L'harmonisation du visage selon la méthodologie MD Codes™ est une approche d'injection d'acide hyaluronique qui traite le visage dans son ensemble plutôt que ride par ride. Au lieu de combler le sillon ou le cerne que vous montrez du doigt, le médecin analyse les messages que votre visage envoie malgré vous (un air fatigué, triste, affaissé ou sévère) et reconstruit d'abord la structure, puis le cadre, avant d'affiner les détails. Pour une femme, l'objectif est de retrouver la douceur de l'ovale et la lumière des pommettes ; pour un homme, une mâchoire nette et une structure affirmée, sans jamais adoucir ses traits. Réalisée en Tunisie par le Dr Youssef Gam, cette harmonisation permet aux patients suisses de bénéficier d'un plan complet, souvent en plusieurs seringues, pour un budget nettement inférieur à celui pratiqué en Suisse. Le montant qui vous concerne figure dans une proposition gratuite, établie à partir de vos photos.
Pendant près de vingt ans, la médecine esthétique injectable a surtout fonctionné comme un service de retouche. Une patiente arrivait en montrant ses sillons nasogéniens, on les comblait. Un patient se plaignait de ses cernes, on injectait sous les yeux. Le résultat était souvent techniquement correct, parfois même joli sur la zone traitée, mais une frustration revenait sans cesse dans les consultations : « c'est mieux, mais je n'ai pas l'air plus reposé », « mes rides sont moins marquées, pourtant on me demande toujours si je suis fatigué », « j'ai l'impression d'avoir le même visage, juste un peu plus rempli ».
Cette frustration a une explication simple. Ce que nous percevons d'un visage, ce n'est pas une collection de rides et de creux : c'est un message global. En une fraction de seconde, notre cerveau conclut qu'une personne semble fatiguée, triste, en colère, sévère ou, au contraire, reposée, avenante et jeune. Ces impressions se forment à partir de dizaines de petits signaux (la position de la queue du sourcil, l'ombre sous la pommette, l'angle de la mâchoire, les coins de la bouche) que personne n'analyse consciemment. Corriger un seul de ces signaux ne change presque jamais le message d'ensemble.
C'est précisément le constat de départ du Dr Maurício de Maio, chirurgien plasticien brésilien, qui a développé les MD Codes™ (pour Medical Codes). Son idée : au lieu de traiter les défauts que le patient montre du doigt, il faut traiter les messages émotionnels défavorables que le visage envoie, et renforcer les messages favorables. Et pour que cette approche soit reproductible d'un médecin à l'autre, il faut un langage commun, précis, qui dise exactement où injecter, à quelle profondeur, avec quel instrument, selon quelle technique et avec quel volume minimal.
En 2020, cette méthode a fait l'objet de sa première description dans une revue à comité de lecture, Aesthetic Plastic Surgery, sous le titre « MD Codes™: A Methodological Approach to Facial Aesthetic Treatment with Injectable Hyaluronic Acid Fillers ». Depuis, les MD Codes™ sont enseignés dans le monde entier et sont devenus une référence pour ce que l'on appelle aujourd'hui l'harmonisation du visage ou le rajeunissement global sans chirurgie.
Ce guide a trois objectifs. D'abord, vous expliquer en langage clair ce que sont les MD Codes™, comment ils fonctionnent et pourquoi ils donnent des résultats plus naturels qu'une approche zone par zone. Ensuite, détailler les différences fondamentales entre l'harmonisation d'un visage féminin et celle d'un visage masculin, car les mêmes produits injectés aux mêmes endroits sur un homme et sur une femme ne produisent pas du tout le même effet. Enfin, vous montrer concrètement comment se déroule une harmonisation du visage en Tunisie avec le Dr Youssef Gam, de la première prise de contact au suivi après votre retour.
Les MD Codes™ sont un système de lettres, de chiffres, de formes et de couleurs qui désignent chacun un point d'injection anatomique très précis du visage. Leur intérêt principal est d'être compris par tous les médecins, quelle que soit leur langue maternelle. Un praticien tunisien, un confrère brésilien et une consœur japonaise qui lisent Ck1 savent immédiatement qu'il s'agit de l'arcade zygomatique, que l'injection se fait au contact de l'os, à l'aiguille, en petits dépôts, et qu'il faut viser un volume minimal donné.
Ce langage repose sur quatre éléments complémentaires :
| Élément | Signification | Exemple |
|---|---|---|
| Les lettres | L'unité anatomique, c'est-à-dire la grande région du visage traitée | Ck = joue (cheek), T = tempe, C = menton (chin) |
| Les chiffres | La sous-unité, soit le point précis à l'intérieur de la région | Ck1 = arcade zygomatique, Ck2 = éminence zygomatique (pommette) |
| La position du chiffre | Un exposant désigne la partie supérieure, un indice la partie inférieure ; « r » et « l » indiquent le côté droit ou gauche | Lp1 = lèvre supérieure, Lp1 = lèvre inférieure |
| La couleur | Le rouge signale une zone d'alerte, proche de vaisseaux ou de nerfs importants | Ck3 : prudence vis-à-vis du foramen infra-orbitaire |
| La forme | La technique de dépôt du produit | ● bolus, ▲ éventail, / injection linéaire, ∴ micro-aliquotes |
Il est important de comprendre que les chiffres n'indiquent pas l'ordre d'injection. Ck1 n'est pas forcément injecté avant Ck2 parce qu'il porte le chiffre 1. Les numéros forment plutôt une liste de contrôle : lors de l'examen, le médecin passe en revue chaque sous-unité d'une région et coche celles qui doivent être traitées chez ce patient précis. L'ordre de traitement, lui, obéit à une autre logique, celle de la « fondation, du contour et du raffinement », que nous détaillerons plus loin.
Derrière chaque code, il n'y a pas seulement un emplacement. Il y a une véritable fiche technique qui précise cinq paramètres :
Cette standardisation a un objectif clairement assumé par son auteur : réduire la variabilité. Dans un traitement esthétique, beaucoup de facteurs échappent au médecin (l'âge du patient, son sexe, son origine, la qualité de sa peau, sa structure osseuse, l'activité de ses muscles). En revanche, le choix du produit, de la profondeur, de l'outil et du volume relève entièrement du praticien. En codifiant ces choix, la méthode vise à ce que les résultats dépendent moins de l'inspiration du jour et davantage d'un raisonnement structuré.
La publication de 2020 classe les facteurs qui influencent le résultat d'un traitement injectable en quatre grandes familles. Les connaître aide à comprendre pourquoi deux patients traités « de la même façon » n'obtiennent pas exactement le même résultat, et pourquoi le plan doit toujours être personnalisé.
| Famille | Facteurs | Qui les contrôle ? |
|---|---|---|
| Le patient | Âge, sexe, origine, structure osseuse, quantité de graisse, activité musculaire, qualité et laxité de la peau | Personne : ce sont les données de départ |
| Le produit | Type de produit de comblement, technologie de la marque, concentration en acide hyaluronique, degré de réticulation | Le médecin |
| La technique | Localisation, unité, sous-unité, plan d'injection, volume, type et calibre d'aiguille ou de canule, mode de dépôt | Le médecin (et c'est ce que codifient les MD Codes™) |
| Le praticien | Niveau technique, années d'expérience, connaissance de l'anatomie, habitude de traiter des patients variés | Le patient, au moment où il choisit son médecin |
La dernière ligne est essentielle. Une méthode, aussi bien construite soit-elle, ne remplace pas l'expérience du médecin. Son auteur le dit lui-même : la connaissance approfondie de l'anatomie faciale et les années de pratique restent les facteurs qui pèsent le plus sur le résultat. Les MD Codes™ améliorent la performance d'un médecin débutant et affinent celle d'un médecin expérimenté ; ils ne transforment pas un praticien inexpérimenté en expert.
Le Dr Maurício de Maio est un chirurgien plasticien de São Paulo, connu internationalement pour ses travaux sur les injections faciales. Avant les MD Codes™, il avait notamment popularisé une approche de liftage non chirurgical fondée sur quelques points d'injection stratégiques destinés à repositionner les tissus du tiers moyen du visage. Les MD Codes™ en sont l'aboutissement : une grille complète couvrant tout le visage, de la tempe au menton, associée à des algorithmes de décision.
La méthode a d'abord circulé sous forme de séminaires et de livrets de formation, avant d'être décrite dans la littérature scientifique. D'après la publication, les recommandations de volume ont été établies progressivement à partir de l'expérience de l'auteur sur plus de 10 000 seringues injectées en quatre ans, principalement avec des acides hyaluroniques de la gamme Juvéderm® Vycross® (Voluma®, Volift®, Volbella®).
Transparence scientifique : la publication elle-même reconnaît ses limites, et il est honnête de vous les présenter.
- Il s'agit d'un article de niveau de preuve IV, c'est-à-dire une description de méthode illustrée par des cas cliniques, et non un essai comparatif.
- La méthode n'a pas encore été validée par des essais cliniques indépendants ; aucune donnée de sécurité spécifique aux MD Codes™ n'est disponible.
- L'étude a été financée par Allergan, fabricant des produits utilisés, et l'auteur a travaillé comme consultant pour ce laboratoire.
- Les volumes proposés sont un point de départ, à adapter à chaque patient.
Ces limites ne remettent pas en cause l'intérêt pédagogique et clinique de la méthode, largement adoptée par les injecteurs du monde entier. Elles rappellent simplement qu'une méthodologie reste un outil au service du jugement médical, et que méfiance s'impose face à toute communication qui présenterait les MD Codes™ comme une garantie de résultat.
Notre visage envoie en permanence des signaux émotionnels. Le problème, c'est qu'avec le temps, ces signaux ne reflètent plus forcément ce que nous ressentons. Une femme parfaitement reposée peut avoir l'air épuisée parce que ses tempes se sont creusées et que ses joues sont descendues. Un homme serein peut paraître contrarié parce que sa glabelle s'est marquée. Une personne joyeuse peut sembler triste parce que les coins de sa bouche se sont abaissés et que des plis d'amertume sont apparus.
Plusieurs travaux, cités dans la publication de référence, ont montré que certains déficits du visage sont associés à des émotions négatives précises : les rides du lion évoquent la colère, les poches sous les yeux évoquent la fatigue, les coins de bouche tombants évoquent la tristesse. Ces changements, liés au vieillissement de la peau, des tissus mous et de l'os, s'accumulent et finissent par composer un message global qui ne vous ressemble plus.
Les conséquences ne sont pas seulement esthétiques. On vous demande si « ça va », on vous trouve « l'air soucieux », on vous prête une humeur que vous n'avez pas. Dans la vie professionnelle comme dans la vie privée, cette dissonance entre ce que l'on ressent et ce que l'on donne à voir est souvent le véritable motif de consultation, même lorsque le patient montre du doigt une ride précise.
La méthode MD Codes™ regroupe les messages négatifs en quatre grands attributs. Chacun correspond à une combinaison de signes anatomiques que le médecin apprend à reconnaître.
Cernes creusés, vallée des larmes marquée, poches apparentes, tempes creuses, perte de volume des pommettes, queue du sourcil tombante, regard qui semble « éteint ». C'est de loin le motif de consultation le plus fréquent, chez l'homme comme chez la femme.
Commissures des lèvres orientées vers le bas, plis d'amertume (rides de marionnette), lèvres amincies, sillons nasogéniens profonds, tête du sourcil relevée et queue abaissée, pommettes aplaties qui ne soutiennent plus le sourire.
Joues descendues, bajoues, perte de la définition de l'ovale, mâchoire floue, double menton apparent, sillons profonds. Le visage perd sa forme de « triangle inversé » et tend vers un rectangle ou un trapèze élargi vers le bas.
Rides du lion profondes, sourcils bas et rapprochés, glabelle marquée, regard dur. Cet attribut relève souvent en partie de la toxine botulique, associée ou non à l'acide hyaluronique.
À l'inverse, la méthode vise à renforcer quatre attributs positifs. Ce sont eux qui, au fond, correspondent aux attentes réelles des patients, même s'ils les formulent rarement ainsi.
Prenons l'exemple le plus parlant : les cernes. Une patiente de 45 ans consulte parce qu'elle trouve sa vallée des larmes trop marquée. Si l'on injecte directement dans le creux sous l'œil, on peut obtenir une amélioration locale. Mais bien souvent, cette vallée des larmes n'est que la conséquence visible d'un problème situé plus loin : la pommette a perdu du volume, la joue est descendue, la tempe s'est creusée. Le cerne n'est pas la cause, c'est l'ombre portée d'un affaissement du tiers moyen.
Dans ce cas, injecter uniquement le cerne revient à repeindre une fissure sans consolider le mur. Pire, la zone sous l'œil est l'une des plus délicates du visage : la peau y est très fine, le drainage lymphatique fragile, et un excès de produit peut entraîner un gonflement chronique ou un aspect bleuté. En traitant d'abord la pommette et la tempe, on soutient les tissus, on réduit mécaniquement le creux, et souvent le cerne ne nécessite plus qu'une petite quantité de produit, voire aucune.
