifier le timbre. Après une septoplastie, la voix peut paraître nasonnée pendant quelques semaines, le temps que la muqueuse dégonfle ; un changement durable est rare. Il est prudent de prévoir plusieurs semaines sans représentation importante et d'en parler à l'ORL dès la consultation. Beaucoup de professionnels de la voix apprécient ensuite une respiration plus libre.
Un nez bouché donne une voix étouffée, comme lors d'un rhume, parce que l'air ne résonne plus normalement dans les fosses nasales. Une septoplastie qui libère la respiration peut rendre à la voix sa résonance naturelle, ce que remarquent souvent les chanteurs et les orateurs. À l'inverse, une voix qui laisse passer trop d'air par le nez relève d'une autre cause, liée au palais, et n'est pas concernée par la septoplastie.
Pendant la grossesse, les hormones font souvent gonfler la muqueuse nasale : c'est la rhinite gravidique, fréquente au deuxième et au troisième trimestre. Elle disparaît en général quelques semaines après l'accouchement. Il ne faut donc pas la confondre avec une obstruction due à la cloison. Une septoplastie n'est pas réalisée pendant la grossesse ; les lavages et, sur avis médical, certains sprays adaptés soulagent. Si la gêne persiste après l'accouchement et l'allaitement, une évaluation par un ORL est alors utile.
Le nez doit être libre, mais pas trop ouvert. La muqueuse des cornets réchauffe et humidifie l'air ; si elle est trop réduite, le nez peut devenir sec, croûteux, et donner paradoxalement une sensation d'obstruction, car le flux d'air n'est plus perçu normalement. Ce trouble, rare, est surtout décrit après des réductions très importantes des cornets. C'est pourquoi les techniques actuelles réduisent le volume des cornets en préservant leur muqueuse. Après une septoplastie, une sécheresse temporaire est fréquente et répond bien aux lavages et à l'humidification.
Ils créent une dépendance et aggravent l'obstruction.
La septoplastie ne corrige pas l'inflammation allergique, qui peut gâcher le résultat.
Les premiers jours, le nez est très bouché ; l'amélioration vient progressivement.
Cela expose à un saignement.
Ils limitent les croûtes, les adhérences et accélèrent la récupération.
Une consultation spécialisée sans orientation préalable peut ne pas être remboursée selon le modèle choisi.
Les premiers jours, vous respirerez par la bouche, dormirez peut-être mal et aurez besoin de calme. Un accompagnement le jour de l'intervention et la première nuit est nécessaire après une anesthésie. Vos proches peuvent vous aider en préparant des repas simples, en vous rappelant de faire les lavages et de ne pas vous moucher fort, et en surveillant l'apparition d'un saignement abondant ou d'une fièvre. Rassurez-les : un nez très bouché pendant quelques jours est normal, et l'amélioration vient ensuite.
Les jeunes enfants qui sautent dans les bras ou donnent des coups de tête involontaires peuvent provoquer un saignement ou déplacer la cloison en cours de cicatrisation. Organisez une aide pour les premiers jours, évitez de porter les enfants et expliquez-leur qu'il faut faire attention au visage pendant quelque temps. La vigilance est surtout nécessaire les deux premières semaines, tant que la muqueuse et la cloison ne sont pas cicatrisées. Prévoyez aussi des jeux calmes à partager, assis, qui permettent de passer du temps ensemble sans risque, comme la lecture ou les jeux de société.
Notez pendant quelques semaines quand et de quel côté votre nez se bouche, la qualité de votre sommeil, la gêne à l'effort et les saisons concernées.
Il essaie un premier traitement et vous oriente vers un ORL selon votre modèle d'assurance.
Examen, endoscopie, recherche d'autres causes : allergie, cornets, valve, sinus.
Lavages et spray de corticoïdes pendant plusieurs semaines, traitement d'une allergie, sevrage des décongestionnants.
Si la gêne persiste et que la déviation l'explique, la septoplastie, éventuellement associée à d'autres gestes, devient une décision raisonnée.
Un simple carnet tenu pendant deux à quatre semaines aide beaucoup l'ORL et vous-même à évaluer la gêne. Notez chaque jour, sur une échelle de zéro à dix, l'importance de l'obstruction le matin et le soir, le côté le plus bouché, la qualité du sommeil, le besoin de respirer par la bouche à l'effort, les saignements, les éternuements, l'utilisation de sprays et les événements particuliers comme un rhume ou une exposition aux pollens. Ce carnet permet de distinguer une gêne fixe, plutôt anatomique, d'une gêne variable, plutôt inflammatoire, et de mesurer l'effet d'un traitement médical. Il sera aussi utile pour comparer après l'intervention.
Chez les personnes âgées, le nez bouché a souvent plusieurs causes qui s'additionnent : une déviation ancienne, une pointe qui s'est affaissée et qui rétrécit l'entrée des narines, des cartilages latéraux qui se collabent à l'inspiration, une muqueuse plus sèche et parfois des médicaments qui favorisent la congestion. Une septoplastie seule peut alors être insuffisante. L'ORL évalue l'ensemble et peut proposer de soutenir la pointe et la valve dans le même temps. La gestion des traitements, notamment des anticoagulants, se fait en concertation avec le médecin traitant. Chez une personne en bonne santé, l'âge n'est pas un obstacle.
Cloison ou septum. Paroi qui sépare les deux fosses nasales.
Cornets. Reliefs de la paroi latérale des fosses nasales, qui réchauffent et humidifient l'air.
Cycle nasal. Alternance naturelle du gonflement des muqueuses entre les deux côtés du nez.
Endoscopie nasale. Examen de l'intérieur du nez à l'aide d'une fine optique.
Éperon. Saillie pointue de la cloison.
Franchise. Montant annuel que l'assuré paie avant que l'assurance de base ne participe.
Hématome de la cloison. Collection de sang entre la muqueuse et le cartilage de la cloison.
Perforation. Trou qui traverse la cloison.
Quote-part. Participation de l'assuré, en pourcentage, aux coûts au-delà de la franchise.
Rhinite médicamenteuse. Congestion nasale entretenue par l'abus de sprays décongestionnants.
Rhinoseptoplastie. Association d'une septoplastie et d'une rhinoplastie.
Synéchie. Adhérence cicatricielle entre la cloison et un cornet.
Valve nasale. Passage le plus étroit des fosses nasales.
| Repère | En bref |
|---|---|
| Objectif | Corriger une cloison déviée pour mieux respirer |
| Spécialiste | ORL, parfois chirurgien plasticien en cas de rhinoseptoplastie |
| Avant la chirurgie | Traitement médical, recherche d'allergie, sevrage des décongestionnants |
| Intervention | Trente minutes à une heure et demie, souvent en ambulatoire |
| Cicatrice | Aucune visible |
| Récupération | Nez bouché quelques jours, croûtes deux à trois semaines |
| Travail | Reprise après une à deux semaines |
| Prise en charge | Assurance de base si indication médicale, franchise et quote-part |
| Résultat | Respiration nettement améliorée chez la plupart des patients bien sélectionnés |
| Repère | Valeur habituelle |
|---|---|
| Durée de l'intervention | Trente minutes à une heure |
| Hospitalisation | Ambulatoire ou une nuit |
| Arrêt de travail | Une à deux semaines |
| Retrait des attelles | Après une semaine environ |
| Sport | Après trois à quatre semaines |
| Bénéfice ressenti | Souvent dès que le gonflement diminue, stabilisé en deux à trois mois |
Si vous souhaitez un premier avis, notamment si vous hésitez entre une septoplastie seule et une rhinoseptoplastie, décrivez-nous votre gêne de la manière la plus précise possible : côté concerné, ancienneté, moment de la journée, effet des saisons, sommeil, sport, saignements, traitements essayés, antécédents de traumatisme. Si vous envisagez une modification esthétique, joignez des photos de face, de profil et par en dessous. Nous vous orientons vers la prise en charge la plus adaptée, en vous rappelant que seul l'examen par un ORL permet de poser l'indication.
Les lavages au sérum physiologique sont un geste simple, utile avant comme après une septoplastie. Bien réalisés, ils nettoient les fosses nasales, éliminent les croûtes et les sécrétions, et améliorent le confort.
Des unidoses de sérum physiologique, un spray d'eau de mer ou un flacon de lavage à grand volume. Après une intervention, le médecin vous indiquera le type et le volume recommandés.
Penchez la tête au-dessus du lavabo, légèrement inclinée sur le côté. Introduisez l'embout dans la narine supérieure, sans l'enfoncer profondément.
Faites couler la solution doucement ; elle ressort par l'autre narine ou par la bouche. Respirez par la bouche pendant le lavage. Répétez de l'autre côté.
Ne vous mouchez pas fort : laissez s'écouler, puis essuyez doucement. Après une septoplastie, évitez de forcer pendant deux semaines.
Après l'intervention, plusieurs fois par jour pendant deux à trois semaines, puis de manière plus espacée. Pour une rhinite chronique, un à deux lavages quotidiens sont souvent recommandés.
Les saignements de nez sont fréquents, surtout en hiver lorsque le chauffage assèche l'air. Une déviation ou un éperon qui expose la muqueuse au flux d'air les favorise.
Asseyez-vous, penchez la tête en avant, pas en arrière, mouchez doucement pour évacuer les caillots, puis comprimez fermement les narines entre le pouce et l'index pendant dix minutes, sans relâcher. Un linge froid sur la nuque ou le front peut aider.
Si le saignement ne s'arrête pas après vingt minutes de compression, s'il est très abondant, s'il survient après un choc important, si vous prenez des anticoagulants ou si les saignements se répètent. En cas de saignement massif, appelez le 144.
Le médecin peut cautériser un petit vaisseau fragile, prescrire une pommade grasse ou rechercher une cause, comme une déviation ou un éperon.
Un léger écoulement sanglant est normal les premiers jours. Un saignement abondant doit faire contacter l'équipe.
Une déviation de la cloison, en exposant une partie de la muqueuse au flux d'air, peut favoriser la sécheresse et des saignements de nez répétés, souvent toujours du même côté. Ils sont aussi fréquents en hiver, avec le chauffage, et chez les personnes qui prennent des anticoagulants. Une hydratation de la muqueuse par des pommades ou des sprays salins, et parfois une cautérisation d'un petit vaisseau, suffisent souvent. Lorsqu'une déviation importante entretient le problème, la septoplastie peut aider.
En Suisse, les hivers longs et le chauffage central rendent l'air intérieur très sec. La muqueuse nasale se dessèche, forme des croûtes et saigne plus facilement, ce qui accentue l'impression de nez bouché, surtout la nuit. Quelques gestes améliorent le confort : un humidificateur dans la chambre, une température modérée, des lavages réguliers, une pommade grasse à l'entrée des narines et une bonne hydratation. Après une septoplastie réalisée en hiver, ces précautions aident aussi la cicatrisation.
L'air sec, en particulier en hiver avec le chauffage, dessèche la muqueuse nasale en cicatrisation et favorise croûtes et saignements. Un humidificateur dans la chambre, des lavages réguliers et une bonne hydratation aident beaucoup. Évitez aussi les environnements enfumés ou poussiéreux pendant les premières semaines, qui irritent la muqueuse.
Un rhume dans les semaines qui suivent une septoplastie est désagréable, car il ajoute une congestion à un nez encore en cicatrisation. Il n'est en général pas dangereux. Continuez les lavages, reposez-vous, évitez de vous moucher fort et prenez les traitements conseillés par votre médecin. Un écoulement épais et coloré qui persiste, une fièvre ou une douleur de la face doivent faire consulter, pour rechercher une surinfection ou une sinusite. Évitez si possible les contacts avec des personnes enrhumées dans les premiers jours, et programmez l'intervention en dehors des pics d'épidémies si vous le pouvez.
Lors d'une septoplastie, le chirurgien retire parfois une partie de la cloison déviée. Selon la technique, ce cartilage peut être redressé, aminci ou découpé, puis replacé entre les deux feuillets de muqueuse pour garder une cloison solide. Il peut aussi être conservé comme greffon, si une rhinoplastie ou un renforcement de la valve est associé. Le chirurgien conserve toujours une charpente suffisante, en forme de L, le long du dos et à l'avant du nez, pour maintenir le soutien. Si une rhinoplastie est envisagée plus tard, le compte rendu opératoire indiquera la quantité de cartilage encore disponible.
Les attelles en silicone sont de fines plaques souples placées de chaque côté de la cloison à la fin de l'intervention. Elles maintiennent la muqueuse contre le cartilage redressé, limitent le risque d'hématome et empêchent la formation d'adhérences entre la cloison et les cornets. Certaines comportent un petit canal qui laisse passer un peu d'air. Elles sont fixées par un point et retirées en quelques secondes, en général après cinq à dix jours. Leur retrait soulage nettement. Certains chirurgiens n'en utilisent pas pour les corrections limitées et se contentent de points de suture qui accolent la muqueuse.
La septoplastie se fait le plus souvent sous anesthésie générale, ce qui assure un confort complet et permet au chirurgien de travailler sans contrainte de temps. Une compresse placée au fond de la gorge protège les voies respiratoires. Pour des corrections limitées, comme le retrait d'un éperon isolé, certains ORL proposent une anesthésie locale, éventuellement associée à une sédation : le nez est anesthésié par des pulvérisations et des injections, et le patient reste éveillé ou somnolent. Le choix dépend de l'étendue du geste, de votre état de santé et de vos préférences, en concertation avec l'anesthésiste.
Dans la septoplastie endoscopique, le chirurgien travaille en regardant un écran relié à une fine optique introduite dans le nez. Cette vision agrandie et lumineuse est particulièrement utile pour les déviations situées loin à l'arrière, les éperons difficiles d'accès, les reprises après une première intervention et les associations avec la chirurgie des sinus. Elle permet souvent des gestes plus ciblés, avec un décollement de la muqueuse limité à la zone déviée. Pour les déviations antérieures, la technique classique sous lumière frontale reste très adaptée. Beaucoup d'ORL utilisent l'une ou l'autre selon la situation.
Pour les cloisons très déviées, fracturées en plusieurs morceaux ou associées à un nez très tordu, le chirurgien peut retirer la quasi-totalité de la partie cartilagineuse de la cloison, la redresser et la reconstruire hors du nez, sur la table d'opération, puis la replacer et la fixer solidement. Cette technique, souvent réalisée par voie ouverte et associée à une rhinoplastie, est réservée aux cas difficiles et à des chirurgiens qui en ont l'expérience. Elle permet de corriger des déviations qui résisteraient à une septoplastie classique.
Après l'intervention, vous recevrez un ou plusieurs décomptes de votre caisse-maladie. Ils indiquent les montants facturés par les prestataires, la part prise en charge, la franchise imputée et la quote-part à votre charge. Selon le système de facturation, la caisse paie directement le prestataire et vous facture votre participation, ou vous recevez la facture et vous vous faites rembourser. En cas d'hospitalisation, la part cantonale est réglée directement par le canton. Si une part esthétique a été réalisée, elle fait l'objet d'une facture séparée, à votre charge. Conservez tous ces documents, et contactez votre caisse en cas de doute sur un montant.