C'est tout l'esprit des MD Codes™ : la zone que le patient montre est rarement celle qu'il faut traiter en premier. Le médecin doit expliquer ce raisonnement, et le patient doit accepter que le plan de traitement commence parfois loin de ce qui le gêne.
Les études sur les préférences des patients, citées dans la publication, montrent que les femmes comme les hommes se concentrent spontanément sur quelques zones précises : le contour des yeux, les bajoues, les sillons, le cou. Mais lorsqu'on les interroge sur ce qu'ils espèrent obtenir, les réponses changent de nature : paraître plus reposé, plus détendu, plus gai, moins fatigué, « retrouver ma tête d'avant ». Il y a donc un décalage permanent entre la demande formulée (une zone) et l'attente réelle (une expression).
Ce décalage explique une grande partie des insatisfactions après injection. Une patiente peut obtenir exactement ce qu'elle a demandé, un sillon moins marqué, et être malgré tout déçue parce que son attente profonde, ne plus paraître fatiguée, n'a pas été satisfaite. La méthode MD Codes™ propose de partir de l'attente réelle : on identifie l'émotion que le visage exprime malgré vous, puis on remonte aux déficits anatomiques qui la produisent.
Concrètement, lors de la consultation, le Dr Gam vous posera sans doute des questions qui peuvent surprendre : « Qu'est-ce qu'on vous dit de votre visage ? », « Sur quelles photos ne vous reconnaissez-vous plus ? », « Quelle impression aimeriez-vous donner ? ». Ces questions ne sont pas anodines : vos réponses orientent directement le choix des codes.
Il est utile de venir avec des photos de vous prises quelques années plus tôt. Elles permettent de voir ce qui a changé, et de viser une restauration de votre propre visage plutôt que l'imitation d'un visage idéal qui ne serait pas le vôtre.
L'ordre dans lequel on traite les différentes zones du visage influence fortement le résultat. La méthode MD Codes™ s'appuie sur une analogie très parlante, celle de la construction d'une maison. On commence toujours par les fondations, on monte ensuite les murs et la charpente, et l'on termine par la décoration intérieure. Personne ne pose du papier peint sur un mur qui n'est pas encore construit.
Elle se construit dans le tiers moyen du visage, principalement au niveau des joues et des pommettes (codes Ck). L'objectif est de redonner une structure, de soutenir les tissus et de réduire l'affaissement. Le traitement commence par les vecteurs de lifting latéraux, Ck1 et Ck4.
Il concerne le cadre du visage : en haut, les tempes (codes T) ; en bas, le menton et la mâchoire (codes C et Jw). C'est ce qui dessine la silhouette du visage de face et de profil.
Il vient en dernier et s'occupe des détails : autour des yeux (vallée des larmes, région orbitaire latérale, sourcils, front, glabelle) et autour de la bouche (sillons nasogéniens, lèvres, commissures, plis d'amertume), ainsi que le nez.
Le tiers moyen du visage est le pilier de toute l'architecture faciale. Avec l'âge, l'os du maxillaire et de l'orbite se résorbe progressivement, les compartiments graisseux profonds perdent du volume et les ligaments qui maintiennent les tissus se relâchent. Les tissus glissent alors vers le bas et vers l'avant, creusant la vallée des larmes au-dessus et accentuant les sillons nasogéniens et les bajoues en dessous.
En restaurant d'abord un soutien au niveau de l'arcade zygomatique et de la joue latérale, on obtient un effet de repositionnement qui se répercute sur l'ensemble du visage. Les sillons nasogéniens s'atténuent sans avoir été injectés, la vallée des larmes se comble en partie, l'ovale se redessine légèrement. Dans les cas publiés par le Dr de Maio, les poches sous les yeux se sont améliorées après les injections de la joue et de la tempe, avant même que la zone sous l'œil soit traitée.
Une fois la structure centrale restaurée, on travaille le cadre. En haut, les tempes creuses donnent un aspect émacié et vieilli, et font paraître la queue du sourcil plus basse ; les combler rend le regard plus ouvert. En bas, le menton et la ligne de la mâchoire définissent l'ovale. Un menton trop petit ou en retrait donne l'impression d'un cou plus épais et d'un double menton plus marqué ; une mâchoire floue efface la limite entre visage et cou.
Le contour est aussi l'étape où la différence entre homme et femme s'exprime le plus. Chez la femme, on cherche en général un ovale fin et un menton doux, en pointe légère. Chez l'homme, on cherche une mâchoire large et nette, un angle mandibulaire marqué et un menton plus carré.
Le raffinement est paradoxalement ce que la plupart des patients demandent en premier : les cernes, les lèvres, les sillons. Mais c'est aussi l'étape où le risque d'en faire trop est le plus grand. Lorsque la fondation et le contour ont été correctement construits, les besoins en raffinement sont souvent bien moindres que prévu. Un sillon nasogénien qui aurait nécessité une seringue entière peut ne plus demander que quelques dixièmes de millilitre.
Cette approche a un avantage supplémentaire : elle limite le recours aux zones les plus délicates. La glabelle, le nez, le front et la région sous les yeux figurent parmi les zones où les complications vasculaires graves ont été le plus souvent rapportées dans la littérature. En réduisant la quantité de produit nécessaire dans ces zones, on réduit aussi l'exposition au risque.
Pour comprendre pourquoi la séquence fondation, contour, raffinement fonctionne, il faut savoir que le visage vieillit à plusieurs niveaux en même temps, de l'os jusqu'à la peau. On a longtemps pensé que le vieillissement se résumait à une peau qui se relâche et qui « tombe ». Les travaux d'anatomie des vingt dernières années ont montré que c'est beaucoup plus complexe, et que les couches profondes jouent un rôle déterminant.
L'os. Le squelette du visage n'est pas figé. Avec l'âge, certaines zones se résorbent : l'orbite s'agrandit, en particulier dans sa partie inférieure et externe, le maxillaire recule, l'ouverture de la cavité nasale s'élargit, et la mandibule perd de la hauteur et de la définition au niveau de son angle et de la région située devant la bajoue. Ces modifications sont discrètes d'une année à l'autre, mais elles privent progressivement les tissus mous de leur support. C'est ce qui explique l'intérêt des injections au contact de l'os, dites supra-périostées, dans de nombreux codes : elles restaurent le support perdu, comme on recalerait une étagère dont les supports se sont affaissés.
Les compartiments graisseux. La graisse du visage n'est pas une couche uniforme. Elle est organisée en compartiments distincts, superficiels et profonds, séparés par de fines cloisons. Les compartiments profonds, qui soutiennent les structures situées au-dessus, ont tendance à perdre du volume avec l'âge, notamment le coussinet graisseux malaire profond et le SOOF, situé sous le muscle orbiculaire de l'œil. Les compartiments superficiels, eux, peuvent glisser vers le bas. C'est la combinaison de cette fonte profonde et de ce glissement superficiel qui creuse la vallée des larmes, aplatit la pommette et accentue les sillons. Plusieurs codes, comme Ck3 dans ses variantes graisseuses, ciblent précisément ces compartiments profonds.
Les ligaments. Le visage est parcouru de ligaments de rétention, de véritables haubans qui relient la peau et les tissus mous aux plans profonds et à l'os. Avec l'âge, certains se relâchent, laissant les tissus descendre, tandis que d'autres restent solides et créent des points d'ancrage autour desquels les tissus relâchés se plissent. Le sillon de la vallée des larmes, l'encoche située devant la bajoue et le pli d'amertume correspondent en grande partie à ces lignes d'ancrage. Les vecteurs latéraux de la méthode, Ck1 et Ck4, sont placés de manière à renforcer le soutien des tissus au niveau de ces zones d'ancrage latérales.
Le SMAS et les muscles. Sous la graisse superficielle se trouve le SMAS (système musculo-aponévrotique superficiel), une couche fibreuse qui enveloppe les muscles de l'expression. C'est la couche que le chirurgien retend lors d'un lifting. Les muscles eux-mêmes changent avec l'âge : certains deviennent plus toniques et accentuent les rides d'expression, d'autres se relâchent. Le Dr de Maio a par ailleurs développé la notion de modulation de l'activité musculaire par les injections : un produit placé à un endroit précis peut modifier la façon dont un muscle agit sur les tissus voisins. C'est une des raisons pour lesquelles la publication recommande de ne pas dépasser 0,3 mL par bolus dans un même compartiment, afin de ne pas perturber le mouvement.
La peau. Enfin, la peau s'amincit, perd de l'élasticité, du collagène et de l'acide hyaluronique, et son éclat diminue. Les injections de structure n'agissent que peu sur la qualité de la peau elle-même ; c'est le rôle d'autres traitements (skin boosters, protection solaire, soins dermatologiques, lasers), qui peuvent compléter une harmonisation.
Ce vieillissement en couches explique la logique de la méthode : on commence par le plus profond et le plus structurant (l'os et les graisses profondes du tiers moyen), on poursuit par le cadre (tempes, menton, mâchoire), et l'on termine par la surface et les détails. Traiter la surface sans avoir reconstruit la profondeur, c'est un peu comme poser un nouveau revêtement sur un sol qui s'affaisse.
Ce que cela signifie pour vous : si vous consultez pour vos cernes ou vos sillons et que le Dr Gam vous propose de commencer par les pommettes ou les tempes, ce n'est pas une manière de vous « vendre » plus de produit. C'est l'application directe de ce principe : consolider la structure avant de traiter les détails. Il vous expliquera, photos à l'appui, en quoi la zone qui vous gêne dépend de celles qu'il propose de traiter en premier.
L'acide hyaluronique est un sucre complexe (un polysaccharide) naturellement présent dans notre organisme, notamment dans la peau, les articulations et l'œil. Sa propriété la plus connue est sa capacité à retenir l'eau : il contribue à l'hydratation, à l'élasticité et au volume des tissus. Avec l'âge, sa production diminue, ce qui participe au relâchement et à l'assèchement de la peau.
L'acide hyaluronique utilisé en médecine esthétique est fabriqué en laboratoire, généralement par fermentation bactérienne, puis purifié. Il n'est donc pas d'origine animale, ce qui limite fortement le risque allergique. À l'état naturel, il serait dégradé en quelques jours par l'organisme ; c'est pourquoi on le réticule, c'est-à-dire qu'on crée des liaisons chimiques entre ses chaînes pour former un gel plus stable, qui persiste plusieurs mois dans les tissus.
Il existe des dizaines de gels d'acide hyaluronique, qui se distinguent par leur concentration, leur degré de réticulation, leur procédé de fabrication et leurs propriétés physiques. Ces propriétés déterminent l'usage de chaque produit :
Dans la publication de référence, trois produits de la gamme Juvéderm® Vycross® ont été utilisés : Voluma®, gel ferme destiné à la restauration des volumes profonds (joues, tempes, menton, mâchoire) ; Volift®, gel intermédiaire utilisé pour les sillons et les lèvres ; et Volbella®, gel fin utilisé notamment pour la vallée des larmes et les lèvres. D'autres fabricants proposent des gammes équivalentes (Restylane®, Teoxane® RHA®, Belotero®, Stylage®, entre autres). Les principes des MD Codes™ restent applicables, mais les volumes indicatifs doivent être adaptés aux caractéristiques de chaque produit.
[À VÉRIFIER avec le Dr Gam : gammes de produits réellement utilisées au cabinet, pour mention exacte sur la page.]
La plupart des gels modernes contiennent de la lidocaïne, un anesthésique local, directement incorporée dans la seringue. Elle agit dès les premières secondes d'injection et rend la séance beaucoup plus confortable. Le médecin peut compléter par une crème anesthésiante appliquée en amont et, pour certaines zones comme les lèvres, par une petite anesthésie locale. Si vous êtes allergique à la lidocaïne ou aux anesthésiques locaux de la même famille, vous devez impérativement le signaler.
C'est l'un des grands atouts de l'acide hyaluronique par rapport à d'autres produits de comblement : il peut être dissous. Une enzyme, la hyaluronidase, dégrade le gel en quelques heures à quelques jours. Elle est utilisée pour corriger un résultat insatisfaisant (asymétrie, excès, petite boule) et, surtout, en urgence en cas de complication vasculaire. Un médecin qui pratique des injections d'acide hyaluronique doit disposer de hyaluronidase au cabinet et savoir l'utiliser. C'est une question que vous êtes en droit de poser.
Cette réversibilité explique pourquoi les MD Codes™ sont conçus pour l'acide hyaluronique. Les produits de comblement permanents ou semi-permanents ne peuvent pas être retirés aussi simplement, et leurs complications tardives sont beaucoup plus difficiles à traiter.