En cas d'hospitalisation, l'assurance de base couvre la division commune : chambre à plusieurs lits, prise en charge par l'équipe médicale de l'hôpital. Une assurance complémentaire d'hospitalisation permet, selon le niveau choisi, d'être hospitalisé en division semi-privée, en chambre à deux lits, ou privée, en chambre individuelle, avec le libre choix du médecin. La qualité de la prise en charge médicale est la même ; les différences portent surtout sur le confort, le choix du praticien et parfois les délais. Pour une septoplastie souvent ambulatoire, ces différences comptent moins.
Pour les interventions esthétiques, chaque praticien fixe librement ses honoraires, ce qui explique les écarts entre villes et cabinets. Pour une septoplastie prise en charge par l'assurance de base, la facturation suit des tarifs négociés entre assureurs et prestataires et approuvés par les autorités, pour l'ambulatoire comme pour l'hospitalier. Les montants varient peu selon les régions, et l'assuré ne paie que sa participation. Ce n'est que pour la part esthétique d'une rhinoseptoplastie, ou pour des prestations hors assurance de base, que des écarts de prix comparables à ceux de la chirurgie esthétique apparaissent.
Le nez n'est pas un simple tuyau. Il filtre les poussières et une partie des microbes grâce à ses poils et à son mucus, réchauffe l'air froid et l'humidifie avant qu'il n'atteigne les poumons. Il participe aussi à l'odorat, donc au goût, et à la résonance de la voix.
Lorsque l'on respire par la bouche en permanence, l'air arrive froid, sec et non filtré dans la gorge et les bronches. Les conséquences sont fréquentes : gorge sèche, irritation, ronflement, sommeil moins réparateur, parfois aggravation d'un asthme. Chez les enfants, une respiration buccale chronique peut influencer le développement de la mâchoire. Retrouver une respiration nasale confortable améliore donc souvent le bien-être bien au-delà du nez lui-même.
Toutes les rhinites ne sont pas allergiques. Certaines personnes ont le nez qui coule ou se bouche au contact du froid, des odeurs fortes, de la fumée, des variations de température ou après les repas, sans aucune allergie. On parle de rhinite vasomotrice ou non allergique. D'autres rhinites sont liées à des médicaments, à des changements hormonaux, à l'âge ou à une exposition professionnelle. Ces rhinites peuvent aggraver l'effet d'une déviation de la cloison. Leur traitement repose sur l'éviction des facteurs déclenchants, les lavages et des sprays adaptés. La septoplastie corrige la structure, mais ne traite pas ces rhinites ; c'est pourquoi le bilan doit les identifier.
Certains médicaments peuvent favoriser une congestion nasale : certains traitements de l'hypertension, certains traitements hormonaux, quelques médicaments utilisés en urologie ou en psychiatrie, et bien sûr l'abus de sprays décongestionnants. Si votre nez s'est bouché après le début d'un nouveau traitement, parlez-en à votre médecin : une adaptation est parfois possible. N'interrompez jamais un traitement de vous-même.
Une sinusite aiguë suit souvent un rhume : douleur ou pression de la face, aggravée en se penchant, écoulement épais et coloré, nez bouché, parfois fièvre. Elle guérit le plus souvent spontanément ou avec un traitement simple. Une sinusite chronique dure plus de trois mois, avec une congestion, un écoulement, une gêne de la face et souvent une diminution de l'odorat. Elle demande un bilan ORL. Si une déviation de la cloison gêne le drainage des sinus, sa correction peut faire partie du traitement.
L'odorat dépend d'une petite zone de muqueuse située tout en haut des fosses nasales. Lorsqu'une déviation ou une inflammation empêche l'air d'y parvenir, l'odorat diminue, et avec lui une grande partie de la perception des saveurs. Après une septoplastie, l'odorat est souvent diminué pendant la cicatrisation, puis revient. Certains patients constatent même une amélioration par rapport à avant l'intervention. Une perte d'odorat qui persiste, ou qui survient sans obstruction, doit faire l'objet d'un bilan ORL spécifique.
Chez l'enfant, une respiration buccale, un ronflement et un nez qui coule souvent sont le plus fréquemment liés à des végétations volumineuses, situées à l'arrière du nez, ou à de grosses amygdales, plus rarement à la cloison. Un avis ORL permet de faire la part des choses. Les végétations peuvent être retirées si elles gênent beaucoup. La cloison, elle, est en principe respectée pendant la croissance, sauf situation particulière.
Un an après une septoplastie, la cicatrisation est complète. La plupart des patients respirent nettement mieux et ne pensent plus à leur nez. Si une gêne réapparaît, elle est souvent liée à une rhinite, à une allergie saisonnière ou à un rhume, plutôt qu'à la cloison elle-même. Continuez les lavages en cas de besoin, traitez une allergie éventuelle et consultez si une obstruction fixe d'un côté réapparaît.
Conservez le compte rendu opératoire, les résultats du scanner éventuel et les décomptes de l'assurance. Ces documents sont utiles si une gêne réapparaît des années plus tard, en cas de nouvelle chirurgie du nez ou des sinus, ou si vous consultez un autre ORL. Ils permettent de savoir exactement ce qui a été fait et d'éviter de répéter des examens.
Si vous vivez seul, prévoyez la présence d'un proche pour le retour et la première nuit après l'anesthésie. Préparez des repas simples, placez à portée de main le sérum physiologique, les mouchoirs et vos médicaments, et gardez votre téléphone près de vous. La plupart des patients sont autonomes dès le lendemain. En cas de saignement abondant ou de malaise, n'hésitez pas à appeler l'équipe ou le 144.
| Étape | Ce qui se passe | Délai indicatif |
|---|---|---|
| Médecin de famille | Premier traitement, orientation | Quelques jours à quelques semaines |
| Consultation ORL | Examen, endoscopie, diagnostic | Quelques semaines selon les délais |
| Traitement médical | Lavages, corticoïdes, traitement d'une allergie | Six à huit semaines |
| Décision et planification | Choix des gestes, information, rendez-vous opératoire | Quelques semaines |
| Intervention | Souvent ambulatoire | Un jour |
| Convalescence | Nez bouché, attelles, croûtes | Une à deux semaines d'arrêt |
| Contrôle | Vérification de la cicatrisation | Après quelques semaines |
Beaucoup de personnes pensent avoir des narines trop étroites. En réalité, la gêne vient souvent de la cloison, de la valve ou des cornets, qu'un examen permet d'identifier.
Une allergie se traite, souvent efficacement. Une gêne qui persiste malgré un traitement bien conduit mérite un examen de la structure du nez.
Le ronflement vient le plus souvent de la gorge. Opérer la cloison pour ce seul motif expose à la déception.
Inhalations, huiles essentielles et autres produits peuvent irriter la muqueuse. Les lavages au sérum restent la base la plus sûre.
Pour beaucoup de patients, la convalescence d'une septoplastie s'organise facilement : pas de cicatrice visible, peu ou pas d'ecchymoses, et une gêne surtout liée au nez bouché. Le télétravail permet souvent de reprendre une activité dès les premiers jours suivant le retrait des attelles, si vous vous sentez en forme. Pour les étudiants, une semaine de pause, idéalement pendant les vacances, suffit souvent. Évitez toutefois de programmer des examens importants ou des présentations orales dans la première semaine, car la voix peut être nasonnée et le sommeil perturbé.
Pour les étudiants et les apprentis, une septoplastie se planifie volontiers pendant les vacances scolaires, afin de disposer d'une à deux semaines de repos sans manquer de cours ni d'examens. Les travaux de groupe à distance et la lecture sont possibles dès les premiers jours ; les activités sportives scolaires attendent trois à quatre semaines.
| Activité | Reprise habituelle | Précaution |
|---|---|---|
| Marche | Dès les premiers jours | Éviter la chaleur intense |
| Vélo léger, course lente | Trois semaines | Pas d'effort maximal |
| Natation | Trois à quatre semaines | Eau chlorée irritante, attendre la cicatrisation |
| Musculation | Quatre semaines | Éviter le blocage de la respiration |
| Sports d'endurance intenses | Quatre à six semaines | Hydrater le nez |
| Sports de contact | Six semaines ou plus | Selon l'avis de l'ORL |
| Plongée | Plusieurs semaines | Accord de l'ORL indispensable |
Pour mesurer objectivement le bénéfice de l'intervention, il est utile de comparer votre gêne avant et après, à l'aide du même outil. Votre carnet de respiration ou un questionnaire standardisé, rempli avant l'intervention puis deux à trois mois après, montre l'évolution de l'obstruction, du sommeil et de la gêne à l'effort. Certains ORL utilisent ces questionnaires de manière systématique. Ils permettent aussi de repérer une gêne résiduelle et d'en chercher la cause, par exemple une allergie saisonnière ou une valve restée fragile.
Une bouche sèche la nuit favorise la mauvaise haleine, les caries et l'inflammation des gencives, car la salive ne joue plus son rôle protecteur. Les dentistes repèrent souvent ces signes chez les personnes qui respirent par la bouche.
L'air froid et sec irrite la gorge, provoque des maux de gorge au réveil et une voix enrouée chez certaines personnes.
Un sommeil fragmenté par une respiration difficile se traduit par une fatigue et une concentration moindre pendant la journée.
À l'effort modéré, respirer par la bouche fait perdre l'avantage du réchauffement et de l'humidification de l'air, ce qui peut favoriser une irritation des bronches par temps froid.
Ces conséquences ne justifient pas à elles seules une chirurgie, mais elles rappellent qu'un nez bouché n'est pas qu'un simple inconfort. Elles méritent d'être signalées lors de la consultation.
Certaines déviations ne restent pas cachées à l'intérieur du nez. Lorsque le bord avant de la cloison est déplacé, il peut apparaître à l'entrée d'une narine et rendre les deux narines asymétriques. Lorsque la déviation est haute ou associée à une déviation des os, le nez entier peut paraître tordu. Dans ces cas, une septoplastie seule corrige la respiration, mais pas toujours l'apparence, car la déviation externe implique aussi les os et les cartilages latéraux. Une rhinoseptoplastie est alors souvent plus adaptée. Si la déviation résulte d'un accident, l'assurance accident peut prendre en charge la correction de la forme comme de la fonction.
Pour une première orientation, votre médecin de famille reste l'interlocuteur de référence. Pour un avis spécialisé, adressez-vous à un ORL, en cabinet ou à l'hôpital de votre région. En cas de saignement de nez abondant qui ne s'arrête pas, de traumatisme important du visage ou de difficulté à respirer, appelez le 144. Pour toute question sur la prise en charge, votre caisse-maladie peut vous renseigner. Et si vous envisagez une modification esthétique associée, vous pouvez nous transmettre votre demande à l'aide du formulaire de cette page.
De nombreuses personnes traitées pour une apnée du sommeil utilisent chaque nuit un appareil qui délivre de l'air sous pression par un masque. Les masques nasaux ou narinaires sont souvent mieux tolérés que les masques couvrant la bouche, mais ils exigent un nez perméable. Une déviation importante de la cloison peut rendre la pression désagréable, provoquer des fuites par la bouche et conduire à abandonner le traitement. Dans ce cas, le médecin du sommeil et l'ORL peuvent discuter ensemble d'une septoplastie. Après l'intervention, l'appareil est en général interrompu quelques jours ou utilisé avec un masque facial, selon les consignes, puis repris avec un masque nasal lorsque la cicatrisation le permet. Beaucoup de patients constatent alors un traitement nettement plus confortable.
Les sports de contact, très pratiqués en Suisse, du hockey sur glace au football, en passant par le rugby, le handball ou les arts martiaux, exposent le nez aux chocs. Une fracture du nez ou de la cloison peut passer inaperçue sur le moment et se révéler des années plus tard par une obstruction. Après un choc important, un examen rapide permet de dépister un hématome de la cloison et de réduire une fracture déplacée dans les premiers jours, ce qui évite souvent une chirurgie plus lourde ensuite. Le port d'une protection faciale adaptée, lorsque le règlement le permet, réduit le risque. Après une septoplastie, la reprise du contact attend plusieurs semaines, selon l'avis de l'ORL.
En pratique, il s'écoule souvent plusieurs mois entre la première consultation et l'intervention. Ce délai n'est pas une perte de temps : il permet d'essayer le traitement médical, de traiter une allergie, de réaliser un éventuel sevrage des décongestionnants, de vérifier la prise en charge par l'assurance et de choisir une période favorable, en dehors des pollens et des épidémies de rhume. Cette préparation augmente les chances d'un résultat satisfaisant. Si votre gêne est importante, votre médecin peut toutefois demander un rendez-vous plus rapide.
Les écarts de prix entre villes et cantons, la décomposition du devis et les leviers d'économie sont détaillés sur notre page Septoplastie : prix en Suisse.
Les réponses aux questions que se posent le plus souvent les patients résidant en Suisse au sujet de la déviation de la cloison et de la septoplastie. Pour une modification esthétique associée, consultez notre page rhinoplastie en Suisse.
Qu'est-ce que la cloison nasale ? C'est la paroi verticale qui sépare l'intérieur du nez en deux fosses. Elle est faite de cartilage à l'avant et de fines lames osseuses à l'arrière, recouvertes d'une muqueuse. Elle soutient aussi une partie du nez et oriente le passage de l'air. Lorsqu'elle est déviée, elle peut rétrécir une fosse nasale et gêner la respiration de ce côté. Elle joue aussi un rôle dans la circulation de l'air, en répartissant le flux entre les deux côtés du nez.
Est-il normal d'avoir une cloison déviée ? Oui, une légère déviation est très fréquente et ne pose souvent aucun problème. Elle ne devient gênante que si elle rétrécit nettement une fosse nasale, surtout à l'avant du nez, ou si elle favorise des saignements ou des infections répétés. C'est la gêne, et non la seule déviation, qui justifie un traitement. C'est pourquoi un ORL ne propose pas d'opérer une déviation découverte par hasard, sans gêne associée.
D'où vient une déviation de la cloison ? Elle peut se développer pendant la croissance, lorsque le cartilage et l'os grandissent à des rythmes différents, ou résulter d'un traumatisme, parfois ancien et oublié : chute dans l'enfance, choc sportif, accident. Plus rarement, elle est liée à la naissance ou à une chirurgie antérieure. Dans beaucoup de cas, aucune cause précise n'est retrouvée : la déviation s'est simplement installée pendant la croissance.
Une déviation peut-elle s'aggraver avec l'âge ? La déviation elle-même évolue peu à l'âge adulte, mais la gêne peut augmenter avec le temps, car la muqueuse, les cornets et la valve nasale changent. Une pointe du nez qui s'affaisse avec l'âge peut aussi rétrécir l'entrée des narines et accentuer l'effet d'une déviation. Une évaluation complète tient compte de ces évolutions, au-delà de la seule cloison.