La durée dépend du produit, de la zone, du volume injecté, de votre métabolisme et de votre mode de vie. À titre indicatif, les gels volumateurs injectés en profondeur (pommettes, menton, mâchoire) tiennent souvent entre 12 et 24 mois, parfois davantage. Les zones mobiles comme les lèvres et le pourtour de la bouche se résorbent plus vite, généralement en 6 à 12 mois. La vallée des larmes, peu mobile, conserve souvent le produit longtemps.
Plusieurs facteurs raccourcissent la durée : une activité sportive très intense, un métabolisme rapide, le tabac, une exposition solaire importante, une perte de poids significative. À l'inverse, des séances d'entretien régulières permettent souvent d'utiliser moins de produit au fil du temps, car une partie de la structure reste en place.
Il faut aussi savoir que la résorption est progressive et discrète. Le visage ne « s'effondre » pas du jour au lendemain : il revient lentement vers son état antérieur, lequel continue par ailleurs d'évoluer avec l'âge.
Voici la description des principales unités anatomiques des MD Codes™ telles qu'elles figurent dans la publication de 2020. Pour chaque code, nous indiquons la zone concernée, le plan d'injection, l'outil et la technique habituels, ainsi que l'effet recherché. Les codes marqués en rouge correspondent aux zones d'alerte. Ces informations sont données pour vous aider à comprendre votre plan de traitement ; elles ne constituent pas un protocole à reproduire.
Zones d'alerte : dans la méthode, la couleur rouge rappelle au médecin la proximité de structures sensibles (artères, veines, nerfs, glande parotide). Selon la publication, le front, les sourcils, la glabelle, le nez, la vallée des larmes et la région orbitaire sont des zones avancées, réservées à des praticiens très expérimentés, formés spécifiquement et capables de prendre en charge une complication grave.
La joue est le cœur de la méthode. Elle compte cinq sous-unités, qui permettent de traiter à la fois l'affaissement et la perte de volume. Selon la publication, Ck1 est le point de départ de toute séance MD Codes™.
| Code | Zone | Plan et technique | Effet recherché |
|---|---|---|---|
| Ck1 | Arcade zygomatique | Au contact de l'os, à l'aiguille, en trois petits dépôts | Point d'ancrage latéral ; effet de soutien et de lifting du tiers moyen |
| Ck1 TML | Arcade zygomatique, variante « top model look » | Sous le SMAS, à la canule, en injection linéaire | Dessiner une ligne de pommette haute et nette, surtout recherchée chez l'homme ou pour un effet sculpté |
| Ck2 | Éminence zygomatique (sommet de la pommette) | Au contact de l'os, à l'aiguille, en bolus | Projeter la pommette ; point de lumière de la joue. Prudence vis-à-vis de l'artère zygomatico-faciale |
| Ck3 | Joue antéro-médiale | Au contact de l'os à l'aiguille, ou dans les graisses profondes (coussinet graisseux malaire profond, SOOF) à la canule, en éventail | Restaurer le volume de la partie interne de la joue, soutenir la vallée des larmes et le sillon nasogénien. Prudence vis-à-vis de l'artère et du foramen infra-orbitaires |
| Ck4 | Joue latérale basse, région parotidienne | Sous-cutané, à la canule, en éventail | Deuxième vecteur de lifting latéral ; retendre la partie basse et latérale du visage. Prudence vis-à-vis de la glande parotide |
| Ck5 | Région sous-malaire, joue creuse | Sous-cutané, à la canule, en éventail | Combler le creux sous la pommette. Prudence vis-à-vis du nerf buccal, de la veine et de l'artère faciales |
Ce qu'il faut retenir : les codes Ck1 et Ck4 sont les vecteurs de lifting latéraux, toujours traités en premier. Ils agissent comme les points d'attache d'une toile de tente : en les tendant sur les côtés, on relève l'ensemble du tiers moyen. Ck2 et Ck3 restaurent ensuite la projection antérieure et le volume interne. Ck5 ne concerne que les patients dont le creux sous-malaire est réellement marqué ; chez un homme, il faut l'utiliser avec discernement, car un certain creux sous la pommette participe à l'aspect masculin et sculpté.
La publication précise qu'un bolus unique de 0,3 mL en un seul point de Ck1 n'est pas recommandé, car il risquerait de former un relief peu naturel. On préfère trois petits dépôts de 0,1 mL répartis le long de l'arcade.
La tempe est une zone souvent négligée, alors que son creusement est l'un des signes les plus précoces et les plus caractéristiques du vieillissement. Une tempe creuse donne un aspect émacié, fait paraître le front plus étroit et le sourcil plus bas, et accentue l'impression de fatigue.
| Code | Zone | Plan et technique | Effet recherché |
|---|---|---|---|
| T1 | Tempe antérieure | Au contact de l'os, à l'aiguille, en bolus | Combler la partie avant de la tempe, soutenir la queue du sourcil. Prudence vis-à-vis de l'artère temporale superficielle (branche frontale) et des artères temporales profondes |
| T2 | Tempe postérieure | Au contact de l'os, à l'aiguille, en bolus | Compléter la correction en cas de creusement sévère |
| T1/T2 | Tempe antérieure et postérieure | Dans le plan du fascia temporal, à la canule, en éventail | Réservé aux tempes très creusées, dites « squelettisées » |
L'algorithme de la tempe est simple : creusement léger à modéré, T1 seul ; creusement sévère, T1 + T2 ; tempe squelettisée, T1 + T2 au contact de l'os, complétés par une injection dans le plan du fascia. Le traitement de la tempe améliore souvent indirectement l'aspect des poches sous les yeux, comme l'a montré le premier cas clinique de la publication.
Le menton est la clé de voûte du tiers inférieur. Il détermine l'équilibre du profil, la perception de la longueur du visage et la netteté de la transition entre visage et cou. C'est aussi une zone où les différences entre homme et femme sont particulièrement marquées.
| Code | Zone | Plan et technique | Effet recherché |
|---|---|---|---|
| C1 | Angle labio-mentonnier (le creux entre lèvre inférieure et menton) | Sous-cutané, à la canule, en éventail | Atténuer le pli sous la lèvre, soutenir la lèvre inférieure |
| C2 | Pointe du menton | Sous-cutané à la canule, ou au contact de l'os à l'aiguille, en bolus | Allonger le menton vers le bas, améliorer la hauteur du tiers inférieur |
| C3 | Menton antérieur | Au contact de l'os, à l'aiguille, en bolus | Projeter le menton vers l'avant. Ne pas aller trop latéralement, à cause de l'artère mentonnière |
| C4 | Pogonion des tissus mous (point le plus avancé du menton) | Sous-cutané, à l'aiguille, en bolus | Affiner la projection et la forme de la pointe |
| C5 | Menton latéral bas | Au contact de l'os, à l'aiguille, en bolus | Élargir le menton ; code principalement utilisé chez l'homme pour obtenir un menton carré |
| C6 | Menton latéral, sillon pré-bajoue | Sous-cutané, à la canule, en éventail | Combler le creux situé devant la bajoue et assurer une transition harmonieuse entre menton et mâchoire |
La publication signale une particularité de volume : lorsque C1 est associé à C2, le volume de C1 est augmenté pour que l'ensemble corresponde à une seringue complète d'un millilitre. Cette logique de « seringue entière » se retrouve dans plusieurs combinaisons ; elle évite le gaspillage et le fractionnement d'une seringue entre plusieurs séances, ce qui réduit aussi le risque infectieux.
La ligne de la mâchoire est le cadre inférieur du visage. Sa netteté est l'un des marqueurs les plus forts de la jeunesse chez la femme comme chez l'homme, et un marqueur majeur de masculinité chez ce dernier.
| Code | Zone | Plan et technique | Effet recherché |
|---|---|---|---|
| Jw1 | Angle de la mandibule | Au contact de l'os à l'aiguille en bolus, ou sous-cutané à la canule en éventail | Marquer ou redessiner l'angle de la mâchoire ; augmenter la largeur bigoniale, surtout chez l'homme |
| Jw2 | Région pré-auriculaire | Sous-cutané, à la canule, en éventail | Soutenir la partie latérale du visage devant l'oreille. Prudence vis-à-vis de la glande parotide |
| Jw3 | Corps de la mandibule | Sous-cutané, à la canule, en injection linéaire | Tracer une ligne de mâchoire nette entre l'angle et le menton. Prudence vis-à-vis de l'artère temporale superficielle et de la glande parotide |
| Jw4 | Région pré-bajoue basse | Sous-cutané, à la canule, en injection linéaire | Effacer l'encoche située devant la bajoue, avancer la mandibule |
| Jw5 | Menton antérieur bas | Sous-cutané, à la canule, en injection linéaire | Prolonger la ligne de la mâchoire jusqu'au menton, améliorer le double menton |
Dans les trois cas cliniques publiés, Jw4 et Jw5 ont été utilisés systématiquement avec C1 et C2 pour contourner le bas du visage. Cette association permet d'améliorer nettement l'aspect du double menton, alors même qu'aucun produit n'est injecté dans le cou : en avançant le menton et en redessinant la mâchoire, on retend visuellement la zone sous-mentonnière. Pour les personnes présentant un surplus graisseux ou cutané sous le menton plus marqué, découvrez également notre solution pour le traitement du double menton par FaceTite et J-Plasma.
Le front peut perdre du volume avec l'âge et devenir plat ou irrégulier. Son traitement vise à restaurer une courbure douce, à avancer légèrement le front ou à le remodeler. C'est une zone considérée comme très avancée.
| Code | Zone | Plan et technique | Points de vigilance |
|---|---|---|---|
| F1 | Front médian | Au contact de l'os, à la canule, en éventail | Artère supra-orbitaire |
| F2 | Front latéral | Au contact de l'os, à la canule, en éventail | Artère temporale superficielle |
| F3 | Front central | Au contact de l'os, à la canule, en éventail | Artère supratrochléaire |
La publication recommande d'éviter toute injection dans une bande d'environ deux centimètres au-dessus du rebord orbitaire. Les rides d'expression du front, quant à elles, relèvent en premier lieu de la toxine botulique, et non de l'acide hyaluronique.
Avec l'âge, le coin externe de l'œil peut s'abaisser, donnant au regard un air triste ou fatigué. Les codes O visent à soutenir cette région.
| Code | Zone | Plan et technique | Points de vigilance |
|---|---|---|---|
| O1 | Orbite latérale centrale | Au contact de l'os, à la canule | Ne pas injecter dans la paupière inférieure |
| O2 | Orbite latérale basse | Au contact de l'os, à la canule, en micro-aliquotes | Ne pas injecter dans la paupière inférieure |
| O3 | Orbite latérale haute | Au contact de l'os, à la canule, en micro-aliquotes | Ne pas injecter dans la paupière supérieure |
La position du sourcil influence énormément l'expression. Une queue de sourcil tombante donne un air triste ou las ; un sourcil bas et plat peut paraître sévère. Les codes E ciblent la graisse située sous le muscle orbiculaire (ROOF, retro-orbicularis oculi fat) pour soutenir le sourcil.
| Code | Zone | Plan et technique | Points de vigilance |
|---|---|---|---|
| E1 | Queue du sourcil | ROOF, à la canule, en micro-aliquotes | — |
| E2 | Centre du sourcil | ROOF, à la canule, en micro-aliquotes | Rester en dehors du foramen supra-orbitaire |
| E3 | Tête du sourcil | ROOF, à la canule, en micro-aliquotes | Rester en dehors du foramen supratrochléaire |
Chez la femme, on cherche en général une queue de sourcil légèrement relevée, qui ouvre le regard. Chez l'homme, le sourcil est naturellement plus bas, plus horizontal et plus fourni : le relever trop donne un aspect étonné ou féminisé. Là encore, le même code n'a pas le même objectif selon le sexe.
La vallée des larmes est le creux qui descend du coin interne de l'œil vers la joue. C'est l'un des motifs de consultation les plus fréquents, et l'une des zones les plus délicates.
| Code | Zone | Plan et technique | Points de vigilance |
|---|---|---|---|
| Tt1 | Région infra-orbitaire centrale | Au contact de l'os, à la canule, en micro-aliquotes | Branches de l'artère infra-orbitaire |
| Tt2 | Région infra-orbitaire latérale | Au contact de l'os, à la canule, en micro-aliquotes | — |
| Tt3 | Région infra-orbitaire médiale | Au contact de l'os, à la canule, en micro-aliquotes | Artère et veine angulaires |
La publication insiste : les codes de la vallée des larmes et de l'orbite sont réservés aux spécialistes formés spécifiquement à cette technique. Et l'algorithme des cernes commence presque toujours ailleurs, par les joues et les tempes. Seul un patient jeune, sans perte de volume ni affaissement, peut relever d'un traitement direct de la vallée des larmes, ce qui reste rare en pratique.
| Code | Zone | Plan et technique | Points de vigilance |
|---|---|---|---|
| G1 | Glabelle latérale | Au contact de l'os, à la canule, en micro-aliquotes | Pédicules vasculo-nerveux, en particulier les artères supratrochléaires |
| G2 | Glabelle centrale | Au contact de l'os, à la canule, en micro-aliquotes | Idem |
La glabelle fait partie des zones où les accidents vasculaires graves, y compris les nécroses et les atteintes visuelles, ont été le plus souvent décrits. Les rides du lion se traitent d'abord par toxine botulique ; l'acide hyaluronique n'y intervient que pour des creux résiduels, par des mains très expérimentées.