Comment savoir si mon nez bouché vient de la cloison ? Un nez bouché toujours du même côté, quel que soit le moment de la journée et la saison, oriente vers une cause anatomique comme une déviation. Une gêne qui varie avec les saisons, accompagnée d'éternuements, évoque plutôt une allergie. Seul l'examen par un médecin, idéalement un ORL, permet de faire la part des choses. Noter pendant quelques semaines quand et de quel côté le nez se bouche aide beaucoup lors de la consultation.
Qu'est-ce que le cycle nasal ? C'est l'alternance naturelle du gonflement des muqueuses entre les deux fosses nasales, au cours de la journée. On respire ainsi un peu mieux d'un côté, puis de l'autre. Ce phénomène est normal. Une obstruction fixe d'un côté, en revanche, doit faire rechercher une cause anatomique. Il est plus perceptible lors d'un rhume ou d'une allergie, lorsque les muqueuses sont déjà gonflées.
Une déviation de la cloison provoque-t-elle des ronflements ? Elle peut y contribuer, en favorisant la respiration par la bouche la nuit. Mais le ronflement provient le plus souvent de la gorge, du voile du palais ou de la langue. La correction de la cloison améliore parfois le ronflement, sans garantie. Un bilan de la gorge et du sommeil est utile si le ronflement est le principal motif de consultation.
Une déviation peut-elle causer des maux de tête ? Rarement. Un éperon de la cloison qui touche un cornet peut, chez certaines personnes, provoquer des douleurs de la face ou de la tête. Ce lien doit être établi avec soin par l'ORL avant de proposer une chirurgie pour cette raison. La plupart des maux de tête ont d'autres causes, qu'il faut rechercher avant d'incriminer la cloison.
Une déviation favorise-t-elle les sinusites ? Elle peut gêner le drainage des sinus de son côté et favoriser des sinusites répétées. Dans ce cas, la septoplastie peut être associée à une chirurgie des sinus, après un bilan qui comprend parfois un scanner. Le traitement de la déviation fait alors partie d'une prise en charge plus globale des sinus.
Une déviation provoque-t-elle des saignements de nez ? Un éperon ou une courbure marquée expose la muqueuse au flux d'air, qui l'assèche et la fragilise. Des saignements répétés, souvent du même côté, peuvent en résulter. La correction de la cloison les réduit souvent. Une pommade grasse appliquée à l'entrée de la narine et l'humidification de l'air peuvent aussi aider en attendant.
Qu'est-ce qu'un éperon de la cloison ? C'est une saillie pointue, osseuse ou cartilagineuse, qui fait relief dans une fosse nasale. Il peut gêner la respiration, toucher un cornet ou provoquer des saignements. Il se retire facilement lors d'une septoplastie. Il est souvent responsable d'une gêne localisée et de saignements du même côté.
La déviation peut-elle se voir de l'extérieur ? Parfois. Une luxation du bord antérieur de la cloison peut se voir à l'entrée d'une narine, et une déviation importante peut faire paraître le nez tordu. Mais beaucoup de déviations gênantes sont invisibles de l'extérieur. Seul l'examen intérieur permet d'évaluer la cloison dans son ensemble.
Les enfants peuvent-ils avoir une déviation gênante ? Oui. Chez l'enfant, on privilégie les traitements médicaux et l'on évite autant que possible d'opérer la cloison avant la fin de la croissance, sauf gêne importante. Après un traumatisme, un examen rapide est utile pour rechercher un hématome de la cloison. Chez eux, les lavages et le traitement d'une éventuelle allergie sont souvent suffisants.
Une déviation peut-elle gêner un traitement par masque nocturne ? Oui. Chez les personnes traitées pour une apnée du sommeil par un appareil de ventilation, un nez obstrué rend le masque nasal difficile à supporter. Améliorer la respiration nasale peut faciliter le traitement. Le médecin du sommeil et l'ORL peuvent coordonner leur prise en charge.
Quelle est la différence entre septoplastie et rhinoplastie ? La septoplastie corrige la cloison à l'intérieur du nez pour améliorer la respiration, sans modifier la forme extérieure. La rhinoplastie modifie la forme du nez. Lorsqu'elles sont associées, on parle de rhinoseptoplastie. Notre page consacrée à la rhinoplastie détaille cette dernière. Le choix entre les deux dépend de vos besoins : respirer mieux, changer la forme du nez, ou les deux.
La septoplastie change-t-elle l'apparence du nez ? En principe non. Elle se fait par l'intérieur et ne modifie pas la forme extérieure. Une déviation très antérieure peut toutefois influencer légèrement l'aspect de la pointe ou des narines après correction. Le chirurgien vous préviendra si votre déviation, très antérieure, risque de modifier légèrement l'aspect du nez.
Qu'est-ce que la valve nasale ? C'est le passage le plus étroit des fosses nasales, situé sous la partie moyenne du nez, entre la cloison et le cartilage latéral. Une déviation située à ce niveau gêne particulièrement. Si la valve est elle-même fragile, un renforcement peut être associé à la septoplastie. Elle est particulièrement sensible chez les personnes âgées et après une rhinoplastie.
Que sont les cornets ? Ce sont des reliefs recouverts de muqueuse sur la paroi latérale de chaque fosse nasale, qui réchauffent et humidifient l'air. S'ils sont trop volumineux, ils contribuent à l'obstruction. Leur réduction est souvent associée à la septoplastie. Leur volume varie au cours de la journée, selon la position et l'état de la muqueuse.
Pourquoi les deux côtés sont-ils parfois bouchés ? Une déviation en S peut rétrécir les deux fosses à des hauteurs différentes. Du côté opposé à une courbure, le cornet grossit souvent pour compenser l'espace libre. Les deux phénomènes s'additionnent. L'examen permet d'identifier la part de chaque phénomène dans la gêne.
La déviation peut-elle revenir après l'opération ? Une petite partie peut réapparaître, en raison de la mémoire du cartilage, surtout après un traumatisme important. Le chirurgien limite ce risque par des techniques de redressement adaptées. Une reprise est parfois nécessaire. Le suivi postopératoire permet de repérer rapidement une récidive.
Quel médecin consulter ? Commencez par votre médecin de famille, qui pourra vous orienter vers un médecin ORL, spécialiste du nez, de la gorge et des oreilles. L'ORL réalise l'examen spécialisé, pose le diagnostic et, si nécessaire, opère. Certains chirurgiens plasticiens réalisent aussi la septoplastie, surtout en association avec une rhinoplastie. Une première évaluation par le médecin de famille permet souvent d'écarter des causes simples, comme une rhinite.
Faut-il une ordonnance pour consulter un ORL ? Cela dépend de votre modèle d'assurance. Avec un modèle médecin de famille, de télémédecine ou de réseau de soins, vous devez en principe passer d'abord par votre médecin ou le service désigné. Avec un modèle standard, vous pouvez consulter directement un spécialiste. Vérifiez les conditions de votre modèle avant de prendre rendez-vous.
En quoi consiste l'examen ? L'ORL vous interroge, examine l'avant du nez avec un spéculum, puis réalise souvent une endoscopie nasale : une fine optique est introduite dans chaque narine après une pulvérisation anesthésiante. L'examen est rapide et peu désagréable. Il permet de voir toute la cloison, les cornets et l'entrée des sinus. Il permet aussi de rechercher des polypes ou d'autres anomalies.
Faut-il un scanner ? Pas pour une simple déviation. Un scanner est demandé en cas de suspicion de sinusite chronique, de polypes ou avant une chirurgie des sinus. Votre ORL vous expliquera s'il en voit l'utilité dans votre cas.
Peut-on mesurer objectivement l'obstruction ? Oui, certains centres mesurent la résistance au passage de l'air ou le débit inspiré par le nez. Ces mesures complètent l'examen et peuvent aider à documenter l'indication. Elles sont surtout utiles en cas de doute sur l'indication.
Faut-il essayer un traitement médical avant l'opération ? En général oui, surtout si une inflammation de la muqueuse ou une allergie est présente. Des lavages et un spray de corticoïdes pendant plusieurs semaines peuvent suffire à améliorer la respiration. Si la gêne persiste avec une déviation significative, la chirurgie devient une option logique. Un traitement bien suivi pendant six à huit semaines permet de juger son efficacité.
Les sprays décongestionnants sont-ils une solution ? Pas sur le long terme. Ils débouchent le nez rapidement, mais leur usage prolongé au-delà de quelques jours provoque un gonflement de rebond et une dépendance. Si vous les utilisez depuis longtemps, parlez-en à votre médecin pour un sevrage progressif. Un sevrage progressif, accompagné par le médecin, est la meilleure solution.
Les bandelettes nasales sont-elles utiles ? Elles peuvent soulager une gêne liée à la valve nasale, notamment la nuit ou au sport. Elles n'agissent pas sur une déviation de la cloison située plus en profondeur, mais peuvent aider en attendant une décision. Elles sont faciles à essayer et sans risque.
Quand l'opération est-elle vraiment indiquée ? Lorsque l'obstruction nasale gêne la vie quotidienne, que l'examen montre une déviation qui l'explique, et que le traitement médical n'a pas suffi. Des saignements répétés ou des sinusites liés à la déviation sont aussi des indications. La décision se prend en concertation entre vous et l'ORL, en fonction de votre gêne.
La septoplastie est-elle efficace ? Chez les patients bien sélectionnés, elle améliore nettement la respiration nasale dans la grande majorité des cas. Une étude randomisée de grande ampleur a montré une amélioration plus importante qu'avec un traitement médical seul chez des adultes présentant une obstruction gênante liée à une déviation. Les patients les plus satisfaits sont ceux chez qui la déviation expliquait clairement la gêne.
À partir de quel âge peut-on opérer ? En général à la fin de la croissance du nez, vers seize à dix-huit ans. Chez l'enfant, on évite autant que possible d'opérer la cloison, qui participe à la croissance du nez, sauf gêne importante. Avant cet âge, un traitement médical est généralement privilégié.
Peut-on opérer une personne âgée ? Oui, si son état de santé le permet. Chez les personnes âgées, l'obstruction est souvent aggravée par l'affaissement de la pointe et la fragilité de la valve, qui peuvent être traités en même temps. L'anesthésiste évalue soigneusement les antécédents et les traitements.
Peut-on faire une septoplastie en cas d'allergie ? Oui, mais l'allergie doit être traitée, avant et après l'intervention. La septoplastie corrige la structure, pas l'allergie. Sans traitement de celle-ci, le résultat peut être décevant. Le traitement de l'allergie reste nécessaire après l'intervention.
La septoplastie supprime-t-elle le ronflement ? Pas toujours. Elle améliore la respiration nasale et parfois le ronflement, mais celui-ci provient souvent de la gorge. En cas de ronflement important ou de pauses respiratoires la nuit, un bilan du sommeil est utile. Une perte de poids, si elle est indiquée, peut aussi améliorer le ronflement.
La septoplastie traite-t-elle l'apnée du sommeil ? Pas à elle seule. Elle peut améliorer la tolérance d'un masque de ventilation nasal, mais l'apnée du sommeil relève d'une prise en charge spécifique. L'avis d'un médecin du sommeil est alors précieux.
Le tabac est-il un obstacle ? Le tabac irrite la muqueuse, ralentit sa cicatrisation et augmente le risque de complications, comme une perforation. L'arrêt avant et après l'intervention est fortement recommandé. L'arrêt améliore aussi la santé des muqueuses à long terme.
Faut-il arrêter certains médicaments ? Oui. L'aspirine, les anti-inflammatoires et certains compléments qui favorisent le saignement sont en général suspendus une à deux semaines avant, sur avis médical. Les anticoagulants se gèrent avec le médecin prescripteur. Ne modifiez jamais un traitement prescrit sans avis médical.
Peut-on associer une chirurgie des sinus ? Oui, si un bilan montre une sinusite chronique ou des polypes. La septoplastie facilite d'ailleurs l'accès aux sinus. L'association se décide après un scanner. La décision repose sur l'examen et, si nécessaire, sur un scanner.
Peut-on associer une modification esthétique ? Oui, on parle alors de rhinoseptoplastie. La part esthétique est facturée séparément et reste à votre charge. Voir notre page consacrée à la rhinoplastie. Le devis doit séparer clairement les deux parts.
Faut-il un deuxième avis ? Ce n'est pas obligatoire, mais c'est utile si l'indication vous paraît incertaine ou si des gestes importants sont proposés. Votre assurance de base prend en charge les consultations nécessaires selon les règles habituelles. Un deuxième avis est particulièrement utile si une chirurgie étendue est proposée.
Combien de temps dure une septoplastie ? En général de trente minutes à une heure et demie. Avec une réduction des cornets, un renforcement de la valve ou une chirurgie des sinus, l'intervention est plus longue. Le chirurgien vous indique la durée prévue lors de la consultation.
Quelle anesthésie est utilisée ? Le plus souvent une anesthésie générale. Pour des corrections limitées, une anesthésie locale avec sédation peut être proposée. L'anesthésiste vous reçoit en consultation avant l'intervention.
Y a-t-il une cicatrice visible ? Non. L'incision est faite à l'intérieur d'une narine. Rien ne se voit de l'extérieur, sauf en cas de voie ouverte associée à une rhinoplastie. C'est l'un des avantages de cette intervention.
Faut-il rester à l'hôpital ? La septoplastie se fait souvent en ambulatoire, avec un retour à domicile le jour même. Une nuit peut être prévue selon l'anesthésie, les gestes associés et votre état de santé. Vous devez dans tous les cas être accompagné pour rentrer.
Y aura-t-il des mèches dans le nez ? Moins souvent qu'autrefois. Beaucoup de chirurgiens utilisent des attelles en silicone, parfois creuses pour laisser passer un peu d'air, ou de simples points qui maintiennent la muqueuse. Si des mèches sont nécessaires, elles sont retirées après un ou deux jours. Les techniques actuelles visent le plus grand confort possible.
Le retrait des attelles est-il douloureux ? Il est en général rapide et peu douloureux, avec une sensation de tiraillement. Il soulage nettement la respiration. Beaucoup de patients décrivent un soulagement immédiat au retrait.
Combien de temps le nez reste-t-il bouché ? Il est très bouché les premiers jours, puis se libère progressivement après le retrait des attelles. La respiration continue de s'améliorer pendant plusieurs semaines, à mesure que la muqueuse cicatrise. Le gonflement de la muqueuse se résorbe progressivement.
Aurai-je des bleus ? Rarement, car les os du nez ne sont pas déplacés lors d'une septoplastie seule. Des ecchymoses peuvent apparaître si une rhinoplastie est associée. La septoplastie seule ne provoque en général pas d'ecchymose visible.
Est-ce douloureux ? La douleur est en général modérée, souvent décrite comme une sensation de pression ou un mal de tête léger. Le nez bouché et la bouche sèche sont souvent plus gênants que la douleur. Des antalgiques simples suffisent en général.