Le sillon nasogénien, qui descend de l'aile du nez vers le coin de la bouche, est historiquement la première zone traitée par acide hyaluronique. Dans la logique MD Codes™, il n'est plus traité en priorité : une grande partie de sa profondeur dépend du soutien de la joue.
| Code | Zone | Situation | Plan et technique |
|---|---|---|---|
| NL1 | Sillon nasogénien haut, près de l'aile du nez | Déficit osseux | Au contact de l'os, à l'aiguille, en bolus |
| NL1 | Sillon nasogénien haut | Sillon léger à modéré ou sévère | Sous-cutané, à la canule, en éventail |
| NL2 | Sillon nasogénien central | Sillon modéré à sévère | Sous-cutané, à la canule, en injection linéaire |
| NL3 | Sillon nasogénien bas | Sillon sévère | Sous-cutané, à la canule, en injection linéaire |
Tous ces codes sont en rouge en raison du trajet de l'artère faciale et de ses branches destinées à l'aile du nez. La publication conseille la canule pour les sillons dynamiques ; l'aiguille dans le derme profond peut servir pour les ridules fines.
Un point important : on ne cherche jamais à effacer totalement le sillon nasogénien. Tout visage, même jeune, présente un léger sillon, surtout au sourire. Un sillon complètement effacé donne un aspect figé, et un excès de produit à ce niveau produit un visage alourdi, gonflé, parfois décrit comme « simiesque » de profil.
| Code | Zone | Plan et technique |
|---|---|---|
| M1 | Pli d'amertume haut | Sous-dermique, à l'aiguille, en éventail |
| M2 | Pli d'amertume central | Sous-dermique, à l'aiguille, en injection linéaire |
| M3 | Pli d'amertume bas | Sous-dermique, à l'aiguille, en injection linéaire |
Les plis d'amertume sont l'un des marqueurs les plus forts de l'air triste. Leur traitement est souvent combiné avec celui des commissures (Lp6), de la mâchoire (Jw4) et du menton (C1, C6), qui en réduisent la profondeur en amont.
Les lèvres possèdent la grille la plus détaillée de la méthode, avec huit sous-unités. Cette précision permet de choisir exactement ce que l'on veut modifier : le volume, le contour, la projection, l'éversion, la forme de l'arc de Cupidon ou l'orientation des commissures.
| Code | Zone | Plan et technique | Effet recherché |
|---|---|---|---|
| Lp1 | Corps du vermillon (Lp1 lèvre supérieure, Lp1 lèvre inférieure) | Sous-muqueux, à la canule, en injection linéaire | Donner du volume à la partie rouge de la lèvre |
| Lp2 | Arc de Cupidon | Muqueuse, à l'aiguille, en injection linéaire | Dessiner les pics de l'arc de Cupidon |
| Lp3 | Contour des lèvres (Lp3 supérieure, Lp3 inférieure) | Muqueuse, à l'aiguille, en injection linéaire | Redéfinir la bordure, limiter la diffusion du rouge à lèvres |
| Lp4 | Tubercule médian (lèvre supérieure) | Muqueuse, à l'aiguille, en aliquotes | Projeter le centre de la lèvre supérieure. Prudence vis-à-vis de l'artère labiale supérieure |
| Lp5 | Tubercules latéraux (lèvre inférieure) | Muqueuse, à l'aiguille, en aliquotes | Donner un aspect pulpeux et naturel à la lèvre inférieure. Prudence vis-à-vis de l'artère labiale inférieure |
| Lp6 | Commissures | Muqueuse, à l'aiguille, en éventail | Relever les coins de la bouche, corriger l'air triste |
| Lp7 | Colonnes du philtrum | Sous-dermique, à l'aiguille, en injection linéaire | Redessiner les deux reliefs sous le nez, effet rajeunissant |
| Lp8 | Ridules péribuccales (code du haut et du bas) | Sous-cutané à la canule en éventail, ou micro-aliquotes à l'aiguille | Atténuer les « rides du fumeur » ou code-barres |
Pour les lèvres, la méthode s'inscrit dans une logique de proportion et d'expression plutôt que de simple volume. Une lèvre harmonieuse chez la femme présente généralement une lèvre inférieure légèrement plus volumineuse que la supérieure ; chez l'homme, on se limite le plus souvent à réhydrater, à redonner une définition discrète et à corriger les commissures, sans chercher de volume visible.
Les codes N permettent de corriger certaines imperfections du nez sans chirurgie : bosse, manque de projection de la pointe, angle naso-labial fermé, creux à la racine du nez.
| Code | Zone | Plan et technique |
|---|---|---|
| N1 | Épine nasale antérieure (angle naso-labial) | Au contact de l'os, à l'aiguille ou à la canule, en bolus |
| N2 | Columelle | Au niveau du cartilage, à l'aiguille en aliquotes ou à la canule en linéaire |
| N3 | Angle fronto-nasal (racine du nez) | Au contact de l'os, à l'aiguille en bolus ou à la canule en linéaire |
| N4 | Dorsum osseux | Au contact de l'os, à l'aiguille en aliquotes ou à la canule en linéaire |
| N5 | Dorsum cartilagineux | Au niveau du cartilage, à l'aiguille en aliquotes ou à la canule en linéaire |
Le nez est la zone du visage où les complications vasculaires graves, notamment les pertes de vision, ont été le plus fréquemment rapportées après injection d'acide hyaluronique. La rhinoplastie médicale est une technique d'expert, et elle n'est pas adaptée à tous les nez : un nez déjà opéré, un nez très long ou une bosse importante relèvent souvent de la rhinoplastie chirurgicale. Pour en savoir plus, consultez notre page rhinoplastie en Tunisie.
Un ensemble de codes destiné à corriger un déficit précis forme une équation. Par exemple, l'équation de la vallée des larmes s'écrit Tt1 + Tt2 + Tt3. La publication propose une liste de contrôle des équations principales :
| Étape | Déficit | Équation |
|---|---|---|
| Fondation, tiers moyen | Joues affaissées, perte de volume | Ck1 + Ck2 + Ck3 + Ck4 + Ck5 |
| Contour, tiers supérieur | Tempes creuses | T1 + T2 |
| Contour, tiers inférieur | Menton petit ou en retrait | C1 + C2 + C3 + C4 + C5 (homme) + C6 |
| Contour, tiers inférieur | Bajoues, double menton | Jw1 + Jw2 + Jw3 + Jw4 + Jw5 |
| Raffinement périorbitaire | Perte de volume du front | F1 + F2 + F3 |
| Raffinement périorbitaire | Sourcils bas | E1 + E2 + E3 |
| Raffinement périorbitaire | Perte de volume de l'orbite latérale | O1 + O2 + O3 |
| Raffinement périorbitaire | Vallée des larmes | Tt1 + Tt2 + Tt3 |
| Raffinement péribuccal | Sillons nasogéniens profonds | NL1 + NL2 + NL3 |
| Raffinement péribuccal | Manque de structure ou de volume des lèvres | Lp1 + Lp2 + Lp3 + Lp4 + Lp5 + Lp7 + Lp8 |
| Raffinement péribuccal | Commissures tombantes | Lp6 |
| Raffinement péribuccal | Plis d'amertume | M1 + M2 + M3 |
| Raffinement, nez | Remodelage du nez | N1 + N2 + N3 + N4 + N5 |
Ces équations sont des listes maximales. Aucun patient ne reçoit tous les codes de toutes les équations. Les algorithmes servent justement à sélectionner, pour chaque personne, les seuls codes utiles.
L'algorithme de la joue affaissée ou creusée fonctionne comme un arbre de décision. Le médecin se pose d'abord la question de la localisation de la perte de volume :
On remarque que Ck1 figure dans toutes les branches. C'est le point de départ systématique, l'ancrage à partir duquel toute la joue est reconstruite.
Pour illustrer la logique des algorithmes, la publication prend l'exemple de trois générations d'une même famille qui consultent pour un air fatigué.
Ses joues sont encore pleines, elle présente seulement un léger affaissement. Elle relève de Ck1. Ses tempes ne sont pas creusées : aucun traitement n'y est nécessaire.
Affaissement et perte de volume concentrée sur la partie interne de la joue, tempes modérément creusées, vallée des larmes visible. Plan : Ck1 + Ck3 + Ck4, puis T1, puis Tt1 + Tt2 + Tt3, soit sept codes.
Perte de volume et affaissement sévères, tempes très creusées. Plan : Ck1 + Ck2 + Ck3 + Ck4 + Ck5, puis T1 + T2, puis Tt1 + Tt2 + Tt3, soit dix codes.
L'enseignement de cet exemple est capital : la grand-mère ne reçoit pas plus de produit par point, elle reçoit plus de points. Augmenter le volume sur un même point pour compenser une perte plus importante est l'une des principales causes de résultats artificiels et de complications. La méthode préfère répartir le produit sur davantage de sous-unités, chacune recevant un volume raisonnable.
L'algorithme de la vallée des larmes pose trois questions préalables : la joue est-elle affaissée ? A-t-elle perdu du volume ? La tempe est-elle creuse ? Si la réponse est oui à l'une des deux premières questions, on traite d'abord la joue ; si la tempe est creuse, on la traite ensuite. Ce n'est qu'après ces étapes, ou chez un patient jeune sans aucun de ces déficits, que l'on envisage l'approche directe Tt1 + Tt2 + Tt3.
L'algorithme des poches sous les yeux va plus loin et comporte deux étapes. Étape 1 : corriger l'affaissement de la joue et la perte de volume du tiers moyen, puis la tempe creuse. Étape 2 : évaluer la position du coin externe de l'œil et l'éventuel « scleral show » (le blanc de l'œil visible sous l'iris). S'il est abaissé, on traite O1 + O2 + O3. Enfin, on vérifie la tonicité de la paupière inférieure par le test du claquement (snap test) : on tire doucement la paupière vers le bas et on observe la vitesse à laquelle elle reprend sa place. Si elle revient rapidement, le traitement de la vallée des larmes est possible. Si elle revient lentement, il faut éviter d'injecter la vallée des larmes, car le risque de gonflement persistant est élevé.
Ce dernier point illustre parfaitement la philosophie de la méthode : un bon injecteur sait aussi dire non. Certaines poches relèvent d'une blépharoplastie et non d'une injection. Un médecin qui injecte des cernes sans jamais évoquer cette possibilité n'applique pas l'algorithme.
La beauté féminine ne se résume à aucune norme unique, et elle varie selon les cultures et les époques. Il existe pourtant des constantes que les études de perception et l'expérience clinique retrouvent de manière assez stable. Un visage perçu comme féminin et jeune présente généralement :
Avec le temps, ces caractéristiques s'estompent : le triangle inversé s'inverse, la courbe en S s'aplatit, le visage s'alourdit dans sa partie basse. L'harmonisation vise à restaurer ces proportions sans chercher à fabriquer un visage qui n'est pas le vôtre.
La fondation se fait essentiellement par Ck1, Ck4, puis Ck2 et Ck3. Ck2 joue un rôle particulier chez la femme, car c'est lui qui crée le point de lumière de la pommette, marqueur fort de féminité et de jeunesse. Ck3, qui soutient la joue interne, contribue à restaurer la courbe en S et améliore souvent la vallée des larmes.
Le contour du haut passe par T1, qui comble la tempe et soutient la queue du sourcil. Le contour du bas vise à affiner le visage : C1 et C2 allongent légèrement le menton et le dessinent en pointe douce, tandis que Jw4 et Jw5 effacent l'encoche pré-bajoue et redessinent un ovale continu. C5, qui élargit le menton, est en principe évité chez la femme. Jw1, qui marque l'angle de la mâchoire, est utilisé avec prudence et sur des volumes modérés, pour éviter un visage trop carré.
Le raffinement porte selon les cas sur la vallée des larmes, les sourcils, les lèvres (volume, contour, arc de Cupidon, philtrum), les commissures et les plis d'amertume, et plus rarement sur les sillons nasogéniens, souvent déjà améliorés par la fondation.
Premier cas : une femme de 43 ans présentant un affaissement du tiers moyen et du tiers inférieur, un air fatigué autour des yeux et un air triste autour des yeux et de la bouche. Le traitement a été organisé en quatre étapes d'environ 4 mL chacune :
Au total, 16 seringues ont été injectées (12 mL de Voluma®, 3 mL de Volift®, 1 mL de Volbella®). Les photos montrent une amélioration de l'ovale, des poches sous les yeux et de l'expression générale, avec un visage plus reposé et plus féminin.