Comment soigner le nez après l'opération ? Par des lavages au sérum physiologique, plusieurs fois par jour, pour éliminer les croûtes et les sécrétions. Une pommade peut être prescrite. Il ne faut pas arracher les croûtes. Le médecin vous montrera comment réaliser les lavages.
Quand puis-je me moucher ? Doucement, après environ deux semaines. Avant, mieux vaut s'abstenir pour éviter les saignements. Pour éternuer, gardez la bouche ouverte. Se moucher trop tôt peut provoquer un saignement.
Quand puis-je reprendre le travail ? Souvent après une semaine pour un travail de bureau, deux semaines pour un métier physique ou exposé à la poussière. Pour une septoplastie médicalement justifiée, un certificat d'incapacité de travail est établi selon les règles habituelles. Le télétravail permet parfois une reprise plus précoce.
Quand puis-je reprendre le sport ? Le sport doux reprend vers la troisième semaine, le sport intense après quatre à six semaines. Les sports de contact attendent davantage, selon l'avis du chirurgien. Évitez aussi les efforts avec blocage de la respiration, comme le port de charges lourdes.
Puis-je prendre l'avion ? Les variations de pression peuvent être inconfortables et favoriser un saignement les premiers jours. Demandez l'avis de votre chirurgien ; en général, on attend au moins une à deux semaines. La décision dépend de votre cicatrisation et de la durée du trajet en avion.
Puis-je plonger ? La plongée sous-marine expose à des variations de pression importantes. Elle est déconseillée pendant plusieurs semaines après l'intervention ; l'avis de l'ORL est nécessaire avant de reprendre. Votre ORL vous dira quand vous pourrez reprendre en sécurité.
Puis-je aller en altitude ? Un séjour en montagne n'est pas interdit, mais l'air sec et froid de l'altitude assèche la muqueuse en cicatrisation et favorise les croûtes. Humidifiez bien le nez et demandez l'avis de votre médecin pour les séjours en haute altitude dans les premières semaines. Un humidificateur ou un spray d'eau de mer aident à garder la muqueuse humide.
Mes dents du haut sont engourdies : est-ce normal ? Oui, cela arrive. De petits nerfs passent près de la base de la cloison. L'engourdissement des incisives supérieures ou du palais disparaît en général en quelques semaines. Si l'engourdissement persiste au-delà de quelques mois, parlez-en au chirurgien.
L'odorat revient-il ? Oui. Il est souvent diminué pendant la cicatrisation, puis revient progressivement. Il s'améliore même parfois par rapport à avant l'intervention, grâce à un meilleur passage de l'air. Signalez une perte d'odorat qui persiste au-delà de quelques mois.
Quand le résultat est-il définitif ? La respiration est en général nettement améliorée après quatre à six semaines, et le résultat est stable vers deux à trois mois. Les contrôles permettent de vérifier la bonne cicatrisation.
Combien de contrôles faut-il prévoir ? Souvent un contrôle vers une semaine pour le retrait des attelles, puis un contrôle quelques semaines plus tard pour vérifier la cicatrisation et l'absence d'adhérences. Le contrôle permet aussi de traiter rapidement une adhérence.
La septoplastie est-elle une opération risquée ? C'est une intervention courante et sûre. Les complications sont peu fréquentes : saignement, hématome de la cloison, infection, perforation, adhérences, déviation résiduelle. Le chirurgien vous présente les risques propres à votre situation. Le chirurgien vous explique comment il prévient chacun de ces risques.
Qu'est-ce qu'une perforation de la cloison ? C'est un trou dans la cloison, qui peut se former si la muqueuse a été déchirée des deux côtés au même endroit. Petite, elle peut passer inaperçue ; plus grande, elle provoque croûtes, saignements ou sifflement. Elle se traite selon la gêne. Elle ne nécessite pas toujours de traitement si elle ne gêne pas.
Qu'est-ce qu'un hématome de la cloison ? C'est une poche de sang entre la muqueuse et le cartilage, qui bouche complètement le nez et fait mal. Il doit être drainé rapidement par le médecin pour éviter une infection ou une atteinte du cartilage. Une douleur importante avec un nez complètement bouché doit faire consulter en urgence.
Qu'est-ce qu'une synéchie ? C'est une adhérence cicatricielle entre la cloison et un cornet. Elle peut gêner la respiration. Les attelles aident à la prévenir ; si elle se forme, elle se sectionne simplement en consultation. Elle se traite simplement en consultation.
Le nez peut-il s'affaisser ? Rarement. Si trop de cartilage est retiré, le soutien du nez peut diminuer et le dos s'affaisser. Les chirurgiens conservent toujours une charpente suffisante pour éviter ce risque. C'est l'une des raisons de la prudence des chirurgiens dans la résection du cartilage.
La septoplastie peut-elle échouer ? Si l'obstruction avait d'autres causes non traitées, comme une allergie, des cornets volumineux ou une valve fragile, le résultat peut être décevant. Une déviation résiduelle est aussi possible. C'est pourquoi le bilan doit être complet. Un bilan complet avant l'intervention réduit ce risque.
Faut-il parfois réopérer ? Chez une minorité de patients, une reprise est nécessaire en cas de déviation résiduelle, d'adhérences ou de perforation gênante. Elle se discute après la cicatrisation. Une reprise est en général plus simple après une cicatrisation complète.
La septoplastie peut-elle modifier la voix ? Une voix nasonnée est fréquente pendant la période de gonflement. Ensuite, le timbre est en général inchangé, parfois légèrement plus clair grâce à un meilleur passage de l'air. La plupart des patients ne remarquent aucun changement durable.
Un saignement est-il normal ? Un léger écoulement teinté de sang est normal les premiers jours. Un saignement abondant qui persiste malgré une position assise, tête penchée en avant, doit faire contacter l'équipe. Gardez le numéro du service à portée de main.
Quels signes doivent m'alerter ? Un saignement abondant, une fièvre, une douleur qui augmente avec une obstruction complète, une rougeur ou un gonflement du nez, un écoulement purulent. Contactez sans attendre l'équipe ; en cas d'urgence, appelez le 144. Ne restez pas seul avec un doute.
La respiration sera-t-elle parfaite ? Elle est nettement améliorée chez la plupart des patients, mais pas toujours parfaitement symétrique. Le cycle nasal naturel persiste, et une allergie peut encore provoquer des périodes de congestion. L'amélioration est en général nette et durable.
Le résultat est-il durable ? Oui, chez la grande majorité des patients. Le nez continue toutefois d'évoluer avec l'âge, et d'autres causes d'obstruction peuvent apparaître plus tard. Une nouvelle consultation est utile si la gêne réapparaît.
La septoplastie améliore-t-elle le sommeil ? Souvent, oui : moins de respiration buccale, une bouche moins sèche, un sommeil plus confortable. L'effet sur le ronflement et l'apnée du sommeil est plus variable. Beaucoup de patients se sentent plus reposés au réveil.
La septoplastie améliore-t-elle les performances sportives ? Beaucoup de sportifs constatent une respiration plus facile à l'effort, notamment en endurance. L'effet dépend de l'importance de l'obstruction initiale. L'effet dépend de l'importance de l'obstruction avant l'intervention.
Le tabac augmente-t-il les risques ? Oui, notamment le risque de perforation et de mauvaise cicatrisation de la muqueuse. L'arrêt est fortement conseillé. Le tabac retarde aussi la cicatrisation des croûtes.
Les complications sont-elles prises en charge ? Pour une septoplastie prise en charge par l'assurance de base, les soins liés à une complication le sont aussi, selon les règles habituelles. Pour une part esthétique associée, les suites peuvent ne pas être couvertes. Renseignez-vous auprès de votre caisse en cas de doute.
Une infection est-elle fréquente ? Non, elle est rare. Des antibiotiques peuvent être prescrits dans certaines situations, notamment si des attelles ou des mèches restent plusieurs jours. Signalez toute fièvre ou tout écoulement inhabituel.
La septoplastie peut-elle provoquer une sécheresse du nez ? Une sécheresse et des croûtes sont fréquentes pendant la cicatrisation. Une sécheresse durable est rare ; elle est plus fréquente si les cornets ont été trop réduits, d'où l'importance de préserver la muqueuse. Les lavages réguliers limitent cet inconvénient.
Qui doit réaliser l'intervention ? Un médecin spécialiste en oto-rhino-laryngologie, ou un chirurgien plasticien formé à la chirurgie du nez, notamment en cas de rhinoseptoplastie. Vérifiez le titre dans le registre MedReg. Votre médecin de famille peut vous orienter vers un spécialiste.
Comment réduire mes risques ? Arrêtez le tabac, signalez vos traitements et antécédents, suivez les consignes : lavages, pas de mouchage fort, pas d'effort intense ni de plongée pendant la période indiquée, et respectez les contrôles. Ces précautions sont simples et très efficaces.
La septoplastie est-elle remboursée en Suisse ? Oui, en principe, lorsqu'elle traite une obstruction nasale médicalement établie. Elle est alors prise en charge par l'assurance obligatoire des soins, avec votre franchise et la quote-part habituelles. La part esthétique d'une rhinoseptoplastie, elle, reste à votre charge. Les règles exactes dépendent de votre contrat.
Combien vais-je payer moi-même ? Votre part correspond à la franchise, si elle n'est pas encore atteinte dans l'année, puis à une quote-part de 10 % des coûts, plafonnée annuellement. En cas d'hospitalisation, une contribution forfaitaire aux frais de séjour s'ajoute par jour. Votre caisse peut vous donner une estimation de votre participation.
Faut-il une autorisation préalable de la caisse ? Pour une septoplastie seule médicalement justifiée, une autorisation n'est pas toujours exigée. Dès qu'un geste esthétique est associé, une demande de garantie préalable qui distingue les deux parts est fortement recommandée. En cas de doute, demandez une réponse écrite à votre caisse.
Puis-je me faire opérer dans un autre canton ? Oui. Le libre choix de l'hôpital permet en principe de se faire hospitaliser dans un établissement figurant sur la liste d'un canton, même hors de votre canton. La prise en charge est alors limitée au tarif de votre canton ; une différence peut rester à votre charge sans assurance complémentaire adaptée. Votre caisse peut vous informer sur les conséquences financières de ce choix.
Une assurance complémentaire est-elle utile ? Elle permet notamment de choisir son médecin et d'être hospitalisé en chambre privée ou semi-privée. Elle n'est pas nécessaire pour être opéré dans de bonnes conditions en division commune. Vérifiez les conditions de votre contrat avant l'intervention.
Et si ma déviation résulte d'un accident ? L'assurance accident est en principe compétente. Pour les salariés, il s'agit de l'assurance accident de l'employeur ; pour les autres, de la couverture accident de l'assurance maladie. Signalez l'accident et conservez les documents. Déclarez l'accident le plus tôt possible.
Les délais sont-ils longs ? Ils varient selon les hôpitaux et les cabinets. Pour une intervention non urgente, quelques semaines à quelques mois sont habituels. Votre médecin peut vous orienter vers un établissement aux délais raisonnables. Votre médecin peut vous orienter vers un établissement aux délais raisonnables.
Faut-il aller dans un hôpital universitaire ? Pas forcément. Les septoplasties courantes sont réalisées dans de nombreux hôpitaux cantonaux et régionaux, ainsi que par des ORL en cabinet. Les hôpitaux universitaires prennent volontiers en charge les cas complexes et les reprises. Ils sont en revanche un recours précieux pour les situations difficiles.
Puis-je être opéré près de chez moi ? Souvent oui, car la septoplastie est pratiquée dans la plupart des hôpitaux cantonaux disposant d'un service ou de consultations d'ORL. Renseignez-vous auprès de votre médecin de famille sur l'offre locale.
Combien de jours de congé faut-il prévoir ? En général une à deux semaines. Pour une intervention médicalement justifiée, un certificat d'incapacité de travail est établi par le médecin. Le certificat d'incapacité de travail est établi par le médecin.
Quelle est la meilleure période ? Si vous êtes allergique aux pollens, évitez votre saison allergique. L'automne et l'hiver, hors épidémies de rhume, sont souvent propices. Évitez aussi les périodes d'épidémies de rhume et de grippe.
Mon médecin de famille peut-il m'aider ? Oui. Il peut vous orienter vers un ORL, établir l'ordonnance si votre modèle d'assurance l'exige, réaliser le bilan préopératoire et suivre les premiers jours. Il peut aussi coordonner le suivi après l'intervention.
Puis-je être soigné dans ma langue ? Oui. Les services d'ORL existent dans toutes les régions linguistiques, et les régions bilingues offrent souvent un double choix. Indiquez votre langue de préférence lors de la prise de rendez-vous.
Que préparer à la maison ? Du sérum physiologique pour les lavages, des mouchoirs doux, un humidificateur, des oreillers pour dormir surélevé, des boissons en quantité et des aliments faciles à manger. Placez à portée de main ce dont vous aurez besoin pour les premiers jours.
Faut-il être accompagné ? Oui, pour le retour à domicile après une anesthésie, et idéalement la première nuit. Si vous vivez seul, organisez la présence d'un proche pour la première nuit.
Quels documents conserver ? Le compte rendu opératoire, les ordonnances, le certificat d'incapacité de travail, les décomptes de l'assurance et, en cas d'accident, les documents liés. Ces documents sont utiles en cas de question de l'assurance.
Faut-il un modèle d'assurance particulier ? Non. Tous les modèles d'assurance de base couvrent la septoplastie médicalement justifiée ; seules les modalités d'accès au spécialiste varient selon le modèle choisi. Les prestations couvertes sont les mêmes dans tous les modèles.
La septoplastie est-elle possible en même temps qu'une opération des amygdales ? Elle peut parfois être associée à d'autres gestes ORL, selon l'évaluation du chirurgien et votre état de santé. Le chirurgien évalue l'intérêt et la faisabilité de l'association.
Puis-je obtenir un premier avis rapidement ? Votre médecin de famille ou un ORL peut évaluer votre situation. Vous pouvez aussi nous transmettre votre demande, notamment si vous envisagez une rhinoseptoplastie associant forme et fonction. Plus votre description est précise, plus l'orientation sera adaptée.
Comment obtenir un avis personnalisé ? Remplissez le formulaire de cette page en décrivant votre gêne respiratoire, le côté concerné, vos antécédents et, si vous envisagez aussi une modification esthétique, des photos de votre nez. Nous vous orientons vers une prise en charge adaptée. Gratuit et sans engagement. Vous recevez en général une réponse sous vingt-quatre heures après réception d'un dossier complet.
Décrivez-nous votre gêne respiratoire, le côté concerné, vos antécédents et les traitements déjà essayés. Si vous envisagez aussi une modification de la forme du nez, joignez des photos de face, de profil et par en dessous. Nous vous orientons vers une prise en charge adaptée. Gratuit et sans engagement.
N'hésitez pas à nous contacter pour avoir des informations pertinentes concernant votre projet médical et le mode de paiement.
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