Deuxième cas : une femme de 44 ans présentant des joues affaissées, des poches sous les yeux et des plis d'amertume. Avant traitement, une dépression était visible sur la joue droite au sourire. Le plan a suivi la même logique : fondation (Ck1 + Ck4) et tempe (T1), puis menton et mâchoire (C1 + C2 + Jw4 + Jw5), puis renforcement de la mâchoire et de la joue interne, et enfin raffinement des cernes, des sillons et des lèvres. Quinze seringues au total. Le traitement de Ck1 et Ck4 a atténué la dépression de la joue au sourire, et le traitement des lèvres a relevé les commissures.
Ces deux patientes ont reçu des codes très proches et pourtant, comme le souligne l'auteur, elles ne se ressemblent pas après traitement. Chacune a conservé sa propre identité : c'est le message émotionnel qui a changé, pas le visage.
Important : ces patientes ont reçu toutes les injections en une seule séance, à des fins pédagogiques. L'auteur recommande en pratique de répartir le traitement en plusieurs séances d'environ 4 mL chacune. Les volumes totaux indiqués ici ne représentent donc pas une « séance type ».
Le visage « surrempli », parfois appelé pillow face, est la dérive la plus visible de la médecine esthétique moderne. Il résulte presque toujours de la même erreur : des volumes excessifs concentrés sur les zones que la patiente demande (pommettes, lèvres, sillons), sans travail de structure. Le visage devient rond, gonflé, les traits perdent leur définition, et paradoxalement la patiente ne paraît pas plus jeune.
La pommette trop médiale ou trop basse alourdit le tiers moyen au lieu de le relever. Le point de lumière doit rester haut et plutôt latéral.
Les lèvres disproportionnées : une lèvre supérieure plus volumineuse que l'inférieure, un contour trop marqué ou une projection excessive (le « bec de canard ») trahissent immédiatement l'injection. La méthode MD Codes™ privilégie la structure (tubercules, philtrum, commissures) plutôt que le volume brut.
La vallée des larmes injectée trop tôt ou trop fort : gonflement persistant, aspect bleuté (effet Tyndall), boudin visible sous l'œil. C'est souvent le signe que les étapes de fondation ont été sautées.
La mâchoire masculinisée : la tendance au jawline très marqué, venue des réseaux sociaux, peut conduire à injecter chez la femme des volumes importants sur l'angle mandibulaire. Le résultat peut être spectaculaire en photo et étrange dans la vie réelle. Un ovale féminin se dessine avant tout par la continuité de la ligne, plus que par la largeur de l'angle.
Entre 30 et 40 ans, il s'agit le plus souvent de prévention et de petites corrections : un soutien léger de la pommette, une tempe qui commence à se creuser, des lèvres à redéfinir, parfois un menton à équilibrer. Deux à quatre seringues suffisent en général.
Entre 40 et 55 ans, c'est la tranche d'âge des cas publiés. L'affaissement devient visible, les tempes se creusent, l'ovale se relâche. L'harmonisation complète se fait en général en deux à quatre séances espacées, avec un total qui dépend de la sévérité.
Après 55 ans, les résorptions osseuses et le relâchement cutané sont plus marqués. L'acide hyaluronique garde un intérêt réel pour restaurer les volumes et améliorer l'expression, mais il atteint ses limites lorsque l'excès de peau est important. Une consultation honnête doit alors évoquer le lifting chirurgical, éventuellement associé aux injections. Voir notre page lifting cervico-facial en Tunisie.
La publication de référence souligne que l'origine du patient fait partie des facteurs que le médecin ne contrôle pas, et que la méthode vise justement à produire des résultats reproductibles quelle que soit cette origine. Cela ne signifie pas que tous les visages se traitent de la même manière. La structure osseuse, l'épaisseur de la peau, la répartition des graisses et la manière dont le visage vieillit varient d'un individu à l'autre, et certaines tendances sont plus fréquentes selon les origines.
Les patientes et patients originaires du pourtour méditerranéen, nombreux parmi ceux qui consultent en Tunisie, présentent souvent une peau épaisse, qui supporte bien les injections de structure et marque moins les irrégularités, mais qui peut aussi masquer une partie du résultat et demander des volumes un peu plus importants. Les peaux mates et foncées ont un risque accru de pigmentation après inflammation : un bleu ou une rougeur peut laisser une tache temporaire, ce qui justifie une technique douce et une protection solaire rigoureuse après la séance. Les visages présentant une pommette naturellement large et plate ou un menton peu projeté n'ont pas les mêmes besoins que ceux dont l'arcade zygomatique est déjà très saillante.
Le cas de la publication montrant l'évolution d'une patiente de 53 ans d'origine asiatique après 4, 8 puis 17 mL illustre bien ce point : les mêmes principes (fondation, contour, raffinement) produisent un résultat qui respecte les traits propres à la personne. L'objectif de l'harmonisation n'est jamais d'uniformiser les visages selon un standard unique, mais d'améliorer l'expression de chaque visage dans le respect de ce qu'il est. Un bon injecteur se méfie des « visages types » à la mode et s'intéresse à ce qui rend votre visage singulier.
Les lèvres concentrent une grande partie des demandes féminines, et aussi une grande partie des résultats décevants. La grille détaillée des codes Lp permet d'éviter l'écueil du volume uniforme, qui produit des lèvres gonflées, lourdes et sans expression.
Une approche structurée commence souvent par le soutien : C1 soutient la lèvre inférieure par en dessous, et le traitement de la fondation relève indirectement les commissures. Viennent ensuite les éléments d'architecture de la lèvre elle-même. Les tubercules (Lp4 et Lp5) donnent à la lèvre sa forme naturelle en relief, avec un léger renflement central en haut et deux renflements latéraux en bas. Les colonnes du philtrum (Lp7) et l'arc de Cupidon (Lp2) restaurent le dessin de la lèvre supérieure, qui s'efface et s'allonge avec l'âge. Le contour (Lp3) n'est traité que s'il est réellement estompé, et avec une grande légèreté. Enfin, le corps de la lèvre (Lp1) reçoit, si nécessaire, un volume modéré.
Les proportions guident chaque geste. Dans la plupart des visages féminins jugés harmonieux, la lèvre inférieure est légèrement plus volumineuse que la supérieure ; de profil, la lèvre supérieure se projette un peu en avant de l'inférieure. Une lèvre supérieure plus volumineuse que l'inférieure ou une projection excessive vers l'avant sont les signatures les plus visibles d'une injection mal proportionnée.
Chez la femme plus âgée, l'objectif change : il s'agit moins de donner du volume que de réhydrater, de redessiner discrètement, d'atténuer les ridules péribuccales (Lp8) et de relever les commissures (Lp6). Une bouche mature trop volumineuse paraît rarement plus jeune ; une bouche bien dessinée, oui.
Les hommes représentent une part croissante des patients en médecine esthétique. Leurs motivations sont souvent formulées différemment : ils parlent moins de rides et davantage de fatigue, de « mine », d'image professionnelle, de confiance en eux, ou d'une mâchoire qu'ils trouvent trop floue. Beaucoup ont aussi une crainte forte : celle d'avoir l'air « refait » ou, pire, féminisé. Cette crainte est légitime, car elle correspond à une erreur réelle et fréquente.
Le visage masculin a une architecture différente de celle du visage féminin. Il se caractérise généralement par :
Chez l'homme, l'objectif n'est presque jamais la courbe en S ni la pommette haute et lumineuse. Projeter trop fortement Ck2 ou combler complètement le creux sous-malaire avec Ck5 arrondit le visage et le féminise. De même, relever la queue du sourcil, donner du volume aux lèvres ou affiner le menton en pointe sont des gestes à proscrire dans la grande majorité des cas.
À l'inverse, les priorités sont les suivantes :
Le troisième cas publié est celui d'un homme de 42 ans présentant un visage étroit, des joues affaissées, une mâchoire mal définie et un double menton. Son traitement a été organisé en cinq étapes d'environ 4 mL :
Au total, 20 mL de Voluma®. Les photos montrent un élargissement harmonieux des diamètres bitemporal, bizygomatique et bigonial, un menton plus carré, une mâchoire nettement mieux définie et une réduction du double menton, visible notamment tête penchée vers l'avant. L'injection de C1 a également relevé la lèvre inférieure, qui laissait apparaître les dents du bas au sourire. Le visage n'a à aucun moment été adouci : il est au contraire plus structuré et plus affirmé.
Il est intéressant de noter qu'aucun code de raffinement (cernes, sillons, lèvres) n'a été utilisé chez ce patient. Chez de nombreux hommes, le travail de structure suffit à transformer l'expression, et le raffinement n'est pas nécessaire.
Les volumes : les hommes ont en général une structure osseuse plus massive et une peau plus épaisse. Les volumes nécessaires pour obtenir un résultat visible sont souvent supérieurs, en particulier sur le menton et la mâchoire, d'où l'intérêt d'une planification en plusieurs séances.
Le choix du produit : on privilégie des gels fermes, à forte capacité de projection, pour les zones de structure (menton, angle mandibulaire, arcade zygomatique).
La barbe : elle n'empêche pas l'injection, mais il est conseillé de se raser la veille plutôt que le jour même, pour limiter l'irritation et permettre une désinfection efficace. Une barbe fournie peut aussi masquer une partie du résultat sur la mâchoire, ce qui doit être pris en compte dans le plan.
La vascularisation : la peau masculine est plus vascularisée, ce qui peut favoriser les petits hématomes. Il faut en tenir compte si vous avez un rendez-vous professionnel dans les jours qui suivent.
Menton (C1, C2, C5) et mâchoire (Jw1, Jw3, Jw4, Jw5), après une fondation latérale. Si l'excès de graisse sous le menton est important, une lipoaspiration cervicale peut être plus adaptée ou complémentaire.
Fondation (Ck1, Ck3, Ck4) et tempes (T1), puis évaluation des cernes. Une petite correction de la vallée des larmes peut suffire une fois la structure restaurée.
Projection et hauteur (C2, C3, C4), largeur (C5) et transitions (C6, Jw5). Un recul très important du menton peut relever d'une génioplastie chirurgicale ou d'un implant.
Souvent une combinaison de rides du lion (toxine botulique), de sourcils bas et de commissures tombantes. L'acide hyaluronique intervient en complément, avec parcimonie.
Le visage masculin ne vieillit pas exactement comme le visage féminin. La peau plus épaisse et plus riche en collagène résiste souvent mieux aux ridules, mais les rides d'expression, elles, peuvent être profondes, notamment sur le front et entre les sourcils. La perte de volume des tempes est fréquente et donne rapidement un aspect creusé, parfois accentué par une calvitie qui dégage cette zone. Le relâchement de la partie basse du visage se manifeste surtout par une perte de définition de la mâchoire et l'apparition de bajoues, que la barbe masque parfois pendant des années avant qu'elles ne deviennent visibles au rasage.
Les poches sous les yeux et les cernes sont un motif de consultation masculin très fréquent. Chez l'homme, elles sont souvent liées à une hernie de la graisse de l'orbite plus qu'à un simple creux, ce qui rend l'algorithme des poches et le test de la paupière particulièrement importants. Une part non négligeable de ces patients relève d'une blépharoplastie plutôt que d'une injection.
Enfin, beaucoup d'hommes consultent plus tardivement que les femmes, avec des déficits déjà installés. Cela ne signifie pas que le traitement est moins efficace, mais qu'il faut souvent prévoir davantage de séances de structure, comme dans le cas masculin de la publication, qui a nécessité cinq étapes et 20 mL au total.
Le principe fondamental reste cependant le même : un homme doit sortir du cabinet avec un visage plus reposé, plus net et plus affirmé, mais toujours reconnaissable et toujours masculin. Si votre entourage remarque que vous avez « bonne mine » sans deviner pourquoi, l'objectif est atteint.
Les plans ci-dessous illustrent la logique de sélection des codes pour les demandes les plus fréquentes. Ils sont présentés à titre pédagogique : votre plan réel ne sera établi qu'après examen de votre visage, et il peut différer sensiblement de ces exemples.
L'air fatigué associe en général une perte de volume du tiers moyen, des tempes creuses et une vallée des larmes marquée. La séquence suit strictement l'ordre fondation, contour, raffinement :
La publication donne l'exemple d'un plan pour un air fatigué nécessitant environ 2 mL par côté, soit quatre seringues en une séance : trois petits dépôts sur Ck1, T1, Ck2, Ck3 et la vallée des larmes.
La tristesse se lit surtout autour de la bouche et dans l'orientation des traits vers le bas. Le plan associe :
La toxine botulique peut compléter utilement ce plan, notamment sur le muscle qui abaisse les coins de la bouche.
L'affaissement touche tout le visage, et son traitement demande en général davantage de volume, réparti sur plusieurs séances :
L'air sévère ou en colère est d'abord musculaire. Le traitement de première intention des rides du lion reste la toxine botulique. L'acide hyaluronique intervient pour corriger les éléments structurels qui renforcent cette impression : un sourcil trop bas (codes E, avec prudence et selon le sexe), un creux résiduel de la glabelle (codes G, zone d'expert), des tempes creuses qui durcissent le regard (T1).
Chez une patiente dont le visage paraît carré ou dur, l'objectif est de restaurer la forme en cœur. On travaille le point de lumière de la pommette (Ck2), la courbe en S (Ck3), les tempes (T1), un menton fin et légèrement allongé (C2, C4), une ligne de mâchoire douce et continue (Jw4, Jw5), la queue du sourcil (E1) et les lèvres. Un masséter très développé, qui élargit le bas du visage, relève de la toxine botulique et non de l'acide hyaluronique. Pour les patientes souhaitant remodeler plus profondément les contours de leurs traits, voir notre approche de féminisation du visage.
Chez un patient au visage étroit ou peu défini, on élargit et on structure : Ck1 et Ck1 TML pour la largeur zygomatique, T1 pour la largeur temporale, Jw1 pour la largeur bigoniale, C2, C5 et C6 pour un menton haut et carré, Jw3 pour une ligne de mâchoire nette.
« Paraître plus jeune » n'est pas un protocole en soi, mais le résultat de la correction des attributs défavorables et du renforcement des attributs favorables. Dans l'expérience de l'auteur, c'est l'accumulation progressive des étapes (fondation, contour, raffinement) qui produit l'effet de rajeunissement le plus convaincant, bien plus qu'un volume important sur une seule zone.
L'une des grandes difficultés de la médecine esthétique est d'estimer la quantité de produit nécessaire. À l'époque des premiers produits de comblement, il était courant de répartir une seule seringue d'un millilitre sur de nombreuses zones. Le résultat était invisible, et la patiente repartait déçue. La méthode MD Codes™ associe à chaque code un nombre actif : le volume minimal, par côté du visage, en dessous duquel on n'obtient pas de résultat visible et reproductible.
En additionnant les nombres actifs des codes retenus, le médecin obtient une estimation du volume total nécessaire, et donc du nombre de seringues. Cela permet de vous présenter un devis réaliste avant le traitement, au lieu de découvrir en cours de séance qu'il manque du produit.
Le tableau suivant reprend les volumes indicatifs, par côté du visage, mentionnés dans la publication et dans ses cas cliniques. Ils ont été établis avec des produits de la gamme Juvéderm® Vycross® et doivent être adaptés au produit utilisé et à chaque patient.
| Code | Volume indicatif par côté | Remarque |
|---|---|---|
| Ck1 | 0,1 + 0,1 + 0,1 mL | Trois points d'ancrage au contact de l'os, jamais un bolus unique |
| Ck2 | 0,2 mL | — |
| Ck3 | 0,3 mL (au contact de l'os) ; 0,5 mL par plan graisseux dans les cas publiés | — |
| Ck4 | 0,5 à 1,0 mL | Selon les cas publiés |
| T1 | 0,5 mL, porté à 0,7 mL en association avec Ck1 | Pour utiliser une seringue complète |
| C1 | 0,5 mL, porté à 0,7 mL en association avec C2 | C1 + C2 = une seringue |
| C2 | 0,3 mL | — |
| C5 | 0,3 mL | Cas masculin |
| C6 | 0,5 mL | — |
| Jw1 | 0,5 mL | Exception à la règle du bolus de 0,3 mL |
| Jw4, Jw5 | 0,5 mL chacun | — |
| Jw3 | 1,0 mL | Cas masculin |
| Tt1, Tt2, Tt3 | 0,2 + 0,2 + 0,1 mL | Gel fin |
| NL1, NL2 | 0,3 mL et 0,2 mL | Selon les cas publiés |
| Lp1, Lp1 | 0,2 mL chacun | — |
| Lp6 | 0,1 mL | — |
La publication énonce aussi une règle simple : un bolus ne devrait pas dépasser 0,3 mL dans un même compartiment, pour ne pas gêner le mouvement des muscles. Les exceptions concernent la tempe et l'angle mandibulaire, dont les nombres actifs sont de 0,5 mL. Et lorsqu'on injecte en éventail à la canule, on n'utilise pas moins de 0,5 mL.
Les cas cliniques publiés ont reçu entre 15 et 20 mL en une seule séance, à des fins pédagogiques. En pratique, l'auteur recommande de ne pas dépasser environ 4 mL par séance et de répartir le traitement sur plusieurs séances espacées. Cette approche présente plusieurs avantages :
Pour un patient qui voyage en Tunisie, la question de la répartition en séances se pose différemment. Plusieurs options sont possibles et seront discutées avec le Dr Gam :
Dans tous les cas, le volume injecté en une séance reste déterminé par la sécurité et la qualité du résultat, et non par la durée du séjour.
Pour vous aider à vous représenter l'ampleur d'un traitement, voici quelques exemples de plans exprimés en seringues d'un millilitre. Ils sont purement illustratifs et ne préjugent pas de ce qui vous sera proposé.
| Profil | Plan type | Seringues (ordre de grandeur) |
|---|---|---|
| Femme de 35 ans, léger air fatigué | Fondation légère (Ck1, Ck2) et tempe (T1) | 2 à 3 |
| Femme de 45 ans, air fatigué et triste | Fondation, tempe, puis cernes et commissures en séance ultérieure | 4 à 8, en 2 séances |
| Femme de 55 ans, affaissement marqué | Fondation complète, tempes, menton et mâchoire, raffinement | 8 à 16, en 3 ou 4 séances |
| Homme de 38 ans, mâchoire floue | Fondation latérale, menton et mâchoire | 4 à 8, en 1 ou 2 séances |
| Homme de 50 ans, air fatigué et affaissé | Fondation, tempes, contour inférieur, éventuellement cernes | 8 à 20, en 3 à 5 séances |
Ces fourchettes sont larges, parce que deux personnes du même âge peuvent avoir des besoins très différents. Elles montrent surtout qu'une harmonisation complète n'est pas une affaire d'une seule seringue, et qu'un plan réaliste doit être anticipé, tant sur le plan médical que budgétaire. Après l'harmonisation initiale, les séances d'entretien demandent en général nettement moins de produit.
L'harmonisation par acide hyaluronique n'est qu'une des options disponibles pour rajeunir ou remodeler le visage. Voici comment elle se situe par rapport aux alternatives les plus courantes.
| Technique | Ce qu'elle corrige | Durée | Rapport avec les MD Codes™ |
|---|---|---|---|
| Injections ponctuelles d'acide hyaluronique (zone par zone) | Une ride ou un creux précis | 6 à 18 mois | Même produit, logique différente : on traite le défaut montré plutôt que le message global |
| Toxine botulique | Rides d'expression (front, rides du lion, pattes d'oie), masséters, commissures | 3 à 6 mois | Complémentaire : elle agit sur le muscle, l'acide hyaluronique sur le volume et la structure |
| Skin boosters, biorevitalisation | Qualité de peau, hydratation, éclat, ridules | Variable, séances répétées | Complémentaire : ils améliorent la surface, pas la structure |
| Fils tenseurs | Léger relâchement de l'ovale et des joues | 12 à 18 mois environ | Alternative ou complément selon les cas ; l'effet repose sur la traction plutôt que sur la restauration des volumes |
| Lipofilling du visage | Perte de volume importante | Longue, une partie de la graisse greffée persiste | Alternative chirurgicale pour les volumes importants ; non réversible |
| Lifting cervico-facial | Excès de peau, relâchement important | Plusieurs années | Solution chirurgicale ; l'acide hyaluronique peut compléter la restauration des volumes |
| Blépharoplastie | Excès de peau des paupières, poches graisseuses | Très longue | À préférer lorsque les poches sont liées à une hernie graisseuse ou à une paupière peu tonique |
| Génioplastie, implants | Recul important du menton, asymétrie osseuse | Définitive | Alternative lorsque le déficit dépasse ce que l'acide hyaluronique peut corriger |
L'une des forces de la méthode est d'aider à poser la bonne indication. En analysant le visage de manière globale, le médecin identifie ce qui relève de l'acide hyaluronique, ce qui relève de la toxine botulique, et ce qui relève de la chirurgie. Un plan honnête combine parfois plusieurs de ces approches, et il arrive que la meilleure réponse à une demande d'injection soit une orientation vers une intervention chirurgicale.
Schématiquement, l'acide hyaluronique est indiqué lorsque le problème principal est une perte de volume ou un manque de structure : tempes creuses, pommettes aplaties, menton petit, ovale flou sans excès de peau important. La chirurgie devient pertinente lorsque le problème principal est un excès de peau ou un relâchement majeur des tissus : peau qui pend sous le menton, bajoues lourdes, paupières qui retombent sur les cils.
Entre les deux, il existe une vaste zone intermédiaire où les deux approches sont possibles, voire complémentaires. C'est là que la consultation prend toute son importance. Vouloir tout corriger par injection chez un patient qui a besoin d'un lifting conduit presque toujours au visage surrempli que tout le monde redoute.
De nombreux patients qui se rendent en Tunisie pour une intervention chirurgicale du visage, comme une blépharoplastie, une rhinoplastie ou un lifting, s'interrogent sur la possibilité d'y associer une harmonisation par acide hyaluronique. Cette association peut être très pertinente : la chirurgie traite l'excès de peau ou la forme, les injections restaurent les volumes perdus que la chirurgie ne remplace pas.
Le moment de l'association doit toutefois être choisi avec soin. Injecter une zone qui vient d'être opérée, ou qui sera opérée dans les jours suivants, n'est en général pas recommandé : l'œdème post-opératoire fausse l'évaluation des volumes, et la présence de produit peut gêner le geste chirurgical. Selon les cas, le médecin proposera de réaliser les injections sur des zones non opérées au cours du même séjour, ou de les programmer lors d'un séjour ultérieur, une fois la cicatrisation acquise. [À VÉRIFIER : protocole du Dr Gam pour les associations chirurgie et injections.]
Cette réflexion globale est précisément l'esprit de la méthode : considérer le visage dans son ensemble, identifier ce qui relève de chaque technique, et construire un plan cohérent dans le temps plutôt qu'une succession de gestes isolés.
Le Dr Youssef Gam pratique l'harmonisation du visage par acide hyaluronique en Tunisie, en s'appuyant sur une analyse globale du visage inspirée de la méthodologie MD Codes™ : lecture des messages émotionnels, construction du plan selon la séquence fondation, contour, raffinement, et estimation du volume avant la séance.
La première consultation est le moment le plus important de votre traitement. Le Dr Gam commence par vous écouter : ce qui vous gêne, ce que l'on vous dit de votre visage, ce que vous aimeriez changer et ce que vous tenez à conserver. Il analyse ensuite votre visage au repos et en mouvement, de face, de profil et de trois quarts, car certains déficits n'apparaissent qu'au sourire ou à la parole.
Il identifie les messages défavorables que votre visage envoie (fatigue, tristesse, affaissement, sévérité) et les attributs que vous souhaitez renforcer. À partir de cette lecture, il sélectionne les codes utiles, les classe selon la séquence fondation, contour, raffinement, et estime le volume nécessaire. Vous repartez avec un plan clair : les zones traitées, l'ordre, le nombre de seringues, le nombre de séances envisagé et le coût.
Si une partie de votre demande relève plutôt de la toxine botulique ou de la chirurgie, il vous le dit. Si une zone n'est pas une bonne indication (une vallée des larmes avec une paupière peu tonique, par exemple), il vous explique pourquoi il préfère ne pas l'injecter.
Pour une patiente, le Dr Gam cherche à restaurer la forme en cœur, la lumière des pommettes et la douceur de l'ovale, sans excès de volume. Pour un patient, il travaille la structure, la largeur et les angles, en évitant tout geste qui pourrait adoucir ou arrondir le visage. Dans les deux cas, l'objectif est le même : que l'on vous trouve reposé, en forme, bien dans votre peau, sans que personne ne devine que vous avez fait quelque chose.
L'harmonisation complète demande souvent plusieurs seringues. En Tunisie, l'économie par rapport aux tarifs pratiqués en Suisse est significative, à produits de qualité équivalente.
De la première prise de contact au suivi après votre retour, tout se fait en français, avec un interlocuteur dédié.
Environ deux heures de vol depuis Genève, Bâle ou Zurich. Une harmonisation peut facilement s'intégrer dans un court séjour.
Les premiers jours, pendant lesquels un léger gonflement ou de petits bleus peuvent être visibles, se passent loin de votre entourage professionnel.
Voici, à titre d'exemple, le déroulement d'un séjour de quatre jours pour une séance de fondation et de contour. [À VÉRIFIER : adapter aux formules réellement proposées.]
Jour 1 : arrivée. Accueil à l'aéroport, transfert vers votre hébergement. En fin de journée ou le lendemain matin, consultation en personne avec le Dr Gam : examen du visage, validation du plan, photos standardisées, signature du consentement.
Jour 2 : séance. Préparation, puis séance d'injection selon la séquence définie. Vous repartez avec vos consignes écrites et les étiquettes des produits injectés. La fin de journée est consacrée au repos, en évitant le soleil, la piscine chauffée et le hammam.
Jour 3 : repos et découverte. Le gonflement commence à diminuer. Vous pouvez vous promener, visiter, en vous protégeant soigneusement du soleil, avec chapeau et écran solaire, et en évitant l'effort intense.
Jour 4 : contrôle et départ. Contrôle au cabinet, petite retouche si nécessaire, puis transfert vers l'aéroport. Le suivi se poursuit ensuite à distance.
Pour une harmonisation plus complète réalisée en deux séances au cours du même séjour, ou combinée à une intervention chirurgicale, la durée du séjour est adaptée en conséquence.
Vous remplissez le formulaire de demande de devis en décrivant ce qui vous gêne et ce que vous attendez. Un conseiller vous recontacte pour compléter votre dossier : antécédents médicaux, traitements en cours, allergies, injections déjà réalisées (produit, date, zone), interventions antérieures sur le visage.
Vous envoyez des photos de votre visage selon un protocole précis : de face, de profil droit et gauche, de trois quarts, au repos et en souriant, en lumière naturelle, sans maquillage, cheveux attachés, et pour les hommes de préférence rasés. Ces photos permettent une première analyse de votre visage.
Le Dr Gam étudie votre dossier et vos photos, puis vous propose un plan préliminaire : zones envisagées, ordre, estimation du nombre de seringues et du nombre de séances. Ce plan reste indicatif, car seul l'examen en personne permet de le confirmer.
Vous recevez un devis qui précise le nombre de seringues, le type de produits, le nombre de séances et les services inclus dans votre séjour. Vous disposez du temps nécessaire pour réfléchir et poser toutes vos questions.
Une fois votre date choisie, votre séjour est organisé : transfert depuis l'aéroport, hébergement si vous choisissez une formule qui l'inclut, rendez-vous au cabinet. [À VÉRIFIER : contenu exact des formules.]
Le Dr Gam examine votre visage, confirme ou ajuste le plan, vous explique chaque étape et répond à vos questions. Vous signez un consentement éclairé. Des photos standardisées « avant » sont réalisées.
Démaquillage, désinfection rigoureuse de la peau, application éventuelle d'une crème anesthésiante. Les points d'injection peuvent être dessinés au crayon dermographique. Les seringues sont ouvertes devant vous et leurs étiquettes de traçabilité vous sont remises.
Le traitement suit l'ordre défini : fondation, puis contour, puis raffinement. Le Dr Gam contrôle le résultat à chaque étape, en vous faisant parfois asseoir ou sourire. La séance dure en général de 45 à 90 minutes selon le nombre de zones.
Vous restez quelques minutes au cabinet pour vérifier l'absence de réaction immédiate. Le Dr Gam contrôle la coloration de la peau et vous remet les consignes écrites à suivre dans les jours suivants.
Un contrôle est prévu avant votre retour, en général dans les jours qui suivent la séance, pour vérifier l'évolution et, si besoin, procéder à une petite retouche. [À VÉRIFIER : délai du contrôle.]
La plupart des patients peuvent prendre l'avion dès le lendemain de la séance. Le Dr Gam vous indiquera le délai adapté à votre traitement.
Vous envoyez des photos à deux ou trois semaines, lorsque le produit est bien intégré, puis à quelques mois. Le Dr Gam évalue le résultat et vous propose, si nécessaire, la suite du plan : séance de raffinement, renforcement ou entretien. En cas de question ou d'inquiétude, vous disposez d'un contact direct.
Les injections d'acide hyaluronique sont des actes médicaux. Elles sont très bien tolérées dans l'immense majorité des cas, mais elles ne sont pas sans risque. Vous devez connaître ces risques avant de prendre votre décision.
Selon la littérature citée dans la publication, les effets indésirables les plus fréquents après injection d'acide hyaluronique sont des réactions au point d'injection :
Une revue systématique citée dans la publication montre que ces taux varient énormément d'une étude à l'autre, de moins de 10 % à plus de 90 % pour le gonflement et les bleus. Dans les études qui ont évalué la sévérité, la grande majorité des événements étaient légers (71 à 88 %) ou modérés (11 à 16 %).
Dans la pratique de l'auteur, portant sur 387 patients ayant reçu en moyenne 14 seringues, aucune complication grave n'a été observée. L'effet indésirable le plus fréquent était un œdème localisé léger à modéré (28 patients), survenant le plus souvent dans les deux premiers mois. Ces données proviennent de l'expérience d'un seul praticien très expérimenté et ne peuvent pas être généralisées.
L'œdème tardif : un gonflement peut apparaître plusieurs semaines ou mois après l'injection, souvent déclenché par une infection (sinusite, rhume, soins dentaires), une grande fatigue ou une vaccination. Une analyse de 35 études a estimé l'incidence des réactions inflammatoires retardées à environ 1,1 % par an. Ces réactions répondent en général à un traitement médical (antihistaminiques, corticoïdes) et, si nécessaire, à la hyaluronidase.
Les nodules : de petites boules peuvent apparaître, soit par accumulation de produit, soit par réaction inflammatoire. Elles se traitent par massage, par hyaluronidase ou par traitement médical selon leur nature.
L'effet Tyndall : une teinte bleutée visible à travers la peau lorsque le produit est placé trop superficiellement, surtout sous les yeux. Il se corrige par hyaluronidase.
L'infection : rare lorsque les règles d'asepsie sont respectées, elle impose un traitement rapide.
La réactivation d'un herpès labial après injection des lèvres, chez les personnes sujettes à cette infection. Un traitement préventif peut être prescrit.
La migration du produit hors de la zone traitée, notamment au niveau des lèvres lorsque les volumes sont excessifs.
L'occlusion vasculaire est la complication la plus redoutée. Elle survient lorsque le produit pénètre dans une artère ou la comprime, bloquant l'irrigation de la peau en aval. Sans traitement rapide, elle peut entraîner une nécrose cutanée. Une revue de la littérature citée dans la publication a recensé 22 articles décrivant des nécroses ou des menaces de nécrose après injection d'acide hyaluronique, le plus souvent au niveau du nez, des sillons nasogéniens ou de la glabelle.
L'atteinte visuelle est exceptionnelle mais très grave. Elle résulte d'une embolie du produit vers l'artère ophtalmique. Une revue citée dans la publication a rapporté 44 cas de perte de vision partielle ou totale après injection d'acide hyaluronique, le plus souvent après une injection du nez, mais aussi après des injections d'autres zones du tiers supérieur et moyen du visage.
Ces complications justifient les codes rouges de la méthode, le choix de la canule dans les zones à risque, l'aspiration avant injection à l'aiguille au contact de l'os, l'injection lente et en petites quantités, et la présence de hyaluronidase au cabinet. Elles justifient aussi que certaines zones soient réservées à des praticiens très expérimentés.
Contactez immédiatement le cabinet, ou à défaut un service d'urgence, si vous constatez après l'injection :
Une occlusion vasculaire prise en charge rapidement par hyaluronidase a de bien meilleures chances de guérir sans séquelle. Le facteur temps est déterminant : n'attendez pas le lendemain pour signaler un signe inhabituel.
Que vous choisissiez le Dr Gam ou un autre praticien, voici les questions que vous êtes en droit de poser avant toute injection :
Un praticien sérieux répond volontiers à toutes ces questions. Méfiez-vous des offres à prix cassés, des « soirées injections », des injecteurs non médecins et des produits achetés sur internet : ce sont les situations dans lesquelles surviennent la plupart des complications graves.
Aucune méthode ne supprime le risque, et la publication le rappelle explicitement : les codes rouges signalent les zones où une prudence extrême est nécessaire, ils ne rendent pas ces zones sûres. Plusieurs principes de la méthode contribuent néanmoins à réduire l'exposition au risque.
Traiter la structure avant les zones délicates. En commençant par les vecteurs latéraux et les injections au contact de l'os dans des zones moins exposées, on réduit souvent la quantité de produit nécessaire dans les zones les plus à risque, comme la région sous les yeux ou les sillons nasogéniens.
Limiter le volume par point. La règle d'un bolus de 0,3 mL maximum par compartiment, sauf exceptions, limite les accumulations de produit qui peuvent comprimer un vaisseau ou former un nodule.
Choisir l'outil selon la zone. La canule à bout mousse est privilégiée dans les plans sous-cutanés et à proximité des pédicules vasculaires, car elle refoule les vaisseaux au lieu de les perforer. L'aiguille est réservée aux injections qui exigent une précision maximale, au contact de l'os ou pour les ridules.
Aspirer avant d'injecter. La publication recommande fortement l'aspiration lorsqu'on injecte à l'aiguille au contact de l'os. Cette précaution a ses limites, qui sont discutées dans la littérature, mais elle fait partie des gestes de prudence.
Réserver certaines zones aux experts. Le front, les sourcils, la glabelle, le nez, la vallée des larmes et l'orbite sont explicitement réservés à des praticiens très expérimentés.
Savoir renoncer. Les algorithmes intègrent des points d'arrêt, comme le test de la paupière avant le traitement des cernes. Savoir ne pas injecter fait partie de la sécurité.
À ces principes propres à la méthode s'ajoutent les règles générales de toute pratique sérieuse : asepsie rigoureuse, produits authentiques et tracés, injection lente, surveillance de la coloration de la peau pendant et après l'injection, hyaluronidase disponible et protocole d'urgence connu de toute l'équipe.
Les injections d'acide hyaluronique sont en général déconseillées dans les situations suivantes :
Toutes ces informations vous seront demandées lors du questionnaire préalable. Soyez exhaustif : ce que vous oubliez de dire ne peut pas être pris en compte.
Le voyage en avion n'est pas contre-indiqué après des injections d'acide hyaluronique. Il est toutefois recommandé de respecter un délai raisonnable, défini par le Dr Gam, afin que le contrôle post-séance puisse être réalisé et que le gonflement initial ait commencé à diminuer. Pendant le vol, hydratez-vous bien, évitez l'alcool et, si possible, gardez la tête droite pour dormir.
Une harmonisation du visage n'est pas un traitement ponctuel que l'on oublie ensuite. C'est plutôt le point de départ d'un accompagnement dans le temps. Le produit se résorbe progressivement, et le visage continue de vieillir : l'os, les graisses et la peau poursuivent leur évolution naturelle. L'entretien a pour but de préserver la structure construite, et non de recommencer à zéro à chaque fois.
En pratique, une séance d'entretien est souvent proposée entre 12 et 18 mois après l'harmonisation initiale pour les zones de structure, et plus tôt pour les lèvres. Elle demande en général nettement moins de produit que les premières séances, car une partie du gel et du soutien tissulaire persiste. Le Dr Gam évalue avec vous, sur photos, le moment opportun et les zones qui en ont réellement besoin. Il n'y a aucune obligation : si vous choisissez de ne pas entretenir le résultat, votre visage reviendra simplement, et progressivement, vers son évolution naturelle.
Quelques habitudes prolongent la durée des résultats et la qualité de la peau : une protection solaire quotidienne, l'arrêt du tabac, un sommeil suffisant, une hydratation correcte et une stabilité du poids. Les variations de poids importantes modifient en effet les volumes du visage et peuvent déséquilibrer un résultat bien construit.
Pour les patients qui viennent de l'étranger, il est souvent pratique de prévoir l'entretien lors d'un nouveau séjour, par exemple pendant des vacances. Conservez précieusement les étiquettes de traçabilité et le compte rendu de votre plan : ils permettront au médecin, lors de la séance suivante, de savoir exactement ce qui a été injecté, où et en quelle quantité.
Après deux à quatre semaines, prenez des photos dans les mêmes conditions que les photos « avant » : même lumière, même distance, même expression. Comparez-les calmement. Il est fréquent de s'habituer très vite à son nouveau visage et d'avoir l'impression que « rien n'a changé » ; la comparaison photographique permet de mesurer objectivement le chemin parcouru. À l'inverse, si une asymétrie ou une irrégularité persiste au-delà de ce délai, signalez-la : une petite retouche ou, plus rarement, une correction par hyaluronidase peut être envisagée.
Le coût d'une harmonisation du visage dépend essentiellement du nombre de seringues, du type de produit et du nombre de séances. C'est pourquoi aucun tarif sérieux ne peut être donné avant l'analyse de votre visage. La méthode du nombre actif permet justement de vous remettre un devis précis, établi sur la base des codes retenus, avant tout traitement.
À titre indicatif, voici les économies généralement constatées en Tunisie par rapport aux tarifs moyens pratiqués en Suisse, à nombre de seringues et qualité de produit comparables. [À VÉRIFIER : pourcentages à valider avec la grille tarifaire réelle.]
| Traitement | Suisse | Tunisie avec le Dr Gam |
|---|---|---|
| Fondation du tiers moyen (pommettes, vecteurs latéraux) | Tarif de référence | Jusqu'à 50 % d'économie |
| Contour du menton et de la mâchoire | Tarif de référence | Jusqu'à 50 % d'économie |
| Tempes | Tarif de référence | Jusqu'à 50 % d'économie |
| Vallée des larmes | Tarif de référence | Jusqu'à 45 % d'économie |
| Lèvres et péribuccal | Tarif de référence | Jusqu'à 45 % d'économie |
| Harmonisation complète en plusieurs séances | Tarif de référence | Jusqu'à 60 % d'économie |
Plus le plan comprend de seringues, plus l'économie est importante, ce qui explique l'intérêt de la Tunisie pour les harmonisations complètes, qui demandent souvent plusieurs seringues réparties en plusieurs séances. L'économie réalisée couvre généralement le coût du voyage.
Ce que comprend le devis : [À VÉRIFIER] consultation, produits avec traçabilité, séance d'injection, contrôle avant le départ, suivi à distance. Selon la formule choisie : transferts aéroport, hébergement, accompagnement. Les billets d'avion sont en général à votre charge.
Un prix anormalement bas doit toujours vous alerter. Il peut cacher un produit de moindre qualité, un produit contrefait, un volume inférieur à celui annoncé ou un injecteur insuffisamment formé. Le prix d'une harmonisation n'est pas le prix d'une seringue : c'est le prix d'une analyse, d'un savoir-faire et d'un suivi.
Medespoir accompagne des patients de toute la Suisse romande, et au-delà, pour leur harmonisation du visage en Tunisie. La partie la plus longue du parcours, l'analyse de votre visage et l'établissement du plan, se fait depuis chez vous. Vous ne vous déplacez que pour la consultation en personne, la séance et le contrôle.
Vols depuis Genève en un peu plus de deux heures. Une séance de fondation et de contour s'intègre facilement dans un séjour de quatre jours, par exemple autour d'un week-end prolongé.
Départ depuis Genève, ou depuis Bâle-Mulhouse pour l'Arc jurassien. Votre conseillère organise le séjour et le transfert à l'arrivée.
Départ depuis Genève. Prévoyez la journée de voyage dans votre programme : le contrôle avant le départ reste une étape à ne pas écourter.
Départs depuis Bâle-Mulhouse ou Zurich. L'accompagnement se fait en français. [À VÉRIFIER : accompagnement possible en allemand.]
En Suisse, les injections d'acide hyaluronique à visée esthétique ne sont pas prises en charge par l'assurance obligatoire des soins. Le coût est donc entièrement à votre charge, où que vous soyez traité, ce qui rend l'écart de prix avec la Tunisie d'autant plus significatif pour une harmonisation complète en plusieurs seringues. Renseignez-vous auprès de votre assureur si vous disposez d'une complémentaire, et pensez à une assurance voyage couvrant votre séjour.
Conservez précieusement le compte rendu du plan de traitement et les étiquettes de traçabilité des produits injectés. Ils seront utiles à tout médecin que vous consulteriez en Suisse, que ce soit pour un contrôle, une séance d'entretien ou, plus rarement, un problème à prendre en charge rapidement.
Le Dr Gam reste votre premier interlocuteur et évalue la situation sur photos. En cas de signe d'urgence (voir la section sécurité), consultez sans attendre un médecin ou un service d'urgence près de chez vous, en lui indiquant le produit injecté grâce aux étiquettes de traçabilité qui vous ont été remises. Le numéro d'urgence médicale en Suisse est le 144.
Qu'est-ce que les MD Codes™ en quelques mots ? Les MD Codes™ sont une méthode d'injection d'acide hyaluronique développée par le Dr Maurício de Maio. Chaque code désigne un point précis du visage, avec sa profondeur, son outil, sa technique et son volume minimal. La méthode vise à corriger les messages émotionnels défavorables du visage (air fatigué, triste, affaissé ou sévère) plutôt que des rides isolées, en suivant l'ordre fondation, contour, raffinement.
Les MD Codes™ sont-ils une marque de produit ? Non. Il s'agit d'une méthodologie, pas d'un produit. Elle a été développée avec des acides hyaluroniques de la gamme Juvéderm® et est enseignée dans le cadre de programmes de formation liés au laboratoire Allergan, mais ses principes d'analyse et de séquence peuvent guider des traitements réalisés avec d'autres gels, en adaptant les volumes.
Est-ce que le résultat est naturel ? C'est l'objectif principal de la méthode. En répartissant le produit sur plusieurs points de structure, avec des volumes modérés par point, et en respectant les caractéristiques masculines ou féminines du visage, on évite l'aspect gonflé ou figé. Le résultat recherché est un visage reposé, que votre entourage remarque sans pouvoir dire ce qui a changé.
Combien de seringues faut-il pour une harmonisation complète ? Cela dépend entièrement de votre visage. Une correction légère peut demander deux à quatre seringues ; une harmonisation complète chez une personne présentant un affaissement marqué peut en demander bien davantage, réparties sur plusieurs séances. Les cas publiés ont reçu entre 15 et 20 mL au total. Le devis vous indique le nombre exact prévu avant tout traitement.
Pourquoi le médecin veut-il traiter mes pommettes alors que je viens pour mes cernes ? Parce que la vallée des larmes est très souvent la conséquence d'une perte de volume et d'un affaissement de la joue et de la tempe. En traitant d'abord la structure, on réduit le creux sous l'œil, on limite la quantité de produit nécessaire dans cette zone délicate et on obtient un résultat plus naturel et plus durable.
Est-ce douloureux ? La plupart des patients décrivent une gêne modérée plutôt qu'une douleur. La lidocaïne contenue dans les gels agit très rapidement, et une crème anesthésiante peut être appliquée avant la séance. Les lèvres sont la zone la plus sensible ; une anesthésie locale peut y être proposée.
Combien de temps dure le résultat ? Généralement 12 à 24 mois pour les zones de structure injectées en profondeur (pommettes, menton, mâchoire, tempes), et 6 à 12 mois pour les lèvres et le pourtour de la bouche. La durée varie selon le produit, le volume, votre métabolisme et votre mode de vie.
Puis-je reprendre le travail tout de suite ? Oui dans la plupart des cas, mais un gonflement et de petits bleus peuvent être visibles pendant quelques jours. Si vous avez une activité très exposée, prévoyez deux à trois jours de discrétion. C'est l'un des avantages d'un traitement réalisé pendant un séjour à l'étranger.
Le traitement est-il différent pour un homme ? Oui, profondément. Chez l'homme, on renforce la structure et les angles (arcade zygomatique, angle de la mâchoire, menton large et carré) et on évite les gestes qui arrondissent ou adoucissent le visage, comme la projection excessive des pommettes, le comblement complet du creux sous-malaire ou le volume des lèvres.
Peut-on dissoudre le produit si le résultat ne me plaît pas ? Oui. L'acide hyaluronique peut être dissous par une enzyme, la hyaluronidase. C'est un avantage majeur par rapport aux produits permanents. Elle est aussi utilisée en urgence en cas de complication vasculaire.
Quels sont les risques ? Les effets fréquents sont bénins et transitoires : gonflement, bleus, rougeurs, sensibilité. Les complications plus rares incluent les œdèmes tardifs, les nodules et les infections. Les complications graves, comme l'occlusion vasculaire ou l'atteinte visuelle, sont exceptionnelles mais réelles ; elles justifient le choix d'un médecin expérimenté, de techniques adaptées aux zones à risque et la présence de hyaluronidase au cabinet.
Peut-on combiner MD Codes™ et toxine botulique ? Oui, et c'est souvent recommandé. La toxine botulique agit sur les rides d'expression et sur certains muscles (rides du lion, front, pattes d'oie, commissures), tandis que l'acide hyaluronique restaure le volume et la structure. Les deux approches se complètent pour corriger l'air sévère ou triste.
Les MD Codes™ peuvent-ils remplacer un lifting ? Pas toujours. L'acide hyaluronique corrige la perte de volume et une partie de l'affaissement, mais il ne retire pas l'excès de peau. Lorsque le relâchement cutané est important, un lifting chirurgical donne de meilleurs résultats, et les injections peuvent éventuellement le compléter.
Puis-je prendre l'avion après les injections ? Oui, le voyage en avion n'est pas contre-indiqué. Le Dr Gam vous indiquera le délai à respecter, notamment pour que le contrôle post-séance puisse être réalisé avant votre départ.
À partir de quel âge peut-on faire une harmonisation ? Il n'y a pas d'âge idéal. Les patients jeunes consultent plutôt pour des corrections de proportions (menton, lèvres, pommettes), les patients plus âgés pour des signes de vieillissement. Les injections esthétiques sont réservées aux adultes. L'essentiel est que l'indication soit justifiée et que les attentes soient réalistes.
Que se passe-t-il quand le produit se résorbe ? Le visage revient progressivement vers son état antérieur, sans effet rebond ni « effondrement ». Si vous faites des séances d'entretien, une partie de la structure reste en place, et les volumes nécessaires sont en général plus faibles qu'au début.
J'ai déjà eu des injections ailleurs, est-ce un problème ? Pas nécessairement, mais il faut le signaler précisément : date, zone, produit si vous le connaissez. Un produit permanent ou d'origine inconnue dans une zone à traiter peut contre-indiquer une nouvelle injection à cet endroit. Un acide hyaluronique mal placé peut parfois être dissous avant de recommencer sur de bonnes bases.
Le Dr Gam utilise-t-il uniquement des produits Juvéderm ? [À VÉRIFIER avec le Dr Gam.] Les principes de la méthode peuvent guider un traitement réalisé avec différents gels de qualité, marqués CE et tracés, en adaptant les volumes aux propriétés de chaque produit. Le nom et le lot des produits utilisés vous sont remis.
Combien de temps dois-je rester en Tunisie ? Pour une séance simple, un séjour de trois à quatre jours permet la consultation, la séance et un contrôle avant le départ. Pour une harmonisation en deux séances ou associée à une chirurgie, le séjour est plus long. Le programme vous est proposé avec votre devis.
Comment se passe le suivi après mon retour ? Vous envoyez des photos à deux ou trois semaines, puis à quelques mois. Le Dr Gam évalue le résultat, répond à vos questions et vous propose, si nécessaire, la suite du plan. En cas de signe inhabituel, vous disposez d'un contact direct ; en cas d'urgence, consultez immédiatement un médecin sur place.
| Élément | Repère |
|---|---|
| Objectif | Corriger les messages défavorables du visage et renforcer les attributs favorables |
| Produit | Acide hyaluronique réticulé, marqué CE, avec lidocaïne |
| Séquence | Fondation (joues), contour (tempes, menton, mâchoire), raffinement (yeux, bouche, nez) |
| Anesthésie | Lidocaïne intégrée au gel, crème anesthésiante, anesthésie locale pour les lèvres |
| Durée d'une séance | 45 à 90 minutes |
| Volume par séance | Environ 4 mL recommandés par l'auteur de la méthode |
| Vie sociale | 24 à 72 heures |
| Résultat définitif | 2 à 4 semaines |
| Durée du résultat | 6 à 24 mois selon la zone et le produit |
| Réversibilité | Oui, par hyaluronidase |
| Séjour en Tunisie | 3 à 4 jours pour une séance, davantage pour deux séances |
| Devis | Gratuit, sur analyse de vos photos |
L'harmonisation du visage par MD Codes™ s'inscrit souvent au sein d'une prise en charge globale, médicale ou chirurgicale. Retrouvez nos guides et interventions complémentaires :
Ce guide est fourni à titre informatif et ne remplace pas une consultation médicale. Les volumes, techniques et plans présentés sont issus de la littérature scientifique et ne constituent pas un protocole. MD Codes™ est une marque de son titulaire ; sa mention ici a pour seul but de décrire une méthodologie publiée.
Guide rédigé à partir de la publication de référence du Dr Maurício de Maio (Aesthetic Plastic Surgery, 2021;45(2):690–709) et relu par le Dr Youssef Gam. Dernière mise à jour : septembre 2026.
Envoyez-nous quelques photographies de votre visage — de face, de profil droit et gauche, de trois quarts, au repos et en souriant, en lumière naturelle et sans maquillage — avec vos antécédents, vos traitements en cours et les injections déjà réalisées. Le Dr Gam analyse votre visage et vous propose un plan d'harmonisation personnalisé : zones à traiter, ordre, nombre de seringues, nombre de séances et montant clair. Gratuit, sans engagement, sans frais de dossier.
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